La surface terrestre requise pour alimenter le monde

Quelle source d’énergie pour alimenter le monde ?

Surface requise pour alimenter le monde avec des panneaux solaires

Surface requise pour alimenter le monde avec des panneaux solaires

Du point de vue de la physique, toute action se décrit en terme de transfert d’énergie. Pour rouler, une voiture brule de l’essence : il s’agit d’une réaction chimique qui convertit de l’énergie potentielle chimique en énergie cinétique. De la même façon, une centrale électrique convertit de l’énergie primaire (hydraulique pour un barrage, chimique pour du charbon, nucléaire pour une centrale nucléaire) en énergie électrique.

L’activité du monde économique est basée sur cette conversion d’énergie primaire en une autre forme d’énergie. Une énergie primaire est une énergie naturellement accessible. Il n’y en a pas tant que ça :

  • Energie hydraulique : l’énergie des cours d’eau, des marées
  • Energie éolienne : l’énergie cinétique du vent
  • Energie chimique : l’énergie potentiellement libérable du charbon, du pétrole
  • Energie solaire : l’énergie lumineuse reçue du soleil
  • Energie nucléaire : l’énergie de cohésion des noyaux nucléaires

Les 3 premières sont en fait des « filles » de l’énergie solaire. Récupérer les énergies hydrauliques et éoliennes revient à prélever une infime partie des énergies mise en oeuvre dans la machinerie climatique de la terre. L’énergie chimique fossilisée est issue d’organismes vivants, or tous les organismes vivants puisent leur énergie du soleil : les plantes transforment l’énergie solaire en énergie chimique, les animaux mangent les plantes et profitent de cette énergie chimique.

L’économie actuelle est essentiellement basée sur l’énergie chimique, une source d’énergie épuisable qui en plus modifie l’équilibre physico-chimique du climat. La question des énergies renouvelables est celle de la recherche d’une source d’énergie primaire économiquement rentable et écologiquement acceptable. Le solaire est certainement le meilleur candidat. En témoigne la carte présentée qui montre une estimation de la surface de panneaux solaires nécessaire pour alimenter le monde.

« Décroissance radioactive » : ce qu’il faut retenir

La radioactivité est bien loin en ces périodes de révisions et une petite fiche pour explorer les connaissances exigibles en radioactivité ne peut pas faire de mal.

Connaître la signification du symbole ZAX et donner la composition du noyau correspondant.

Voici une vieille connaissance qui date de la seconde :

ZAX : noyau de symbole X qui a pour nombre de masse A et numéro atomique Z. Un noyau ZAX est donc constitué de Z protons et A-Z neutrons.

Définir l’isotopie et reconnaître des isotopes.

2 noyaux isotopes ont le même nombre de protons mais un nombre différent de neutrons. Ainsi, ils ont le même Z mais pas le même A.

Reconnaître les domaines de stabilité et d’instabilité des noyaux sur un diagramme (N,Z).

Il s’agit de reconnaitre sur un diagramme du type :

diagramme de stabilité N-Z

Qu’il y a une zone correspondant à des noyaux stable, donc non radioactifs. Sur le diagramme ci-dessus, c’est la zone la plus rouge. On voit que pour des petits Z, cette zone suit plus ou moins la courbe N=Z, puis s’en éloigne au fur et à mesure que les Z devient de plus en plus grand.

Et qu’autour de cette zone, les noyaux sont de plus en plus instables au fur et à mesure qu’on s’en éloigne. Le reste du diagramme (en blanc ici) correspond à des noyaux qui ont une durée de vie tellement infinitésimale qu’il n’a jamais été possible de les fabriquer.

Définir un noyau radioactif.

Un noyau radioactif est un noyau qui subit spontanément une désintégration nucléaire. Cela se traduit par l’émission d’un rayonnement et la transmutation du noyau père en un noyau fils.

Connaître et utiliser les lois de conservation.

Lors d’une désintégration nucléaire, le nombre total de nucléons et le nombre de charge se conservent. Ce sont les lois de Soddy. Ainsi, lors d’une désintégration α qui produit un noyau d’Hélium (A=4 et Z=2), on aura :

désintégration alpha

Par exemple, un noyau d’uranium 238 (A=92, Z=92) se désintègre en Thorium 234 (A=234 et Z=90).

Définir la radioactivité α, β+, β- l’émission γ et écrire l’équation d’une réaction nucléaire pour une émission α, β+, β- en appliquant les lois de conservation.

  • La radioactivité α se caractérise par l’émission d’un noyau d’hélium He : A=4, Z=2.
  • La radioactivité β+ se caractérise par l’émission d’un positron : un anti-électron qui porte à les mêmes caractéristiques qu’un électron si ce n’est sa charge qui est positive et A=0 (il ne s’agit pas d’un nucléon) et Z=1 (charge positive).
  • La radioactivité β- se caractérise par l’émission d’un électron : A=0 (il ne s’agit pas d’un nucléon) et Z=-1 (charge négative).
  • L’émission γ correspond à la désexcitation du noyau fils. En effet, une désintégration radioactive produit beaucoup d’énergie et le noyau fils est bien souvent dans un état excité (voirs le cours de fin d’année sur la quantification des niveaux d’énergie). Le passage de l’état excité à l’état au repos passe par l’émission d’un rayonnement électromagnétique nommé rayonnement γ.

