Programme de français, Sixième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase verbale/non verbale ;
  • la phrase simple (un seul noyau verbal) ;
  • les quatre types de phrase (déclarative, interrogative, injonctive, exclamative) ;
  • la phrase affirmative/ la phrase négative ;
  • l’interrogation totale et l’interrogation partielle (marques écrites et orales) ;
  • initiation à la phrase complexe (plusieurs noyaux verbaux).

Les classes de mots

  • le nom et ses déterminants : les articles, indéfinis, définis, partitifs ; distinction entre des article indéfini, des article défini contracté ; du démonstratif ;
  • le verbe (savoir l’analyser en donnant son infinitif, son groupe, son temps, son mode, sa personne ; cette analyse se complexifiera au fur et à mesure que la connaissance du verbe sera approfondie) ;
  • les pronoms : les pronoms personnels (leurs formes et leurs fonctions ; distinction entre la, les déterminants et pronoms) ; les pronoms possessifs ; les pronoms démonstratifs ;
  • l’adjectif qualificatif (il s’ajoute au nom pour le qualifier, s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie).

Les fonctions grammaticales

  • le sujet du verbe (le groupe nominal et le pronom ; le sujet déplacé ou inversé) ;
  • les compléments d’objet du verbe (direct, indirect, second) ;
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels (mobiles et supprimables, valeurs de moyen et de manière, de temps et de lieu) ;
  • l’épithète ;
  • l’attribut du sujet ; (distinction attribut / complément d’objet direct).

La conjugaison du verbe

  • l’infinitif et les trois groupes verbaux ;
  • l’indicatif (temps simples et temps composés ; y compris le conditionnel) : étude systématique, avec décomposition des formes en éléments ;
  • l’impératif.

Les valeurs des temps verbaux

  • se situer dans le temps : passé / présent / futur ; – le présent (présent de vérité générale, présent d’actualité, présent de narration) ;
  • le passé simple et l’imparfait (premier plan et arrière-plan dans un récit ; l’imparfait dans la description ; le passé simple dans la narration ; action ou état borné/non borné) ;
  • le passé composé (extension de son usage due à la disparition du passé simple à l’oral) ;
  • le futur (valeur temporelle de projection dans l’avenir ; valeurs modales de futur catégorique ou de futur de supposition).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • les accords dans le groupe nominal (l’adjectif, le déterminant, le nom) ;
  • l’accord simple sujet-verbe et sujet-attribut ;
  • l’accord du participe passé avec être et avoir (cas simples) ;
  • la morphologie du verbe à l’indicatif : 1er, 2e et 3e groupes, en lien avec les conjugaisons du programme (les verbes morphologiquement réguliers) ;
  • les pluriels en -aux, -eux, -oux ;
  • la ponctuation : les divers points, la virgule, les guillemets, les parenthèses, les tirets.

Orthographe lexicale

  • les signes auxiliaires : tréma, apostrophe, trait d’union ;
  • l’accentuation de e ;
  • majuscule ou minuscule.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : à/a ; la/l’a/l’as/là ; mur/mûr…
  • autres : et/est ; mais/mes ; on/ont ; ce/se ; ces/ses ; son/sont…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se constituent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des émotions ;
  • vocabulaire des religions (croyances et pratiques religieuses dans l’Antiquité) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (conte, récit).

Notions lexicales

  • formation des mots : radical, préfixation, suffixation, composition, dérivation, familles de mots, initiation à l’étymologie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • niveaux de langue ;
  • reprises et substituts du nom (en lien avec l’étude des classes grammaticales : les noms et pronoms) ;
  • synonymie, antonymie, paronymie.

Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • la métamorphose ;
  • les attitudes et mouvements du corps ;
  • l’art de la narration ;
  • les jeux sur les mots et sur les sons.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire.

Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprend la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou une adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale.

Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Textes de l’Antiquité

Le professeur fait lire des extraits choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Le Récit de Gilgamesh*;
  • La Bible*,
  • L’Iliade*, L’Odyssée* d’Homère ;
  • L’Enéide* de Virgile ;
  • Les Métamorphoses* d’Ovide.

2. Contes et récits merveilleux

Le professeur fait lire au moins deux contes choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Les Mille et Une Nuits* ;
  • Contes de Charles Perrault, de Madame d’Aulnoy, des frères Grimm, de Hans-Christian Andersen ;
  • Alice au pays des merveilles* de Lewis Carroll ;
  • Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ;
  • Petit Bodiel et autres contes de la savane ; Il n’y a pas de petite querelle de Amadou Hampâté Bâ ;
  • Contes, Nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop ;
  • La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre de Léopold Sédar Senghor.

3. Initiation à la poésie

Le professeur choisit :

  • des poèmes en vers réguliers, des poèmes en vers libres ou variés, des calligrammes, des haïkus ou des chansons, du Moyen Age au XXI° siècle, pour faire découvrir la diversité des formes et motifs poétiques ;
  • des Fables de Jean de La Fontaine (choisies dans les Livres I à VI).

4. Initiation au théâtre

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une pièce de Molière : par exemple Le Médecin volant, L’Amour médecin, Le Médecin malgré lui, Le Sicilien ou l’amour peintre ;
  • une courte pièce, choisie par exemple parmi celles des auteurs du XX° siècle suivants : Jean Tardieu, Roland Dubillard, René de Obaldia.

5. Etude de l’image

L’approche de l’image est toujours mise en relation avec des pratiques de lecture, d’écriture ou d’oral. Elle est renforcée par l’initiation à l’histoire des arts. La lecture de l’image a sa place en préparation, accompagnement, prolongement des textes et thèmes abordés durant l’année : en classe de Sixième, le professeur puise principalement dans l’iconographie très riche liée aux textes de l’Antiquité et à leur représentation au fil des siècles. Il procède aussi à l’étude comparative d’images représentant les mêmes épisodes, par exemple le jugement de Pâris, la chute de Troie, la rencontre des Sirènes ou encore la construction de la tour de Babel ; la confrontation des différentes versions d’un même sujet conduit l’élève à réfléchir sur les intentions des artistes, sur la visée de leurs oeuvres respectives.

Le professeur fait prendre conscience de l’existence de différents types d’images fixes et animées (tableaux, photographies, publicité, bandes dessinées, films…), ainsi que de leurs différentes fonctions. Parmi celles-ci, il privilégie la fonction narrative, pour laquelle les fresques, les polyptyques ou la bande dessinée, entre autres, fournissent des exemples. En ce qui concerne les outils d’analyse, des entrées simples, aisées à mettre en oeuvre, sont retenues pour la Sixième : premières notions de cadrage, de composition, dont l’étude des plans.

III. L’expression écrite

L’écriture s’apprend : elle nécessite dès la Sixième un enseignement rigoureux et un entraînement régulier.

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Sixième est la rédaction d’un texte narratif correct et cohérent d’une page environ (une vingtaine de lignes). L’élève doit pouvoir présenter son texte de manière lisible, avec une graphie claire et régulière. Il doit veiller à la correction de la langue et de la ponctuation. Il apprend à organiser son texte en paragraphes et à ménager des alinéas. En Sixième, on privilégie la rédaction de textes narratifs dans lesquels l’élève exerce ses capacités d’invention. Il peut y insérer des descriptions et des dialogues.

2. Modalités de mise en oeuvre

Le professeur saisit toutes les occasions pour susciter le goût et le plaisir d’écrire. Il fait prendre conscience à l’élève du rôle de l’écrit dans notre société. Il veille à varier les consignes, les types d’exercices et les modes d’évaluation. Pour développer les compétences rédactionnelles de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il incite l’élève à recourir aux dictionnaires dans la phase d’écriture. L’élève utilise régulièrement le brouillon, puisque c’est le lieu de l’invention et de l’organisation des idées. Il comprend ainsi la nécessité de revenir sur son propre travail afin de l’améliorer.

