Explication d’un texte

L’idée principale.

Il est nécessaire de relire plusieurs fois le texte afin de la repérer. Il faut avoir une vue d’ensemble du texte, c’est-à-dire rechercher simultanément son plan. Car si le texte s’articule autour de l’idée générale toutes les parties sont solidaires par rapport à elle, toutes ont une fonction par rapport à cette idée principale.

Erreur à ne pas commettre :
Ne pas confondre l’idée principale et le thème du texte (à repérer pour vous mais ne pas le préciser…) énoncer l’idée c’est déjà dire comment l’auteur traite de ce thème, ou par quelle question il aborde ce thème.
Exemples :
L’auteur affirme une thèse
L’auteur explique sa thèse
L’auteur explique les raisons ou les conséquences de sa thèse
L’auteur explique une thèse qu’il va réfuter
etc.

Le plan.

La problématique est le fil conducteur de la réflexion de l’auteur et de votre devoir.
Il ne faut pas résumer le texte mais dégager ses grandes articulations (idées) et ses arguments.
La formulation du plan doit montrer l’unité du texte et la PROGRESSION de la réflexion.
Ne vous obstinez pas à vouloir trouver trois parties ! Le texte peut en contenir 2 ou 4
Il n’y a pas de plan type (par ex. au niveau de la longueur de chaque partie). Le plan doit suivre la logique interne du texte.
Pour vous aider vous pouvez repérer les conjonctions, adverbes, locutions et mots de liaison qui articulent la réflexion.
Exemples :
Aussi, encore, en effet, par exemple, aussi, mais, cependant, car, or, donc…

L’explication linéaire.

Elle nécessite beaucoup de patience et d’attention !
Expliquer veut dire :
Dégager les concepts clefs. Mais le mot à mot ne suffit pas. Il faut donner le sens qu’ils ont dans le texte et non réciter le dictionnaire ou le cours.
Faire ressentir ce qui est sous-entendu par l’auteur ; déployer le sens présupposé qui lui permet d’affirmer telle ou telle idée. Repérer les idées qui dans le texte renvoient les unes aux autres.
Dégager la logique interne du texte, c’està-dire comment les idées s’organisent autour du problème. Les idées s’éclairent les unes par les autres.

Erreur à ne pas commettre :
Ne pas paraphraser le texte.
Ne jamais commencer par « l’auteur dit que »
Interroger le texte, demandez-vous pourquoi l’auteur affirme telle ou telle idée, quels sont les présupposés.

L’intérêt philosophique.

Attention critiquer n’est pas détruire ni porter des louanges (jugement de valeur) mais montrer que l’on a compris le texte.
La destruction est dogmatique, la vraie critique philosophique est un regard compréhensif de la problématique du texte (se mettre à la place de l’auteur et justifier l’argumentation) et une évaluation mesurée de l’intérêt de la solution apportée.

Erreurs à ne pas commettre :
1) Ne s’occuper que d’une partie du texte.
Expliquer un texte, c’est en déterminer le sens global. Par conséquent, l’approche d’un seul élément ne convient pas. L’étude analytique ou partielle est proscrite dans le domaine du sujet-texte philosophique. Le travail du candidat doit porter sur le texte tout entier.

2) Oublier le texte et le prendre pour prétexte à une dissertation
Ne mettez pas non plus le texte entre parenthèses, comme s’il représentait quelque chose de tout à fait accessoire et accidentel ! C’est le texte qui prime et vous n’avez pas à rédiger une dissertation à proprement parler. La référence au texte est donc primordiale, même si vous retrouvez un thème de cours.

3) Considérer les exemples contenus dans le texte comme secondaires
Il faut toujours accorder une place privilégiée aux exemples contenus dans un texte dans la mesure où c’est souvent en eux que réside la clé d’une bonne compréhension. Ils ont un rôle pédagogique.

4) La paraphrase
Ce piège vous menace constamment. La paraphrase est une sorte de caricature de l’étude ordonnée et conceptuelle. Il ne faut pas se contenter d’opérer des développements verbeux et diffus, et répéter les mêmes termes interminablement sans en dégager le sens. La paraphrase est passive. Il faut donc absolument trouver un intérêt au texte.
Ne jamais prendre parti, ni encenser l’auteur ni le critiquer de manière péjorative. Il faut surtout argumenter l’intérêt que vous, lecteur, trouvez au texte.
Exemples :
La force de l’argumentation
La cohérence interne de la pensée d’un auteur
Le rapport des idées avec d’autres penseurs
Les limites de l’idée affirmée par l’auteur
Les difficultés qui subsistent pour la résolution du problème.

La conclusion.

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La dissertation

INTRODUCTION AU BROUILLON : lire le sujet plusieurs fois puis le recopier en haut d’une feuille de brouillon

* Analyse du sujet (décomposition du titre mot à mot)

* Synthèse (trouver les présupposés les limites et les sous entendus du sujet)

* Exprimer le problème du sujet

* Montrer comment on va essayer de réponse et de résoudre la problématique

DEVELOPPEMENT

I- Une idée

-argument

.exemple, citation, référence

II-Une idée

-argument

.exemple…..

NE PAS REPONDRE !!!!

1) sujet de type question ( qui se reconnait parce que l’on est tenté de répondre)

Formulations possibles : Peut-on, Faut-il, Pourquoi, y a-t-il, comment, qui , tout, en quel sens peut-on dire que, suffit-il ??

2) sujet de type définition

par l’étude d’une notion produire une définition

On substitue une définition criticable à une autre.

3) sujet de type parallèle  qui nous demande d’étudier deux ou plusieurs notions

NE JAMAIS SEPARER LES TERMES D’UN SUJET

4) sujet de type inventaire: qui nous demande de faire l’inventaire de la notion

ex : l’idée de Dieu

Les matériaux de la dissertation:

ils doivent s’intégrer à l’argumentation: une citation n’a de valeur que:

-si elle est exacte

-si elle ne se substitue pas à l’argument

-si elle est expliquée

Les matériaux sont puisés dans le domaine de la culture au sens large:

-l’histoire de la philosophie, les connaissances de la philosophie ne doivent pas apparaître comme un défilé

-l’art, le domaine artistique ( roman, film….)

-l’histoire des sciences

-l’histoire mais prudence sur les faits d’actualité

-aucun exemple subjectif de la vie privée

-un exemple ne prouve rien il illustre, il ne suffit pas de le citer

La matérialité du devoir:

-les transitions entre chaque partie du développement

-orthographe, écriture,présentation

-la problématique est le fil conducteur du devoir

CONCLUSION :

Faire le point, dire où l’on en est, ne pas résumer, ne pas mettre un nouvel argument ni des références oubliées, aucun jugement de valeur, ne jamais dire « je », ne pas conclure sur du relativisme, il faut être sûr de ce que l’on avance. Enoncer la solution du problème ou indiquer pour quelles raisons on ne peut pas le résoudre, indiquer aussi l’intérêt philosophique du sujet.

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