Ainsi, un noyau Cobalt 60 (symbole Co, A=60 et Z=27) radioactif β- produira un électron (A=0, Z=-1) et son noyau fils sera carctérisé par (A=60 et Z=28) pour assurer les lois de conservation de Soddy. Si l’on regarde dans un tableau périodique des éléments, on trouvera que Z=28 correspond au Nickel (symbole Ni). L’équation de désintégration s’écrit donc :

6027Co → 6028Ni + 0-1e

À partir de l’équation d’une réaction nucléaire, reconnaître le type de radioactivité.

Celle-ci est assez simple, il suffit de reconnaître l’élément éjecté : une noyau 42He c’est de la radioactivité α, un positron 01e c’est du β+ et un électron 0-1e c’est du β-. Attention la présence d’un noyau d’hélium dans les produits ne signifie pas obligatoirement qu’on a affaire à une radioactivité α. Il est possible également que ce soit une réaction de fusion. Besoin de se rafraîchir la mémoire ? Jetez donc un oeil sur la fiche Réaction nucléaire.


Connaître l’expression de la loi de décroissance et exploiter la courbe de décroissance.

Une population de noyau décroit en suivant la loi de décroissance suivante : N(t)=N0e-λt. Cela se traduit par :

Courbe de décroissance radioactive

Sur le graphique, on trouvera comment lire la valeur de N0 et comment trouver λ.

Savoir que 1 Bq est égal à une désintégration par seconde.

Dit comme ça c’est un peu rapide. Déjà il faut savoir que le Becquerel, Bq, (du nom d’un physicien qui a compté… on fait comme ça en physique : on donne le nom des gens qui comptent à des unités comme ça on est sûr que les apprentis retiendront leur nom même s’ils ne savent pas de qui il s’agit) est l’unité de l’activité d’une source radioactive. Et donc, lorsque pour une source radioactive il y a une désintégration par seconde, alors son activité est de 1 Bq. Ainsi le Bq est égal à des s-1.

Pour info : 1 Bq c’est tout petit, une source radioactive qui émet une particule par seconde, c’est à peine détectable. Dans un exercice où l’on vous fait calculer l’activité d’une source radioactive, ne vous étonnez pas de trouver de très grand nombre. Avant le Bq, on utilisait le Ci (de Curie) qui vaut 3,7·1010 Bq. C’est une unité plus adaptée à la radioactivité mais elle n’est pas « standard ».

Expliquer la signification et l’importance de l’activité dans le cadre des effets biologiques.

Une source radioactive émet des radiations très énergétique. lorsque ces radiations arrivent sur un organisme vivant, c’est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine : ça fait beaucoup de dégat (voir les effets biologiques de la radioactivité I & II). Ainsi, l’activité qui mesure le nombre de désintégration par seconde donne une bonne idée de la dangerosité d’une source. Plus elle est active, plus elle est susceptible d’avoir un impact biologique.

Connaître la définition de la constante de temps et du temps de demi-vie.

La constante de temps est l’inverse de la constante radioactive λ qui apparaît dans l’expression de la loi de décroissance radioactive : N(t)=N0e-λt. τ=1/λ.

Le temps de demi-vie est la durée pour qu’une population de noyau soit divisée par 2 : N(t1/2)=N0/2.

Utiliser les relations entre τ et λ et t1/2.

Noter bien qu’il est dit « utiliser » et pas « savoir les démontrer », donc à priori, il n’est pas nécessaire de savoir démontrer que N(t1/2)=N0/2 implique que t1/2=ln2/λ. Cependant, ce calcul est parfois demandé (voir par exemple Liban 2008 sur labolycee.org). Pour mémoire :

N(t1/2)=N0/2 ↔ N0e-λt1/2 = N0/2 ↔  e-λt1/2 = 1/2 ↔ eλt1/2 = 2 ↔ λ.t1/2=ln2

D’où t1/2=ln2/λ et en se rappelant que τ=1/λ on peut écrire : t1/2=τ.ln2.

Pour l’application de ces expressions, attention aux unités : si τ est en seconde, alors t1/2 l’est aussi. Cependant t1/2 est souvent donner en heure ou en seconde, donc il faut le convertir en seconde pour avoir τ en seconde et λ en s-1.

Ceci est extrêmement important car l’activité (nombre de désintégration par seconde) est égale à la dérivée de N par rapport au temps : A=-dN/dt qui est égal à λN. Ainsi l’unité de λ donne l’unité de A. Comme A est en Bq (donc en s-1) alors, il faut toujours exprimer λ en s-1.