L’apprentissage de l’écriture passe par une pratique régulière et progressive. Le professeur initie progressivement l’élève à l’élaboration d’une trace écrite : préparation, synthèse ou réinvestissement du travail effectué en classe. Des séances spécifiques sont par ailleurs consacrées à l’expression écrite. A partir d’une recherche d’idées, guidée par le professeur ou librement menée, l’élève peut effectuer une exploration du langage, de ses ressources et de ses contraintes. En ce sens, l’apprentissage de l’écriture est étroitement lié à l’étude de la langue et s’appuie de façon rigoureuse sur l’étude du lexique et des structures grammaticales. L’élève s’habitue aussi peu à peu à structurer ses écrits en améliorant leur cohérence. Les textes littéraires fournissent des modèles à imiter, permettant de s’inspirer fructueusement de leur structure (celle du conte ou de la fable par exemple), de la thématique qu’ils développent, de leur mise en mots. Il est souhaitable les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Modeste dans sa longueur et son contenu au début de la Sixième, il s’étoffe et s’enrichit au cours de l’année. Ponctuellement, un devoir déjà rédigé peut donner lieu à une réécriture partielle et personnelle afin de l’améliorer. L’utilisation du traitement de texte, et plus largement des TIC, peut apporter une aide précieuse dans les différentes étapes de la rédaction.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle (l’élève peut éventuellement y exprimer sa propre appréciation, ses émotions et ses sensations) ;
  • écrits en relation avec le programme de lecture : une courte fable, un conte ou une partie de conte, un épisode épique, une courte scène de théâtre ;
  • textes favorisant l’expression poétique ;
  • narrations à partir des oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels).

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un conte.

IV. L’expression orale

En classe de Sixième, l’apprentissage de l’oral vise prioritairement les objectifs suivants :

  • identifier les différentes situations de communication orale et ce qu’elles impliquent ;
  • s’exprimer de façon audible et compréhensible, dans un niveau de langue approprié ;
  • écouter et prendre en compte la parole d’autrui ;
  • raconter une expérience (épisode vécu, lecture, film, visite …).

Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation, en insistant sur la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

La priorité est accordée à l’Antiquité, l’étude des textes fondateurs permettant de mettre en valeur la thématique « Arts, mythes et religions ». C’est l’occasion de sensibiliser les élèves au fait religieux et de leur faire découvrir, en liaison avec la lecture des textes, des oeuvres d’art antique et moderne, leur attention se portant principalement sur des sujets et des figures mythiques. Certains textes appellent un regard sur le travail des illustrateurs, sur la représentation du texte théâtral ou cinématographiques. L’écoute d’oeuvres musicales peut aussi compléter l’étude littéraire de certains textes.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale


Programme d’histoire des arts

« L’enseignement de l’histoire des arts est un enseignement de culture artistique partagée. Il concerne tous les élèves. Il est porté par tous les enseignants. Il convoque tous les arts. Son objectif est de donner à chacun une conscience commune : celle d’appartenir à l’histoire des cultures et des civilisations, à l’histoire du monde. Cette histoire du monde s’inscrit dans des traces indiscutables : les oeuvres d’art de l’humanité. L’enseignement de l’histoire des arts est là pour en donner les clés, en révéler le sens, la beauté, la diversité et l’universalité. »

  • Le programme concernant l’histoire des arts (août 2008) est disponible ici : histoire-des-arts.
  • Vous pouvez enfin écouter les propos du directeur de l’enseignement scolaire sur le sujet à l’occasion de notre entretien de rentrée.

Programme de géographie, Sixième

LA TERRE PLANÈTE HABITÉE

À l’école primaire, les élèves ont acquis un certain nombre de repères concernant leur territoire proche et l’espace français dans son contexte européen et mondial.

Le programme de la classe de sixième permet, après un approfondissement de la connaissance de l’espace proche, d’explorer le monde, d’y situer les sociétés humaines dans leur diversité, de découvrir et de caractériser les différentes manières de l’habiter. La démarche invite à développer la curiosité des élèves et à leur donner le goût de l’ailleurs.

Le choix des études de cas et des exemples doit mettre l’accent, sans exclure les autres facteurs de différenciation, sur la diversité des cultures et des formes de mise en valeur du monde qu’elles induisent.

Le paysage est l’outil privilégié de cette découverte. Des études de cas conduisent à une approche des différentes dimensions des paysages (évolution, esthétique…)

Chaque étude de cas est mise en contexte et située systématiquement sur les grandes cartes du monde : population, aires culturelles, niveau de vie, reliefs, climats. L’année de sixième intègre ainsi une première connaissance des grandes divisions physiques et humaines du monde.

Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à toutes les échelles, en
utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l’information et de la communication.

L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – MON ESPACE PROCHE : PAYSAGES ET TERRITOIRE
(environ 10% du temps consacré à la géographie)

II – OÙ SONT LES HOMMES SUR LA TERRE ?
(environ 20% du temps consacré à la géographie)

III – HABITER LA VILLE
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

IV – HABITER LE MONDE RURAL
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

V – HABITER LES LITTORAUX
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

VI – HABITER DES ESPACES A FORTES CONTRAINTES
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

VII – UNE QUESTION AU CHOIX
(environ 5% du temps consacré à la géographie)

Ce temps est laissé au professeur pour développer un des thèmes du programme ou pour répondre aux questions que l’actualité peut susciter de la part des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire, Sixième

DES MONDES ANCIENS AUX DÉBUTS DU MOYEN ÂGE

À l’école primaire, les élèves ont étudié les premières traces de la vie humaine sur lesquelles on ne reviendra pas au collège. Ils y ont également abordé l’Antiquité à travers l’approche de la Gaule et de sa romanisation.

En sixième, après un premier contact avec une civilisation de l’Orient, les élèves découvrent la Grèce et Rome : l’étude porte sur la culture et les croyances, sur l’organisation politique et sociale.

La quatrième partie est dédiée à l’émergence du judaïsme et du christianisme, situés dans leur contexte historique : les principaux éléments de croyance et les textes fondateurs sont mis en perspective avec le cadre politique et culturel qui fut celui de leur élaboration.

La cinquième partie fait le lien entre l’Antiquité tardive et le Moyen Age en présentant les empires chrétiens de l’Orient byzantin et de l’Occident carolingien.

La dernière partie ouvre le programme à une civilisation asiatique : Chine des Han ou Inde des Gupta.

La place de l’histoire des arts est importante dans chacune des parties du programme, dans la mesure même où ce programme est orienté essentiellement vers l’étude de grandes civilisations entre le IIIe millénaire av. J.-C. et le VIIIe siècle.

Au cours de cette première année de collège, les élèves découvrent des sources historiques simples (archéologiques, iconographiques, extraits de textes…) qu’ils apprennent à interroger et à mettre en relation avec un contexte. Ils s’entraînent à exposer leurs connaissances en construisant de courts récits (on tiendra compte des progressions prévues en français pour l’expression écrite et l’expression orale). Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

I – L’ORIENT ANCIEN
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

II – LA CIVILISATION GRECQUE
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – AU FONDEMENT DE LA GRECE : CITES, MYTHES, PANHELLENISME

Thème 2. – LA CITE DES ATHENIENS (Ve – IVe SIECLE) : CITOYENNETE ET DEMOCRATIE

 

Thème 3

On traitera un thème parmi les deux suivants

– ALEXANDRE LE GRAND

– LA GRECE DES SAVANTS


III- ROME
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – DES ORIGINES A LA FIN DE LA REPUBLIQUE : FONDATION, ORGANISATION POLITIQUE, CONQUETES

Thème 2 – L’EMPIRE : L’EMPEREUR, LA VILLE, LA ROMANISATION

IV- LES DÉBUTS DU JUDAISME ET DU CHRISTIANISME
(environ 20% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES DEBUTS DU JUDAÏSME

Thème 2 – LES DEBUTS DU CHRISTIANISME

V– LES EMPIRES CHRÉTIENS DU HAUT MOYEN ÀGE
( environ 10% du temps consacré à l’histoire)

VI – REGARDS SUR DES MONDES LOINTAINS
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

On traitera un thème au choix

Thème 1 – LA CHINE DES HAN À SON APOGEE

Thème 2. – L’INDE CLASSIQUE AUX IVe ET Ve SIECLES

 

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’éducation civique, Sixième

LE COLLÉGIEN, L’ENFANT, L’HABITANT

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire, la classe de sixième montre les différents aspects de la vie en collectivité. Dans la famille, au collège et dans la commune, les élèves apprennent que la vie en société impose des règles qu’il convient de connaître, de respecter, et de comprendre. Ces règles sont parfois différentes selon l’âge et le statut des personnes. La collectivité est le résultat de l’implication de chacun, celle-ci peut prendre des formes très diverses.

