Vivre et Exister

Opinion commune :

·         Quand on meurt, nous n’existons plus, mais nous vivons toujours dans les cœurs.  Est-ce pareil que : quand on meurt, nous ne vivons plus, mais nous existons toujours dans les cœurs ?

Il semblerait que le fait d’ « être » soit divisible en deux parties : « vivre » et « exister ». Pour « être » il faut à la fois vivre et exister. Il nous suffit de savoir faire une distinction et de garder un équilibre entre les deux pour s’accomplir. « Vivre » et « exister » ont donc deux définitions différentes ; il nous appartient personnellement d’attribuer  telle ou telle définition à tel ou tel mot.

Ainsi, en différenciant vivre et exister on peut différencier  le physique du psychique.  D’un côté, nous vivons biologiquement, scientifiquement, avec un cœur qui bat, un organisme qui fonctionne mécaniquement dans le but de survivre. Et d’un autre côté, nous vivons à travers notre pensée, nos actions, nos émotions, nos désirs, dans l’objectif du bonheur.

D’autres réflexions peuvent pourtant nous mener à une autre différenciation : celle du matériel et de l’immatériel. En effet, pour les matérialistes, même notre esprit est composé de matière et nos pensées ne seraient que mouvement de particules chimiques dans notre cerveau et messages électriques. Il est donc paradoxal de dire que vivre par pensée ou par le biologique de notre corps sont deux choses différentes, car la pensée deviendrait une partie de notre fonction biologique organique. Cependant une différence reste. Si notre corps est matériel, alors nous sommes en contact permanant avec la nature, notre environnement, l’air, etc… on effectue des échanges avec notre milieu et c’est ce qu’on peut appeler vivre. Mais l’idée de notre être est immatérielle. Lorsque nous stoppons tout échange avec le matériel (la mort) l’idée de notre soi peut toujours être présente. Vouloir vivre éternellement est impossible dans le domaine matériel, mais il est rendu possible dans l’immatériel. On recherche une certaine reconnaissance d’autrui pour sentir que l’on existe. C’est un besoin de l’homme. Il nous faut vivre matériellement et immatériellement. Et cette reconnaissance qui  peut devenir un besoin obsessionnel nous fait vivre en tant qu’idée. Et nous revenons à cet équilibre que nous devons avoir entre vivre et exister.

  Lecocq Alice, Brocard Lou, Humbert Margaux

La Mort

Perdre la vie. Cette idée effraie la plupart d’entre nous. Comment sera mon corps une fois que le souffle de la vie l’aura quitté ? Que deviendra cette enveloppe charnelle qui nous a accompagné tout au long de notre vie ?  Que deviendra mon esprtit ?

Toutes ces questions n’ont pas de réponses, cependant certaines peuvent être trouvée dès maintenant.

Que deviendront mon corps et mes organes ?                                                                 Pourquoi ne commencerais-tu pas à songer au don d’organes…

Mais comme le disais Epictète : « Ne dis jamais de rien « je l’ai perdu » mais « je l’ai rendu » ». Demande-toi alors si tu es prêt à rendre tes organes et essaye de répondre à cette question dès aujourd’hui.

La vie, le vivant.

Imagine un corps qui danse. C’est une suite de mouvements indéfinis. Bien que l’homme définisse comment exécuter certains pas de danse, il est impossible d’atteindre cette définition.

La pensée ne peut pas définir ce qu’est la vie. La pensée fixe quelque chose, lui donne une définition, elle donne des règles ;  dans les faits ces généralités ne « fonctionnent » pas, la vie est une multitude de cas particuliers, on ne pourra jamais reproduire un mouvement à l’identique.

En effet, comme le dit Bergson, notre pensée, sous la forme purement logique, est incapable de se représenter la vraie nature de la vie. En vain nous poussons le vivant dans tel ou tel de nos cadres. Tous les cadres craquent. Ils sont trop étroits, trop rigides, surtout sur ce que nous voudrions y mettre.

C’est à la pensée de s’adapter à la vie.

« La dictature est une forme autoritaire de la démocratie dans laquelle tout ce qui n’est pas obligatoire est interdit. »

Léo campion, caricaturiste français du XXème siècle, déclare ici que l’on peut rapprocher les systèmes politiques dictatorial et démocrate.

En effet, la dictature est assimilée à la « forme autoritaire » de la démocratie. Autrement dit, le régime dictatorial possèderait la même organisation du pouvoir, mais différerait par la forme de communication employée : elle met en place des interdits, tandis que la démocratie exerce une méthode plus douce. Cette méthode n’est pas sans rappeler le « soft power » américain qui impose son mode de vie et de consommation par la séduction.

Cependant, nous pouvons nous interroger quant à la source du système politique dictatorial : découle-t-il réellement de la démocratie ? Dans les faits, bous pouvons aisément répondre que ces deux régimes diffèrent non pas par leur forme mais par le fond ; c’est-à-dire leurs principes fondamentaux. Alors que la démocratie privilégie le bien commun de ses citoyens, la dictature est égoïste puisque dirigée par un autocrate.

Nous pouvons néanmoins faire allusion au « despotisme éclairé » qui fut présent chez les souverains russes : ils défendaient une dictature qui se voulait proche du peuple.

Pour conclure, une réplique de Jean Jaurès illustre parfaitement les aspects ambigus soulevés par la complexité des différents systèmes politiques : « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »

Le normal, l’anormal

I.  Ne cherche pas la normalité, elle n’existe pas. Celle-ci dépend de la culture, du pays, de l’entourage, des traditions et de l’éducation. En bref, elle ne dépend pas de toi.

II.  Il vaut mieux être considéré anormal mais heureux en étant soi-même, plutôt que malheureux dans la normalité.

III.  Quelque soit le mode de vie que tu choisis, ressouviens-toi ce que celui-ci entraîne, tiens toi prêt à assumer les critiques.

 

                                                  « Vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà. »                                                                                                                                              Montaigne.

le corps et le bonheur

Ne laisse pas ta pensée dériver au gré des apparences du monde extérieur, mais applique-toi plutôt à te contenter de la recherche du bonheur.

L’apparence ne doit pas être une barrière à l’évolution de tes différentes interprétations du monde extérieur, puisque l’image que tu donnes de toi-même n’appertient pas à une quelconque partie de ton identité.

Imagine un homme sans tête. Peux tu affirmer ne pas pouvoir le définir de par son identité? Le corps ne doit pas être pour toi l’unique critére de définition de la personnalité d’autruit. Ta vision doit être traversante : traversant les corps, scrutant au delà d’une multitude de traits physiques.

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« Appliquer la règle de la disctinction dans la discipline du jugement. » (Epictète)
Epictète