Un exemple ? Envisageons une source de carbone 14 contenant 1 mole de noyaux (6.1023 noyaux). La demi-vie du carbone 14 est de 5 730 ans. Ainsi, λ=ln2/t1/2=ln2/t1/2=ln2/(5730*365*24*3600)=3,84 10-12 s-1 et A=2,3  1012 Bq.

Déterminer l’unité de τ ou de λ par analyse dimensionnelle.

Celle-ci est assez facile : Sachant que ln2 est juste un nombre sans unité, t1/2=ln2/λ implique que t1/2 et λ ont une unité inverse l’une de l’autre. Si t1/2 est en heure alors λ est en h-1. Pour τ, t1/2=τ.ln2 implique que t1/2 et τ ont la même unité.

Expliquer le principe de la datation, le choix du radioélément et dater un événement.

Du fait de la décroissance exponentielle d’une population de noyaux radioactive, une source a une activité qui décroit de manière exponentielle : A(t)=A0e-λt. Ainsi, connaissant le temps de demi-vie de l’élément considéré et l’activité initiale, il est facile de trouver l’age de l’échantillon en mesurant son activité à l’instant présent.

Bien entendu, connaître l’activité initiale n’est pas facile. Il faut faire des raisonnements très rusé pour y arriver. Cependant, dans tous les sujets de bac traitant de datation on vous guide tout au long du raisonnement qui permet de déterminer l’activité initiale.

Un exemple classique de datation : la datation au carbone 14. Elle est basée sur le fait que le carbone 14 (isotope radioactif du carbone) est continuement régénéré dans la haute atmosphère. Ainsi le taux carbone 14 sur carbone 12 (C14/C12) est constant dans l’atmosphère, de l’ordre de 10-12. Comme les plantes « respirent » le carbone de l’air (par le dioxyde de carbone), le taux C14/C12 des plantes est le même que celui de l’atmosphère. A partir du moment où l’organisme vivant meurt, les échanges cessent et la quantité de Carbone 14 décroit de manière exponentielle. Ainsi, une mesure de l’activité radioactive due au carbone 14 permet de savoir depuis combien de temps l’organisme est mort. Le temps de demi-vie du carbone 14 étant de 5730 ans, on peut pas remonter plus loin que 50 000 ans. Au-delà de cette durée, il n’y a plus assez de Carbone 14 pour mesurer l’activité radioactive.

A quoi ressemble la terre lors d’une éclipse de soleil ?

Ombre de la lune sur la terre

L’ombre de la lune sur terre, le 11 Août 1999

Cette photo prise de la station orbitale Russe Mir (quelques mois avant sa destruction) montre l’ombre de la lune sur la terre. Cette ombre se déplace à la vitesse de variant entre 1 706 km/h à l’équateur, et environ 3 380 km/h aux pôles (voir sur le site d’astrosurf). Le 11 Août 99, dans l’ombre de la lune, voici ce qu’on pouvait voir  :

eclipse de soleil

Le plus surprenant dans le phénomène de l’éclipse c’est que la lune occulte parfaitement le soleil. Cela veut dire que vus de la terre, la lune et le soleil ont le même diamètre.
Comme le soleil est 400 fois plus loin de la terre que la lune cela signifie qu’il est exactement 400 fois plus gros que la Lune. Étonnant, non ?

Qu’est-ce que la brisure de symétrie ?

Yoichiro Nambu qui se voit attribué la moitié du prix (1 million d'euros)Le prix Nobel de physique a été attribué cette année à 1 chercheur américain, M. Yoichiro Nambu et 2 chercheurs japonnais, M. Makoto Kobayashi et Toshihide Maskawa « pour la découverte du mécanisme de brisure spontanée de symétrie en physique subatomique » (Réf : le monde - le site officiel des prix nobel).

Si le prix nobel de physique 2007 était un tant soit peu compréhensible par les non-initié à travers ses applications pratiques (voir Un prix Nobel Français dans notre ordinateur !) le prix Nobel 2008 semble beaucoup plus éloigné de nos préoccupations quotidiennes. De quoi s’agit-il ?

La symétrie et la physique

flocon de neigeLa symétrie des objets naturels (les flocons de neige, certaines fleurs) a quelque chose de fascinant car relativement rare. Lorsqu’on parle de symétrie en physique, il ne s’agit pas de celles des objets naturels. Il s’agit en fait de la symétrie des lois de la physique. Mais que vient faire la symétrie dans ces lois ?

La symétrie pour les physiciens est la capacité à rester insensible à certaines transformations. Ainsi, un objet symétrique comme un carré, une sphère ou un flocon de neige n’est pas discernable de son reflet dans un miroir. Si l’on compare l’objet original et son reflet, on verra le même objet : on parle dans ces conditions de symétrie par réflexion dans un miroir.

Dans leur recherche de loi pour comprendre et prévoir le monde, les physiciens ont tendance à rechercher de telles symétries pour simplifier ces lois. C’est à dire qu’ils élaborent des lois qui sont inchangées lorsqu’on appliquent certaines transformations.