Le programme de sixième donne une première définition simple de notions qui seront ensuite mobilisées et approfondies dans les classes supérieures.

Les capacités développées dans ce programme doivent favoriser chez les élèves la prise de conscience de leur identité et de leurs responsabilités dans leur travail et dans le collège. Ils doivent être amenés à mettre en pratique ces capacités pour concrétiser un projet individuel ou collectif.

I – LE COLLÉGIEN
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II – L’ ENFANT
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

III – L’HABITANT
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

IV – AU CHOIX
(environ 10% du temps consacré à l’éducation civique)

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de technologie, Sixième

I. Présentation

En classe de sixième, l’enseignement de la technologie s’inscrit dans la continuité des apprentissages dispensés à l’école, sous les rubriques “ Découvrir le monde ” et “ Sciences expérimentales et technologie ” du cycle des apprentissages fondamentaux et du cycle des approfondissements de l’école. Les activités s’appuient sur l’étude et la réalisation de plusieurs objets techniques motivants. Ils sont adaptés au niveau de compréhension des élèves et à la nécessité d‘une approche environnementale et citoyenne.

L’enseignement s’articule autour d’un domaine d’application central, celui des « moyens de transport ». Le déplacement des personnes et des biens met en oeuvre des objets techniques qui vont du plus simple au plus complexe. Les supports d’enseignement sont choisis par le professeur de façon à permettre une première approche de la mise en relation des fonctions et des principes techniques de base (principe du levier, transmissions et transformations de mouvement par roue, courroies, engrenages, crémaillères…), de notions relatives à leur évolution technique, aux énergies utilisées et aux caractéristiques des matériaux. Les objets choisis dans le domaine des moyens de transport (aériens, maritimes, terrestres) intègrent donc des parties mobiles.

II. Contenus

1. L’analyse du fonctionnement d’un objet technique

L’observation et l’analyse d’objets techniques permettent d’acquérir le vocabulaire technique de base, de commencer à mettre en élémentaires de solutions techniques comme la transmission et la transformation de mouvements, le freinage, le guidage et quelques-unes de leurs applications et de faire identifier quelques principes physiques simples associés à un fonctionnement.

2. Les matériaux utilisés

Les matériaux jouent un rôle dans le fonctionnement de l’objet technique, ses performances, sa durée de vie, son esthétique. Ils sont au centre des préoccupations liées au développement durable et à l’énergie. La découverte des matériaux se fait à partir des objets techniques étudiés, par une approche élémentaire de leurs propriétés et de leurs possibilités de transformation. Sur les autres niveaux du collège, cette démarche se poursuit et est approfondie pour aboutir au choix d’un matériau dans une solution technique.

3. Les énergies mises en oeuvre

Il s’agit d’identifier les différentes énergies exploitées dans le fonctionnement de l’objet technique étudié et de comprendre que le choix des énergies est lié à des contraintes techniques et humaines. Les activités doivent rester simples et concrètes. Cette première approche conduit l’élève à une sensibilisation aux problèmes environnementaux et au développement durable. Elle se poursuivra sur les autres niveaux du collège vers la distribution et la gestion de l’énergie dans les objets techniques en prenant en compte les conséquences économiques, sociales et environnementales.

4. L’évolution de l’objet technique

Il s’agit de situer un objet technique dans une évolution historique et de faire ainsi apparaître des solutions utilisées à d’autres périodes pour répondre à un même besoin. À partir de quelques illustrations simples de solutions techniques utilisées dans les objets techniques étudiés, on montrera dès la sixième que le progrès des techniques et les évolutions socioéconomiques sont souvent liés.

5. La communication et la gestion de l’information

L’approche « Communication et gestion de l’information » du programme de technologie vise à enrichir les acquis des collégiens dans le domaine des technologies de l’information et de la communication par des apports de compétences sur lesquels, comme pour les autres disciplines, pourra s’effectuer la validation du Brevet informatique et internet (B2i) de niveau collège. La technologie doit s’appuyer sur les compétences acquises et validées pour le B2i école et le cas échéant remédier aux différences de niveaux constatées en proposant des activités adaptées. Par son objet et ses démarches d’enseignement, la technologie favorise une première approche de la nature de l’information, de son traitement, de sa mémorisation, de sa diffusion, qui permet d’aller au-delà des modes opératoires liés à l’utilisation de logiciels ou de services et d’acquérir « quelques schémas mentaux corrects » propres à l’informatique et à ses applications.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

La réalisation permet de mener des investigations sur les moyens et procédés techniques et de réfléchir à l’ordonnancement des opérations associées à leur mise en oeuvre. Elle présente une double finalité :

  • elle contribue à l’acquisition de connaissances et de capacités directement liées à la fabrication, l’assemblage et la validation finale ;
  • elle permet aussi d’aborder ou de consolider les connaissances et les capacités des autres parties du programme en se confrontant aux matériaux, aux énergies et en validant par l’essai le fonctionnement de l’objet technique réalisé.

La réalisation porte sur le domaine des moyens de transports, elle est collective et met en oeuvre des modes de fabrication unitaire. Les activités proposées doivent faire appel à des opérations de traçage, d’usinage, de mise en forme des matériaux et d’assemblage des pièces réalisées. Les éléments préfabriqués du commerce et simplement à assembler sont à proscrire impérativement. L’objet réalisé doit comporter des éléments mobiles et motorisés chaque fois que possible.

L’usage des TIC permettra à l’élève de décoder des documents, de préparer la restitution de ses travaux et de réaliser des usinages sur machine à commande numérique sans qu’il ait, en sixième, à préparer les fichiers nécessaires.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

Programme de mathématiques, Sixième

L’enseignement des mathématiques en classe de sixième a une triple visée :

  • consolider, enrichir et structurer les acquis de l’école primaire ;
  • préparer à l’acquisition des méthodes et des modes de pensée caractéristiques des mathématiques (résolution de problèmes et divers moyens d’accéder à la vérité);
  • développer la capacité à utiliser les outils mathématiques dans différents domaines (vie courante, autres disciplines).

Le vocabulaire et les notations nouvelles ( » , % , Î , [AB] , (AB) , [AB) , AB, ) sont introduits au fur et à mesure de leur utilité, et non au départ d’un apprentissage.

Note : les points du programme (connaissances, capacités et exemples) qui ne sont pas exigibles pour le socle sont écrits en italiques. Si la phrase en italiques est précédée d’un astérisque l’item sera exigible pour le socle dans une année ultérieure. Dire que l’exigibilité pour le socle est différée ne veut pas dire que la capacité ne doit pas être travaillée – bien au contraire ! mais que les élèves pourront bénéficier de plus de temps pour la maîtriser.

1. Organisation et gestion de données. Fonctions

La résolution de problèmes de proportionnalité est déjà travaillée à l’école primaire. Elle se poursuit en Sixième, avec des outils nouveaux. La proportionnalité fait l’objet d’un apprentissage continu et progressif sur les quatre années du collège et permet de comprendre et de traiter de nombreuses notions du programme.

