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Sujets corrigés Bac L 2009 de Philo :
Dissertation n°1 : L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?
Dissertation n°2 : Le langage traduit-il la pensée ?
Explication de texte : Texte de Schopenhauer, extrait du Monde comme volonté et comme représentation
Sujets corrigés Bac ES 2009 de Philo :
Dissertation n°1 : Que gagne-t-on à échanger ?
Dissertation n°2 : Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
Explication de texte : Texte de Locke : extrait de l’Essai sur l’entendement humain
Sujets corrigés Bac S 2009 de Philo :
Dissertation n°1 : Est-il absurde de désirer l’impossible ?
Dissertation n°2 : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Explication de texte : Texte de Tocqueville : extrait de De la démocratie en Amérique
Publié le 18 juin 2009 par LeWebPédago dans
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2009,
bac,
corrigés
Manuel Epictète
« Ne te dis jamais philosophe, ne parle pas abondamment, devant les profanes, des principes de la philosophie ; mais agis selon ces principes. Par exemple, dans un banquet, ne dis pas comment il faut manger, mais mange comme il faut. » (XVVI, p.33) Les « profanes » sont parfois éblouis par les talents oratoires des intellectuels qui s’exrpiment, autrefois sur l’agora, aujourd’hui, sur les plateaux de TV. Pourtant la philosophie ne doit pas être confondue avec la rhétorique (art de bien parler) ni les philosophes avec les sophistes d’hier ou d’aujourd’hui (intellectuels médiatisés). C’est Socrate qui le proclame le premier (« je ne suis pas habile pour parler, mais je dis la vérité ») , suivi en cela par l’ensemble de la tradition philosophique, jusqu’à Descartes, qui rappelle lui aussi que la philosophie n’est pas faite pour briller dans le monde. Etre philosophe, c’est tout d’abord rechercher un accord avec soi-même, dans l’indifférence à l’opinion commune. Le philosophe n’écoute que sa conscience et n’a pas besoin de faire-valoir. C’est cette authenticité conquise dans la solitude et confirmée dans les épreuves les plus extrêmes qui expliquent le statut particulier de Socrate ou d’Epictète, deux figures de l’histoire des idées qui pourtant n’ont laissé aucune œuvre écrite. LHL
Notions : la sagesse, la philosophie
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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banquet,
philosophie
Citation Kant Analytique du beau
« Est beau ce qui plaît universellement sans concept ».
Cette définition du beau qui correspond au second moment de l’Analytique du beau, c’est-à-dire de l’examen des quatre étapes du jugement de goût, est à la fois bien connue, souvent citée, et rarement bien comprise. Tout le monde sait bien que le beau ne fait jamais l’unanimité, et que les musées, qui sont censés rassembler les œuvres les plus admirables, sont quelque fois encombrés d’objets discutables. D’autre part, l’ « absence de concepts » est une formule peu éclairante.
Reprenons. Le « beau plaît sans concept » signifie que nous n’avons pas besoin de savoir exactement ce qu’a voulu dire l’artiste (son « message », par exemple) ni d’exprimer sous formes de mots (les mots recouvrent des concepts) ce que nous ressentons. La beauté est ineffable, et c’est précisément l’une des raisons pour lesquelles elle nous galvanise à ce point. On ne peut énoncer clairement ce que l’on éprouve devant la beauté. En réalité, la beauté (d’une œuvre, d’un paysage..) ne touche jamais tout le monde. Certains ne voient pas la beauté, d’autres ne l’apprécient pas. Mais ce que veut dire Kant, c’est que lorsque nous rencontrons la beauté, nous savons que notre plaisir doit pouvoir être partagé. Car ce qui ne serait beau que pour moi, en vérité, ne serait pas beau ! L’universalité de la beauté n’est, dit Kant, qu’une « prétention », une exigence, mais cette possibilité est pourtant une certitude. Ce qui est beau l’est pour tous, mais en droit, non en fait.
Notions : Culture, Art, Œuvre.
