Programme d’arts plastiques au Collège, Troisième

La classe de troisième est le dernier niveau de la scolarité obligatoire. Durant cette année les élèves consolident les connaissances et les compétences acquises au collège dans la discipline et vérifient leur efficacité. Le travail effectué vise également à élargir le champ des savoirs et des savoir- faire plastiques dans des domaines artistiques voisins.

L’espace, l’oeuvre et le spectateur

Traditionnellement, les arts plastiques sont considérés comme les arts de l’espace et de la forme. Ces données sont inséparables dans une dialectique du plein et du vide, de l’intérieur et de l’extérieur. La forme se déploie dans l’espace et en même temps, elle le génère. C’est ainsi que tout objet occupe, d’une manière ou d’une autre, un certain volume et manifeste l’espace. Différentes qualités de l’espace nous affectent en fonction de son échelle et de ses mesures, l’espace habitable, l’espace miniaturisé, la vaste étendue naturelle ou urbaine, le monument. Les volumes possèdent également des qualités différentes, géométriques, organiques, ils peuvent aussi être des masses indéterminées ou mouvantes; on les dira alors informes. L’organisation des volumes et des masses dans l’espace constitue le problème fondamental de la création sculpturale, architecturale et monumentale, environnementale, scénique.

Le dessin et la peinture créent également des espaces qui se déploient dans la bidimensionnalité, inventent des équivalents plastiques et suggèrent les dimensions spatiales par leur structuration de la surface et par leurs qualités matérielles. La
question de l’espace et de sa représentation n’est donc pas nouvelle pour les élèves de troisième. Ils l’ont abordée dans leurs différentes productions depuis la classe de sixième. Au niveau de la troisième, cette question sera approfondie. Les situations d’enseignement ouvriront aussi sur de nouvelles études : l’espace comme matériau de l’architecture et des oeuvres environnementales, l’espace comme dimension de la réalité à expérimenter physiquement, l’espace comme dimension de dialogue et d’interaction entre l’oeuvre et le spectateur.

Le programme de troisième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture permettant d’explorer les propriétés de l’espace.

La prise en compte et la compréhension de l’espace de l’oeuvre : il s’agit, pour en comprendre la portée artistique, d’affiner la perception des dimensions de l’espace et du temps comme éléments constitutifs de l’oeuvre: oeuvre in situ, installation, environnement et les différentes temporalités de celles-ci : durée, pérennité, instantanéité. L’espace de présentation de l’oeuvre : rapport entre l’échelle de l’oeuvre et l’échelle du lieu, accrochage, mise en scène, éclairage ; l’espace scénique et ses composants : cube scénique de la représentation picturale et théâtrale, scénographie, profondeur, corps, lumière, son.

L’expérience sensible de l’espace permet d’interroger les rapports entre l’espace perçu et l’espace représenté, la question du point de vue (fixe et mobile), les différents rapports entre le corps de l’auteur et l’oeuvre (geste, posture, performance), entre le corps du spectateur et l’oeuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).

L’espace, l’oeuvre et le spectateur dans la culture artistique.

Il s’agit d’aborder l’oeuvre dans ses dimensions culturelles, sociales et politiques (symbolisation, engagement de l’artiste, oeuvre de commande, oeuvre publique, mécénat) et sa réception par le spectateur. Cette entrée concerne également l’insertion de
l’architecture dans son environnement : intégration, domination, dilution, marquage.

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux.

Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves d’expérimenter et de réaliser des productions en rapport avec l’espace. Ils sont amenés à :

  • Elaborer des travaux bidimensionnels suggérant un espace par des moyens graphiques et picturaux ;
  • Construire ou fabriquer des volumes en tirant parti des qualités physiques et formelles : plein et vide, proportions, lumières, matières, couleurs ;
  • Utiliser les fonctions élémentaires des nouvelles technologies pour concevoir un espace ;
  • Produire in situ ;
  • Exposer leurs travaux selon différentes modalités.

Elles permettent également de modifier des espaces pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Expérimenter physiquement l’espace bâti ;
  • S’emparer du rapport d’échelle et jouer avec les proportions ;
  • Modifier les points de vue fixes et mobiles ;
  • Transformer la perception d’un espace par modification de la lumière, des couleurs, et intrusion d’effets visuels ou d’objets.

Elles permettent de découvrir et de s’approprier l’environnement quotidien. Les élèves sont amenés à :

  • Répertorier des modalités d’exposition : accrochage, mise en scène, mise en espace ;
  • Découvrir des pratiques artistiques contemporaines en relation avec l’espace : in situ, installation, environnement, land art.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractères qui permettent de distinguer la nature des espaces;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie ;
  • Repérer, identifier la fonction des espaces bâtis, leur dimension symbolique, esthétique, politique ;
  • S’ouvrir sur les arts du spectacle vivant : théâtre, danse, cirque.

Compétences artistiques en fin de troisième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace plan (longueur, largeur, proportions) ;
  • Associer différents modes de traduction de l’espace dans une production ;
  • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace) ;
  • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé ;
  • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique ;
  • Transformer la perception d’un espace (représenté naturel ou construit).

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • De mettre en oeuvre les matériels et différents logiciels à des fin de création, d’exposition, de présentation, d’exploiter Internet de manière critique, de diffuser et publier des données. Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :
  • Expérimenter de façon sensible l’espace des oeuvres, l’espace de l’architecture ;
  • Connaître des termes spécifiques aux arts plastiques, à l’architecture, aux arts du spectacle ;
  • Connaître des oeuvres, tant patrimoniales que modernes et contemporaines, des artistes, des courants emblématiques de la relation espace et spectateur ;
  • Appréhender les créations artistiques et architecturales de leur environnement au regard des acquis culturels développés en classe.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer ;
  • Faire preuve de curiosité et d’esprit critique envers l’art sous toutes ses formes ;
  • Travailler en équipe, animer un groupe ;
  • Analyser, argumenter, critiquer, participer à la verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, en rendre compte.

Ces compétences s’acquièrent dans une pratique sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

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Programme de français, Quatrième

Les objectifs et les principes de mise en œuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs doivent se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • les propositions subordonnées circonstancielles de temps (antériorité, simultanéité, postériorité) ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de cause, de conséquence, de but ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de comparaison ;
  • le discours rapporté : le discours indirect (initiation).

Les classes de mots

  • les déterminants indéfinis et les pronoms indéfinis : quantifiants (quantité nulle, égale à un, pluralité) ; non quantifiants ;
  • les mots exclamatifs, les interjections, les onomatopées ;
  • les adverbes (repérage du suffixe -ment ; les adverbes modifiant le sens d’un verbe, d’un adjectif, d’un autre adverbe, de toute la phrase).

Les fonctions

  • l’apposition (sa proximité avec l’attribut, son détachement).

La grammaire du verbe

  • les verbes transitifs (direct, indirect) et intransitifs, les verbes attributifs ;
  • la forme pronominale (les verbes essentiellement pronominaux ; les verbes mis à la forme pronominale de sens réfléchi, réciproque, passif) ;
  • la forme impersonnelle (les verbes essentiellement impersonnels, les verbes mis à la forme impersonnelle) ;
  • analyse complète du verbe (infinitif, groupe, temps, mode, personne, voix, forme) ;
  • le subjonctif dans les propositions indépendante ou principale (valeur de souhait ou de prière, et remplacement de l’impératif à certaines personnes) ;
  • le subjonctif dans les propositions subordonnées conjonctives introduites par que (après un verbe de souhait, de volonté ou de sentiment).

Initiation à la grammaire du texte

  • les connecteurs spatiaux (dans la description),
  • les connecteurs temporels (dans le récit),
  • les connecteurs argumentatifs.

Initiation à la grammaire de l’énonciation

  • la définition et les composantes de la situation d’énonciation (qui parle à qui, quand et où ? Le repérage par rapport au moi-ici-maintenant) ;
  • le fonctionnement des pronoms personnels par rapport à la situation d’énonciation (première et deuxième personnes engagées dans la situation d’énonciation, troisième personne absente de la situation d’énonciation).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • les accords complexes sujet-verbe ;
  • les verbes du troisième groupe présentant des particularités orthographiques (verbes en -dre /-tre…) ;
  • la morphologie de quelques verbes très usités : pouvoir/devoir/valoir/paraître…
  • les déterminants numéraux ;
  • le pluriel des noms composés ;
  • nul, tel, tel quel, quel.

Orthographe lexicale

  • les familles régulières de mots ;
  • les séries préfixales : bi(s)-, dé(s)-, sous-, trans-, con-…
  • les séries suffixales : finales en -oir/-oire ; -ette/-ète ; -otte/-ote…
  • les séries suffixales : l’adverbe en -ment.

Quelques homonymes et homophones

  • distingués par l’accent : des/dès, sur/sûr…
  • autres : l’ai/les ; on/on n’ ; quant/quand/qu’en ; plus tôt/plutôt ; près/prêt…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des sentiments ;
  • vocabulaire du jugement ;
  • vocabulaire des genres et registres littéraires (le lyrisme, le fantastique ; versification et formes poétiques) ;
  • vocabulaire abstrait (initiation).

Notions lexicales

  • figures de style : antithèse, procédés de l’ironie, hyperbole (en lien avec l’étude grammaticale de l’emphase). Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes.

Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les œuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • misère et bonheur ;
  • la critique sociale ;
  • la peur et l’étrange ;
  • l’expression du moi.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. La lettre

Le professeur fait lire, sous forme d’un groupement de textes, des lettres, par exemple des auteurs suivants : Madame de Sévigné, Voltaire, Denis Diderot, George Sand.

2. Le récit au XIX° siècle

Le professeur fait lire au moins deux oeuvres choisies dans les deux entrées suivantes :

  • une nouvelle réaliste et/ou une nouvelle fantastique, intégralement ;
  • un roman, intégralement ou par extraits.

Les oeuvres sont choisies parmi celles d’auteurs français ou étrangers : Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Prosper Mérimée, George Sand, Théophile Gautier, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Emile Zola ; E. T. A. Hoffmann, Alexandre Pouchkine, Edgar Allan Poe, Nicolas Gogol, Charlotte ou Emily Brontë, Ivan Tourgueniev.

3. Poésie : le lyrisme

Le professeur fait lire des poèmes d’époques variées empruntés par exemple aux auteurs suivants :

  • Moyen Age : Rutebeuf, François Villon ;
  • XVIe siècle : Louise Labé, Joachim du Bellay, Pierre de Ronsard ;
  • XIX° siècle : Marceline Desbordes-Valmore, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Jules Laforgue ;
  • XXe et XXIe siècles : Charles Péguy, Anna de Noailles, Guillaume Apollinaire, Marie Noël, Jules Supervielle, Paul Eluard, Louis Aragon, Georges Schéhadé, François Cheng.

4. Théâtre : faire rire, émouvoir, faire pleurer

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une pièce d’un des auteurs suivants :

  • Molière : par exemple Les Précieuses ridicules, Georges Dandin, L’Avare ;
  • Pierre Corneille : Le Cid ;
  • Alfred de Musset : par exemple Les Caprices de Marianne, Fantasio, On ne badine pas avec l’amour ;
  • Victor Hugo, une pièce du Théâtre en liberté ;
  • Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac ;
  • Jean Anouilh : une pièce « rose » ou une pièce « grinçante ».

5. Etude de l’image

En classe de Quatrième, l’étude de l’image privilégie les fonctions explicative et informative. Les rapports entre texte et image sont approfondis autour de la notion d’ancrage. L’étude peut porter sur le thème de la critique sociale, qui est approfondi en Troisième, à travers la caricature, le dessin d’humour ou le dessin de presse. L’image peut aussi contribuer à la compréhension des caractéristiques du romantisme : on songe notamment à des tableaux tels que Le Voyageur au-dessus de la mer des nuages de Caspar David Friedrich ou à des scènes de tempête par exemple chez Vernet.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

L’objectif à atteindre pour la classe de Quatrième est la rédaction d’un texte correct et cohérent de deux pages (40 lignes environ). Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Les écrits attendus gagnent en complexité parallèlement à l’approfondissement de la connaissance des genres et formes littéraires. L’élève recourt à des techniques et procédés étudiés dans les textes. Le professeur initie l’élève à la rédaction du résumé d’un récit ou d’une scène de théâtre, ainsi qu’à la rédaction de paragraphes argumentés.

2. Modalités de mise en oeuvre

Comme dans les classes précédentes, le professeur veille à favoriser l’inventivité des élèves et le goût d’écrire en variant les exercices. L’apprentissage du vocabulaire des sentiments enrichit les textes écrits par les élèves. L’initiation au vocabulaire de l’abstraction, du jugement et du raisonnement leur donne les éléments nécessaires à la rédaction de réponses argumentées et à l’expression justifiée de leur point de vue.

Le professeur est attentif, plus encore que dans les classes précédentes, à la précision du lexique et à la correction de l’expression, en systématisant l’usage du brouillon. L’élève utilise autant qu’il est nécessaire des dictionnaires variés et des ouvrages encyclopédiques.

3. Travaux d’écriture

  • récits à contraintes narratives particulières : changement de points de vue, variations chronologiques ;
  • fragments d’une nouvelle réaliste ou fantastique ;
  • récits brefs illustrant un trait de caractère d’un héros ;
  • textes poétiques variés, favorisant l’expression de soi ;
  • scènes de théâtre : l’attention est portée en particulier sur l’enchaînement et la progression du dialogue ;
  • réponses argumentées à des questions de lecture analytique et expression justifiée d’un point de vue ;
  • prolongement narratif en relation avec les oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts.

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’une nouvelle réaliste ou fantastique.