À l’école primaire, les élèves ont été mis en situation de prendre de l’information à partir de tableaux, de diagrammes ou de graphiques. Ce travail se poursuit au collège, notamment avec l’objectif de rendre les élèves capables de faire une interprétation critique de l’information apportée par ces types de présentation des données, aux natures très diverses, en liaison avec d’autres disciplines (géographie, sciences de la vie et de la terre, technologie…).

2. Nombres et Calculs

En continuité avec l’école élémentaire les problèmes doivent permettre aux élèves d’associer à une situation concrète un travail numérique, de mieux saisir le sens des opérations figurant au programme. Les problèmes proposés sont issus de la vie courante, des autres disciplines ou des mathématiques.

Les travaux numériques prennent appui sur la pratique du calcul exact ou approché sous ses différentes formes, souvent utilisées en interaction : calcul mental, calcul à la main ou instrumenté. À la suite de l’école primaire, le collège doit, en particulier, permettre aux élèves d’entretenir et de développer leurs compétences en calcul mental notamment pour la perception des ordres de grandeur.

3. Géométrie

À l’école élémentaire, les élèves ont acquis une première expérience des figures et des solides les plus usuels, en passant d’une reconnaissance perceptive (reconnaissance des formes) à une connaissance plus analytique prenant appui sur quelques propriétés (alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs, milieu, axes de symétrie), vérifiées à l’aide d’instruments. Ils ont été entraînés au maniement de ces instruments (équerre, règle, compas, gabarit) sur des supports variés, pour construire des figures, en particulier pour le tracé de perpendiculaires et de parallèles à l’aide de la règle et de l’équerre.

Les travaux conduits en sixième prennent en compte les acquis antérieurs, évalués avec précision et obéissent à de nouveaux objectifs. Ils doivent viser d’une part à stabiliser les connaissances des élèves et d’autre part à les structurer, et peu à peu à les hiérarchiser. L’objectif d’initier à la déduction est aussi pris en compte. À cet effet, les activités qui permettent le développement des capacités à décortiquer et à construire des figures et des solides simples, à partir de la reconnaissance des propriétés élémentaires, occupent une place centrale. Les travaux géométriques sont conduits dans différents cadres : espace ordinaire (cour de récréation, par exemple), espace de la feuille de papier uni ou quadrillé, écran d’ordinateur. La résolution des mêmes problèmes dans ces environnements différents, et les interactions qu’elle suscite, contribuent à une approche plus efficace des concepts mis en oeuvre.

Les connaissances géométriques permettent de modéliser des situations (par exemple représenter un champ par un rectangle) et de résoudre ainsi des problèmes posés dans l’espace ordinaire. Les formes géométriques (figures planes, solides) se trouvent dans de nombreux domaines :architecture, oeuvres d’art, éléments naturels, objets d’usage courant… Ces mises en relation permettent peu à peu de dégager le caractère universel des objets géométriques par rapport à leurs diverses réalisations naturelles ou artificielles.

4. Grandeurs et mesures

En continuité avec le travail effectué à l’école élémentaire, cette rubrique s’appuie sur la résolution de problèmes souvent empruntés à la vie courante. Elle permet d’aborder l’histoire des sciences, d’assurer des liens avec les autres disciplines, en particulier la technologie et les sciences de la vie et de la Terre, de réinvestir les connaissances acquises en mathématiques, mais aussi d’en construire de nouvelles. Par exemple, le recours aux longueurs et aux aires permet d’enrichir le travail sur les nombres non entiers et les opérations étudiées en classe de sixième. Il est important que les élèves disposent de références concrètes pour certaines grandeurs et soient capables d’estimer une mesure (ordre de grandeur).

L’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens. À travers les activités sur les longueurs, les aires et les volumes, les élèves peuvent se construire et utiliser un premier répertoire de formules.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme d’arts plastiques au Collège, Sixième

Présentation générale

L’enseignement des arts plastiques au collège : définition

L’enseignement des arts plastiques au collège assure un rôle spécifique dans la formation générale des élèves, tant pour le développement de la sensibilité et de l’intelligence que pour la formation culturelle et sociale. Il fait partie des enseignements obligatoires et contribue ainsi à l’acquisition du Socle commun de connaissances et de compétences.

Les arts plastiques donnent le goût de l’expression personnelle et de la création. Ils permettent de découvrir des oeuvres dans la diversité des genres, des styles et des périodes. Ils apportent les moyens de comprendre la nature des faits artistiques repérables dans la création en arts plastiques, en architecture, dans les domaines des images fixes et animées et des productions numériques. Ils procurent également des outils pour décoder et interpréter les univers visuels qui se manifestent dans l’environnement privé et public. Ils conduisent en cela à une éducation du regard et contribuent aux acquis de langage. Ils développent un esprit d’ouverture et concourent à tisser un lien social fondé sur des références communes. Cet enseignement est assuré par les professeurs de la discipline. Si un partenariat avec les institutions culturelles est envisagé, il l’est, à l’initiative du professeur, en fonction de ses projets et du déroulement de l’enseignement.

Articulations avec l’école primaire et le lycée

Dès l’école primaire, les élèves ont été conduits à exercer leur créativité et leurs aptitudes artistiques. Ils ont pu affiner leur perception de la réalité sensible qui les entoure. Ils connaissent et à inventer, ils ont vu des oeuvres dans la classe et lors de rencontres organisées, ils ont commencé à verbaliser leur ressenti. Au collège, l’enseignement des arts plastiques poursuit l’éducation artistique initiée à l’école et l’enrichit d’apports techniques, culturels, conceptuels et méthodologiques

En classe de troisième, l’enseignement des arts plastiques consolide les connaissances et les compétences acquises sur l’ensemble des cycles du collège. Il favorise une approche documentée et référencée des faits artistiques contemporains ou légués par l’histoire.

A l’issue de la formation générale du collège, les élèves vont connaître divers itinéraires. Les bases nécessaires ont été acquises pour permettre, à ceux qui en font le projet, de réussir une orientation en lycée avec une forte composante artistique

Le socle commun (connaissances, compétences et attitudes)

FORME, ESPACE, COULEUR, MATIERE, LUMIERE et TEMPS sont des notions continuellement travaillées dans les pratiques d’expressions plastiques et visuelles où le CORPS participe intrinsèquement du travail. C’est en s’appuyant sur ces champs notionnels que l’enseignement des arts plastiques permet l’acquisition de connaissances, de savoirs et de savoirfaire. En favorisant une réflexion qui donne sens à l’exploration des moyens de mise en oeuvre, cet enseignement, à la croisée du sensible et de l’intelligible, participe à la construction de l’individu. L’utilisation des nouvelles technologies dans le processus créateur (création numérique) et dans la découverte du champ artistique (images d’oeuvres, d’événements culturels, de musées,…) est importante dans un enseignement actualisé des arts plastiques. Le recours à ces nouveaux outils participe en cela à la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.

Tout enseignement artistique prend appui sur une pratique dans laquelle s’articulent action et réflexion, intention et attention. Pour ce faire, l’initiative des élèves sera sollicitée et l’accès à l’autonomie facilité.

Cette part d’autonomie ainsi que les initiatives dont les élèves font preuve dans la conduite de leurs projets jusqu’à leur réalisation se manifestent aussi dans des situations d’échange oral, individuelles ou collectives. Du fait de la pratique, leur réflexion autour des oeuvres ou de leur production est fondée sur un vécu qui nourrit l’expression orale. Cela peut également
prendre la forme de notations écrites. Le recours à un vocabulaire spécifique et son usage pertinent sont évalués. C’est à ce titre que les arts plastiques contribuent à la maîtrise de la langue française.

Dans la confrontation des productions et les prises de parole qu’elle suscite, les élèves apprennent à pondérer leur relation à l’autre, à reconnaître et à apprécier les différences dans le respect mutuel des échanges. Le questionnement inhérent à toute pratique artistique, celle de l’élève ou celle de l’artiste, favorise la conscience de l’altérité et développe chez les élèves des compétences sociales et civiques, telles la tolérance, l’écoute et la responsabilité. Les différences culturelles sont, en art, sources de connaissance et de questionnement. Les oeuvres d’art ouvrent à la diversité des repères culturels, tant sur les aspects conceptuels que sur les aspects historiques, géographiques et sociologiques. De ce point de vue, les arts plastiques contribuent à l’acquisition d’une culture humaniste et scientifique.

