L’inconscient (Freud, première topique)

Inconscient, conscient, préconscient : dans ce qu’il nomme une première « topique » (de « topos » , lieu) , Freud divise l’esprit en trois zones, qi’l compare aux pièces d’un appartement. L’idée-clé de refoulement, est clairement formulée, mais la notion de gardien (que représente-t-il ?) pose ici problème:
« Nous assimilons donc le système de l’inconscient à une grande antichambre, dans laquelle les tendances psychiques se pressent, tels des êtres vivants. À cette antichambre est attenante une autre pièce, plus étroite, une sorte de salon, dans lequel séjourne également la conscience. Mais à l’entrée de l’antichambre dans le salon veille un gardien qui inspecte chaque tendance psychique lui impose la censure et l’empêche d’entrer au salon si elle lui déplaît […]. Les tendances qui se trouvent dans l’antichambre réservée à l’inconscient échappent au regard du conscient qui séjourne dans la pièce voisine. Elles sont donc tout d’abord inconscientes. Lorsque, après avoir pénétré jusqu’au seuil, elles sont renvoyées par le gardien, c’est qu’elles sont incapables de devenir conscientes : nous disons alors qu’elles sont refoulées. Mais les tendances auxquelles le gardien a permis de franchir le seuil ne sont pas devenues pour cela nécessairement conscientes ; elles peuvent le devenir si elles réussissent à attirer sur elles le regard de la conscience. Nous appellerons donc cette deuxième pièce système de la préconscience […]. L’essence, du refoulement, consiste en ce qu’une tendance donnée est empêchée par le gardien de pénétrer de l’inconscient dans le préconscient ».
Sigmund Freud, L’Interprétation des rêves (1926), trad.  Berger, Éd. des PUF, , p. 424.

Une réflexion au sujet de « L’inconscient (Freud, première topique) »

  1. Le , Théo a dit :

    « mais la notion de gardien (que représente-t-il ?) pose ici problème » :
    Il représente le sur-moi ?

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