IV. L’expression orale

En Quatrième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. La pratique du dialogue entre les élèves est enrichie et approfondie : dialogue explicatif ou argumentatif, dans lequel chacun présente son point de vue, accepte et comprend celui d’autrui et le prend en compte. On passe progressivement de situations à deux interlocuteurs à des situations plus complexes (interlocuteurs nombreux, échanges avec un groupe). Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Dans une perspective plus largement européenne, les thématiques « Arts, espace et temps » et « Arts, ruptures, continuités » constituent celles qui permettent le mieux d’aborder des mouvements artistiques et culturels des XVIII° et XIX° siècles. Le retour à l’antique contraste avec les mouvements nouveaux et l’entrée dans l’âge de la modernité (romantisme, réalisme, impressionnisme). Le domaine « Arts du spectacle vivant » invite, quant à lui, à mettre l’accent sur les représentations de la société ou l’expression du moi.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de français, Sixième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase verbale/non verbale ;
  • la phrase simple (un seul noyau verbal) ;
  • les quatre types de phrase (déclarative, interrogative, injonctive, exclamative) ;
  • la phrase affirmative/ la phrase négative ;
  • l’interrogation totale et l’interrogation partielle (marques écrites et orales) ;
  • initiation à la phrase complexe (plusieurs noyaux verbaux).

Les classes de mots

  • le nom et ses déterminants : les articles, indéfinis, définis, partitifs ; distinction entre des article indéfini, des article défini contracté ; du démonstratif ;
  • le verbe (savoir l’analyser en donnant son infinitif, son groupe, son temps, son mode, sa personne ; cette analyse se complexifiera au fur et à mesure que la connaissance du verbe sera approfondie) ;
  • les pronoms : les pronoms personnels (leurs formes et leurs fonctions ; distinction entre la, les déterminants et pronoms) ; les pronoms possessifs ; les pronoms démonstratifs ;
  • l’adjectif qualificatif (il s’ajoute au nom pour le qualifier, s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie).

Les fonctions grammaticales

  • le sujet du verbe (le groupe nominal et le pronom ; le sujet déplacé ou inversé) ;
  • les compléments d’objet du verbe (direct, indirect, second) ;
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels (mobiles et supprimables, valeurs de moyen et de manière, de temps et de lieu) ;
  • l’épithète ;
  • l’attribut du sujet ; (distinction attribut / complément d’objet direct).

La conjugaison du verbe

  • l’infinitif et les trois groupes verbaux ;
  • l’indicatif (temps simples et temps composés ; y compris le conditionnel) : étude systématique, avec décomposition des formes en éléments ;
  • l’impératif.

Les valeurs des temps verbaux

  • se situer dans le temps : passé / présent / futur ; – le présent (présent de vérité générale, présent d’actualité, présent de narration) ;
  • le passé simple et l’imparfait (premier plan et arrière-plan dans un récit ; l’imparfait dans la description ; le passé simple dans la narration ; action ou état borné/non borné) ;
  • le passé composé (extension de son usage due à la disparition du passé simple à l’oral) ;
  • le futur (valeur temporelle de projection dans l’avenir ; valeurs modales de futur catégorique ou de futur de supposition).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • les accords dans le groupe nominal (l’adjectif, le déterminant, le nom) ;
  • l’accord simple sujet-verbe et sujet-attribut ;
  • l’accord du participe passé avec être et avoir (cas simples) ;
  • la morphologie du verbe à l’indicatif : 1er, 2e et 3e groupes, en lien avec les conjugaisons du programme (les verbes morphologiquement réguliers) ;
  • les pluriels en -aux, -eux, -oux ;
  • la ponctuation : les divers points, la virgule, les guillemets, les parenthèses, les tirets.

Orthographe lexicale

  • les signes auxiliaires : tréma, apostrophe, trait d’union ;
  • l’accentuation de e ;
  • majuscule ou minuscule.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : à/a ; la/l’a/l’as/là ; mur/mûr…
  • autres : et/est ; mais/mes ; on/ont ; ce/se ; ces/ses ; son/sont…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se constituent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des émotions ;
  • vocabulaire des religions (croyances et pratiques religieuses dans l’Antiquité) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (conte, récit).

Notions lexicales

  • formation des mots : radical, préfixation, suffixation, composition, dérivation, familles de mots, initiation à l’étymologie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • niveaux de langue ;
  • reprises et substituts du nom (en lien avec l’étude des classes grammaticales : les noms et pronoms) ;
  • synonymie, antonymie, paronymie.

Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • la métamorphose ;
  • les attitudes et mouvements du corps ;
  • l’art de la narration ;
  • les jeux sur les mots et sur les sons.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire.

Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprend la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou une adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale.

Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Textes de l’Antiquité

Le professeur fait lire des extraits choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Le Récit de Gilgamesh*;
  • La Bible*,
  • L’Iliade*, L’Odyssée* d’Homère ;
  • L’Enéide* de Virgile ;
  • Les Métamorphoses* d’Ovide.

2. Contes et récits merveilleux

Le professeur fait lire au moins deux contes choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Les Mille et Une Nuits* ;
  • Contes de Charles Perrault, de Madame d’Aulnoy, des frères Grimm, de Hans-Christian Andersen ;
  • Alice au pays des merveilles* de Lewis Carroll ;
  • Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ;
  • Petit Bodiel et autres contes de la savane ; Il n’y a pas de petite querelle de Amadou Hampâté Bâ ;
  • Contes, Nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop ;
  • La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre de Léopold Sédar Senghor.

3. Initiation à la poésie

Le professeur choisit :

  • des poèmes en vers réguliers, des poèmes en vers libres ou variés, des calligrammes, des haïkus ou des chansons, du Moyen Age au XXI° siècle, pour faire découvrir la diversité des formes et motifs poétiques ;
  • des Fables de Jean de La Fontaine (choisies dans les Livres I à VI).

4. Initiation au théâtre

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une pièce de Molière : par exemple Le Médecin volant, L’Amour médecin, Le Médecin malgré lui, Le Sicilien ou l’amour peintre ;
  • une courte pièce, choisie par exemple parmi celles des auteurs du XX° siècle suivants : Jean Tardieu, Roland Dubillard, René de Obaldia.

5. Etude de l’image

L’approche de l’image est toujours mise en relation avec des pratiques de lecture, d’écriture ou d’oral. Elle est renforcée par l’initiation à l’histoire des arts. La lecture de l’image a sa place en préparation, accompagnement, prolongement des textes et thèmes abordés durant l’année : en classe de Sixième, le professeur puise principalement dans l’iconographie très riche liée aux textes de l’Antiquité et à leur représentation au fil des siècles. Il procède aussi à l’étude comparative d’images représentant les mêmes épisodes, par exemple le jugement de Pâris, la chute de Troie, la rencontre des Sirènes ou encore la construction de la tour de Babel ; la confrontation des différentes versions d’un même sujet conduit l’élève à réfléchir sur les intentions des artistes, sur la visée de leurs oeuvres respectives.

Le professeur fait prendre conscience de l’existence de différents types d’images fixes et animées (tableaux, photographies, publicité, bandes dessinées, films…), ainsi que de leurs différentes fonctions. Parmi celles-ci, il privilégie la fonction narrative, pour laquelle les fresques, les polyptyques ou la bande dessinée, entre autres, fournissent des exemples. En ce qui concerne les outils d’analyse, des entrées simples, aisées à mettre en oeuvre, sont retenues pour la Sixième : premières notions de cadrage, de composition, dont l’étude des plans.

III. L’expression écrite

L’écriture s’apprend : elle nécessite dès la Sixième un enseignement rigoureux et un entraînement régulier.

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Sixième est la rédaction d’un texte narratif correct et cohérent d’une page environ (une vingtaine de lignes). L’élève doit pouvoir présenter son texte de manière lisible, avec une graphie claire et régulière. Il doit veiller à la correction de la langue et de la ponctuation. Il apprend à organiser son texte en paragraphes et à ménager des alinéas. En Sixième, on privilégie la rédaction de textes narratifs dans lesquels l’élève exerce ses capacités d’invention. Il peut y insérer des descriptions et des dialogues.

2. Modalités de mise en oeuvre

Le professeur saisit toutes les occasions pour susciter le goût et le plaisir d’écrire. Il fait prendre conscience à l’élève du rôle de l’écrit dans notre société. Il veille à varier les consignes, les types d’exercices et les modes d’évaluation. Pour développer les compétences rédactionnelles de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il incite l’élève à recourir aux dictionnaires dans la phase d’écriture. L’élève utilise régulièrement le brouillon, puisque c’est le lieu de l’invention et de l’organisation des idées. Il comprend ainsi la nécessité de revenir sur son propre travail afin de l’améliorer.

L’apprentissage de l’écriture passe par une pratique régulière et progressive. Le professeur initie progressivement l’élève à l’élaboration d’une trace écrite : préparation, synthèse ou réinvestissement du travail effectué en classe. Des séances spécifiques sont par ailleurs consacrées à l’expression écrite. A partir d’une recherche d’idées, guidée par le professeur ou librement menée, l’élève peut effectuer une exploration du langage, de ses ressources et de ses contraintes. En ce sens, l’apprentissage de l’écriture est étroitement lié à l’étude de la langue et s’appuie de façon rigoureuse sur l’étude du lexique et des structures grammaticales. L’élève s’habitue aussi peu à peu à structurer ses écrits en améliorant leur cohérence. Les textes littéraires fournissent des modèles à imiter, permettant de s’inspirer fructueusement de leur structure (celle du conte ou de la fable par exemple), de la thématique qu’ils développent, de leur mise en mots. Il est souhaitable les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Modeste dans sa longueur et son contenu au début de la Sixième, il s’étoffe et s’enrichit au cours de l’année. Ponctuellement, un devoir déjà rédigé peut donner lieu à une réécriture partielle et personnelle afin de l’améliorer. L’utilisation du traitement de texte, et plus largement des TIC, peut apporter une aide précieuse dans les différentes étapes de la rédaction.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle (l’élève peut éventuellement y exprimer sa propre appréciation, ses émotions et ses sensations) ;
  • écrits en relation avec le programme de lecture : une courte fable, un conte ou une partie de conte, un épisode épique, une courte scène de théâtre ;
  • textes favorisant l’expression poétique ;
  • narrations à partir des oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels).

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un conte.

IV. L’expression orale

En classe de Sixième, l’apprentissage de l’oral vise prioritairement les objectifs suivants :

  • identifier les différentes situations de communication orale et ce qu’elles impliquent ;
  • s’exprimer de façon audible et compréhensible, dans un niveau de langue approprié ;
  • écouter et prendre en compte la parole d’autrui ;
  • raconter une expérience (épisode vécu, lecture, film, visite …).

Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation, en insistant sur la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

La priorité est accordée à l’Antiquité, l’étude des textes fondateurs permettant de mettre en valeur la thématique « Arts, mythes et religions ». C’est l’occasion de sensibiliser les élèves au fait religieux et de leur faire découvrir, en liaison avec la lecture des textes, des oeuvres d’art antique et moderne, leur attention se portant principalement sur des sujets et des figures mythiques. Certains textes appellent un regard sur le travail des illustrateurs, sur la représentation du texte théâtral ou cinématographiques. L’écoute d’oeuvres musicales peut aussi compléter l’étude littéraire de certains textes.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale


Programme d’histoire des arts

« L’enseignement de l’histoire des arts est un enseignement de culture artistique partagée. Il concerne tous les élèves. Il est porté par tous les enseignants. Il convoque tous les arts. Son objectif est de donner à chacun une conscience commune : celle d’appartenir à l’histoire des cultures et des civilisations, à l’histoire du monde. Cette histoire du monde s’inscrit dans des traces indiscutables : les oeuvres d’art de l’humanité. L’enseignement de l’histoire des arts est là pour en donner les clés, en révéler le sens, la beauté, la diversité et l’universalité. »

  • Le programme concernant l’histoire des arts (août 2008) est disponible ici : histoire-des-arts.
  • Vous pouvez enfin écouter les propos du directeur de l’enseignement scolaire sur le sujet à l’occasion de notre entretien de rentrée.

Programme de français, Cinquième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase complexe : la coordination et la juxtaposition ;
  • la phrase complexe (suite) : la subordination (repérer la principale et les subordonnées) ;
  • les propositions subordonnées relatives et les propositions subordonnées conjonctives (première approche : les distinguer selon que le subordonnant a ou n’a pas de fonction dans la subordonnée qu’il introduit) ;
  • la subordonnée interrogative indirecte (totale ou partielle) ;
  • le discours rapporté : le discours direct.

Les classes de mots

  • les mots exprimant les degrés de l’adjectif (degrés d’intensité, comparatif et superlatif) ;
  • les mots exprimant la négation (y compris la négation exceptive ne…que) ;
  • les mots exprimant l’interrogation ;
  • les conjonctions de coordination ;
  • les prépositions (introduisant un complément de verbe, de nom, d’adjectif, ou un complément circonstanciel ; les multiples emplois de de et à) ;
  • les pronoms relatifs.

Les fonctions grammaticales

  • le groupe nominal et ses expansions (complément du nom, subordonnée relative);
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels de cause, de but, de conséquence, de comparaison ;
  • le complément d’agent.

La conjugaison

  • le subjonctif présent ;
  • la voix active et la voix passive.

Les valeurs des temps verbaux

  • les valeurs des temps composés (l’accompli et l’antériorité).

