Les travaux sur les autres films vus dans le cadre lycéens au cinéma (changement d’adresse d’E. Mouret et Shining de S. Kubrick) se trouvent sur le site du lycée : espace membre forum cinéma.

Prochain film TL Lycéens au cinéma :

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Film inspiré du roman de Joseph Kessel, l’armée des ombres (éditions pocket)

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Personnages principaux:

Philippe Gerbier (Lino Ventura)

Luc Jardie (Paul Meurisse) ce personnage est inspiré à la fois de Jean Moulin et de Jean cavaillès, philosophe qui encadra le mouvement libération et fut fusillé en 1944 ; les titres de ses livres sont des citations littérales.

Mathilde (Simone Signoret)

Jean-François (J.-P. Cassel)

Le Masque (Claude Mann)

Le Bison (Christain Barbier)

Octobre 42:

La Résistance

Intérêt du Film:

En histoire : Europe et France dans la guerre ( occupation, collaboration, résistance )

  • L’organisation d’un réseau de résistance: clandestinité, cloisonnement, hiérarchie, réseau urbain
  • Action d’un réseau de résistance : les renseignements pour les alliés, aide aux aviateurs alliés
  • Les motivations des résistants : dialogue entre Félix et Jean François sur le goût du risque, la haine des allemands…

Aspects de l’occupation :

  • Restrictions de circulation et aspects policiers de l’ occupation (poste frontière, contrôles de police, autorisation pour circuler librement, etc.)
  • Difficultés de ravitaillement et moyens mis en oeuvre pour y faire face (déplacements à la campagne, marché noir, faim et froid ).
  • L’engagement de l’administration Française dans la répression à l’encontre des Juifs, des étrangers et des résistants ( camp d’internement en zone sud, action de milice dans un restaurant).
  • Aide apportée à la résistance par une partie de la population : le coiffeur donne son pardessus , la famille de fermiers héberge des aviateurs alliés, le douanier est complice.)

En philosophie (thèmes programme terminale) :

La conscience, le désir, le bonheur, autrui, la liberté, la société, la morale, le droit, la politique, l’histoire.

Questions :

1/Pourquoi devient- on résistant?

2/Quelles sont les actions des résistants?

3/Comment sont organisés les résistants ? comment vivent- ils ?

La vie sous l’occupation :

Pour chacun des aspects relevez la vision montrée par le film et complétez la si besoin :

– aspect policier de l’occupation

– les difficultés de ravitaillement

– l’attitude de l’administration française

– l’attitude de la population

Le film ne permet pas de connaître la situation dans les autres pays occupés. En quelques lignes, relevez les similitudes et les différences éventuelles .

Individus et communauté

Dépersonnalisation des protagonistes : toutes les motivations psychologiques, intellectuelles ou politiques sont passées sous silence. Le type des « ombres » résistantes est le « patriote anonyme » avec lequel Gerbier attend à la Gestapo. Contrairement au livre de Kessel, Melville ne fait pas parler chaque prisonnier mené au peloton d’exécution, il ne relate pas les motivations de Gerbier et son engagement dans la resistance auprès de Legrain (1° internement), chaque personnage relève moins d’une forte personnalité que d’un même caractère uniformisant pour montrer l’efficacité du rassemblement resistant : toutes les ombres finissent par se ressembler.

Tout est pensé en terme de réseaux dont les agents sont froids, interchangeables, prêts à se sacrifier pour une même cause.

Statut d’un des personnages principaux :

Le martyr, Le condamné, L’heure du choix, L’homme traqué, Le chef, L’envoyé spécial, L’exécuteur, Le Résistant français, Le gaulliste.

Retrouver les interlocuteurs (ou personnages présents) et l’attitude de Gerbier :

1. Le camp d’internement

2. Evasion du siège de la
Gestapo

3. Exécution d’un traître

4. Missions de J-François
– Félix rencontre J.F.
-Félix et Gerbier

– Jean François à Paris
– la ferme

– sur la plage
– le sous – marin

5. A Londres

6. Sauver Félix

– action de Mathilde

– le baron

– le pique-nique

– Jean François se dénonce
– Préparatifs de Mathilde

– Jean François arrêté
– Arrestation du baron

– tentative de Mathilde

7. Gerbier dans le couloir
de la mort

8. Il faut liquider Mathilde

Epilogue : fin d’un réseau

Héros ou antihéros ?