La place de l’histoire des arts dans l’enseignement des arts plastiques

Dans l’enseignement des arts plastiques le rapport aux oeuvres est une donnée essentielle. L’expérience pratique et la connaissance de la création artistique fondent cet enseignement où l’analyse d’oeuvres a toute sa place. L’oeuvre y est considérée tant par ses dimensions plastiques et matérielles que par le réseau de ses significations historiques et sociales. Cette
articulation du sensible et de l’intelligible est référencée à des contextes et des problématiques artistiques actuels ou légués par l’histoire. Elle est déterminante pour enrichir les pratiques des l’élèves. Composante naturelle de la discipline, l’histoire des arts est donc abordée en arts plastiques en deçà et au-delà de l’expérience pratique qui en ravive les enjeux. Au côté des autres disciplines et en lien avec elles, les arts plastiques contribuent ainsi spécifiquement à l’enseignement de l’histoire des arts.

Programmes

Objectifs

L’enseignement des arts plastiques au collège concourt à la construction de la personnalité comme à la formation d’un citoyen conscient, autonome et exerçant sa responsabilité vis-à-vis des faits artistiques. Articulant approches pratiques et culturelles il procure aux élèves les repères culturels nécessaires pour contribuer à la vie sociale. Il vise à développer chez les élèves des capacités d’expression, et de réflexion dans une pratique ouverte aux questions relatives à l’art du passé autant qu’à l’art contemporain. Il donne aux élèves les moyens de révéler leurs aptitudes, de les exercer de manière maîtrisée, d’affirmer leurs choix plastiques, d’enrichir leur connaissance du champ artistique, d’entretenir des relations fructueuses entre leur production et ce champ de référence. Il a pour dessein de leur permettre d’accéder progressivement à une relative autonomie dans leur pratique et à une compréhension de la démarche artistique dans sa diversité et sa complexité.

Les deux composantes fondamentales du programme

I – La pratique artistique

La pratique artistique permet aux élèves de choisir et développer leurs propres moyens d’expression. Ils y seront amenés par l’exploration et l’expérimentation des pratiques traditionnelles mais aussi des pratiques constamment diversifiées, en associant les technologies les plus récentes à ces pratiques plus fondamentales. Quelles que soient les pratiques, les moyens mis en oeuvre et les objets d’étude, le corps participe intrinsèquement du travail en arts plastiques. Qu’il soit au centre de la représentation bi et tridimensionnelle ou de l’action (dessin, peinture, sculpture, photographie, vidéo, infographie par exemple), il est présent à tous les niveaux de l’engagement des élèves et des artistes. A ce titre, la question du corps, du geste, de l’action traverse tous les champs d’investigation. Trois champs d’investigations seront abordés dans lesquels pratique et culture sont toujours liées :

1 – champ des pratiques bidimensionnelles, graphiques et picturales ;

Le dessin

En arts plastiques, le dessin est une activité fondamentale. Dessiner est souvent compris par une majorité d’élèves comme une recherche d’effets de ressemblance entre un « objet » et des traces sur une surface, que cet objet soit observé, mémorisé ou imaginé. Au-delà de cette conception répandue, les arts plastiques font prendre conscience que le dessin permet aussi d’élaborer un projet, de visualiser des formes et un espace possibles. De la première esquisse à la réalisation définitive, l’élève peut avoir recours à une chaîne de dessins révélant l’avancée de sa pensée : esquisses, études de détails, études d’ensemble, qui sont autant de jalons dans sa recherche. A cet aspect préparatoire du dessin s’ajoute une fonction plus
expressive, ludique, expérimentale et autonome. Dessiner permet alors à l’élève de laisser libre cours à son imagination, de s’engager dans un parcours aventureux au cours duquel apparaît une forme imprévue, manifestée par des éléments graphiques.

La peinture

La peinture est couleur et matière. Elle intervient directement comme moyen d’expression ou en articulation avec un tracé graphique. La couleur est substance et lumière, matérielle et immatérielle. Elle est perçue immédiatement par le spectateur. Comme étendue et substance, la couleur introduit à des notions d’épaisseur, d’opacité et de translucidité, de peint et de nonpeint. Elle constitue un matériau physique par lequel on peut représenter un monde, mais c’est aussi un milieu dans lequel des gestes et traces du peintre sont inscrites. Par une pratique diversifiée de la peinture, en exploitant des formats différents, y compris très grands, l’élève développera sa capacité à déterminer les caractéristiques physiques de ses matériaux, supports, outils et médiums. Il découvrira le spectre coloré et quelques systèmes d’organisation des couleurs élaborés par les peintres. En apprenant à choisir et fabriquer ses propres couleurs, il expérimentera leurs potentiels sensoriel, représentatif, symbolique et expressif. Le collage Le collage est d’abord l’expérience de l’hétérogénéité. Il se rapporte historiquement à l’intrusion de fragments de réel dans l’oeuvre d’art. L’élève, par la pratique du collage, expérimente les relations duelles entre réel et oeuvre pour donner cohérence à sa production. Construction et déconstruction, homogénéité et hétérogénéité, ordre et désordre, participent à cette cohérence plastique et sémantique.

2 – champ des pratiques tridimensionnelles, sculpturales et architecturales

La sculpture, le modelage, l’assemblage

Sculpture par retrait (taille directe), modelage, moulage, ou ajout de matière et matériaux (assemblage), constituent les pratiques les plus usuelles de la sculpture. Au XXe siècle, cette dernière a élargi ses limites en incluant parfois l’espace
d’exposition dans l’oeuvre, (installation, oeuvre in situ) et par une diversification des matériaux. L’élève, par le travail du volume, pourra expérimenter le plein et le vide, la résistance et l’expressivité des matériaux, l’équilibre, la multiplicité des points de vue, la mise en espace et l’échelle.

L’architecture

L’architecture est l’art de construire et d’aménager des espaces sur les plans technique, fonctionnel et esthétique. Les élèves sont invités à voir, à vivre et à comprendre ces espaces. A travers une sélection d’opérations simples, les élèves sont sensibilisés aux phénomènes physiques liés aux matériaux, à la dimension plastique des volumes et à la relation à l’environnement. L’élargissement de ces questions à celles de l’urbanisme permet aux élèves d’analyser les données de l’espace dans lequel ils évoluent.

3 – champ des créations photographiques et cinématographiques, analogiques et numériques

La photographie

La photographie est enregistrement ou mise en scène du réel. Son usage est souvent banalisé dans le quotidien des élèves. En
cours d’arts plastiques, la pratique permet à l’élève de connaître et d’interroger ses éléments constitutifs (cadre, profondeur de champ, angle de prise de vue, lumière, point de vue…) afin de choisir et donner du sens à sa production. Argentique ou numérique, la photographie peut être sujet de manipulations (découpage, collage, montage, traitement numérique) modifiant son rapport au réel et contribuant à lui accorder un statut artistique.

Le cinéma et la vidéo

Le cinéma et la vidéo construisent du temps et de la narration par l’enchaînement d’images et de sons. Entraînés à la pratique de l’image pour mieux en comprendre les enjeux, les élèves seront engagés à s’exercer à toutes les phases de l’élaboration de petites séquences filmiques ou vidéographiques (synopsis, story-board, montage).

Le numérique

Les technologies numériques sont en constant développement dans l’éducation comme dans la vie quotidienne. Elles sont aujourd’hui inscrites dans la démarche usuelle de nombreux artistes, d’architectes et de créateurs oeuvrant au croisement des arts. Elles renouvellent les pratiques artistiques. Le numérique complète naturellement la gamme des outils traditionnels. Dans le champ des arts plastiques, l’appropriation artistique du numérique suscite de nouvelles questions, renouvelle ou met en L’enseignement des arts plastiques doit permettre aux élèves d’explorer ce médium, de l’intégrer dans leur pratique et d’adopter un point de vue distancié à son égard.