Les valeurs et emplois des modes verbaux

  • l’indicatif (inscription dans le réel) et le subjonctif (imagination en pensée) ;
  • le conditionnel en emploi modal (conditionnel de l’information incertaine, conditionnel d’atténuation ou de politesse, conditionnel du jeu ou de l’imaginaire) ;
  • les modes non personnels du verbe (infinitif, participe, gérondif) ; la distinction des formes en -ant (gérondif, participe présent, adjectif verbal).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • l’accord du participe passé des verbes avec les auxiliaires être et avoir (cas complexes, à l’exclusion des verbes pronominaux) ;
  • les verbes du premier groupe présentant des particularités orthographiques (verbes en -cer / -ger / -eler / -eter / -yer…) ;
  • la morphologie de certains verbes irréguliers : aller, asseoir, dire, faire, savoir, vouloir…
  • les adjectifs qualificatifs de couleur.

Orthographe lexicale

  • les principales prépositions ;
  • les préfixes et suffixes usuels d’origine latine ;
  • les préfixes usuels d’origine grecque.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : ou/où ; ça/çà ;
  • autres : sans/s’en ; dans/d’en ; peu/peut ; ni/n’y ; si/s’y/ci…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des sensations ;
  • vocabulaire des valeurs (références à une société ou à une période découverte à travers les oeuvres étudiées en classe) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (roman, comédie).

Notions lexicales

  • polysémie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • figures de style (comparaison et métaphore : initiation) ;
  • mots génériques / mots spécifiques.

Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes. Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • le portrait physique et moral ;
  • l’univers médiéval ;
  • paysages et décors ;
  • le rire.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Littérature du Moyen Age et de la Renaissance

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une oeuvre choisie parmi les propositions suivantes :

  • une chanson de geste : par exemple La Chanson de Roland* ;
  • un roman de chevalerie de Chrétien de Troyes : par exemple Lancelot ou le Chevalier à la charrette*, Yvain ou le Chevalier au lion*, Perceval ou le Conte du Graal* ;
  • Tristan et Yseult * ;
  • Le Roman de Renart * ;
  • un fabliau ou une farce : par exemple La Farce de Maître Pathelin*.

2. Récits d’aventures

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, une oeuvre choisie par exemple parmi les oeuvres suivantes :

  • – Le Livre des merveilles de Marco Polo ;
  • – Robinson Crusoé* de Daniel Defoe ;
  • – L’Ile au trésor de Robert Louis Stevenson ;
  • – un roman de Jules Verne ;
  • – Croc-Blanc, L’Appel de la forêt de Jack London ;
  • – Le Lion de Joseph Kessel
  • – Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier ;
  • – Mondo et autres histoires de J.M.G Le Clézio.

3. Poésie : jeux de langage

Le professeur privilégie l’étude du rapport entre forme et signification à partir d’un choix de poèmes d’époques variées empruntés par exemple aux auteurs suivants :

  • Moyen Age – XVI° siècle : Charles d’Orléans, Clément Marot, initiation aux poèmes à forme fixe ;
  • XVII° siècle : Jean de La Fontaine, Fables (choisies dans les livres VII à XII) ;
  • XIX° siècle : Victor Hugo, Alfred de Musset, Charles Cros, Paul Verlaine, Tristan Corbière, Arthur Rimbaud ;
  • XX° siècle : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Robert Desnos, Eugène Guillevic, Jacques Prévert, Malcolm de Chazal, Raymond Queneau, Claude Roy, Boris Vian, Jacques Roubaud.

4. Théâtre : la comédie

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une comédie de Molière, choisie par exemple parmi les pièces suivantes : Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Le Malade imaginaire ;
  • une comédie courte choisie par exemple parmi celles des auteurs suivants : Georges Feydeau, Georges Courteline ou Jules Renard.

5. Etude de l’image

En classe de Cinquième, le professeur s’intéresse prioritairement à la représentation des époques médiévale et classique. Il poursuit l’étude des fonctions de l’image, en insistant sur la fonction descriptive. Il propose aux élèves une première approche des rapports entre texte et image (illustration, complément, contrepoint), par exemple lors de l’analyse d’enluminures.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Cinquième est la rédaction d’un texte correct et cohérent d’une page et demie (30 lignes environ), dans le respect des consignes données. L’élève doit être capable, en Cinquième, de maîtriser la narration et la description. Les récits qu’il écrit peuvent également inclure des dialogues. Afin d’approfondir les compétences d’écriture de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il s’attache à développer la capacité et le goût d’écrire, en faisant rédiger des textes variés.

2. Modalités de mise en oeuvre

Les modalités générales ne se différencient pas d’une année à l’autre. Le professeur continue à faire écrire des textes brefs, de forme et d’usage variés. Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. D’une page environ au début de la Cinquième, il s’enrichit et s’étoffe au cours de l’année. Pour parvenir à ces objectifs, le professeur propose des exercices d’écriture diversifiés, réguliers et fréquents. Il entraîne l’élève à enrichir et moduler son expression en s’appuyant sur le travail conduit dans les séances spécifiques d’apprentissage du lexique. La maîtrise de l’écrit passe nécessairement par la maîtrise de la syntaxe et de l’orthographe : l’articulation entre le programme de grammaire et les activités d’écriture trouve sa pleine justification. Les exercices donnent chacun matière à diverses formes d’évaluation, notées ou non. Dans la continuité de la classe de Sixième, le professeur privilégie la rédaction de textes narratifs et descriptifs, en lien avec le programme de lecture (fabliaux, récits d’aventure et de chevalerie). Au cours des activités de lecture, il s’attache à faire percevoir les caractéristiques et le rôle de la description et des dialogues. Parallèlement, l’élève apprend à les rédiger et, le cas échéant, à les insérer dans ses propres écrits. Pour favoriser cet apprentissage de l’écriture, le recours au traitement de texte, aux TIC, en relation avec l’enseignement reçu en technologie, se révèle utile. Le professeur se montre particulièrement attentif à l’utilisation du brouillon. La reformulation écrite d’énoncés et la rédaction de synthèses sont généralisées au cours de toutes les activités de la classe de français.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle incluant l’expression de sentiments ;
  • descriptions de lieux divers ;
  • portraits de personnages réels, imaginaires ou inspirés d’une œuvre étudiée ;
  • dialogues fictifs ou réels, invention ou transcription d’une interview ;
  • récits inspirés par les œuvres étudiées : épisode d’un récit de chevalerie ou d’un récit d’aventure, court fabliau ;
  • scènes de théâtre comique imitées des œuvres lues ;
  • textes poétiques variés : initiation à l’écriture poétique contrainte ou libre ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels), notamment en relation avec les œuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts.

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un fabliau.

IV. L’expression orale

En Cinquième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis dès la classe de Sixième. Parmi les exercices, la description est privilégiée : on attend de l’élève qu’il présente de façon organisée une personne, un objet, un lieu, en s’appuyant sur un vocabulaire précis et varié. Le professeur commence à développer des situations d’expression orale qui permettent aux élèves de dialoguer entre eux, par exemple dans le cadre des études de textes et lors de dialogues fictifs avec jeux de rôles. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Parmi les thématiques laissées au choix du professeur, celle d’« Art, Etats et pouvoirs » peut permettre d’aborder des thèmes comme l’architecture des châteaux (Moyen Âge, Renaissance, XVII° siècle), l’art de Cour (la comédie-ballet) et la place de l’écrivain à la Cour (en particulier celle de Versailles), conjuguant alors des domaines aussi variés que les « Arts du visuel », «les « Arts du son », les « Arts du spectacle vivant » et les « Arts de l’espace ».

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme de français, Troisième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • les propositions subordonnées circonstancielles de concession et d’opposition ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de condition (incluant si et le système hypothétique) ;
  • les discours rapportés : discours direct, indirect ; initiation au discours indirect libre.

Les classes de mots

  • les conjonctions de subordination (révision de toutes les valeurs circonstancielles, différence entre que et les autres conjonctions, relations sémantiques établies par les conjonctions de subordination) ;
  • que : révision de ses différentes classes grammaticales (pronom interrogatif, relatif, adverbe, conjonction de subordination, « béquille » du subjonctif).

Les fonctions

  • l’attribut du COD (sa distinction d’avec l’épithète : son extériorité par rapport au groupe nominal COD ; les verbes qui l’introduisent) ;
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels de condition, d’opposition et de concession.

La grammaire du verbe

  • le subjonctif passé ; aperçu des temps du passé ; mémorisation d’au moins la troisième personne du singulier de l’imparfait ;
  • le subjonctif dans les subordonnées relatives ;
  • le subjonctif en proposition subordonnée circonstancielle (concession, condition, cause niée, but, temporelles du type avant que) ;
  • le conditionnel : (approfondissement) emploi temporel de futur du passé, emploi modal dans le système hypothétique (valeurs de potentiel/irréel du présent, irréel du passé) ;
  • les périphrases verbales (aller + infinitif, venir de + infinitif, faire + infinitif, laisser + infinitif, devoir + infinitif).

Initiation à la grammaire du texte

  • les reprises anaphoriques ;
  • thème (ce dont on parle) et propos (ce qu’on dit sur le thème) ;
  • l’emphase (mise en valeur du thème par son détachement, mise en valeur du propos par le présentatif).

Initiation à la grammaire de l’énonciation

  • les mots qui prennent sens dans la situation d’énonciation (les embrayeurs) ;
  • les mots renvoyant à l’énonciateur, à ses sentiments, à ses croyances (les modalisateurs) ;
  • initiation à l’implicite (les présupposés et les sous-entendus).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • l’accord de l’attribut du COD ;
  • le participe présent et l’adjectif verbal ;
  • le participe passé suivi d’un infinitif ;
  • l’accord du participe passé des verbes pronominaux ;
  • l’accord du participe passé d’un verbe impersonnel ;
  • l’orthographe et l’accord de demi, leur, même, quelque(s), quel(s) que, quelle(s)…que, tout.

Orthographe lexicale

  • le doublement des consonnes ;
  • les familles de mots irrégulières (donner/donateur, nommer/nominal,…) ;
  • les dérivés des mots en – ion (attention, suspension,…).

Quelques homonymes et homophones

  • distingués par l’accent : du/dû, cru/crû…
  • autres : quoique/quoi…que ; quel(le) / qu’elle, quelque / quel…que…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des genres et registres littéraires (l’écriture de soi, le tragique) ;
  • vocabulaire de l’argumentation ;
  • vocabulaire du raisonnement (conséquence, opposition et concession) ;
  • vocabulaire abstrait (concepts et notions).

Notions lexicales

  • dénotation et connotation ;
  • modalisation (en lien avec l’étude grammaticale des modalisateurs) ;
  • notion d’implicite ;
  • termes évaluatifs (péjoratifs et mélioratifs).

Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes. Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • temps et souvenir ;
  • la violence des sentiments ;
  • l’engagement ;
  • réflexion et questionnement ;
  • l’homme et la société.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Formes du récit aux XX° et XXI° siècles

Le professeur fait lire au moins deux oeuvres, en lecture intégrale ou par extraits, choisies dans les deux entrées suivantes :

  • Récits d’enfance et d’adolescence : L’élève étudie par exemple l’une des oeuvres suivantes : Colette, Sido, La Maison de Claudine, Albert Cohen, Le Livre de ma mère, Nathalie Sarraute, Enfance, Fred Uhlman, L’Ami retrouvé, Hervé Bazin, Vipère au poing, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, Romain Gary, La Promesse de l’aube, Italo Calvino, Le Baron perché, Driss Chraïbi, La Civilisation, ma mère ! Camara Laye, L’Enfant noir, Amos Oz, Soudain dans la forêt profonde, Annie Ernaux, La Place, Tahar Ben Jelloun, L’Enfant de sable, Andreï Makine, Le Testament français.
  • Romans et nouvelles des XX° et XXI° siècles porteurs d’un regard sur l’histoire et le monde contemporains : le choix est laissé à l’appréciation du professeur.

2. La poésie dans le monde et dans le siècle :

  • La poésie engagée : Le professeur fait lire un ou plusieurs textes choisis par exemple parmi les poètes suivants : Paul Eluard, Louis Aragon, Federico Garcia Lorca, Jacques Prévert, Robert Desnos, Pablo Neruda, René Char, Yannis Ritsos, Aimé Césaire.
  • Nouveaux regards sur le monde dans la poésie contemporaine : Le professeur fait lire un ou plusieurs textes choisis par exemple parmi les auteurs suivants : Paul Claudel, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Francis Ponge, Henri Michaux, Edouard Glissant. Il peut étendre le corpus à la chanson à texte.

3. Théâtre : continuité et renouvellement

  • De la tragédie antique au tragique contemporain : Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une pièce choisie dans l’oeuvre des auteurs suivants : Sophocle, Euripide, William Shakespeare, Pierre Corneille, Jean Racine, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Eugène Ionesco, Jean Anouilh, Albert Camus.
  • Le professeur peut faire découvrir aux élèves le théâtre contemporain dans sa diversité et aborder la relation entre texte et représentation, en tenant compte de la collaboration entre les auteurs dramatiques et les metteurs en scène.

4. Etude de l’image

En classe de Troisième, le professeur privilégie l’étude de l’image comme engagement et comme représentation de soi. C’est la fonction argumentative de l’image qui est développée, pour laquelle on peut analyser le fonctionnement de certaines publicités. Le professeur fournit aux élèves des outils d’analyse pour l’image animée ; il les fait réfléchir à la problématique de l’adaptation d’une oeuvre littéraire pour le cinéma ou la télévision.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

La dernière année du collège doit à la fois consolider et compléter les acquis des années précédentes, assurer la maîtrise d’écrits nécessaires à la vie de tout citoyen et permettre aux élèves d’accéder à des formes d’écrits qui les préparent à entrer dans les classes de lycée. L’objectif à atteindre pour la classe de Troisième est la rédaction d’un texte correct et cohérent de plus de deux pages (40 lignes environ). Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Les activités d’écriture permettent à l’élève d’affiner l’expression de soi, de développer et d’affirmer son point de vue dans l’argumentation, de mettre l’accent sur l’implication et l’engagement (opinion, conviction, émotion), ou au contraire, la mise à distance et le détachement (objectivité, distance critique, humour).