« Comme la mémoire est quand même un gros
facteur de lutte […], si on tient la mémoire des
gens, on tient leur dynamisme. […] Il faut ne plus
savoir ce qu’est la Résistance… […] Le thème, en
gros, c’est qu’il n’y a pas eu de lutte populaire
au XXe siècle. Cette affirmation a été formulée
successivement de deux façons. Une première
fois aussitôt après la guerre, en disant simplement
: “Le XXe siècle, quel siècle de héros ! Il y
a eu Churchill, de Gaulle, les types qui se sont
fait parachuter, les escadrilles, etc. !” Ce qui était
une manière de dire : “Il n’y a pas eu de lutte
populaire, la vraie lutte, c’est celle-là.” […] L’autre
façon, plus récente, sceptique ou cynique,
comme on voudra, consiste à passer à l’affirmation
pure et simple : “Regardez en fait ce qui s’est
passé. Où avez-vous vu des luttes ? Où voyezvous
des gens s’insurger, prendre les fusils ?” […]
sous la phrase : “Il n’y a pas eu de héros”, se
cache une autre phrase qui est, elle, le véritable
message : “Il n’y a pas eu de lutte.” […] Est-il
possible, actuellement, de faire un film positif sur
les luttes de la Résistance ? Eh bien ! on s’aperçoit
que non. On a l’impression que cela ferait
rigoler les gens ou que, tout simplement, ce film
ne serait pas vu. […] Peut-on faire un film de lutte
sans qu’il y ait les processus traditionnels de l’héroïsation
? On en revient à un vieux problème :
comment l’histoire en est-elle arrivée à tenir le discours
qu’elle tient et à récupérer ce qui s’est
passé, sinon par un procédé qui était celui de
l’épopée, c’est-à-dire en se racontant comme
une histoire de héros ? »
« Anti-rétro : entretien avec Michel Foucault »
(par P. Bonitzer et S. Toubiana), Cahiers du cinéma
n° 251-252, juillet-août 1974, pp. 5-18.

« Je voulais éviter le mélodrame. ça vous manque ? » J.-P. Melville

Contexte du film :

Le film sort en septembre 1969, quatre mois après la démission de De Gaulle. La brève apparition du Général dans la séquence de Londres et l’absence du mot « communisme » en fait une défense de fin de règne. La critique lui réserve un accueil poli.

Devoir de BAC, dissertation : Y-a-t’il un devoir de mémoire ?

Introduction :

L’histoire est fondée sur une représentation arbitraire du temps judéo-chrétien. C’est la décision de donner un sens aux actions humaines, aux événements. A la fois une signification (rassurante) et une direction (celle de Dieu ). L’histoire n’a de sens que pour l’homme, c’est à dire pour un être qui se sait mortel. Si on se débarrasse des explications théologiques et métaphysiques (texte d’Auguste Comte) qui prétendent tout expliquer de la même manière, nous avons affaire à « une histoire de fou écrite par un idiot » (Shakespeare). Malgré l’objectivité recherchée, l’écriture de l’histoire est de l’ordre de l’interprétation. Faut-il pour autant renoncer à la vérité ?

Le devoir de mémoire est un aspect de l’histoire contemporaine qui suppose que le passé a une importance prépondérante sur notre présent et sur notre avenir. Cependant, on peut s’interroger sur l’existence même d’un tel concept. A travers des témoignages divers ( en art ou dans les sciences humaines ), ce devoir de mémoire est un fait. Citons ici le film de J.-P. Melville « l’armée des ombres » qui, en 1969 est un témoignage et hommage envers les hommes de la résistance. Est-ce un « devoir » de visionner ce film ? est-ce un choix subjectif de la part du réalisateur de décrire cet aspect de l’occupation ? On se plait à relater certains évènements sous prétexte de ne pas les oublier ou d’en tirer des leçons. On devra s’interroger sur la légitimité et l’objectivité de notre mémoire. S’agit-il d’un véritable devoir, c’est à dire une obligation morale que l’on se donne à soi-même ou bien d’une mode complaisante à faire de la commémoration du moindre souvenir ?

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