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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beau,
concept,
jugement
« Les belles choses sont difficiles » ( page 50). Les derniers mots du dialogue Hippias majeur sont célèbres, alors qu’ils semblent n’énoncer qu’une piètre banalité. Etait-il nécessaire d’écrire ce dialogue aussi subtil qu’inabouti pour en arriver là, c’est-à-dire nulle part, finalement? En vérité, l’enseignement de ces derniers mots est double. Tout d’abord la philosophie peut être féconde alors même qu’elle fait état de ses échecs. On reconnaît ici le premier enseignement de Socrate : il faut savoir reconnaître son ignorance, car la philosophie est la recherche de la vérité et non sa possession. D’autre part, le beau est définitivement quelque chose de très « difficile ». Ce qu’il faut avant tout combattre c’est l’illusion que Hippias fait sienne, et qui consiste à confondre le beau et ses incarnations (une belle jeune fille, une belle jument, une belle …marmite). Socrate nous suggère au contraire que le beau est une réalité mystérieuse et contradictoire qui s’enracine assurément dans le sensible mais qui ne saurait s’y réduire. Eprouver le beau et l’admirer est facile. Le définir est quasiment impossible. LHL
L’Hippias majeur
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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art,
beau,
belles choses
« Que vois-je de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressorts? Mais je juge que ce sont de vrais hommes, par la seule puissance de juger qui est en mon esprit, ce que je croyais voir de mes yeux ». Ce célèbre fragment des Méditations de Descartes conclut un passage comportant trois enseignements qui n’ont en commun que leur immense portée philosophique. Descartes formule implicitement une critique du langage : c’est parce que nous disons que nous voyons des hommes que nous nous imaginons les voir . C’est la langage qui nous trompe .De simples silhouettes entr’aperçues sont identifiées hâtivement à la suite d’une assocation d’idées purement nominales: manteaux + chapeaux= hommes. Descartes procède également à une critique du préjugé courant qui nous fait croire que nous voyons un homme alors qu’en réalité nous jugeons que, derrière ces apparences indécises, il y a effectivement, probablement, un homme. Derrière toute perception se cache un jugement inaperçu. Dernier enseignement du passage: la réalité effective d’un homme ne se déduit pas avec une certitude absolue de son apparition. A l’époque de Descartes, seuls les automates de Vaucanson pouvait venir appuyer cette thèse discutable. Aujourd’hui non seulement la science fiction (cf , Blade Runner de Philip K. Dick) mais aussi la science tout court sait fabriquer des robots dont l’intelligence rivalise à certains égards avec celle des hommes. Mieux: c’est l’apparence même des derniers robots qui sème aujourd’hui le trouble.Certains parviennent à donner le change et à donner – un moment? – l’illusion que nous voyons un vrai homme. Reste le toucher pour lever le doute.
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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certitude,
connaissance,
doute,
perception
« Mieux vaut un homme mécontent qu’un porc satisfait » John-Stuart Mill (1806-1873)
Cette citation peut être exploitée dans un devoir sur le bonheur, sur la conscience, sur la condition humaine, sur le désir. Il y a ici une comparaison entre un animal et un homme, avec implicitement l’idée que la conscience humaine induit la souffrance et l’insatisfaction. Ce qui nous sépare des autres bêtes est donc la source de notre dignité, mais aussi la raison de notre incapacité à jouir innocemment de tous les plaisirs de l’existence.
Pour une liste de citations voyez ici :
Quiz : http://lewebpedagogique.com/quizz/2009/04/21/bac-quiz-de-philosophie-5-special-citations/
Le quiz vous dira la bonne réponse.
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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bonheur,
plaisir,
satisfaction
« Nous cultivons le beau dans la simplicité et les choses de l’esprit sans manquer de fermeté » Périclès.
Une telle citation peut être utilisée dans un devoir sur l’art (et le beau) ou sur la démocratie, mais à condition de la commenter. Il faut montrer que vous la comprenez. Le grand Périclès (– 495 – 429, l’un de inventeurs de la démocratie) évoque ici un idéal que l’on pourrait présenter non seulement comme celui des grecs mais aussi comme celui de tout homme cultivé et autonome. Il consiste en l’alliance du goût (amour de la beauté simple et non pas sophistiquée) et de la force d’âme (fermeté) propre au sage. Idéalement le citoyen en démocratie présente ce type de « vertu », car ces qualités conditionnent un jugement éclairé.