2. Modalités de mise en oeuvre

La rédaction de récits complexes s’appuie à la fois sur les séances de lecture analytique et les séances d’apprentissage spécifique du lexique : écrire suppose en effet un enrichissement constant du vocabulaire. L’élève doit aussi consolider ses connaissances grammaticales et orthographiques pour améliorer son expression et rédiger dans une langue correcte, précise et variée. Tout texte doit respecter la présentation en paragraphes. L’usage du brouillon est systématique, comme dans les classes précédentes.

Le professeur apprend à l’élève à maîtriser l’expression de soi. Il l’initie à une écriture complexe combinant expression de soi et récit, ou récit et argumentation. Il privilégie également la rédaction de réponses argumentées à des questions portant sur les textes littéraires, notamment à l’aide d’un lexique approprié et de références claires aux passages étudiés. Le programme de Troisième invite l’élève à s’interroger sur les problèmes de l’humanité et les grandes questions de notre monde et de notre temps. Le professeur propose donc régulièrement à l’élève des travaux écrits l’incitant à donner son avis en le justifiant.

Dans toutes les activités du cours de français, l’élève doit se montrer capable de rédiger une synthèse, à partir d’une trace écrite au tableau ou de recherches personnelles. Il s’initie à la prise de notes. Dans le cadre des travaux d’écriture qu’elles contribuent à faciliter, à diversifier et à enrichir, mais aussi dans la perspective de la validation du B2i, les élèves utilisent les TIC et plus particulièrement le traitement de texte.

3. Travaux d’écriture

  • écriture narrative :
      • a. récits autobiographiques, lettre fictive : à partir d’une situation d’énonciation définie, combinant la narration d’un événement et l’expression de sentiments ;
      • b. récits complexes : ayant pour cadre le monde réel ou imaginaire ; présentant une utilisation complexe de la chronologie ; insérant des passages descriptifs et des paroles rapportées directement ou indirectement ; présentant des changements de point de vue ;
  • résumé d’un texte narratif ou documentaire ;
  • écriture d’une scène tragique : en particulier, transposition d’un passage romanesque en scène de théâtre ;
  • textes poétiques favorisant l’expression de soi ; intégrant le souvenir d’une expérience personnelle ou d’un témoignage ;
  • rédaction d’un article de presse, par exemple une critique de film ou d’oeuvre littéraire ;
  • écrit argumentatif : au collège, on exige seulement la présentation d’une prise de position étayée par quelques arguments et exemples ; ce type d’écrit sera développé au lycée.
  • écrits d’entraînement au diplôme national du brevet (DNB).

IV. L’expression orale

En Troisième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. Le professeur veille à ce que les élèves approfondissent l’entraînement au dialogue, notamment dans sa forme plus complexe que constitue le débat. Cet exercice d’argumentation porte sur des sujets précis, limités, choisis en relation avec l’étude des textes lus. Il fait l’objet d’un apprentissage spécifique et demande une préparation minutieuse. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Sans exclure les thématiques qui concernent l’histoire des arts, le thème « Arts, Etats et pouvoirs » est particulièrement porteur dans la perspective d’une ouverture au monde entier et à l’époque contemporaine. Il sera traité par le professeur de français dans le cadre qui est le sien : échanges entre écrivains et artistes ; correspondances entre oeuvres littéraires et oeuvres musicales ou plastiques ; mise en scène et jeu théâtral.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Pour aller plus loin avec LeWebPédagogique

Retrouvez l’ensemble des matières de votre filière, sous forme de fiches de révisions, de quiz, d’annales corrigées, de cours, de vidéos, etc., sur le blog Brevet !

Programme de mathématiques, Troisième

Les objectifs généraux et l’organisation de l’enseignement des mathématiques décrits dans l’introduction générale des programmes de mathématiques pour le collège demeurent valables pour la classe de troisième : consolider, enrichir et structurer les acquis des classes précédentes, conforter l’acquisition des méthodes et des modes de pensée caractéristiques des mathématiques, développer la capacité à utiliser les mathématiques dans différents domaines (vie courante, autres disciplines), notamment à l’occasion de l’étude de thèmes de convergence.

À la fin de cette classe terminale du collège, la maîtrise par les élèves de plusieurs types de savoirs est visée :

  • dans le domaine des nombres et du calcul : calcul numérique (nombres entiers, décimaux et fractionnaires, relatifs ou non, proportionnalité) et premiers éléments de calcul littéral ;
  • dans le domaine de l’organisation et la gestion de données : premiers éléments de base en statistique descriptive et en probabilité ;
  • dans le domaine géométrique : figures de base et propriétés de configurations du plan et de l’espace ;
  • dans le domaine des grandeurs et de la mesure : grandeurs usuelles, grandeurs composées et changements d’unités ;
  • dans le domaine des TICE : utilisation d’un tableur-grapheur et d’un logiciel de construction géométrique.

Note : les points du programme (connaissances et capacités) qui ne sont pas exigibles pour le socle commun des connaissances et des compétences sont en italiques. Certains commentaires ou exemples d’activités, liés à des connaissances et des capacités qui ne font pas partie du socle, sont écrits en italique dans la troisième colonne mais correspondent à des situations que doivent travailler tous les élèves car ces connaissances et ces capacités restent des objectifs d’enseignement du programme.

1. Organisation et gestion de données, fonctions

L’un des objectifs est de faire émerger progressivement, sur des exemples, la notion de fonction en tant que processus faisant correspondre, à un nombre, un autre nombre. Les exemples mettant en jeu des fonctions sont issus de situations concrètes ou de thèmes interdisciplinaires. Les fonctions linéaires et affines apparaissent alors comme des exemples particuliers de tels processus. L’utilisation des expressions « est fonction de » ou « varie en fonction de », amorcée dans les classes précédentes, est poursuivie et est associée à l’introduction de la notation f(x). L’usage du tableur grapheur contribue aussi à la mise en place du concept, dans ses aspects numériques comme dans ses aspects graphiques. La notion d’équation de droite n’est pas au programme de la classe de troisième. Pour les séries statistiques, l’étude des paramètres de position est poursuivie : médiane et quartiles. Une première approche de la dispersion est envisagée. L’éducation mathématique rejoint ici l’éducation du citoyen : prendre l’habitude de s’interroger sur la signification des nombres utilisés, sur l’information apportée par un résumé statistique. De même, c’est pour permettre au citoyen d’aborder l’incertitude et le hasard dans une perspective rationnelle que sont introduits les premiers éléments relatifs à la notion de probabilité.

2. Nombres et Calculs

La pratique du calcul numérique (exact ou approché) sous ses différentes formes en interaction (calcul mental, calcul à la main, calcul à la machine ou avec un ordinateur) a les mêmes objectifs que dans les classes antérieures :

  • maîtrise des procédures de calcul effectivement utilisées ;
  • acquisition de savoir-faire dans la comparaison des nombres ;
  • réflexion et initiative dans le choix de l’écriture appropriée d’un nombre suivant la situation.

Pour le calcul littéral, l’un des objectifs visés est qu’il prenne sa place dans les moyens d’expression des élèves, à côté de la langue usuelle, de l’emploi des nombres ou des représentations graphiques. C’est en développant notamment des activités où le calcul littéral présente du sens et où il reste simple à effectuer que l’on amène l’élève à recourir à l’écriture algébrique lorsqu’elle est pertinente.

3. Géométrie

Les objectifs des travaux géométriques demeurent ceux des classes antérieures du collège. L’étude et la représentation d’objets usuels du plan et de l’espace se poursuivent ainsi que le calcul de grandeurs attachées à ces objets. Les travaux sur les solides permettent de mobiliser largement les résultats des classes antérieures. À ce titre, il convient d’aborder la géométrie dans l’espace suffisamment tôt dans l’année scolaire. L’étude des configurations usuelles est enrichie en particulier de la réciproque du théorème de Thalès et de l’étude de l’angle inscrit. Le recours à des logiciels de construction géométrique (par les élèves ou de manière collective) est intégré aux séquences d’enseignement, dans l’approche d’une notion ou dans la résolution de problèmes.

4. Grandeurs et mesures

Les situations mettant en jeu des grandeurs sont souvent empruntées à la vie courante (aires de terrains, volumes de gaz, de liquides, vitesses, débits, coûts, …) mais aussi à d’autres disciplines, notamment scientifiques, et permettent l’interaction entre les mathématiques et d’autres domaines. Les activités de comparaison d’aires d’une part, et de volumes d’autre part, de figures ou d’objets obtenus par agrandissement ou réduction, sont, en particulier, autant d’occasions de manipulations de formules et de transformations d’expressions algébriques. Comme dans les classes précédentes, l’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de SVT, Troisième

Le programme est organisé en quatre parties :

  • Diversité et unité des êtres humains (30%)
  • Évolution des êtres vivants et histoire de la Terre (20%)
  • Risque infectieux et protection de l’organisme (25%)
  • Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement (25%)

 

Diversité et unité des êtres humains

Objectifs scientifiques

A un niveau adapté à la classe de troisième, la notion de programme génétique permet une première explication de l’unité de l’espèce et de l’unicité de chaque être humain. Il s’agit d’expliquer de la manière la plus simple et la plus concrète possible :

  • l’influence des facteurs environnementaux sur l’expression des caractères individuels à travers un ou deux exemples ;
  • la relation entre information génétique et chromosomes ;
  • l’existence d’une information génétique (acide désoxyribonucléique ou ADN) considérée comme identique dans toutes les cellules somatiques de l’organisme ;
  • la transmission de l’information génétique ;
  • l’origine de la diversité des êtres humains.

Objectifs éducatifs

Choisis de sorte qu’ils ne renvoient pas essentiellement à des maladies, les exemples relient ces études à des préoccupations de la vie courante. Ils donnent une dimension éducative à cet enseignement. Les élèves sont préparés à l’étude de la partie du programme qui concerne la responsabilité individuelle et collective dans le domaine de la santé. Par ailleurs, les connaissances acquises fondent la réflexion sur l’unité de l’espèce et la diversité des êtres humains.

Évolution des organismes vivants et histoire de la Terre

Objectifs scientifiques

La mise en évidence de l’origine des roches sédimentaires, la reconstitution d’un paysage ancien ont déjà introduit l’idée d’un lien entre l’histoire de la Terre et celle de la vie et l’idée de changements au cours des temps. L’étude de quelques exemples significatifs doit notamment permettre :

  • d’atteindre un premier niveau de formulation de la théorie de l’évolution des organismes vivants au cours des temps géologiques présentée sous la forme d’un arbre unique ;
  • de donner un aperçu de la théorie expliquant ces faits : variation aléatoire due aux mécanismes de l’hérédité puis sélection par le milieu des formes les plus adaptées ;
  • d’aboutir à la recherche d’une explication au niveau génétique par le réinvestissement des acquis de la partie Diversité et unité des êtres humains ;
  • d’aborder le problème des crises de la biodiversité et de leurs causes supposées ;
  • de montrer que la classification scientifique actuelle se fonde sur la théorie de l’évolution.

Objectifs éducatifs

Cette partie sera l’occasion de développer chez les élèves un esprit critique et une connaissance des enjeux concernant plus particulièrement la disparition d’espèces, les variations de l’effet de serre au cours du temps et l’influence de l’Homme sur la biodiversité.

Risque infectieux et protection de l’organisme

Objectifs scientifiques

Cette partie du programme conduit les élèves à un premier niveau de compréhension des réactions qui permettent à l’organisme de se préserver des microorganismes provenant de son environnement. Il s’agit :

  • d’expliquer, à partir de l’analyse de situations courantes, comment l’organisme réagit à la contamination ;
  • de montrer que l’activité du système immunitaire est permanente et très souvent efficace vis-à-vis d’une contamination ;
  • de montrer que le fonctionnement du système immunitaire peut être perturbé (SIDA, allergies, …).

Objectifs éducatifs

Les connaissances développées contribuent à l’éducation à la santé.

Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement

Objectifs scientifiques

Il s’agit :

  • d’acquérir de nouvelles connaissances et de mobiliser celles acquises tout au long de la scolarité;
  • de relier les notions scientifiques et techniques à leurs incidences humaines en matière de santé et d’environnement ;
  • de mettre à profit l’attitude d’esprit curieux et ouvert, développée dans les classes précédentes ;
  • de travailler les méthodes de raisonnement préservant le libre arbitre de chacun ;
  • de développer l’autonomie de l’élève dans une démarche de projet ;
  • de permettre aux élèves d’argumenter à partir de bases scientifiques sur différents thèmes de société.

Du point de vue de la responsabilité individuelle et collective on aborde des questions relatives à l’éducation à la santé et au développement durable dans les sujets suivants :

  • les maladies nutritionnelles et certains cancers ;
  • les transplantations (les dons d’organes, de tissus et de cellules) ;
  • la qualité de l’eau ou de l’air de la basse atmosphère ;
  • la biodiversité ;
  • les ressources en énergies fossiles et énergies renouvelables ;
  • la maîtrise de la reproduction.