La symétrie par translation dans l’espace

Prenons un exemple simple de symétrie : la symétrie par translation dans l’espace. C’est une symétrie suivie par les lois de la physique. Celle-ci stipule que si l’on fait une certaine mesure ou qu’on applique une certaine loi quelque part dans l’espace les résultats que l’on obtiendrait ne dépendent pas de l’endroit où l’on fait la mesure. Cette loi parait bien étrange si l’on réfléchit un peu. En effet, si je mesure la valeur de la gravitation exercée par la Terre à Paris, je n’obtiendrais par la même valeur que si je faisais la mesure 400 km au-dessus du sol Parisien.

La symétrie par translation ne serait-elle pas vérifiée ? En réalité pour appliquer la symétrie par translation dans l’espace à la gravitation exercée par la terre, il faudrait également déplacer la terre de 400 km à la verticale de Paris. Dans ces conditions, la valeur de la gravitation sera la même.

Cela parait stupide d’inventer une loi qui dit que la valeur de la gravitation à Paris serait la même si on déplace la Terre dans l’espace. Quel est l’intérêt de chercher à vérifier une telle symétrie ? Cela permet de simplifier l’expression de la loi de gravitation : au lieu d’exprimer la loi de la gravitation à chaque position possible de la terre, on l’exprime d’une manière générale à une certaine distance de la terre. D’ailleurs, la preuve que la symétrie par translation d’espace est bien vérifiée est obtenue en se rappelant que la terre est toujours en mouvement autour du soleil et que s’il on fait la mesure de la gravitation Terrestre un certain jour à une certaine heure à Paris, on trouvera la même valeur un autre jour alors que nous sommes plusieurs millions de kilomètre plus loin.

La recherche de la symétrie dans les lois de la physique n’est donc pas une recherche esthétique de perfection mais plutôt une recherche de simplification de ces lois.

Quelles sont les symétries vérifiées par les lois de la physique ?

Il y a comme on vient de le voir la symétrie par translation dans l’espace. On admet généralement que la symétrie par translation de temps est également juste : les lois physiques vérifiée aujourd’hui était vrai hier et seront vrais demain (par exemple si l’on recréé les conditions du big bang dans le LHC ce qu’on trouvera était valable au moment du big bang). Bien entendu, cette loi est difficile à vérifier au-delà de la mémoire humaine mais elle est nécessaire pour décrire ce qu’a été le monde avant que la science ne commence à le décrire. Si cette symétrie était violée, alors on ne pourrait plus dire grand chose du passé puisque cela voudrait dire que les lois de la physique telles qu’elles s’expriment aujourd’hui n’étaient pas valable dans le passé.

Une symétrie fondamentale pour l’histoire de la physique est la symétrie de vitesse constante en ligne droite. Celle-ci affirme que toutes les lois physiques doivent être les même pour 2 observateurs en déplacement à vitesse constante l’un par rapport à l’autre. Autrement dit, si l’on se déplace à vitesse constante en ligne droite et que l’on ne peut pas observer l’environnement (imaginons par exemple un voyage interstellaire dans un vaisseau sans hublot), aucune expérience ne nous permet de déterminer si nous sommes en mouvement ou non. Cette symétrie est à l’origine de la relativité d’Einstein : c’est en réalisant qu’elle n’était pas vérifiée par les lois du mouvement de Newton appliquée à l’électromagnétisme qu’Einstein proposa de nouvelles lois du mouvement.

Un dernier exemple de symétrie qui fonctionne : les phénomènes ne sont pas modifiés lorsqu’on remplace un atome par un autre du même type.

Certaines symétries ne fonctionnent pas

Bien entendu, cela devient tout de suite plus intéressant (et du coup plus compliqué) lorsqu’on s’intéresse aux symétries qui ne sont pas vérifiées. On parle alors de brisure de symétrie.

La dépendance au changement d’échelle en est un exemple assez simple à se représenter. Imaginons un objet qui ait une taille de l’ordre de 1 m : une table en bois par exemple. Peut-on construire de la même façon une table avec une échelle différente ? Une table de 10 m ? Une table de 100 m ? Une table de 1 km ? Il est évident que non. Il arrivera un moment où le plateau de bois s’affaissera sous son propre poids. Les lois de la physique ne sont donc pas insensibles au changement d’échelle.

Une autre symétrie classique qui ne fonctionne pas est celle évoquée au début de cet article sur la réflexion par un miroir. C’est difficile à expliquer mais même si 99.9% des lois de la physique vérifient une symétrie droite-gauche, toutes ne le sont pas. En particulier, dans le monde des particules, la droite et la gauche est définie de manière absolue.

La brisure de symétrie Matière-antimatière

Une brisure de symétrie qui présente un intérêt tout particulier pour nous (et pour les lauréats du prix Nobel de physique 2008) est la brisure de symétrie Matière-Antimatière.

