Un des douze travaux d’Hercule fut de tuer l’hydre de l’Herne. Ce monstre engendré par Typhon et Echidna fur dans le mythologie grecque élevé sous un platane près de la source Amymoné à Lerne.

C’est un serpent à corps de chien qui posséde plusiers têtes dont une immortelle. Chaque tête se multipliait lorsqu’elle était coupée. Le monstre tuait les animaux, le bétail car il crachait un poison de ses multiples gueules.
Hercule eut raison de cet animal en se protégeant d’une peau de Lion et en lui décochant des flèches enflammées. Héra envoya un crabe (ou une écrevisse) pour distraire Hercule qui l’écrasa du talon. Héra en fait une constellation (le cancer) à coté de celle du lion. Hércule avec l’aide de Ioalos embrase alors quelques arbres pour cicatriser les moignons de cou qui repoussent et enterre la tête immortelle encore sifflante sous des rochers. Il récupère le poison pour ses fléches et jette la carcasse dans le fleuve qui répand des odeurs pestilentielles… D’autres versions existent du combat, dont l’une très ancienne dans le texte Timée de Platon qui aurait inspiré de multiples histoires …Hercule, qui « ne fut pas toujours un prince philosophe » s’amusa à dépecer un polype, à l’origine de l’hydre.

Mythologie ou rationalité, l’image nous renvoie à une pensée difficle à rendre en terme de concept, celle d’un monstre totalitaire qui engloutit tout, sauf peut-être le héros qui le terrasse ?

Hercule et l'hydre de Lerne, par Gustave Moreau (1876)

Hercule et l’hydre de Lerne, par Gustave Moreau (1876)


Gravure : Gustave Doré

C’est à un autre monstre que fait référence le titre d’une ouvrage de Thomas Hobbes : le léviathan est un monstre marin (livre de Job dans la Bible) dont le nom désigne un monstre colossal. Il évoque la terreur d’un cataclysme susceptible de modifier la planète et l’ordre et sa topographie, voire d’anéantir le monde.

Le léviathan est représenté comme un énorme serpent de mer dont les ondulations sont à l’origine des vagues. Sa gueule, grande ouverte avale les âmes, elle représente l’entrée aux enfers.

Hobbes utilise cette image pour désigner L’Etat. On peut étudier un texte de cet ouvrage, Léviathan, ou Traité de la matière, de la forme et du pouvoir d’une république ecclésiastique et civile, ( chapitre 13 )

Il apparaît clairement par là qu’aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun. Car la GUERRE ne consiste pas seulement dans la bataille et dans des combats effectifs ; mais dans un espace de temps où la volonté de s’affronter en des batailles est suffisamment avérée : on doit par conséquent tenir compte, relativement à la nature de la guerre, de la notion de durée, comme on en tient compte, relativement à la nature du temps qu’il fait. De même en effet que la nature du mauvais temps ne réside pas dans une ou deux averses, mais dans une tendance qui va dans ce sens, pendant un grand nombre de jours consécutifs, de même la nature de la guerre ne consiste pas dans un combat effectif, mais dans une disposition avérée, allant dans ce sens, aussi longtemps qu’il n’y a pas d’assurance du contraire. Tout autre temps se nomme PAIX.

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