Cette partie sera l’occasion d’un croisement des disciplines, d’un travail au centre de documentation et d’information avec le professeur documentaliste et, dans la mesure du possible, d’une collaboration avec des partenaires extérieurs. Pour les projets consacrés à l’environnement, on veillera à ce qu’ils soient appuyés sur des exemples pris dans le territoire de l’élève ; traiter de questions locales d’environnement dans une perspective de développement durable amène naturellement à ouvrir l’établissement via les partenariats, à favoriser une implication et un engagement plus direct des élèves. Chaque élève, seul ou en groupe, s’implique selon une démarche de projet dans un sujet. Ce travail aboutit à une production exploitable collectivement et pouvant intégrer l’usage des technologies de l’information et de la communication. L’enseignant encadre le travail des élèves dans toutes les étapes de la démarche de projet. L’ensemble des travaux de la classe sera l’objet d’une mutualisation.

Objectifs éducatifs

L’objectif, pour le professeur, est d’éduquer au choix et non d’enseigner des choix réputés meilleurs que d’autres. L’éducation à la santé et celle au développement durable sont l’occasion d’amener l’élève à prendre conscience que les sujets abordés soulèvent des questions d’éthique et à acquérir responsabilité et autonomie.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

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Programme de technologie, Troisième

I. Présentation

L’enseignement en classe de troisième est articulé autour la mise en oeuvre d’un ou plusieurs projets collectifs qui doivent permettre à chaque élève :

  • de mobiliser, à l’occasion de la gestion de ce(s) projet(s) collectif(s), les connaissances et les capacités acquises dans les années précédentes ;
  • d’acquérir de nouvelles connaissances et un plus grand degré d’autonomie ;
  • d’élargir et de diversifier ses capacités en matière d’usage raisonné et autonome des techniques de l’information et de la communication à l’occasion notamment de la production d’un média numérique associé au projet.

À l’occasion de ces projets, l’élève met en oeuvre la démarche technologique. Intégrant les démarches d’investigation et de résolution de problèmes techniques, elle est caractérisée par un mode de raisonnement fait de transpositions, de similitudes de problématiques et d’analogies tout en tenant compte des contraintes. Le programme des précédents niveaux permet d’initier l’élève progressivement à cette démarche. En classe de sixième, par une démarche d’investigation commune aux disciplines scientifiques, l’élève analyse la constitution et le fonctionnement des objets techniques.

Cette première démarche est complétée, au cycle central, par une démarche de résolution de problèmes techniques pour laquelle l’élève passe d’activités d’observation à des activités d’analyse et de conception dans un contexte donné. Enfin en classe de troisième, riche des compétences acquises, l’élève met en oeuvre la démarche technologique pour conduire un projet, proposer des solutions techniques et finaliser sa démarche par une réalisation collective.

L’élève peut être appelé à développer un projet en liaison avec les enseignements artistiques. Ainsi un travail en commun peut être conduit amenant l’élève à :

  • conduire l’étude sur l’objet technique à réaliser avec le professeur de technologie ;
  • définir les choix artistiques sur ce même objet technique avec l’aide du professeur d’arts plastiques ;
  • envisager l’évolution de l’objet technique en regard des grands repères marquant l’histoire des arts.

Ce travail en commun permet également de prolonger la réflexion en répondant à la question : « comment Technologie et Arts s’enrichissent mutuellement ? »

Le domaine d’application retenu pour le projet, nécessairement pluri-technologique, n’est pas imposé en classe de troisième. Le professeur est libre de le choisir avec sa classe en fonction de l’environnement du collège, des centres d’intérêt des élèves, de l’opportunité ou pas de participer à une manifestation extérieure… Comme pour les cycles précédents, le programme est découpé en six approches. Toutes ces approches sont liées entre elles et prennent appui sur le(s) projet(s) réalisé(s).

La réalisation stimule et valorise la créativité et les talents de l’élève. En complément, la communication autour du projet est assurée par la création d’un document numérique destiné à rendre compte des activités de l’élève durant l’année et servant de support à une présentation orale.

II. Contenus

1. L’analyse et la conception de l’objet technique

Le projet fait appel à des représentations fonctionnelles et structurelles partielles ou complètes. Le projet collectif conduit à la réalisation d’un prototype et développe une plus grande autonomie de l’élève.

2. Les matériaux utilisés

Une méthodologie de choix de matériaux sera privilégiée dans le cadre de la réalisation d’un projet. Cette méthodologie est basée sur un choix multi critères prenant en compte les propriétés des matériaux, le bon fonctionnement et la réalisation de la solution technique ainsi que sa valorisation en fin de vie.

3. Les énergies mises en oeuvre

Dans le cadre de la réalisation d’un projet, la mise en place d’une méthodologie de choix des énergies utilisées est privilégiée. Elle est basée sur un choix multi critères prenant en compte les caractéristiques des énergies (polluantes ou pas, embarquées ou non, renouvelables ou non…), le bon fonctionnement et la réalisation de la solution technique ainsi que sa valorisation en fin de vie. Sensibilisé au cycle central à la notion d’énergie « utilisable » et d’énergie « perdue » dans une chaîne d’énergie, l’élève pourra ainsi prendre conscience que le choix d’une solution technique peut avoir des conséquences sur l’efficacité énergétique d’un système.

4. L’évolution de l’objet technique

Cette approche doit permettre à l’élève d’appréhender les conditions d’apparition, de réussite, puis de disparition d’un objet technique. Elle permet d’illustrer la réalisation du projet et d’amener l’élève à prendre conscience des circonstances et des conséquences de l’arrivée d’un nouvel objet technique. Une réflexion sur le progrès technique complétera cette prise de conscience.

5. La communication et la gestion de l’information

En classe de troisième on mettra l’accent sur les services associés à l’ENT et l’utilisation de ces services dans le cadre d’un projet collectif et d’une production de médias numériques.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

Dans le cadre de l’enseignement en classe de troisième, la réalisation concerne une production collective s’appuyant sur les connaissances et les capacités déjà abordées dans les cycles précédents. La réalisation, à ce niveau, permet de développer les attitudes et les capacités liées davantage à l’autonomie et à l’initiative. Les capacités proposées dans ce programme privilégient la conception de procédure, de test, de processus et de planning avec les outils et les connaissances acquises.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

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Programme de technologie, Sixième

I. Présentation

En classe de sixième, l’enseignement de la technologie s’inscrit dans la continuité des apprentissages dispensés à l’école, sous les rubriques “ Découvrir le monde ” et “ Sciences expérimentales et technologie ” du cycle des apprentissages fondamentaux et du cycle des approfondissements de l’école. Les activités s’appuient sur l’étude et la réalisation de plusieurs objets techniques motivants. Ils sont adaptés au niveau de compréhension des élèves et à la nécessité d‘une approche environnementale et citoyenne.

L’enseignement s’articule autour d’un domaine d’application central, celui des « moyens de transport ». Le déplacement des personnes et des biens met en oeuvre des objets techniques qui vont du plus simple au plus complexe. Les supports d’enseignement sont choisis par le professeur de façon à permettre une première approche de la mise en relation des fonctions et des principes techniques de base (principe du levier, transmissions et transformations de mouvement par roue, courroies, engrenages, crémaillères…), de notions relatives à leur évolution technique, aux énergies utilisées et aux caractéristiques des matériaux. Les objets choisis dans le domaine des moyens de transport (aériens, maritimes, terrestres) intègrent donc des parties mobiles.

II. Contenus

1. L’analyse du fonctionnement d’un objet technique

L’observation et l’analyse d’objets techniques permettent d’acquérir le vocabulaire technique de base, de commencer à mettre en élémentaires de solutions techniques comme la transmission et la transformation de mouvements, le freinage, le guidage et quelques-unes de leurs applications et de faire identifier quelques principes physiques simples associés à un fonctionnement.

2. Les matériaux utilisés

Les matériaux jouent un rôle dans le fonctionnement de l’objet technique, ses performances, sa durée de vie, son esthétique. Ils sont au centre des préoccupations liées au développement durable et à l’énergie. La découverte des matériaux se fait à partir des objets techniques étudiés, par une approche élémentaire de leurs propriétés et de leurs possibilités de transformation. Sur les autres niveaux du collège, cette démarche se poursuit et est approfondie pour aboutir au choix d’un matériau dans une solution technique.

3. Les énergies mises en oeuvre

Il s’agit d’identifier les différentes énergies exploitées dans le fonctionnement de l’objet technique étudié et de comprendre que le choix des énergies est lié à des contraintes techniques et humaines. Les activités doivent rester simples et concrètes. Cette première approche conduit l’élève à une sensibilisation aux problèmes environnementaux et au développement durable. Elle se poursuivra sur les autres niveaux du collège vers la distribution et la gestion de l’énergie dans les objets techniques en prenant en compte les conséquences économiques, sociales et environnementales.

4. L’évolution de l’objet technique

Il s’agit de situer un objet technique dans une évolution historique et de faire ainsi apparaître des solutions utilisées à d’autres périodes pour répondre à un même besoin. À partir de quelques illustrations simples de solutions techniques utilisées dans les objets techniques étudiés, on montrera dès la sixième que le progrès des techniques et les évolutions socioéconomiques sont souvent liés.

5. La communication et la gestion de l’information

L’approche « Communication et gestion de l’information » du programme de technologie vise à enrichir les acquis des collégiens dans le domaine des technologies de l’information et de la communication par des apports de compétences sur lesquels, comme pour les autres disciplines, pourra s’effectuer la validation du Brevet informatique et internet (B2i) de niveau collège. La technologie doit s’appuyer sur les compétences acquises et validées pour le B2i école et le cas échéant remédier aux différences de niveaux constatées en proposant des activités adaptées. Par son objet et ses démarches d’enseignement, la technologie favorise une première approche de la nature de l’information, de son traitement, de sa mémorisation, de sa diffusion, qui permet d’aller au-delà des modes opératoires liés à l’utilisation de logiciels ou de services et d’acquérir « quelques schémas mentaux corrects » propres à l’informatique et à ses applications.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

La réalisation permet de mener des investigations sur les moyens et procédés techniques et de réfléchir à l’ordonnancement des opérations associées à leur mise en oeuvre. Elle présente une double finalité :

  • elle contribue à l’acquisition de connaissances et de capacités directement liées à la fabrication, l’assemblage et la validation finale ;
  • elle permet aussi d’aborder ou de consolider les connaissances et les capacités des autres parties du programme en se confrontant aux matériaux, aux énergies et en validant par l’essai le fonctionnement de l’objet technique réalisé.

La réalisation porte sur le domaine des moyens de transports, elle est collective et met en oeuvre des modes de fabrication unitaire. Les activités proposées doivent faire appel à des opérations de traçage, d’usinage, de mise en forme des matériaux et d’assemblage des pièces réalisées. Les éléments préfabriqués du commerce et simplement à assembler sont à proscrire impérativement. L’objet réalisé doit comporter des éléments mobiles et motorisés chaque fois que possible.

L’usage des TIC permettra à l’élève de décoder des documents, de préparer la restitution de ses travaux et de réaliser des usinages sur machine à commande numérique sans qu’il ait, en sixième, à préparer les fichiers nécessaires.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

Programme d’histoire, Troisième

LE MONDE DEPUIS 1914

À l’école primaire, les élèves ont abordé le vingtième siècle et notre époque, en privilégiant le retentissement national des grands événements. Le programme de 3e approfondit et élargit cette étude. Il dégage les grandes lignes de force de l’histoire du monde depuis 1914 : la première partie du programme présente les grandes mutations scientifiques, technologiques, économiques et sociales qui ont bouleversé la vie des hommes ; le cadre géopolitique général, d’abord centré sur l’Europe au temps des guerres et des régimes totalitaires s’inscrit depuis 1945, dans une dimension mondiale. La troisième partie du programme est centrée sur l’histoire politique de la France.

À ce stade de la scolarité, les élèves acquièrent les repères fondamentaux du monde contemporain et maîtrisent les notions et le vocabulaire nécessaires à sa compréhension. Ils ont maintenant une pratique effective de sources historiques plus variées et plus complexes qu’ils confrontent de manière régulière et ils intègrent dans leurs productions des éléments explicatifs et démonstratifs, à l’écrit comme à l’oral. Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

Thème transversal au programme d’histoire : Les arts, témoins de l’histoire du monde contemporain

Ce thème ne fait pas l’objet d’un enseignement isolé ; le professeur choisit un itinéraire composé d’au moins une oeuvre et/ou un artiste significatif pour chacune des parties du programme. Les dimensions sensible, technique et esthétique, impliquent un travail conjoint avec les professeurs des autres disciplines concernées.

EXEMPLES D’OEUVRES OU D’ARTISTES (la liste n’est ni impérative, ni limitative)

  • Des extraits d’oeuvres littéraires de Maurice Genevoix, Erich Maria Remarque, Bertolt Brecht, Colette, Alexandre Soljenitsyne, Vassili Grossman, Primo Levi, Simone de Beauvoir…
  • Des oeuvres d’Otto Dix, Pablo Picasso, Marcel Duchamp, Fernand Léger, Sonia Delaunay, Giacometti, Andy Warhol, Louise Bourgeois…
  • Des exemples d’oeuvres produites dans le cadre des régimes totalitaires…
  • Des photos de Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Gerda Taro…
  • Des édifices de Le Corbusier, Auguste Perret, Franck Lloyd Wright…
  • Des oeuvres musicales de Ravel, Stravinsky, Darius Milhaud ; Arthur Honegger; Benjamin Britten ; Chostakovitch, Gershwin, Duke Ellington;
  • Des oeuvres de variété de Charles Trenet, Georges Brassens, Elvis Presley ; les Beatles, Bob Dylan, Joan Baez…
  • Des oeuvres de designers, des créations artistiques nouvelles…
  • Des extraits de films : Eisenstein, Octobre, Alexandre Nevski, Charlie Chaplin, Les Temps Modernes, Jean Renoir, La Grande Illusion, Fritz Lang, M le Maudit, Metropolis, Vittorio de Sica, Le voleur de bicyclette, Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte…

CAPACITÉS

  • identifier la nature de l’oeuvre.
  • situer l’oeuvre dans le temps et dans son contexte et en expliquer l’intérêt historique.
  • décrire l’oeuvre et en expliquer le sens.
  • distinguer les dimensions artistiques et historiques de l’oeuvre d’art.