Toutes les particules qui constituent la matière ont une soeur jumelle « anti-particulaire ». Ainsi, il existe une particule nommée positon qui a toutes les caractéristiques d’un électron mais qui est chargé positivement. La rencontre entre une particule et son homologue anti-particule est détonante : les 2 entités disparaissent et libèrent toute leur énergie de masse (voir l’article “la masse de ce produit contient l’équivalent de 21 000 tonnes de TNT par gramme”). Conseil de physicien : si vous rencontrez un jour un extra-terrestre assurez-vous qu’il est fait de matière car une poignée de main entre un terrien-matière et un extraterrestre-antimatière ne donnerait qu’un flash intense d’énergie.

La symétrie matière-antimatière stipule qu’un monde fait d’antiparticule a exactement les mêmes caractéristiques qu’un monde fait de particules. C’est à dire que nos lois de la physique ne font pas la différence entre matière et anti-matière : pour notre extraterrestre-antimatière la tartine tombe toujours du côté beurré de sa planète-antimatière.

Au moment du big bang, il y a 14 Milliards d’année, la quantité de matière et d’antimatière était exactement la même. Comme nous habitons dans un univers fait de matière, il faut bien qu’il y ait une petite différence entre une particule et son homologue antiparticule. Cette différence accordant un petit avantage à la matière qui a pu perdurer au-delà des premières seconde du big bang. Les travaux des 3 Nobels de physique 2008 ont permis d’expliquer cette petite différence, cette brisure spontanée de symétrie matière-antimatière.

Comme l’ont dit les membres du comité Nobel « nous sommes tous des enfants de la brisure de symétrie » et cela valait bien un Nobel à ceux qui ont su l’expliquer.

Références bibliographiques : chapitre « la symétrie en physique » in la nature de la physique – R. Feynman

La première seconde planète extra-solaire photographiée ?

Cette photo serait la première photo d’une planète extra-solaire !

Cela reste encore a démontrer mais le cercle rouge de la photo ci-dessus serait une planète de masse 8 fois supérieure à Jupiter qui serait en orbite autour d’une étoile de type solaire à 330 fois la distance Terre-soleil. Celle-ci est située à 500 années-lumière de la terre.

Jusqu’à maintenant, toutes les preuves d’existence de planètes extra-solaires était indirectes. En effet, les astronomes détectent la présence de planète autour d’une étoile par les variations de luminosité de cette dernière : lorsque la planète passe devant l’étoile, elle intercepte un peu de sa lumière. Cette variation de luminosité est infime ce qui rend la détection de planète extra-solaire très difficile. Cette photo serait donc une première historique puisqu’on y voit un objet qui pourrait être une planète orbitant autour d’une étoile autre que le soleil !

Il reste encore à démontrer que c’est bien le cas, ce qui devrait prendre environ 2 ans : le temps de vérifier que cet objet se déplace bien avec son étoile.

Petite correction Nov 2008 (voir les commentaires) : L’observatoire Européen ESO avait déjà pris une photo d’une planète extra-solaire en Avril 2004. A noter, cependant que l’étoile de la photo ci-dessus est une étoile type soleil alors que celle ci-contre est une jeune étoile faiblement lumineuse.

Source : Gemini observatory (pour la première photo), ESO (pour la seconde)

La résonance en vidéo

Pour obtenir le phénomène de résonance, il faut un excitateur et un résonateur. Le résonateur est un système oscillant à qui l’excitateur fournit de l’énergie par un couplage approprié. Pour que le phénomène de résonance ait lieu, il faut que la fréquence de l’excitateur soit approximativement égale à celle du résonateur.

Hum, tout cela est un peu difficile à comprendre théoriquement. Voyons  ça en vidéo :

Bien sûr ce phénomène n’existe pas uniquement pour ces drôles d’objet de physiciens. Comme quasiment tout système matériel a une fréquence propre d’oscillation, il est possible de faire entrer en résonance toute sorte d’objet. Lorsqu »un objet est excité à sa fréquence de résonance, les oscillations peuvent prendre une telle amplitude que cela peut entraîner la destruction de l’objet.

Il y a bien sûr le classique verre de vin qui éclate s’il est soumis à sa fréquence de résonnance.

Bien plus dramatique (mais heureusement sans mort), la résonance du pont de Tacoma :

Et même les hélicoptères lorsqu’ils sont posés sur le sol ! Sur cette première séquence d’un épisode de Mac Gyver, on voit un hélicoptère qui entre en résonnance :

Fort heureusement, la pilote a immédiatement décolé. Que ce serait-il passer s’il était rester au sol ?

En réalité le phénomène de résonance est très courant. Dans le cas des tremblements de terre, c’est le phénomène de résonance qui induit l’effondrement des batiments : l’onde sismique agit comme un excitateur sur les batiments qui entrent en résonance.

Quel carburant pour la voiture du futur ?

