GAULHIAC Manuel TS1

Résumé d’un article du magazine TDC paru en Mai 2003.

Il s’agit de l’interview d’Hervé Le Guyader, professeur en Biologie à l’Université Paris VI.

Il y a cent cinquante ans, la théorie de l’évolution de Darwin jetait les bases de la biologie et de la phylogénie. Aujourd’hui, la science pose de nouvelles questions sur l’histoire du vivant.

Jusqu’au début du XIXe siècle, on pensait que les espèces animales et végétales avaient été créés par une puissance divine, l’homme étant l’aboutissement glorieux de la Création : c’est le courant créationniste ;

En 1809, le naturaliste français Lamarck va à l’encontre de ce courant en exposant pour la première fois l’idée de transformation des espèces au cours du temps.

Mais c’est Charles Darwin (1802-1882) qui va formaliser la théorie de l’évolution en publiant son ouvrage « De l’origine des espèces ». Pour Darwin, seule l’évolution des organismes vivants au cours des âges peut expliquer les similitudes ou les différences entres les espèces. Il appuie ses travaux sur l’étude et la comparaison de différentes espèces domestiques et sauvages à travers le monde. L’un des mécanismes qui permet cette transformation est la sélection naturelle ; en effet, bien que très ressemblants, les organismes d’une même espèce peuvent présenter des caractères légèrement différents : certains d’entre eux, sélectionnés suivant l’environnement, vont être favorisés lors de leur transmission de génération à génération. L’homme n’est qu’une espèce parmi tant d’autres.

Cette théorie dérange les créationnistes qui voient l’homme comme supérieur à toutes les espèces. Malgré tout, les idées évolutionnistes s’imposent petit à petit dans la communauté scientifique et dans la société, notamment grâce aux progrès de la génétique. On comprend ainsi que chaque organisme possède des gènes, qui se modifient, se transmettent, en conservant ou en changeant des caractéristiques de l’espèce.

Cependant, aujourd’hui encore, la théorie de l’évolution est malmenée, notamment par les dangereuses dérives des courants de pensée créationnistes, qui touchent principalement les pays anglo-saxons. Les néocréationnistes utilisent les inconnues de la théorie de l’évolution pour la nier. Une théorie scientifique ne prétend pas expliquer globalement le pourquoi du monde, ses failles doivent lui permettre d’avancer, elle ne doit en aucun cas se substituer à un mythe.

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