II – La culture artistique

Le choix des oeuvres et la fréquentation des lieux artistiques sont déterminants pour la pratique et la culture de l’élève Le professeur d’Arts Plastiques donne sens à son enseignement en privilégiant la référence à des oeuvres significatives,
contemporaines ou non, reconnues pour leur intérêt artistique et leur incidence sur les modes de pensée. Ces oeuvres
particulièrement représentatives des grandes questions artistiques de l’histoire des arts assurent le fondement des problématiques que les élèves aborderont dans la pratique. Bien qu’il facilite l’accès à ces oeuvres par l’utilisation des nouvelles technologies, l’enseignant doit favoriser les contacts directs avec l ’Art sous des formes variées en privilégiant ceux qui permettent une rencontre réelle avec les oeuvres et, pour les plus contemporaines, leurs auteurs.

A l’intérieur de l’établissement scolaire, il exploite les dispositifs particuliers qui mettent en valeur les productions artistiques (installation de lieux d’exposition, création de galeries en établissement, projets d’établissement). A l’extérieur, il permet les liens avec les structures culturelles de proximité. L’expérience individuelle de la création artistique s’enrichit ainsi des thématiques et des repères propres à l’histoire des arts en leur donnant une cohérence avec l’actualité du monde contemporain.

L’histoire des arts participe à la formation des élèves adolescents et à l’élaboration de leurs repères culturels L’histoire des arts réunit des domaines d’expressions artistiques différents. L’enseignement des arts plastiques qui repose sur des pratiques artistiques diversifiées se prête tout particulièrement au dialogue entre les catégories artistiques. Les expériences pratiques et culturelles des élèves le prédisposent en effet à établir des liens entre les domaines artistiques de l’Histoire des arts comme avec d’autres corpus d’enseignements. Des thématiques proposées en histoire des arts doivent faciliter la compréhension du contexte particulier de la production d’une oeuvre, sa matérialité, sa dimension symbolique et ses finalités.

La commande artistique et le projet réalisé, les relations entretenues entre les artistes et les différents pouvoirs
(politiques et religieux), les clivages entre les créateurs et divers milieux sociaux constituent pour l’enseignant autant de questions et de connaissances à travailler avec les élèves. Ces thématiques permettront aussi de conduire une réflexion spécifique dans les champs pictural, photographique, cinématographique ou architectural comme d’aborder des thèmes particuliers : l’évolution des supports, du mur à la toile, l’invention de la photographie, des problématiques En cohérence et en lien avec ces programmes d’arts plastiques, cet enseignement s’appuiera sur quelques exemples nécessaires à la compréhension des problématiques suscitées par les thématiques étudiées. Quelques-uns de ces exemples, pourront être choisis dans les périodes des programmes d’histoire. Un projet interdisciplinaire pourra également être organisé (visite de musée d’art ou d’exposition). La contribution des disciplines engagées dans de tels projets se fera sur la base des méthodes d’enseignement de chacune d’elle.

A la fin de la classe de troisième, et au regard d’oeuvres d’art clairement identifiées, les élèves sont capables de connaître quelques-unes des conditions matérielles, techniques, économiques et idéologiques qui ont participé à leur commande et à leur réalisation. Ils doivent également pouvoir les situer dans leur contexte historique et culturel, comme éventuellement établir des corrélations pertinentes avec d’autres formes d’expressions artistiques. A travers la fréquentation régulière d’oeuvres et de lieux artistiques, de documents (revues, catalogues, Internet) les élèves auront appris à exprimer leurs émotions et à émettre un jugement argumenté.

Principes de mise en oeuvre

Le programme est organisé autour de trois axes majeurs de travail : l’objet, l’image et l’espace. Ces trois axes de travail ne sont pas étanches les uns aux autres. L’objet fait image et se définit spatialement. De même, l’image prise en tant qu’oeuvre a une matérialité objective qui génère un espace propre. Les situations pratiques qui en découlent engagent les élèves dans une investigation des moyens plastiques qui mettent en jeux les notions et les opérations fondamentales des arts plastiques. Ces axes permettent en effet de travailler selon des entrées et des accents différents les questions de la représentation, de l’expression, de la symbolisation, de l’abstraction, comme ils permettent d’aborder le travail sur la lumière, la couleur, la matière, la forme, le corps et l’espace à partir d’un large horizon d’enjeux cognitifs et expressifs.

L’objet et l’oeuvre – l’objet est à comprendre dans son acception première et habituelle. Les élèves de sixième en écouvrent le potentiel d’expression offert par son caractère concret, matériel et poétique quand il est abordé d’un point de vue artistique. Au moyen de questions ouvertes, ils se familiarisent à différents types d’expérience auxquels nous confrontent l’objet, de sa conception à un possible détournement (fabrication, transformation, exposition, représentation, reproduction). Ces questions engagent autant les pratiques graphiques que la peinture, la sculpture, l’assemblage, la scénographie, la photographie ou l’infographie.

Images, oeuvre et fiction, images, oeuvre et réalité – Les élèves de cinquième et quatrième se familiarisent avec les images et leur diversité. Ils élaborent matériellement des images, découvrent les modalités de leur réception et de leur diffusion. Ils poursuivent à cette occasion l’étude des dispositifs et des codes de représentation, des valeurs expressives des composantes matérielles et plastiques des images, de la lumière et de la couleur. En cinquième, selon le contexte et l’actualité de la situation pédagogique ils sont invités à élaborer des dispositifs plastiques, graphiques, photographiques, environnementaux, scénographiques, sculpturaux, architecturaux susceptibles d’aboutir à une mise en image d’univers imaginaires, fictionnels. En quatrième, ces dispositifs ont pour objectif de capter, d’enregistrer, de représenter et de produire de la réalité. La pratique en deux et en trois dimensions, dans des registres variés, sollicite tous les médiums dont ceux qui sont offerts par les outils numériques et informatiques.

L’espace, l’oeuvre et le spectateur : Les élèves de troisième poursuivent leur investigation des moyens plastiques et leur réflexion artistique en approfondissant la question de l’espace que le travail sur l’objet et sur l’image a déjà permis d’aborder. Sans délaisser l’espace plan, ils se sensibilisent à la réalité spatiale de certaines oeuvres : sculpture, environnement, installation, oeuvre in situ, scénographie, chorégraphie, cinéma, vidéo. Autant de domaines d’expression qui peuvent être explorés dans des séquences d’apprentissage afin de conduirent les élèves à concevoir et à projeter l’espace, à l’expérimenter physiquement par la perception et la sensation.

La pratique de l’élève

Cheminement : si, comme toute autre discipline scolaire, l’enseignement des arts plastiques repose sur du connu, sur un corpus de connaissances objectives et de savoir-faire transmissibles, il ne se limite pas à cet ensemble fini. Il repose aussi sur une part d’inconnu, sur l’expérience artistique qui se vit. Ce qui s’enseigne ce sont les savoir-faire et les connaissances que mobilise cette expérience. L’enseignement des arts plastiques procure aux élèves les conditions de cette expérience.

Celle-ci se concrétise dans une activité d’exploration des moyens plastiques et constitue les bases d’une pratique artistique. Cette pratique sollicite la part de subjectivité, de singularité, d’expérience personnelle de chaque élève, pour la mettre à l’épreuve de contraintes matérielles communes, d’opérations à faire, de notions à mettre en jeu, toutes garantes d’une construction, d’un commencement. Le cheminement de chaque élève s’effectue ainsi sur un territoire de repères
communs à tous. Dans cette objectivation, les élèves acquièrent maîtrise et savoir-faire en même temps que, très concrètement, se forme leur regard, c’est à dire leur faculté d’observer le monde, de le mettre à distance, de le représenter. La pratique
s’inscrit donc dans une activité mais ne se confond pas avec cette dernière. Entre autre, la créativité de l’élève est un ressort qui contribue à l’exercice d’une pratique artistique. Elle permet le cheminement qui donne loisir à l’élève de tâtonner, d’esquisser, de bifurquer, de réfléchir, de se documenter, de revenir sur ses pas, de découvrir des voies inattendues, de faire des choix. La pratique artistique a toujours pour horizon d’affirmer un parti pris dont l’élève assume les choix formels et expressifs en regard d’une question posée dans le cadre d’une situation d’enseignement.