Publié le 16 juin 2009 par hansenlove dans
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beau,
courage,
esprit
Gorgias
« Je crois que je suis un des rares athéniens – pour ne pas dire le seul – qui s’attelle vraiment à l’art politique et que je suis le seul parmi nos contemporains à faire de la politique. Comme je ne cherche pas à plaire en tenant les discours que je tiens à chaque occasion, mais que j’ai en vue le meilleur et non le plus agréable […] , je serai jugé comme un médecin serait jugé par des enfants, face à l’accusation d’un cuisinier » ( p 152)
Dans la dernière partie du dialogue Gorgias, Socrate, tenant tête au fougueux Calliclès, conclut une longue discussion qui vient de l’opposer aux maîtres de rhétorique Gorgias et Polos. La rhétorique serait, par rapport à la philosophie, ce que la cuisine est à la médecine. Les sophistes, qui enseignent la rhétorique, prétendent éduquer les jeunes gens à la vertu – moyennant rétribution. En réalité, ils enseignent des procédés permettant de réussir dans la vie publique. Leurs meilleurs élèves accèderont sans doute au pouvoir, mais en pratiquant une politique fondée sur la démagogie, c’est-à-dire sur l’art de flatter et de manipuler l’opinion publique. Si les sophistes sont les cuisiniers de la politique, les philosophes au contraire en sont comme les médecins. Ils prescrivent les bons remèdes car ils ne visent que la vérité, analogue de la santé pour la médecine.
C’est ainsi que Socrate anticipe sa condamnation à mort. Tout comme des enfants, les citoyens préfèreront toujours un flatteur à celui qui les « met à la torture » par ses questionnements intempestifs, tout comme le médecin tourmente son patient en lui imposant potions amères, cautérisations, ponctions, cataplasmes et autres remèdes foncièrement rébarbatifs.
Publié le 15 juin 2009 par hansenlove dans
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justice,
politique,
rhétorique
Fondement pour la métaphysique des mœurs
L’impératif moral selon Kant
« Agis comme si la maxime de ton action devait devenir par ta volonté une loi universelle de la nature » (p 55)
Tel est l’unique impératif moral, selon Kant. Cet impératif « catégorique » s’oppose aux innombrables impératifs « hypothétiques » qui commandent d’agir de telle ou telle manière afin d’atteindre une fin quelconque, telle que la réussite sociale ou la santé, par exemple. L’impératif catégorique ne dit pas ce qu’il faut faire – c’est, en ce sens, un « concept vide » – mais il indique ce que nous pensons que nous devrions faire , si toutefois nous en avions la possibilité ou l’occasion. Le principe de c e commandement, est, pour cette raison, dit «formel ». Agir moralement, c’est agir par principe, ou encore suivant un principe qui ne détermine que la « forme » de la volonté, c’est-à-dire seulement sa disposition, son orientation. Cette disposition est a priori (indépendante de toute expérience), elle tient tout entière dans l’universalité de la loi qu’elle prône. Tout comme celles de la nature, les lois morales sont universelles, ce qui signifie qu’elles seraient non contradictoires, donc recevables, si tous les hommes s’y conformaient.
Notions : devoir, raison , nature
Publié le 15 juin 2009 par hansenlove dans
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impératif moral
Epicure Lettre à Ménécée
« Tout plaisir en tant que tel est un bien, et cependant il ne faut pas rechercher tout plaisir ; de même la douleur est toujours un mal, pourtant elle n’est pas toujours à rejeter » (§ 11)
Le plaisir est pour Epicure le premier des biens naturels, il est même, selon ses propres termes, « le commencement et la fin de la vie heureuse ». Dans le langage courant, l’adjectif « épicurien » désigne toute personne qui recherche avant tout le plaisir, privilégiant même les plaisirs des sens. Pourtant, la philosophie d’Epicure est bien loin de se réduire à des indications aussi grossières. « Il ne faut pas rechercher tout plaisir ». Tout individu qui réfléchit comprend aisément que tous les plaisirs ne se valent pas, et que certains peuvent être sources de désagréments ultérieurs. On doit donc sélectionner nos plaisirs avec la plus grande circonspection. De même, certaines souffrances doivent être endurées avec patience. De telles précautions ne contredisent pas le postulat hédoniste de l’épicurisme. Elles indiquent, en revanche, que la sagesse ne peut s’acquérir sans philosophie. Le bonheur ne peut dériver des seules sensations chez un être qui pense. Et la sagesse enveloppe une idée de félicité spirituelle qui ne peut être atteinte que par le moyen de l’intelligence, et qui ne peut donc se confondre avec un quelconque libertinage : « Une vie sans prudence ni bonté ni justice, ne saurait être heureuse » § 13 .
Notions : Devoir, bonheur, liberté, raison.
Publié le 15 juin 2009 par hansenlove dans
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bien,
douleur,
plaisir