Actuellement, nos voitures fonctionnent en effectuant une réaction d’oxydation des hydrocarbures présents dans l’essence :

Hydrocarbure + O2 → CO2 + H2O

L’énergie libérée est le fruit des propriétés oxydantes de l’atmosphère et de l’énergie chimique emmagasinée dans les hydrocarbures. L’essence ordinaire est extraordinairement énergétique : 1 g d’essence libère 15 fois plus d’énergie qu’1 g d’explosif ! De plus cette énergie est contrôlable : contrairement aux explosifs, toute l’énergie n’est pas libérée instantanément.

Le problème avec ce mode de fonctionnement, c’est que d’une part, la réserve de pétrole n’est pas inépuisable et d’autre part, cela relâche du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ce qui contribue au réchauffement climatique.

Les biocarburants: une solution durable ?

La première idée qui vient à l’esprit c’est de remplacer l’essence par un carburant tout aussi énergétique mais renouvelable. Ainsi, certains constructeurs ont mis au point des voitures qui roulent au bioéthanol. Ce carburant est d’origine agricole. C’est à dire qu’on le produit à partir de colza ou d’autres huiles végétales.

Fondamentalement, cette idée est basée sur le même principe que l’essence : les organismes vivants synthétise des molécules susceptibles de libérer de l’énergie lors de l’oxydation par l’atmosphère. Pour l’essence, ces molécules ont été synthétisées il y a plusieurs millions d’années et sont en quantité limitée, pour les biocarburants ces molécules sont synthétisée chaque année et sont potentiellement infiniment renouvelable. La combustion des biocarburants produit aussi du CO2 mais celui-ci sera consommé par les champs servant à produire les biocarburants : le bilan est donc nul.

Bien sûr il y a un hic : jusqu’ici, l’agriculture était destinée à la nourriture. C’est donc une nouvelle utilisation de l’agriculture : manger ou conduire, il faut choisir ! La superficie des terres agricoles étant limitée, il faut augmenter les rendements de l’agriculture. Or cette augmentation des rendements a un coût énergétique : il faut consommer plus d’énergie pour produire plus (utilisation d’engrais, de tracteurs, etc.). Ainsi, produire des biocarburants consomme du pétrole et au final, il y a toujours relargage de CO2 par le pétrole.

et la voiture électrique ?

Puisque le carburant pose problème, utilisons des voitures électriques ! En effet, les moteurs électriques peuvent se montrer très performant et ne sont pas polluant. La production d’électricité est plus ou moins polluante mais on peut imaginer que des solutions durables respectueuses pour l’environnement vont être de plus en plus adoptées.

Seul petit problème technique : l’électricité ne se stocke pas en tant que tel. Il y a donc 2 solutions : soit la voiture fonctionne sur batterie (le stockage d’énergie est chimique) qui sont rechargées pendant la nuit, soit l’électricité est produite directement par la voiture.

La première solution présente de nombreux inconvénients : il faut garer sa voiture proche d’une prise électrique, les batteries sont encombrantes, chères, polluantes et doivent être changées régulièrement. La seconde solution parait donc plus adaptée à l’usage habituel que nous avons de la voiture mais comment produire de l’électricité directement dans la voiture ?

L’idée qui vient immédiatement à l’esprit est l’utilisation de panneaux solaires. En effet, l’énergie solaire est gratuite, directement accessible et éternellement renouvelable (tout du moins pour les 4 milliards d’années à venir). Encore une fois, il y a un hic : la terre reçoit du soleil environ 1000 Watt par m2 (1 kW/m2). Ainsi, il faut présenter une grande surface de panneau solaire pour faire avancer une voiture (voir l’image ci-contre). Une petite voiture développe environ 100 chevaux ce qui correspond à 100 kW. Il faudrait donc 100 m2 de panneaux solaires pour avoir la même puissance : il va falloir revoir la taille de nos routes !

Une solution qui parait plus adaptée pour produire de l’électricité à l’échelle d’une voiture est l’utilisation de l’hydrogène.

L’hydrogène : la solution à tous nos problèmes énergétiques ?

Le dihydrogène (H2) réagit très violemment avec le dioxygène de l’air pour former de l’eau :

2H2+O2 → H2O

Cette réaction produit beaucoup d’énergie sans émission polluante. Cette énergie est parfaitement maitrisable dans une pile à combustible mais elle est plus difficile à maitriser en faisant le plein d’une voiture, par exemple. C’est l’un des nombreux problèmes avec une voiture à hydrogène : le plein doit se faire de sorte à ce que le dihydrogène ne soit jamais en contact avec l’air, sinon, c’est l’explosion assurée !