Progression : Durant le cursus du collège, la progression vise l’acquisition d’une pratique autonome. La maîtrise et l’initiative acquises à l’issue du collège lui donneront la capacité d’élaborer ses propres projets. Ainsi, l’effort pédagogique de la 6è à la 3è est de nature à permettra à l’élève de passer du choix à l’initiative. Le professeur prévoit des situations d’enseignement ouvertes et variées. Ces situations doivent permettre à l’élève de se familiariser avec les gestes du travail, de mesurer les enjeux des partis pris formels et techniques, d’apprécier la singularité des expressions personnelles, de maîtriser le vocabulaire spécifique.

L’oral et l’écrit – C’est à l’intérieur de la classe et dans le cadre d’un échange collectif, pour analyser le travail qu’il vient de réaliser, que l’élève est invité à s’exprimer oralement ou par écrit. Il parle ou rédige en situation et de manière motivée. Sa réflexion porte sur l’objet concret qu’il a produit, sur la part personnelle, singulière, qui en fonde l’expression. A cette occasion, confronté à la présentation des productions de la classe ou à des oeuvres proposées en référence, il s’interroge sur le sens de la situation proposée et appréhende la pluralité des réponses et des pratiques. L’oral et l’écrit exercent les élèves à faire usage d’un vocabulaire diversifié, spécifique aux arts plastiques. Cette pratique enrichit leur lexique et favorise le développement de compétences analytiques et argumentatives. C’est à cette occasion que ses connaissances en arts plastiques se formalisent. Cette pratique est appelée verbalisation. Elle est structurée et étroitement lié à l’élaboration de la séquence. Les élèves sont amenés à écrire lors de l’évaluation, à prendre des notes ou à tenir un carnet de bord (écriture « pour soi »). L’oral et l’écrit portent sur la nature de la production, sur les modalités opératoires et sur la manière dont elle est perçue d’une part, sur les contenus notionnels et culturels d’autre part.

La transversalité – Une part importante de la création contemporaine — ou de plus lointain héritage — témoigne d’une transversalité entre les différents arts, de « métissages », de recours diversifiés à des champs conceptuels qui excèdent le seul domaine artistique. Il importe d’en tenir compte dans un enseignement qui a pour référence les oeuvres d’art. Un projet de formation doit être attentif à prendre en compte les savoirs des élèves acquis en dehors de l’école comme il ne peut s’isoler des apports cognitifs des différents enseignements dispensés au collège. La transversalité d’un grand nombre de contenus artistiques peut facilement alimenter des pratiques pédagogiques qui, dans un projet commun, transcendent les frontières disciplinaires. Les disciplines doivent pouvoir trouver matière et manière d’y associer leurs savoirs et méthodes spécifiques pour éclairer des connaissances et forger des outils qui développent les compétences. De ce point de vue, l’objectif d’un travail sur les représentations initiales et les acquis des élèves reste au centre du projet. L’appui sur les thématiques indiquées dans le programme d’histoire des arts doit faciliter cette transversalité.

Les compétences artistiques attendues

Pour la composante pratique, les élèves seront capables :

  • De maîtriser des savoirs et des savoir-faire préparant l’émergence d’une expression plastique ;
  • De posséder des moyens pour une expression personnelle épanouie et diversifiée dont l’exigence artistique est perceptible.

Pour la composante culturelle ;

  • De posséder les connaissances nécessaires pour identifier et situer dans le temps les oeuvres d’art,
  • D’être ouvert à la pluralité des expressions dans la diversité de leurs périodes et de leurs lieux.

Pour la composante méthodologique :

  • D’utiliser quelques outils d’analyse afin de comprendre le sens des oeuvres plastiques, des oeuvres architecturales et celui des images de toutes natures, qu’elles soient de statut artistique ou non-artistique.
  • De structurer et de réinvestir leur expérience du monde visuel et de ses représentations symboliques.
  • Pour la composante comportementale :
  • D’accéder à une autonomie dans leur jugement esthétique ;
  • D’être ouverts à l’altérité et responsables devant le patrimoine artistique.

L’évaluation

L’évaluation est une donnée essentielle du projet éducatif. Elle permet à l’élève de se situer, de progresser, de se fixer des perspectives. Elle permet à l’enseignant d’ajuster ses objectifs. Celui-ci est conduit à établir un bilan de connaissances et de compétences pour chacun de ses élèves plusieurs fois dans l’année.

Il est indispensable, en Arts Plastiques, d’établir une différence claire entre l’appréciation d’une production et l’évaluation d’un apprentissage à moyen ou long terme, de la vérification des connaissances, des savoir-faire ou de l’évaluation des compétences. Ces différents niveaux d’évaluation ne sont pas équivalents. L’évaluation d’une production relève principalement de l’évaluation formative. La confrontation collective et la verbalisation en sont des modalités essentielles. Cela n’exclut pas une évaluation sommative critériée de certaines réalisations.

Mais c’est seulement au regard d’une situation particulièrement ciblée que le professeur pourra apprécier, juger, mesurer le réinvestissement des savoir-faire, des notions, des connaissances. Il s’assurera que les paramètres de l’évaluation ont été clairement énoncés à la classe, voire construits avec les élèves. Prendre des initiatives, explorer divers chemins, devenir autonome, élaborer un projet mobilisent des compétences et des attitudes plus larges à évaluer en arts plastiques ;

Ces évaluations aident les élèves à prendre conscience du parcours qu’ils ont accompli, leur permettent de revenir sur les
prémices de leur travail, sur les bifurcations éventuelles, sur les choix opérés pour mener à terme leurs démarches. Formés à l’auto-évaluation, les élèves peuvent apprécier ponctuellement la valeur d’une production et avoir une approche plus globale de leurs propres compétences.

La prise en compte du contexte : Les compétences attendues restent les mêmes quels que soient les contextes socioéconomiques, géographiques et l’histoire scolaire des élèves. En revanche, les professeurs doivent être en mesure d’identifier ces éléments de contexte et d’en tenir compte pour développer les apprentissages. Tout en s’assurant de maintenir les exigences de l’enseignement, ils peuvent ainsi mettre en oeuvre des situations pédagogiques particulières : organisation de la classe, du temps scolaire, modalités du cours.

Classe de sixième

L’objet et l’oeuvre

Le niveau de sixième est dédié à une approche de l’objet et de culturel. Par son caractère concret, l’objet renvoie à l’expérience sensible des élèves. L’observation de tout objet engage à se accompagne celle de la représentation, l’objet occupe une place privilégiée non seulement parce que l’oeuvre d’art représente, utilise et présente des objets mais encore parce qu’elle se manifeste elle-même en tant qu’objet. Cependant si cette dimension sensible de l’oeuvre d’art donne accès à son intelligibilité, celle-ci ne se réduit pas à sa dimension matérielle, elle est aussi un objet culturel inscrit dans l’histoire. A cet égard, beaucoup d’objets n’ont pris de valeur artistique qu’a posteriori, quand un regard esthétique les a qualifiés comme tels : c’est le cas des objets cultuels ou décoratifs qui trouvent au musée une consécration sans rapport avec leur destination première, utilitaire, rituelle ou symbolique.

La classe de sixième est consacrée à des investigations multiples invitant toutes à établir une relation sensible aux objets, par leur fabrication, leur représentation, et leur mise en espace. Rapportées à leurs contextes, ces investigations doivent initier les élèves aux modalités d’une expression plastique prenant en compte le point de vue de l’auteur et celui du spectateur.