I – UN SIÈCLE DE TRANSFORMATIONS SCIENTIFIQUES, TECHNOLOGIQUES, ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
( environ 15% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES GRANDES INNOVATIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES

CONNAISSANCES : Des évolutions scientifiques et technologiques majeures depuis 1914.

DÉMARCHES : L’étude est conduite à partir de l’exemple de la médecine pour faire apparaître l’accélération des transformations scientifiques et technologiques.

CAPACITÉS : Décrire l’évolution d’un aspect de la médecine et expliquer son impact sur les sociétés

Thème 2 – L’ÉVOLUTION DU SYSTÈME DE PRODUCTION ET SES CONSÉQUENCES SOCIALES

CONNAISSANCES

  • On étudie, dans un contexte de croissance en longue durée, les mutations technologiques du système de production et l’évolution de l’entreprise, du capitalisme familial au capitalisme financier.
  • On en met en évidence les principales conséquences : évolution de la structure de la population active et migrations de travail.

DÉMARCHES

  • L’étude est conduite à partir de l’exemple d’une entreprise et de son évolution depuis le début du XXe siècle.
  • L’étude s’appuie sur l’histoire d’un siècle d’immigration en France.

CAPACITÉS

  • Décrire et expliquer l’évolution des formes de production industrielle et de la structure d’une entreprise, de la dimension familiale à la firme multinationale
  • Caractériser l’évolution de l’immigration en France au XXe siècle

II – GUERRES MONDIALES ET REGIMES TOTALITAIRES (1914-1945)
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : VERS UNE GUERRE TOTALE (1914-1918)

Thème 2 – LES RÉGIMES TOTALITAIRES DANS LES ANNÉES 1930

Thème 3 – LA SECONDE GUERRE MONDIALE, UNE GUERRE D’ANEANTISSEMENT (1939-1945)

III – UNE GÉOPOLITIQUE MONDIALE (DEPUIS 1945)
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA GUERRE FROIDE

Thème 2 – DES COLONIES AUX ÉTATS NOUVELLEMENT INDÉPENDANTS

Thème 3 – LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE JUSQU’AU DÉBUT DES ANNÉES 2000

Thème 4 – LE MONDE DEPUIS LE DEBUT DES ANNÉES 1990

IV – LA VIE POLITIQUE EN FRANCE
(environ 35% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA RÉPUBLIQUE DE L’ENTRE-DEUX-GUERRES : VICTORIEUSE ET FRAGILISÉE

Thème 2 – EFFONDREMENT ET REFONDATION RÉPUBLICAINE (1940-1946)

Thème 3 – DE GAULLE ET LE NOUVEAU SYSTÈME RÉPUBLICAIN (1958-1969)

Thème 4 – LA Ve RÉPUBLIQUE À L’ÉPREUVE DE LA DURÉE

A la fin de la scolarité obligatoire, l’élève doit connaître et savoir utiliser les repères historiques suivants (les repères étudiés à l’école primaire figurent en italiques) :


Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de géographie, Troisième

LA FRANCE ET L’EUROPE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

À l’école primaire, les principales caractéristiques de la géographie de la France ont été abordées dans le contexte européen et mondial. La classe de troisième est consacrée à l’étude de la France et de l’Union européenne. Le programme propose une entrée par les territoires proches et leurs habitants. La France est ensuite envisagée comme un espace de production, ouvert sur l’Europe et le monde. L’Union européenne et l’intégration de la France dans le contexte européen sont l’objet de la troisième partie. La quatrième partie ouvre sur le rôle mondial de la France et de l’UE.

Par ce programme, les élèves apprennent à connaître et à comprendre le pays dans lequel ils vivent ainsi que le contexte européen et mondial dans lequel ce pays est placé. Les études de cas leur permettent d’identifier les stratégies des acteurs, de repérer les éléments structurant les territoires et de comprendre les enjeux qui s’y rattachent. Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à toutes les échelles, en utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l’information et de la communication. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – HABITER LA FRANCE
( environ 30% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – DE LA VILLE À L’ESPACE RURAL, UN TERRITOIRE SOUS INFLUENCE URBAINE.

Thème 2 – LA RÉGION

Thème 3- LE TERRITOIRE NATIONAL ET SA POPULATION

II – AMÉNAGEMENT ET DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE FRANÇAIS
( environ 40% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ESPACES PRODUCTIFS

Thème 2 – L’ORGANISATION DU TERRITOIRE FRANÇAIS

III – LA FRANCE ET L’UNION EUROPÉENNE
( environ 25% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – L’UNION EUROPÉENNE, UNE UNION D’ÉTATS

Thème 2 – LA FRANCE INTÉGRÉE DANS L’UNION EUROPÉENNE

IV – LE RÔLE MONDIAL DE LA FRANCE ET DE L’UNION EUROPÉENNE
(environ 20% du temps consacré à la géographie)

Thème 1- LA FRANCE, UNE INFLUENCE MONDIALE

Thème 2- RÉALITÉS ET LIMITES DE LA PUISSANCE DE L’UNION EUROPÉENNE

A la fin de la scolarité obligatoire, l’élève doit être capable de localiser et situer les repères suivants
(les repères étudiés à l’école primaire figurent en italiques) :

  • Les continents et les océans, les grands fleuves, les grands traits du relief (principales chaînes de montagnes et grandes plaines) et les principales zones climatiques de la planète ;
  • les principaux foyers de peuplement et les espaces faiblement peuplés de la planète ; les cinq États les plus peuplés du monde ;
  • les dix métropoles mondiales les plus peuplées et les pays où elles se situent ;
  • trois pays parmi les plus pauvres du monde, trois grands pays émergents, les trois principaux pôles de puissance mondiaux ;
  • deux grandes aires de départ et deux grandes aires d’arrivée des migrants dans le monde;
  • deux espaces touristiques majeurs dans le monde ;
  • les mégalopoles (Nord-Est des États-Unis, Japon, Europe) ;
  • le territoire de la France (métropolitain et ultramarin) ;
  • les principaux espaces de la francophonie ;
  • les montagnes, les grands fleuves, les domaines bioclimatiques et les façades maritimes du territoire national ;
  • les dix premières aires urbaines du territoire français (les principales villes);
  • les Régions françaises ;
  • les États de l’Union européenne et leurs capitales ;
  • les villes où siègent les institutions de l’Union européenne ;
  • les dix principales métropoles européennes.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de physique et chimie, Troisième

Le programme est organisé en trois parties :

  • La chimie, science de la transformation de la matière (45%)
  • Énergie électrique et circuits électriques en « alternatif » (40%)
  • De la gravitation à l’énergie mécanique (15%)

A – La chimie, science de la transformation de la matière

A1 – Conduction électrique

A1.1 – Conduction électrique et structure de la matière

Après avoir étudié dans les classes antérieures les propriétés du courant électrique dans les circuits, l’élève aborde ici la nature de ce courant. C’est d’abord dans les métaux que la nature du courant électrique est abordée puisque l’élève n’a utilisé que de tels conducteurs dans les circuits qu’il a construits ; cette notion est ensuite étendue aux solutions aqueuses.

On retrouve ici la notion de test de reconnaissance appliquée à de nouvelles espèces chimiques souvent rencontrées dans ce programme. C’est l’occasion, en liaison avec la reconnaissance des ions hydrogène, d’introduire la notion de pH, premier pas dans l’étude de l’acido-basicité, en utilisant des produits d’utilisation courante.

A.1.3 – Réaction entre le fer et l’acide chlorhydrique ; interprétation

Ce paragraphe permet d’aborder des réactions chimiques en milieu aqueux avec mise en jeu d’ions.

A.1.4 – Pile électrochimique et énergie chimique

De nombreux appareils courants (lampe de poche, télécommande, calculatrice, petits appareils domestiques tels que rasoirs, appareils photographiques, téléphones portables, outils de bricolage…) fonctionnent avec des piles électrochimiques ou avec des accumulateurs. Quelques notions d’énergie chimique sont donc proposées à ce niveau d’enseignement en se limitant aux piles électrochimiques.

A2 – Synthèse d’espèces chimiques

Un des objectifs premiers de la chimie est de produire de nouvelles espèces chimiques à partir d’autres ; les notions de corps pur, de transformation chimique, de réactifs et de produits sont ainsi réinvesties. Les élèves doivent avoir pris conscience, à la sortie du collège, que la chimie a aussi un caractère novateur qui consiste :

– soit à synthétiser des espèces chimiques déjà existantes dans la nature, afin d’en abaisser le coût et/ou d’en garantir la disponibilité ;

– soit à créer des espèces chimiques n’existant pas dans la nature, afin de répondre à des besoins.

B – Énergie électrique et circuits électriques en « alternatif »

L’électricité est omniprésente dans notre vie quotidienne. La finalité de cette partie est d’aborder la notion de tension alternative en partant de la centrale électrique et d’introduire quantitativement puissance et énergie électriques. L’expression utilisée comme titre de cette rubrique, les circuits électriques en « alternatif », est celle qui est employée dans la vie courante.

B.1 – De la centrale électrique à l’utilisateur

B.2 – Puissance et énergie électriques

En relation avec la vie quotidienne, il apparaît indispensable que le futur citoyen aborde quantitativement les notions de puissance et d’énergie électriques afin de pouvoir gérer sa consommation électrique et de faire des choix énergétiques raisonnés.

C – De la gravitation … à l’énergie mécanique

Cette partie est destinée à donner aux élèves des notions sur la gravitation et sa manifestation au voisinage de la Terre (poids d’un corps). Elle
introduit l’énergie de position et l’énergie cinétique. Elle contribue à la formation du citoyen dans le domaine de la sécurité routière.

C1 – Interaction gravitationnelle

Après une présentation du système solaire, l’enseignant introduit progressivement la gravitation comme une action attractive à distance entre deux objets ayant une masse puis comme une interaction qui dépend de la distance entre les deux objets. La notion d’énergie de position est abordée ainsi que sa conversion en énergie de mouvement.

C2 – Énergie cinétique et sécurité routière

Dans les moyens de transport, l’homme cherche toujours à aller plus vite pour gagner du temps ; le train à grande vitesse (TGV) en est une remarquable illustration. Mais les trop nombreux accidents routiers qui touchent notamment les jeunes justifient à eux seuls l’approche quantitative de l’énergie cinétique. Plus positivement, ce paragraphe peut être exploité avec profit dans le cadre de l’attestation scolaire de sécurité routière afin d’attirer l’attention des élèves sur les dangers de la vitesse.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme d’éducation civique, Troisième

LA CITOYENNETÉ DÉMOCRATIQUE

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire et des années précédentes, la classe de troisième définit les principes, les conditions et les réalités de la citoyenneté politique. Celle-ci n’est pas seulement l’exercice de droits individuels, mais est aussi le moyen de faire vivre une démocratie.

Expliciter la forme d’organisation politique que constitue la République française est au coeur du programme. Il s’agit de mettre en lumière les valeurs et les principes qui la fondent et de montrer comment ces valeurs et ces principes se réalisent dans un ensemble d’institutions et de procédures concrètes, comment la République entraîne un ensemble de droits et de devoirs pour chaque citoyen. La citoyenneté politique doit donc être décrite et expliquée : la participation politique dans ses différentes formes, tout particulièrement le droit de vote, la manifestation des opinions, les rapports entre la citoyenneté nationale et la citoyenneté européenne, la nature et le rôle des partis, des syndicats, des associations qui animent la vie démocratique doivent être présentés. En liaison avec les programmes d’histoire et de géographie de la classe de 3ème, l’histoire récente de la vie politique française, l’action internationale et l’organisation de la défense de la France sont étudiées.

Deux grands ensembles de capacités doivent être privilégiés dans le travail avec les élèves. Ceux-ci doivent être d’abord capables
d’utiliser les notions clefs de la vie politique qu’ils rencontrent dans l’actualité. Ils doivent, ensuite, être amenés, dans les trois thèmes, à mettre en pratique leur capacité de jugement et d’esprit critique par rapport aux différentes formes d’information et dans les débats qui prennent corps dans une démocratie politique.

I – LA RÉPUBLIQUE ET LA CITOYENNETÉ
( environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II- LA VIE DEMOCRATIQUE
( environ 50% du temps consacré à l’éducation civique)

III – LA DÉFENSE ET LA PAIX
( environ 20% du temps consacré à l’éducation civique)

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Pour aller plus loin avec LeWebPédagogique

Retrouvez l’ensemble des matières de votre filière, sous forme de fiches de révisions, de quiz, d’annales corrigées, de cours, de vidéos, etc., sur le blog Brevet !

Programme d’arts plastiques au Collège, Sixième

Présentation générale

L’enseignement des arts plastiques au collège : définition

L’enseignement des arts plastiques au collège assure un rôle spécifique dans la formation générale des élèves, tant pour le développement de la sensibilité et de l’intelligence que pour la formation culturelle et sociale. Il fait partie des enseignements obligatoires et contribue ainsi à l’acquisition du Socle commun de connaissances et de compétences.