Pour mesurer, cette réactivité, on peut la comparer à l’essence : 1 g de dihydrogène est 2,5 fois plus énergétique qu’1 g d’essence. Avec un plein de 40 L d’essence, on peut faire environ 500 km. Cela correspond à 30 kg d’essence. Avec 30 kg d’hydrogène, on pourrait donc faire 1250 km ! Seulement, l’hydrogène n’est pas un liquide mais un gaz et 30 kg d’hydrogène occupe un très grand volume. Il est donc nécessaire de liquéfié l’hydrogène pour l’utiliser. C’est un autre problème avec l’hydrogène : on perd de l’énergie simplement à liquifier le gaz. Un autre problème est sa très faible densité, même lorsqu’il est liquide : sa densité est de 0,071g/cm3. Ainsi, 30 kg d’hydrogène ont un volume de plus de 400 L ! Encore une fois, il va falloir revoir la taille de nos voitures.

Mais le principal problème du dihydrogène est ailleurs : il n’existe pas à l’état naturel. Il faut le fabriquer. Comment ? C’est extrêmement simple, il suffit de faire la réaction inverse de celle qui a été notée plus haut :

2H2+O2 → H2O

Si la première réaction produisait de l’énergie, celle-ci en consomme. Ainsi, toute l’énergie contenue dans l’hydrogène provient d’ailleurs : l’hydrogène n’est pas une source d’énergie, c’est juste un vecteur d’énergie. Si nos voitures devaient fonctionner à l’hydrogène, il faudrait trouver une autre source d’énergie qui permette de produire de l’hydrogène. Cela pourrait être des centrales électriques solaires (s’il n’était pas envisageable de fabriquer des voitures occupant une centaine de m2, il est parfaitement envisageable de faire des centrales électriques solaire de plusieurs hectares). Et l’économie du futur commence à se dessiner :

Des centrales solaires qui convertissent l’énergie solaire en énergie électrique. Celle-ci est utilisée pour produire du dihydrogène qui serait le carburant des transports en commun (du fait de sa faible densité, il faut prévoir de gros réservoirs de dihydrogène donc de gros véhicules). Il y a pour l’instant encore de nombreux obstacles à la réalisation de cette solution : rendement des panneaux solaires encore trop faibles, dangerosité du dihydrogène (stations services explosives, réservoirs qui pourraient exploser en cas d’accident), etc. mais la BMW Hydrogen 7 de série, qui sera commercialisé à partir de 2020 (voir sa fiche sur viamichelin) apparait comme l’une des premières briques de ce futur.

Pourquoi les spationautes flottent dans la navette spatiale ?

Le poids, la masse, la gravité

Si les photos et vidéos d’astronautes en orbite autour de la terre sont si fascinantes c’est parce qu’ils sont manifestement dans une situation impossible à vivre sur terre. Quoique nous fassions, nous retombons toujours sur le sol car la terre exerce une force qui nous attire. Celle-ci porte un nom : c’est le poids. Attention, il y a parfois une confusion entre poids et masse. Cela vient de l’imprécision du langage quotidien qui amalgame les deux. En effet, la masse correspond à la quantité de matière, elle s’exprime en kg tandis que le poids correspond à la force exercée par la terre, elle s’exprime donc en Newton (l’unité des forces). Bien entendu, les deux notions sont reliées puisque plus il y aura de masse (donc de quantité de matière), plus la force exercée par la terre sera élevée. D’ailleurs cela se traduit par une équation : P=m.g c’est à dire que le poids est proportionnel à la masse. La constante de proportionalité g est appelée constante gravitationnelle, elle vaut 9,8 N/kg (dans la suite, on prendra une valeur égale à 10). Ainsi, un spationaute de masse 80 kg subira à la surface de la terre un poids de 80.10=800 N. lorsque son médecin lui demande son poids il devrait répondre 800 N et non pas 80 kg.

La décroissance de g lorsqu’on s’éloigne de la terre

Cette constante gravitationnelle g dépend en fait de l’endroit où l’on se trouve. Plus on est proche de la terre, plus elle est élevée (la valeur 9,8 est une valeur moyenne). C’est une constante qui dépend également de la planète où l’on se trouve. Sur la Lune, sa valeur est 6 fois plus faible. Ainsi notre spationaute de 80 kg, sur la lune, serait soumis à une force de 130 N. Ayant développé une musculature pour soulever 800 N sur Terre, il pourra s’amuser à faire des galipettes. Comme on le voit sur cette vidéo de la nasa (rappelons que la combinaison des spationautes est lourde, de l’ordre de 100 kg…).

Mais revenons à notre spationaute qui flotte dans la navette spatiale, serait-ce parce qu’à cette altitude, il n’y a plus de gravité ? Si l’on fait le calcul, on trouve que g à l’altitude de vol de la navette spatiale (400 km) est de 8,7 N/kg. Notre spationaute est donc bien attiré par la terre puisque son poids à cette altitude est de 700 N (ce qui est même supérieur à la force éprouvée sur la Lune), alors pourquoi flotte-t-il ?

l’inertie et l’accélération de pesanteur

Pour répondre à cette question, il faut s’intéresser à la chute libre. Comme bien souvent dans un problème de physique, la réponse n’est pas directement là où on le croit… Pour comprendre « Pourquoi un spationaute flotte dans l’espace ? » il faut se poser la question « Si deux boules de masses différentes sont lâchées à une hauteur de disons 10 m du sol, laquelle arrivera la première ? la plus lourde ou la plus légère ? ». Réponse que tout le monde connait : elles arriveront en même temps. Voilà une réponse intéressante. Tout le monde la connait mais peu de gens la comprennent (je prend pour preuve le nombre de fois où en fin de repas, on m’a posé la question « Ah ben tiens, toi qui est prof de physique, tu vas pouvoir me dire pourquoi c’est pas la plus lourde qui arrive en premier ? »). Essayons de comprendre pourquoi.