Le programme s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture. Ils permettent d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des objets. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles.

L’objet et les réalisations plastiques. A partir de fabrications, de détournements et de représentations en deux et trois dimensions, les questions sont à travailler à des fins narratives,
symboliques, poétiques, sensibles et imaginaires.

L’objet et son environnement Cette entrée permet d’explorer les modalités et  les lieux de présentation de l’objet (exposition, installation, intégration ; le musée, la vitrine, l’espace quotidien, l’écran) et plus particulièrement le traitement (le cadre, le socle, le piédestal).

L’objet dans la culture artistique. Il s’agit de traiter la question du statut de l’objet, lequel peut être artistique, symbolique, décoratif, utilitaire ou publicitaire, et notamment de découvrir la place de l’objet non artistique dans l’art (papiers collés, objets naturels ou manufacturés, détournés).

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets judicieusement.

Les situations permettent d’inventer, fabriquer et détourner des objets. Les élèves sont amenés à :

  • Tirer parti des matériaux pour engager une démarche créative ;
  • Adapter une forme à une fonction dans la conception d’un objet.

Elles permettent de représenter et présenter des objets. Les élèves sont amenés à :

  • Exploiter différents modes de représentation ;
  • Expérimenter des techniques variées
  • Explorer différentes modalités de présentation

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves seront amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des objets (objet d’art, objet usuel, objet symbolique, design ) ;
  • Etudier quelques objets emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de sixième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Représenter par le dessin, par la peinture, des objets observés, mémorisés ou imaginés ;
  • Exploiter les qualités fonctionnelles et expressives des outils, des matériaux et des supports variés ;
  • Choisir, organiser et construire des objets en deux ou trois dimensions à des fins, d’expression, de narration ou de communication.

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’utiliser les fonctions de base d’un ordinateur, des appareils (photographier, scanner, imprimer) et des logiciels, de trouver des documents utiles sur Internet et d’enregistrer des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permettra de :

  • Reconnaître, distinguer, et nommer différentes formes de productions plastiques en utilisant un vocabulaire descriptif approprié ;
  • Reconnaître différents statuts de l’objet ;
  • Identifier les modalités de présentation de l’objet ;
  • Reconnaître, identifier et décrire quelques oeuvres d’artistes liées à la question traitée en les situant chronologiquement.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Expérimenter (tâtonner, utiliser le hasard) et choisir ;
  • Faire preuve de curiosité, accepter les productions des autres ;
  • Travailler seul ou en groupe ;
  • Participer à une verbalisation, analyser, commenter, donner leur avis.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de SVT, Sixième

Le programme est organisé en cinq parties :

  • Caractéristiques de l’environnement proche et répartition des êtres vivants (10%)
  • Le peuplement d’un milieu (30%)
  • Origine de la matière des êtres vivants (25%)
  • Des pratiques au service de l’alimentation humaine (20%)
  • Partie transversale : diversité, parentés et unité des êtres vivants (15%)

Caractéristiques de l’environnement proche et répartition des êtres vivants

Objectifs scientifiques

Cette partie doit permettre à l’élève de rendre compte de faits d’observation et de rechercher les premiers éléments d’une explication de la répartition des êtres vivants. Il s’agit :

  • d’identifier et de relier entre elles les composantes biologiques et physiques de l’environnement étudié ;
  • de formuler à partir de l’étude du réel au cours des sorties, les questions qui serviront de fils directeurs aux démarches d’investigation.

Objectifs éducatifs

Il convient de préparer les élèves à adopter une attitude raisonnée et responsable vis-à-vis des composantes de leur cadre de vie, en cohérence avec les objectifs de l’éducation au développement durable. Les prélèvements effectués dans le respect des réglementations et de manière raisonnée doivent permettre de préserver la biodiversité du milieu.

Le peuplement d’un milieu

Objectifs scientifiques

Cette partie permet, en s’appuyant sur les milieux précédemment découverts, d’aborder l’organisation du monde vivant au travers des problèmes relatifs au peuplement, soulevés dans l’étude des caractéristiques de l’environnement et de la répartition des êtres vivants.

Objectifs éducatifs

Dans cette partie l’élève est amené à comprendre que l’Homme par ses choix d’aménagement influe sur le peuplement des milieux ; il est ainsi sensibilisé à la prise en compte de l’environnement dans une perspective de développement durable.

Origine de la matière des êtres vivants

Objectifs scientifiques

L’étude concerne la production de matière par les organismes vivants et leur interdépendance alimentaire. La croissance permet de repérer la production de matière par les organismes vivants ; c’est une des caractéristiques du vivant. Il s’agit aussi de montrer la place particulière des décomposeurs du sol dans le recyclage des restes des organismes vivants.

Objectifs éducatifs

Il s’agit de faire prendre conscience aux élèves de la réalité du recyclage de la matière dans leur environnement, afin d’en tenir compte dans une perspective de développement durable.

Des pratiques au service de l’alimentation humaine

Objectifs scientifiques

Les pratiques agricoles, artisanales ou industrielles exigent de la rigueur et de la méthode. Pour faire prendre conscience aux élèves de ces exigences, un élevage ou une culture, et une transformation biologique sont étudiés.

Un seul exemple sera traité.

Objectifs éducatifs

L’amélioration quantitative et qualitative de la production alimentaire, permise par les progrès des sciences et des techniques, vise la satisfaction des besoins de la population humaine. Elle doit s’inscrire dans une perspective de développement durable. C’est l’occasion pour les élèves de découvrir certains métiers, ce qui peut les aider dans leur choix d’orientation future. Dans le cadre de l’éducation à la responsabilité des élèves, il est essentiel d’accompagner l’étude de l’exemple choisi d’une réflexion sur les limites de la pratique (effets sur l’environnement et la santé, respect des êtres vivants et prise en compte de la biodiversité).

La production alimentaire par l’élevage ou la culture

La production alimentaire par une transformation biologique

Partie transversale : diversité, parentés et unité des êtres vivants

Objectifs scientifiques

L’objectif au collège est de découvrir et d’utiliser la classification actuellement retenue par les scientifiques, qui traduit l’histoire évolutive, les relations de parenté entre les organismes vivants. Il ne s’agit pas, en classe de sixième, d’aller jusqu’à l’interprétation de cette classification en terme d’évolution. Il s’agit tout au long de l’année :

  • d’identifier des organismes vivants en utilisant une clé dichotomique ;
  • de les classer selon les critères de la classification actuelle ;
  • d’établir leur unité au niveau cellulaire au cours d’observations microscopiques.

Objectifs éducatifs

Cette partie sera l’occasion de sensibiliser l’élève à la nécessité de reconnaître les organismes vivants du milieu proche et de prendre conscience de la biodiversité afin de la prendre en compte dans une perspective de développement durable.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’EPS au Collège

Programme d’EPS au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’anglais, Sixième

Objectifs:

–  Compréhension de l’écrit : l’élève doit être capable de rédiger des énoncés courts et simples.

– Expression oral: l’élève doit savoir produire en termes simples des énoncés sur les gens ou les choses.

– Interactivité orale : l’élève doit être capable d’interagir avec ses camarades.

– Prise de conscience: de la diversité des cultures, des autres pays, d’autres façons de parler,….

Une initiation a  pu être faite au CM1 et au CM2.C’est un avantage considérable pour maîtriser les bases du langage.

Pour les élèves ayant choisi allemand comme première langue, le programme est sensiblement le même.

Programme d’éducation musicale, Sixième

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’arts plastiques, Sixième

Parmi les notions que l’on se doit d’acquérir avec cette discipline, on retrouve:

  • L’analyse et l’étude d’images en provenance d’œuvres différentes.
  • L’aspect narratif de certaines œuvres.
  • La différence entre les différentes formes d’espace.
  • Les différentes couleurs appartenant à la gamme chromatique.