L’atelier d’écriture…

2 04 2007
  •   1/ Point de départ : le Jeu des « Et si… » Comme quand on était petit, jouons à « Et si on disait… » Les idées viennent en vrac. On les note. On les relit. On ne garde que la meilleure.
  •  2/ Le schéma narratif (ou la construction de l’histoire) : Soigne tout particulièrement le début. C’est en effet le premier contact du lecteur avec ton histoire. Décris le cadre, précise l’époque, présente ton ou tes personnage(s). L’élément modificateur ou inattendu, va venir perturber la situation initiale. C’est grâce à lui qu’il va se passer quelque chose, qu’il y aura une histoire. L’action consiste en un certain nombre de péripéties, d’aventures, d’obstacles et de solutions auxquels les personnages sont confrontés. La fin conclut l’histoire et apporte une réponse au problème posé par l’événement inattendu. Tu peux inventer une fin explicite (où tu donnes toutes les réponses ou une fin ouverte (c’est au lecteur de comprendre ou d’inventer certains détails). Voltaire disait « Les meilleurs livres sont ceux que le lecteur fait à moitié ».
  •  3/ Le paysage : C’est le cadre où se déroule l’histoire. N’oublie pas les éléments qui le composent : cours d’eau, reliefs, collines, vallée, végétation… Le climat, la lumière, les couleurs sont des détails importants. Les odeurs rajoutent une note personnelle et parfois introduisent un jugement de valeur (une odeur peut-être délicieuse ou pestilentielle).  
  • 4/ Le portrait : Tu dois créer un personnage principal et des personnages secondaires. Le vocabulaire du portrait doit évoquer aussi bien l’aspect physique que moral du personnage. Le rôle de l’adjectif est prépondérant. Donne aussi un nom à tes personnages. Ce patronyme peut aussi être évocateur du physique ou du moral (Legros, Legras, Lechauve, Lafouine, Delâne…).
  •  5/ N’oublie pas de te documenter : Pour une nouvelle dont le cadre est la Provence, consulte les livres sur la région. Inspire-toi des paysages, des photos de personnes. Et, si ton histoire se déroule dans le passé, n’oublie pas de décrire les costumes.
  •  6/ Les dialogues : Ils servent à rythmer ton histoire et évite les descriptions sur plusieurs pages. On les introduit par un tiret. Exemple : Jean répliqua : - Mais oui, je suis un élève qui écrit très bien. Il faut à tout prix éviter la répétition du verbe dire. Consulte les dictionnaires de synonymes ! – Dire = parler, répondre, répliquer, etc…
  • 7/ Les interjections : Ce sont des mots courts qui en disent long ! Bing ! Paf ! Boum ! Ouille ! peuvent te permettre de mettre de la vie dans tes dialogues et rappellent le style parlé. En outre, ces petits mots traduisent très bien les bruits (Paf = bruit mat / bing = bruit métallique) ou les états d’âme des personnages (Aïe, aïe, aïeHélas…).
  • 8/ Enfin, suis ces conseils dans l’ordre qu’il te plaira, car l’écriture ne dépend pas d’une simple recette. Par contre, il est impératif de travailler au brouillon et de construire le schéma narratif avant de se lancer. A ton stylo ! Et bonne écriture !