jan
29
2010
2

La vieillesse et les médias

En plus des deux dossiers (voir le dossier médias et le dossier vieillesse) rédigés par Laurence Hansen-Löve, professeur de philosophie, voici un sujet corrigé sur le thème de la vieillesse, tel que celui qui pourra tomber le jour du concours !

Le vieillissement de la population en Europe : est-ce une bonne nouvelle ?

A découvrir également, un sujet corrigé type concours IEP Paris :

Prendre la parole, est-ce prendre le pouvoir ?

Qu’en dites-vous ? ;-)

jan
23
2010
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“On ne nous dit pas tout”

Anne Roumanoff Le leitmotiv des sketches de Anne Roumanoff est parfaitement en phase avec l’humeur du temps : « Les attentats du 11 septembre ont été commandités par George Bush et le Mossad » ; « Le vaccin contre la grippe A  tue bien plus que la grippe,  mais on ne le vous dit pas » ; « Le réchauffement climatique est une fiction élaborée  pour nous faire payer plus d’impôts » etc… Dans le dernier numéro du Monde diplomatique, le journaliste Philippe Rivière explique pourquoi le monde contemporain et les nouveaux médias sont à ce point un terrain propice à la circulation  des rumeurs. (Lire la suite…)

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jan
21
2010
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IEP-Paris 2010: nouvelles épreuves

Sciences-Po paris locauxConsultez le site de sciences-po pour connaître les modalités des épreuves à option, et vous trouverez aussi des exemples de sujets

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jan
20
2010
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Médias: pourquoi et comment ils pervertissent le jeu démocratique

lipdub UMP 

Deux épisodes récents de la vie politique française montrent  de manière symétrique la nécessité, pour les membres de la classe politique, d’être présents sur la scène médiatique à n’importe quel prix. Le premier est la diffusion sur Internet du fameux « nipdub » de l’UMP (youtube : ”le pire risque, c’est de ne pas en prendre”), le second l’esclandre provoqué par Vincent Peillon  à l’occasion  de l’émission de Arlette Chabot  A vous de juger du  15 janvier 2010. Les deux événements ont suscité un beau tapage médiatique : sarcasmes pour le premier, tollé de protestations pour le second. Or ce tumulte a, semble-t-il, été anticipé et même programmé par les initiateurs et les acteurs des deux événements. Conseillés par les professionnels  de la communication, les responsables politiques savent non seulement qu’ils doivent exister à tout prix, mais aussi qu’un message négatif est toujours plus efficace qu’un message …positif !  Provoquer un « buzz » est donc  bénéfique, même si le message en jeu est en votre défaveur ou s’il se fonde sur des allégations mensongères – qu’importe !. On ne saurait s’étonner, dans ces conditions, du discrédit qui frappe nos représentants ni de la perte de légitimité politique qui concerne aujourd’hui toutes les autorités politiques dans le monde : « les deux tiers de la planète ne s’estiment pas représentés par leur gouvernement ».

 Lire l’analyse de Manuel Castells pour le Monde diplomatique N° 109 : Internet, une révolution culturelle.

Lire aussi ici Hansen-Love over-blog : Médias : comment ils influencent la politique aujourd’hui

jan
18
2010
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Liberté, égalité, fraternité ?

liberté égalité fraternitéSi les notions de « liberté » et  « d’égalité » de notre trilogie républicaine sont peu susceptibles de contestation, il en va tout autrement du concept de « fraternité ». Le caractère à la fois indéterminé et abstrait des notions de « liberté » et d’« égalité », loin de constituer un obstacle à leur universalisation, est au contraire un atout. Leur articulation ne pose pas non plus de problème insurmontable, puisque l’on admet, depuis Rousseau, que tous les hommes doivent être égaux, au minimum, sous l’angle de la liberté. Il en va tout autrement du concept de « fraternité », dont l’ancrage charnel et affectif est un sérieux handicap. De toute évidence, les hommes ne sont pas tous « frères ». Les individus et les groupes se choisissent les « frères » qui méritent ce titre à leurs yeux. Or la « fraternité politique est originairement ancrée comme masculine dans le réel et dans l’histoire ». Sans doute faut-il dépasser l’acception littérale du terme : « une acception qui ne s’adresse qu’aux frères seuls, et qui refuse toute place pour le non-frère, celui qui ne partage pas « ma » fraternité, pour l’étranger, et encore moins pour la sœur ». Ce dépassement reste à venir, il est loin d’être acquis aujourd’hui. LHL

Lire l’article « Mes frères, un jour, nous serons tous des soeurs » par Bérengère  Kolly, dont ces citations sont extraites.

http://www.liberation.fr/politiques/0101613786-mes-freres-un-jour-nous-serons-tous-des-s-urs

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jan
15
2010
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Justice: à qui faut-il attribuer la flûte?