Les arts plastiques donnent le goût de l’expression personnelle et de la création. Ils permettent de découvrir des oeuvres dans la diversité des genres, des styles et des périodes. Ils apportent les moyens de comprendre la nature des faits artistiques repérables dans la création en arts plastiques, en architecture, dans les domaines des images fixes et animées et des productions numériques. Ils procurent également des outils pour décoder et interpréter les univers visuels qui se manifestent dans l’environnement privé et public. Ils conduisent en cela à une éducation du regard et contribuent aux acquis de langage. Ils développent un esprit d’ouverture et concourent à tisser un lien social fondé sur des références communes. Cet enseignement est assuré par les professeurs de la discipline. Si un partenariat avec les institutions culturelles est envisagé, il l’est, à l’initiative du professeur, en fonction de ses projets et du déroulement de l’enseignement.

Articulations avec l’école primaire et le lycée

Dès l’école primaire, les élèves ont été conduits à exercer leur créativité et leurs aptitudes artistiques. Ils ont pu affiner leur perception de la réalité sensible qui les entoure. Ils connaissent et à inventer, ils ont vu des oeuvres dans la classe et lors de rencontres organisées, ils ont commencé à verbaliser leur ressenti. Au collège, l’enseignement des arts plastiques poursuit l’éducation artistique initiée à l’école et l’enrichit d’apports techniques, culturels, conceptuels et méthodologiques

En classe de troisième, l’enseignement des arts plastiques consolide les connaissances et les compétences acquises sur l’ensemble des cycles du collège. Il favorise une approche documentée et référencée des faits artistiques contemporains ou légués par l’histoire.

A l’issue de la formation générale du collège, les élèves vont connaître divers itinéraires. Les bases nécessaires ont été acquises pour permettre, à ceux qui en font le projet, de réussir une orientation en lycée avec une forte composante artistique

Le socle commun (connaissances, compétences et attitudes)

FORME, ESPACE, COULEUR, MATIERE, LUMIERE et TEMPS sont des notions continuellement travaillées dans les pratiques d’expressions plastiques et visuelles où le CORPS participe intrinsèquement du travail. C’est en s’appuyant sur ces champs notionnels que l’enseignement des arts plastiques permet l’acquisition de connaissances, de savoirs et de savoirfaire. En favorisant une réflexion qui donne sens à l’exploration des moyens de mise en oeuvre, cet enseignement, à la croisée du sensible et de l’intelligible, participe à la construction de l’individu. L’utilisation des nouvelles technologies dans le processus créateur (création numérique) et dans la découverte du champ artistique (images d’oeuvres, d’événements culturels, de musées,…) est importante dans un enseignement actualisé des arts plastiques. Le recours à ces nouveaux outils participe en cela à la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.

Tout enseignement artistique prend appui sur une pratique dans laquelle s’articulent action et réflexion, intention et attention. Pour ce faire, l’initiative des élèves sera sollicitée et l’accès à l’autonomie facilité.

Cette part d’autonomie ainsi que les initiatives dont les élèves font preuve dans la conduite de leurs projets jusqu’à leur réalisation se manifestent aussi dans des situations d’échange oral, individuelles ou collectives. Du fait de la pratique, leur réflexion autour des oeuvres ou de leur production est fondée sur un vécu qui nourrit l’expression orale. Cela peut également
prendre la forme de notations écrites. Le recours à un vocabulaire spécifique et son usage pertinent sont évalués. C’est à ce titre que les arts plastiques contribuent à la maîtrise de la langue française.

Dans la confrontation des productions et les prises de parole qu’elle suscite, les élèves apprennent à pondérer leur relation à l’autre, à reconnaître et à apprécier les différences dans le respect mutuel des échanges. Le questionnement inhérent à toute pratique artistique, celle de l’élève ou celle de l’artiste, favorise la conscience de l’altérité et développe chez les élèves des compétences sociales et civiques, telles la tolérance, l’écoute et la responsabilité. Les différences culturelles sont, en art, sources de connaissance et de questionnement. Les oeuvres d’art ouvrent à la diversité des repères culturels, tant sur les aspects conceptuels que sur les aspects historiques, géographiques et sociologiques. De ce point de vue, les arts plastiques contribuent à l’acquisition d’une culture humaniste et scientifique.

La place de l’histoire des arts dans l’enseignement des arts plastiques

Dans l’enseignement des arts plastiques le rapport aux oeuvres est une donnée essentielle. L’expérience pratique et la connaissance de la création artistique fondent cet enseignement où l’analyse d’oeuvres a toute sa place. L’oeuvre y est considérée tant par ses dimensions plastiques et matérielles que par le réseau de ses significations historiques et sociales. Cette
articulation du sensible et de l’intelligible est référencée à des contextes et des problématiques artistiques actuels ou légués par l’histoire. Elle est déterminante pour enrichir les pratiques des l’élèves. Composante naturelle de la discipline, l’histoire des arts est donc abordée en arts plastiques en deçà et au-delà de l’expérience pratique qui en ravive les enjeux. Au côté des autres disciplines et en lien avec elles, les arts plastiques contribuent ainsi spécifiquement à l’enseignement de l’histoire des arts.

Programmes

Objectifs

L’enseignement des arts plastiques au collège concourt à la construction de la personnalité comme à la formation d’un citoyen conscient, autonome et exerçant sa responsabilité vis-à-vis des faits artistiques. Articulant approches pratiques et culturelles il procure aux élèves les repères culturels nécessaires pour contribuer à la vie sociale. Il vise à développer chez les élèves des capacités d’expression, et de réflexion dans une pratique ouverte aux questions relatives à l’art du passé autant qu’à l’art contemporain. Il donne aux élèves les moyens de révéler leurs aptitudes, de les exercer de manière maîtrisée, d’affirmer leurs choix plastiques, d’enrichir leur connaissance du champ artistique, d’entretenir des relations fructueuses entre leur production et ce champ de référence. Il a pour dessein de leur permettre d’accéder progressivement à une relative autonomie dans leur pratique et à une compréhension de la démarche artistique dans sa diversité et sa complexité.

Les deux composantes fondamentales du programme

I – La pratique artistique

La pratique artistique permet aux élèves de choisir et développer leurs propres moyens d’expression. Ils y seront amenés par l’exploration et l’expérimentation des pratiques traditionnelles mais aussi des pratiques constamment diversifiées, en associant les technologies les plus récentes à ces pratiques plus fondamentales. Quelles que soient les pratiques, les moyens mis en oeuvre et les objets d’étude, le corps participe intrinsèquement du travail en arts plastiques. Qu’il soit au centre de la représentation bi et tridimensionnelle ou de l’action (dessin, peinture, sculpture, photographie, vidéo, infographie par exemple), il est présent à tous les niveaux de l’engagement des élèves et des artistes. A ce titre, la question du corps, du geste, de l’action traverse tous les champs d’investigation. Trois champs d’investigations seront abordés dans lesquels pratique et culture sont toujours liées :

1 – champ des pratiques bidimensionnelles, graphiques et picturales ;

Le dessin

En arts plastiques, le dessin est une activité fondamentale. Dessiner est souvent compris par une majorité d’élèves comme une recherche d’effets de ressemblance entre un « objet » et des traces sur une surface, que cet objet soit observé, mémorisé ou imaginé. Au-delà de cette conception répandue, les arts plastiques font prendre conscience que le dessin permet aussi d’élaborer un projet, de visualiser des formes et un espace possibles. De la première esquisse à la réalisation définitive, l’élève peut avoir recours à une chaîne de dessins révélant l’avancée de sa pensée : esquisses, études de détails, études d’ensemble, qui sont autant de jalons dans sa recherche. A cet aspect préparatoire du dessin s’ajoute une fonction plus
expressive, ludique, expérimentale et autonome. Dessiner permet alors à l’élève de laisser libre cours à son imagination, de s’engager dans un parcours aventureux au cours duquel apparaît une forme imprévue, manifestée par des éléments graphiques.

La peinture

La peinture est couleur et matière. Elle intervient directement comme moyen d’expression ou en articulation avec un tracé graphique. La couleur est substance et lumière, matérielle et immatérielle. Elle est perçue immédiatement par le spectateur. Comme étendue et substance, la couleur introduit à des notions d’épaisseur, d’opacité et de translucidité, de peint et de nonpeint. Elle constitue un matériau physique par lequel on peut représenter un monde, mais c’est aussi un milieu dans lequel des gestes et traces du peintre sont inscrites. Par une pratique diversifiée de la peinture, en exploitant des formats différents, y compris très grands, l’élève développera sa capacité à déterminer les caractéristiques physiques de ses matériaux, supports, outils et médiums. Il découvrira le spectre coloré et quelques systèmes d’organisation des couleurs élaborés par les peintres. En apprenant à choisir et fabriquer ses propres couleurs, il expérimentera leurs potentiels sensoriel, représentatif, symbolique et expressif. Le collage Le collage est d’abord l’expérience de l’hétérogénéité. Il se rapporte historiquement à l’intrusion de fragments de réel dans l’oeuvre d’art. L’élève, par la pratique du collage, expérimente les relations duelles entre réel et oeuvre pour donner cohérence à sa production. Construction et déconstruction, homogénéité et hétérogénéité, ordre et désordre, participent à cette cohérence plastique et sémantique.

2 – champ des pratiques tridimensionnelles, sculpturales et architecturales

La sculpture, le modelage, l’assemblage

Sculpture par retrait (taille directe), modelage, moulage, ou ajout de matière et matériaux (assemblage), constituent les pratiques les plus usuelles de la sculpture. Au XXe siècle, cette dernière a élargi ses limites en incluant parfois l’espace
d’exposition dans l’oeuvre, (installation, oeuvre in situ) et par une diversification des matériaux. L’élève, par le travail du volume, pourra expérimenter le plein et le vide, la résistance et l’expressivité des matériaux, l’équilibre, la multiplicité des points de vue, la mise en espace et l’échelle.

L’architecture

L’architecture est l’art de construire et d’aménager des espaces sur les plans technique, fonctionnel et esthétique. Les élèves sont invités à voir, à vivre et à comprendre ces espaces. A travers une sélection d’opérations simples, les élèves sont sensibilisés aux phénomènes physiques liés aux matériaux, à la dimension plastique des volumes et à la relation à l’environnement. L’élargissement de ces questions à celles de l’urbanisme permet aux élèves d’analyser les données de l’espace dans lequel ils évoluent.

3 – champ des créations photographiques et cinématographiques, analogiques et numériques

La photographie

La photographie est enregistrement ou mise en scène du réel. Son usage est souvent banalisé dans le quotidien des élèves. En
cours d’arts plastiques, la pratique permet à l’élève de connaître et d’interroger ses éléments constitutifs (cadre, profondeur de champ, angle de prise de vue, lumière, point de vue…) afin de choisir et donner du sens à sa production. Argentique ou numérique, la photographie peut être sujet de manipulations (découpage, collage, montage, traitement numérique) modifiant son rapport au réel et contribuant à lui accorder un statut artistique.

Le cinéma et la vidéo

Le cinéma et la vidéo construisent du temps et de la narration par l’enchaînement d’images et de sons. Entraînés à la pratique de l’image pour mieux en comprendre les enjeux, les élèves seront engagés à s’exercer à toutes les phases de l’élaboration de petites séquences filmiques ou vidéographiques (synopsis, story-board, montage).

Le numérique

Les technologies numériques sont en constant développement dans l’éducation comme dans la vie quotidienne. Elles sont aujourd’hui inscrites dans la démarche usuelle de nombreux artistes, d’architectes et de créateurs oeuvrant au croisement des arts. Elles renouvellent les pratiques artistiques. Le numérique complète naturellement la gamme des outils traditionnels. Dans le champ des arts plastiques, l’appropriation artistique du numérique suscite de nouvelles questions, renouvelle ou met en L’enseignement des arts plastiques doit permettre aux élèves d’explorer ce médium, de l’intégrer dans leur pratique et d’adopter un point de vue distancié à son égard.

II – La culture artistique

Le choix des oeuvres et la fréquentation des lieux artistiques sont déterminants pour la pratique et la culture de l’élève Le professeur d’Arts Plastiques donne sens à son enseignement en privilégiant la référence à des oeuvres significatives,
contemporaines ou non, reconnues pour leur intérêt artistique et leur incidence sur les modes de pensée. Ces oeuvres
particulièrement représentatives des grandes questions artistiques de l’histoire des arts assurent le fondement des problématiques que les élèves aborderont dans la pratique. Bien qu’il facilite l’accès à ces oeuvres par l’utilisation des nouvelles technologies, l’enseignant doit favoriser les contacts directs avec l ’Art sous des formes variées en privilégiant ceux qui permettent une rencontre réelle avec les oeuvres et, pour les plus contemporaines, leurs auteurs.

A l’intérieur de l’établissement scolaire, il exploite les dispositifs particuliers qui mettent en valeur les productions artistiques (installation de lieux d’exposition, création de galeries en établissement, projets d’établissement). A l’extérieur, il permet les liens avec les structures culturelles de proximité. L’expérience individuelle de la création artistique s’enrichit ainsi des thématiques et des repères propres à l’histoire des arts en leur donnant une cohérence avec l’actualité du monde contemporain.

L’histoire des arts participe à la formation des élèves adolescents et à l’élaboration de leurs repères culturels L’histoire des arts réunit des domaines d’expressions artistiques différents. L’enseignement des arts plastiques qui repose sur des pratiques artistiques diversifiées se prête tout particulièrement au dialogue entre les catégories artistiques. Les expériences pratiques et culturelles des élèves le prédisposent en effet à établir des liens entre les domaines artistiques de l’Histoire des arts comme avec d’autres corpus d’enseignements. Des thématiques proposées en histoire des arts doivent faciliter la compréhension du contexte particulier de la production d’une oeuvre, sa matérialité, sa dimension symbolique et ses finalités.

