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Quelques films classiques que l’on peut utiliser en référence des débuts de ce qui ne s’appelle pas encore le septième art : Il s’agit des balbutiements, pour ses inventeurs (Louis et Auguste Lumière) la découverte est davantage marquée par la projection elle-même que par le film et son sujet. Le cinéma est une prouesse technique qui permet la capture de la réalité. En même temps, c’est Georges Méliès, illusionniste qui lui donne une dimension esthétique grâce à des trucages mécaniques ou optiques ; l’imaginaire crée la réalité.

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En quelques années, en Europe et Outre-Atlantique, le cinéma devient une véritable industrie aux enjeux financiers considérable ( L. Gaumont et C. Pathé en France, W. FOX, L.Mayer et les frères Warner aux Etats-Unis). La plupart des filmes n’ont pas d’ambition esthétique : on adapte sous forme de feuilletons comédies, drames, vaudevilles… Certains vont cependant dans ce contexte révéler un véritable talent artistique : David Wark Griffith (1875-1948), Charles Spencer Chaplin (1889-1977), Erich Oswald Von Stroheim (1885-1957), Abel Gance (1889-1991), Friedrich Wilhem Murnau (1888-1931), Sergei Michailovich Eisenstein (1898-1948), Fritz Lang, (”Mabuse, le joueur“, 1922 ou “Métropolis“, 1927), Paul Wegener (”Le Golem“, 1917), Georg Wilhelm Pabst, (”Loulou”, 1929), contribuent à la qualité de l’école allemande, qui devra s’exiler devant la montée du nazisme.

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On considère souvent que le film “the Jazz singer” (1927) est le premier film sonore, c’est parce qu’il est le premier à être exploité ; la technique sonore (voix, bruitages, partitions musicales) existe mais oblige à moderniser les salle. Dans les années trente, c’est l’hégémonie des studios et aussi la standardisation, qui organise le cinéma en genres (policiers, horreur, western, drames). Acteurs et réalisateurs sont alors employés selon des typologies établies : la femme de tête (Katherine Hepburn…), le dur (James Cagney, Humphrey Bogart…), le candide (James Stewart, Gary Cooper…), la séductrice (Greta Garbo, Marlène Dietrich…), le séducteur (Cary Grant…)

Avec Ernst Lubitsch, Frank Capra, Leo McCarey ou encore Howard Hawks, c’est le triomphe de la comédie, de la légèreté.Ils inventent la comédie à l’américaine selon une technique remarquable.

L'image “http://www.britannica.fr/gif/catalogue/Lettre6/Capra.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.8. “Si vous me dites : “Je viens de voir un Lubitsch dans lequel il y a un plan inutile”, je vous traite de menteur. Ce cinéma-là, le contraire du vague, de l’imprécis, de l’informulé, ne comporte aucun plan décoratif, rien qui soit là “pour faire bien”,non, on est dans l’essentiel jusqu’au cou.” François Truffaut.

Le travail technique de ces années trente va aboutir à une science de l’art cinématographique qui résulte de la collaboration, entre les exigences industrielles des Studios et les ambitions artistiques des réalisateurs. C’est de France que viendra un mouvement revendicatif , artistique et politique et qui fera des films un objet de revendication et de révolte. Citons parmi les premiers réalisateurs Luis Bunuel , avec le “Chien Andalou” (1928, film muet), “l’Age d’Or” (1930), et “Terre sans pain” (Las Hurdes, 1934). Jean Vigo (1905-1934) qui inaugure une longue lignée du réalisme poétique français (De Jean Cocteau à Marcel Carné) sera assez incompris, Jean Renoir (1894-1979), en dehors des courants et des modes, s’attache aux détails eux portraits et finalement atteint l’universalité de l’art par son travail méticuleux et patient.

“Je rêve d’un cinéma d’artisan dans lequel l’auteur pourrait s’exprimer avec
la même simplicité qu’un peintre sur sa toile ou qu’un écrivain dans ses livres.”

Jean Renoir

 

 

 

   

 

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1. Caméra-projecteur de Louis Lumière,-1895-

2 “Naissance d’une Nation” de D. W. Griffith -1915 –

3.”The Kid” premier long métrage de C. Chaplin -1921-

4.Max Schreck dans le rôle de Nosferatu – Murnau, 1922 –

5. “Fantômas” de Louis Feuillade d’après les feuilletons de Souvestre et Allain
– un épisode de 1913 –

6.”Le Cuirassé Potemkine” de S. M. Eisenstein- 1925 –

7. Déjà adapté au temps du muet, Frankenstein doit son statut de mythe aux deux films de James Whale, notamment grâce à l’interprétation de Boris Karloff qui confère à son personnage une pathétique et fragile humanité.

8. “La vie est belle” de Frank Capra – 1940 –

9.”L’Atalante”Jean Vigo – 1934 –

10.”La Règle du Jeu”Jean Renoir – 1939 –

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