Le joueur de flûte Francis Denis 

 

 

 

 Trois enfants se disputent une flûte. A qui est-il juste de l’offrir ?  A Anne, qui sait en jouer, à Bob qui n’a pas d’autre jouet, ou à Carla qui l’a fabriquée ? Trois réponses, trois options qui comportent chacune une justification recevable. C’est en partant de cet exemple emprunté à Aristote que le prix Nobel d’économie, Amartya Sen, conteste la fameuse thèse de John Rawls (Théorie de la justice, 1971)  dans son dernier livre, L’idée de justice, suivant laquelle il est possible de concevoir une société bien ordonnée conformément à une idée de la justice que toute nation  pourrait reconnaître et tenter d’appliquer. Pour Amartya Sen, au contraire, une telle « société idéale », c’est-à-dire une société dont les institutions répondraient à un système de justice universalisable, est non seulement une fiction, mais aussi un objectif irréaliste. Il faut donc se contenter d’imaginer des dispositifs dont la finalité plus modeste est de réduire les injustices, c’est-à-dire de « réparer » au maximum les injustices inéluctables et persistantes. Amartya Sen forge la notion de « capabilité » pour désigner une liberté concrète («  capacité d’atteindre les fins que chacun se propose selon son bon vouloir »). Il suggère en outre que la société « juste » est en fait celle qui tente de réduire le plus possible les injustices et non celle qui veut imposer à tous les normes du bonheur ni même un certain niveau d’aisance matérielle. Une société juste en effet est aussi une société démocratique dans laquelle chacun a le droit de participer au débat public et de décider quelles sont les manières de vivre qui lui semblent les meilleures.

 Lire l’article de Robert Maggiori, ici Les injustices réparables selon Amary Sen

 Lire aussi : La justice selon Sen 

 Et  Aristote ici : Neuf textes de Aristote

jan
12
2010
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Médias: l’heure du glas?

Jean Seberg new york times 

 La crise que traversent actuellement les médias en France comme à l’étranger n’est sans doute pas étrangère au choix de ce thème pour l’épreuve de culture générale du concours des I.E.P. de province cette année 2010. Il n’est donc pas impossible que le sujet qui vous sera proposé porte sur l’élucidation de ce phénomène (« Tous les médias sont-ils touchés par la crise ? » « La crise de la presse écrite : quels remèdes ? » etc…). Pour vous préparer à ce type de questions, demandez-vous d’ores et déjà quelles sont les interprétations actuelles, éventuellement discordantes, du déclin de la presse. L’une des explications avancées le plus souvent consiste à tenir Internet (et les journaux gratuits) pour responsables de la désaffection du public à l’égard des médias traditionnels (presse écrite, et maintenant aussi télévision). Dans le dernier numéro du « Monde diplomatique », Serge Halimi conteste non pas les faits  (« la part de la presse ne cesse de baisser dans le budget des ménages ») mais leur interprétation. De manière schématique, on pourrait dire, dans la lignée de cet auteur,  que la « société du spectacle » dont les impératifs prévalent aujourd’hui,  encourage les attitudes futiles et désamorce toute velléité de réflexion. Ainsi les journalistes tresseraient-ils les cordes qui serviront à les pendre. En privilégiant toujours le « fun », le « zapping »,  les « sujets de société » ou « de proximité », ils reportent à plus tard tout travail de fond et délaissent les sujets méritant des développements soutenus. La pratique d’Internet ne ferait que cautionner et amplifier un mouvement général d’auto-disqualification du journalisme, processus soutenu par le « mercantilisme rédactionnel » et la « paresse intellectuelle ».

La crise est-elle le seul fait d’Internet

jan
07
2010
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Malaise dans la culture, ou dans la civilisation?

Freud  portrait 

 Vous qui préparez une épreuve dite de « culture générale », vous serez intéressés par l’article du Monde ce soir concernant les nouvelles traductions de Freud, dont l’œuvre vient de tomber dans le domaine public. L’une des questions posées à trois traducteurs contemporains est la suivante : faut-il traduire :

Das Unbehagen in der kultur (1930) par: « Malaise dans la culture » ou bien « Malaise dans la civilisation ».

 Leurs réponses sont intéressantes, mais ne permettent pas vraiment de trancher (la traduction irréprochable n’existe pas !) car les mots

(ou les notions)  de « culture » et de « civilisation » n’ont pas du tout les mêmes connotations en français et en allemand !

 Vous trouverez cet article ici : « Peur » ou « angoisse » ? Trois traducteurs s’expliquentschiele paysagePour clarifier vos idées sur la notion de culture, vous pouvez consulter la  fiche ” culture”  du webpédagogique.

 Pour approfondir, vous pouvez lire – dans l’idéal –  le texte de Freud, dans l’une de ses dernières traductions (choisissez celle que vous préférez en vous fondant sur les extraits proposés par le Monde ce soir) ?


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