1er point : comme on l’a vu, plus un objet est lourd, plus la terre l’attire (rappelons-nous P=m.g). Sur ce point, on est bien d’accord.

2nd point : plus un objet est lourd, plus il est difficile de le mettre en mouvement. Ce dernier point est bien souvent oublié, pourtant, il est incontestable qu’il est plus difficile de pousser une grosse berline qu’une twingo, et cela ne vient pas seulement des frottements : plus la masse est grande, plus l’objet à d’inertie, plus il est difficile à mettre en mouvement.

Il se trouve que ces deux faits se compensent exactement : l’objet le plus lourd est soumis à une plus grande force mais il est plus difficile à mettre en mouvement que l’objet le plus léger. Ainsi, les 2 objets ont le même mouvement, en l’occurrence, un mouvement accéléré. D’ailleurs la valeur de l’accélération est exactement égale à la valeur de la constante gravitationnelle. Ainsi, tout objet livré à lui-même au voisinage de la terre subit une accélération égale à 10 m/s² cela veut dire que tout objet en chute libre voit sa vitesse augmenter vers le bas de 10 m/s (36 km/h) à chaque seconde.

la chute libre

Imaginons maintenant que nous soyons dans un ascenseur dont le câble lâche. L’ascenseur se met à tomber en accélérant. S’il était initialement au repos, il aura une vitesse de 36 km/h au bout d’une seconde. Tout comme nous dans l’ascenseur qui aurons le même mouvement. Nous chuterons donc avec l’ascenseur en ayant toujours la même vitesse que lui. Si l’on se prenait en photo à ce moment…il n’y a guère que les physiciens pour penser à se prendre en photo dans un ascenseur en chute libre, tout être normalement constitué n’aurait qu’une seule activité : crier… mais bon, imaginons que nous aurions l’idée de nous prendre en photo, alors nous semblerions flotter dans l’ascenseur ! Comme l’astronaute dans la navette spatiale. Ainsi, les astronautes ne flottent pas réellement, ils sont simplement en train de tomber dans un mouvement exactement analogue à celui de la navette spatiale. Ce qui donne cette sensation qu’ils sont en apesanteur (non soumis à la pesanteur). En réalité, ils sont toujours soumis à la pesanteur : celle-ci les maintient dans un mouvement circulaire uniforme autour de la terre. S’il n’y avait pas de pesanteur, ils partiraient tout droit, vers l’infini est au-delà !

Annexe : le calcul de la constante gravitationnelle à 400 km de la surface terrestre.

De l’expression de l’interaction gravitationnelle F=G.mA.mB/dAB² on déduit g=G.M/d² où M est la masse de la planète et d la distance au centre de la planète. Dans les conditions de la navette spatiale : M = 5,98.10^24 kg et d = Rayon de la terre + altitude = 6,38.10^6+400.10^3 m ce qui donne g=8,7 N/kg.

du femtomètre aux années-lumière

universcale

Nikon propose sur son site anglais une belle animation pour illustrer les différentes échelles de notre univers : universcale. Cela rappelle le film sur les puissances de 10.

L’animation est en anglais, mais la navigation est assez facile : en cliquant sur les textes, ceux-ci disparaissent. Pour « zoomer » ou « dézoomer », il suffit d’utiliser la molette centrale de sa souris.

Elle illustre parfaitement le caractère « lacunaire » de la matière : il y a parfois de grandes plages d’échelles sans aucun objet. Par exemple, la taille de notre galaxie est de 1021m et la taille d’une nébuleuse est de l’ordre de 1018 m. On ne connait pas d’objet dont la taille est intermédiaire. De la même façon, notre système solaire s’étend sur 1014 m et contient une étoile de 109 m et des planètes de l’ordre de 108 m mais il n’y a pas d’objet entre 109 m et 1014 m. Cette structure lacunaire se retrouve également au niveau microscopique. En effet, à partir de 10-10 m, il ne semble plus y avoir « d’objet » mais en continuant à zoomer, on finit par trouver le noyau de l’atome à 10-15 m (cela répond aux interrogations de Lélia dans les commentaires de « ce produit est en fait constitué à 99,9999999999 % d’espace vide« ). La diversité d’objet que nous connaissons de 105 m à 10-9 m n’existe donc pas à toutes les échelles.