La commande artistique et le projet réalisé, les relations entretenues entre les artistes et les différents pouvoirs
(politiques et religieux), les clivages entre les créateurs et divers milieux sociaux constituent pour l’enseignant autant de questions et de connaissances à travailler avec les élèves. Ces thématiques permettront aussi de conduire une réflexion spécifique dans les champs pictural, photographique, cinématographique ou architectural comme d’aborder des thèmes particuliers : l’évolution des supports, du mur à la toile, l’invention de la photographie, des problématiques En cohérence et en lien avec ces programmes d’arts plastiques, cet enseignement s’appuiera sur quelques exemples nécessaires à la compréhension des problématiques suscitées par les thématiques étudiées. Quelques-uns de ces exemples, pourront être choisis dans les périodes des programmes d’histoire. Un projet interdisciplinaire pourra également être organisé (visite de musée d’art ou d’exposition). La contribution des disciplines engagées dans de tels projets se fera sur la base des méthodes d’enseignement de chacune d’elle.

A la fin de la classe de troisième, et au regard d’oeuvres d’art clairement identifiées, les élèves sont capables de connaître quelques-unes des conditions matérielles, techniques, économiques et idéologiques qui ont participé à leur commande et à leur réalisation. Ils doivent également pouvoir les situer dans leur contexte historique et culturel, comme éventuellement établir des corrélations pertinentes avec d’autres formes d’expressions artistiques. A travers la fréquentation régulière d’oeuvres et de lieux artistiques, de documents (revues, catalogues, Internet) les élèves auront appris à exprimer leurs émotions et à émettre un jugement argumenté.

Principes de mise en oeuvre

Le programme est organisé autour de trois axes majeurs de travail : l’objet, l’image et l’espace. Ces trois axes de travail ne sont pas étanches les uns aux autres. L’objet fait image et se définit spatialement. De même, l’image prise en tant qu’oeuvre a une matérialité objective qui génère un espace propre. Les situations pratiques qui en découlent engagent les élèves dans une investigation des moyens plastiques qui mettent en jeux les notions et les opérations fondamentales des arts plastiques. Ces axes permettent en effet de travailler selon des entrées et des accents différents les questions de la représentation, de l’expression, de la symbolisation, de l’abstraction, comme ils permettent d’aborder le travail sur la lumière, la couleur, la matière, la forme, le corps et l’espace à partir d’un large horizon d’enjeux cognitifs et expressifs.

L’objet et l’oeuvre – l’objet est à comprendre dans son acception première et habituelle. Les élèves de sixième en écouvrent le potentiel d’expression offert par son caractère concret, matériel et poétique quand il est abordé d’un point de vue artistique. Au moyen de questions ouvertes, ils se familiarisent à différents types d’expérience auxquels nous confrontent l’objet, de sa conception à un possible détournement (fabrication, transformation, exposition, représentation, reproduction). Ces questions engagent autant les pratiques graphiques que la peinture, la sculpture, l’assemblage, la scénographie, la photographie ou l’infographie.

Images, oeuvre et fiction, images, oeuvre et réalité – Les élèves de cinquième et quatrième se familiarisent avec les images et leur diversité. Ils élaborent matériellement des images, découvrent les modalités de leur réception et de leur diffusion. Ils poursuivent à cette occasion l’étude des dispositifs et des codes de représentation, des valeurs expressives des composantes matérielles et plastiques des images, de la lumière et de la couleur. En cinquième, selon le contexte et l’actualité de la situation pédagogique ils sont invités à élaborer des dispositifs plastiques, graphiques, photographiques, environnementaux, scénographiques, sculpturaux, architecturaux susceptibles d’aboutir à une mise en image d’univers imaginaires, fictionnels. En quatrième, ces dispositifs ont pour objectif de capter, d’enregistrer, de représenter et de produire de la réalité. La pratique en deux et en trois dimensions, dans des registres variés, sollicite tous les médiums dont ceux qui sont offerts par les outils numériques et informatiques.

L’espace, l’oeuvre et le spectateur : Les élèves de troisième poursuivent leur investigation des moyens plastiques et leur réflexion artistique en approfondissant la question de l’espace que le travail sur l’objet et sur l’image a déjà permis d’aborder. Sans délaisser l’espace plan, ils se sensibilisent à la réalité spatiale de certaines oeuvres : sculpture, environnement, installation, oeuvre in situ, scénographie, chorégraphie, cinéma, vidéo. Autant de domaines d’expression qui peuvent être explorés dans des séquences d’apprentissage afin de conduirent les élèves à concevoir et à projeter l’espace, à l’expérimenter physiquement par la perception et la sensation.

La pratique de l’élève

Cheminement : si, comme toute autre discipline scolaire, l’enseignement des arts plastiques repose sur du connu, sur un corpus de connaissances objectives et de savoir-faire transmissibles, il ne se limite pas à cet ensemble fini. Il repose aussi sur une part d’inconnu, sur l’expérience artistique qui se vit. Ce qui s’enseigne ce sont les savoir-faire et les connaissances que mobilise cette expérience. L’enseignement des arts plastiques procure aux élèves les conditions de cette expérience.

Celle-ci se concrétise dans une activité d’exploration des moyens plastiques et constitue les bases d’une pratique artistique. Cette pratique sollicite la part de subjectivité, de singularité, d’expérience personnelle de chaque élève, pour la mettre à l’épreuve de contraintes matérielles communes, d’opérations à faire, de notions à mettre en jeu, toutes garantes d’une construction, d’un commencement. Le cheminement de chaque élève s’effectue ainsi sur un territoire de repères
communs à tous. Dans cette objectivation, les élèves acquièrent maîtrise et savoir-faire en même temps que, très concrètement, se forme leur regard, c’est à dire leur faculté d’observer le monde, de le mettre à distance, de le représenter. La pratique
s’inscrit donc dans une activité mais ne se confond pas avec cette dernière. Entre autre, la créativité de l’élève est un ressort qui contribue à l’exercice d’une pratique artistique. Elle permet le cheminement qui donne loisir à l’élève de tâtonner, d’esquisser, de bifurquer, de réfléchir, de se documenter, de revenir sur ses pas, de découvrir des voies inattendues, de faire des choix. La pratique artistique a toujours pour horizon d’affirmer un parti pris dont l’élève assume les choix formels et expressifs en regard d’une question posée dans le cadre d’une situation d’enseignement.

Progression : Durant le cursus du collège, la progression vise l’acquisition d’une pratique autonome. La maîtrise et l’initiative acquises à l’issue du collège lui donneront la capacité d’élaborer ses propres projets. Ainsi, l’effort pédagogique de la 6è à la 3è est de nature à permettra à l’élève de passer du choix à l’initiative. Le professeur prévoit des situations d’enseignement ouvertes et variées. Ces situations doivent permettre à l’élève de se familiariser avec les gestes du travail, de mesurer les enjeux des partis pris formels et techniques, d’apprécier la singularité des expressions personnelles, de maîtriser le vocabulaire spécifique.

L’oral et l’écrit – C’est à l’intérieur de la classe et dans le cadre d’un échange collectif, pour analyser le travail qu’il vient de réaliser, que l’élève est invité à s’exprimer oralement ou par écrit. Il parle ou rédige en situation et de manière motivée. Sa réflexion porte sur l’objet concret qu’il a produit, sur la part personnelle, singulière, qui en fonde l’expression. A cette occasion, confronté à la présentation des productions de la classe ou à des oeuvres proposées en référence, il s’interroge sur le sens de la situation proposée et appréhende la pluralité des réponses et des pratiques. L’oral et l’écrit exercent les élèves à faire usage d’un vocabulaire diversifié, spécifique aux arts plastiques. Cette pratique enrichit leur lexique et favorise le développement de compétences analytiques et argumentatives. C’est à cette occasion que ses connaissances en arts plastiques se formalisent. Cette pratique est appelée verbalisation. Elle est structurée et étroitement lié à l’élaboration de la séquence. Les élèves sont amenés à écrire lors de l’évaluation, à prendre des notes ou à tenir un carnet de bord (écriture « pour soi »). L’oral et l’écrit portent sur la nature de la production, sur les modalités opératoires et sur la manière dont elle est perçue d’une part, sur les contenus notionnels et culturels d’autre part.

La transversalité – Une part importante de la création contemporaine — ou de plus lointain héritage — témoigne d’une transversalité entre les différents arts, de « métissages », de recours diversifiés à des champs conceptuels qui excèdent le seul domaine artistique. Il importe d’en tenir compte dans un enseignement qui a pour référence les oeuvres d’art. Un projet de formation doit être attentif à prendre en compte les savoirs des élèves acquis en dehors de l’école comme il ne peut s’isoler des apports cognitifs des différents enseignements dispensés au collège. La transversalité d’un grand nombre de contenus artistiques peut facilement alimenter des pratiques pédagogiques qui, dans un projet commun, transcendent les frontières disciplinaires. Les disciplines doivent pouvoir trouver matière et manière d’y associer leurs savoirs et méthodes spécifiques pour éclairer des connaissances et forger des outils qui développent les compétences. De ce point de vue, l’objectif d’un travail sur les représentations initiales et les acquis des élèves reste au centre du projet. L’appui sur les thématiques indiquées dans le programme d’histoire des arts doit faciliter cette transversalité.

Les compétences artistiques attendues

Pour la composante pratique, les élèves seront capables :

  • De maîtriser des savoirs et des savoir-faire préparant l’émergence d’une expression plastique ;
  • De posséder des moyens pour une expression personnelle épanouie et diversifiée dont l’exigence artistique est perceptible.

Pour la composante culturelle ;

  • De posséder les connaissances nécessaires pour identifier et situer dans le temps les oeuvres d’art,
  • D’être ouvert à la pluralité des expressions dans la diversité de leurs périodes et de leurs lieux.

Pour la composante méthodologique :

  • D’utiliser quelques outils d’analyse afin de comprendre le sens des oeuvres plastiques, des oeuvres architecturales et celui des images de toutes natures, qu’elles soient de statut artistique ou non-artistique.
  • De structurer et de réinvestir leur expérience du monde visuel et de ses représentations symboliques.
  • Pour la composante comportementale :
  • D’accéder à une autonomie dans leur jugement esthétique ;
  • D’être ouverts à l’altérité et responsables devant le patrimoine artistique.

L’évaluation

L’évaluation est une donnée essentielle du projet éducatif. Elle permet à l’élève de se situer, de progresser, de se fixer des perspectives. Elle permet à l’enseignant d’ajuster ses objectifs. Celui-ci est conduit à établir un bilan de connaissances et de compétences pour chacun de ses élèves plusieurs fois dans l’année.

Il est indispensable, en Arts Plastiques, d’établir une différence claire entre l’appréciation d’une production et l’évaluation d’un apprentissage à moyen ou long terme, de la vérification des connaissances, des savoir-faire ou de l’évaluation des compétences. Ces différents niveaux d’évaluation ne sont pas équivalents. L’évaluation d’une production relève principalement de l’évaluation formative. La confrontation collective et la verbalisation en sont des modalités essentielles. Cela n’exclut pas une évaluation sommative critériée de certaines réalisations.

Mais c’est seulement au regard d’une situation particulièrement ciblée que le professeur pourra apprécier, juger, mesurer le réinvestissement des savoir-faire, des notions, des connaissances. Il s’assurera que les paramètres de l’évaluation ont été clairement énoncés à la classe, voire construits avec les élèves. Prendre des initiatives, explorer divers chemins, devenir autonome, élaborer un projet mobilisent des compétences et des attitudes plus larges à évaluer en arts plastiques ;

Ces évaluations aident les élèves à prendre conscience du parcours qu’ils ont accompli, leur permettent de revenir sur les
prémices de leur travail, sur les bifurcations éventuelles, sur les choix opérés pour mener à terme leurs démarches. Formés à l’auto-évaluation, les élèves peuvent apprécier ponctuellement la valeur d’une production et avoir une approche plus globale de leurs propres compétences.

La prise en compte du contexte : Les compétences attendues restent les mêmes quels que soient les contextes socioéconomiques, géographiques et l’histoire scolaire des élèves. En revanche, les professeurs doivent être en mesure d’identifier ces éléments de contexte et d’en tenir compte pour développer les apprentissages. Tout en s’assurant de maintenir les exigences de l’enseignement, ils peuvent ainsi mettre en oeuvre des situations pédagogiques particulières : organisation de la classe, du temps scolaire, modalités du cours.

Classe de sixième

L’objet et l’oeuvre

Le niveau de sixième est dédié à une approche de l’objet et de culturel. Par son caractère concret, l’objet renvoie à l’expérience sensible des élèves. L’observation de tout objet engage à se accompagne celle de la représentation, l’objet occupe une place privilégiée non seulement parce que l’oeuvre d’art représente, utilise et présente des objets mais encore parce qu’elle se manifeste elle-même en tant qu’objet. Cependant si cette dimension sensible de l’oeuvre d’art donne accès à son intelligibilité, celle-ci ne se réduit pas à sa dimension matérielle, elle est aussi un objet culturel inscrit dans l’histoire. A cet égard, beaucoup d’objets n’ont pris de valeur artistique qu’a posteriori, quand un regard esthétique les a qualifiés comme tels : c’est le cas des objets cultuels ou décoratifs qui trouvent au musée une consécration sans rapport avec leur destination première, utilitaire, rituelle ou symbolique.

La classe de sixième est consacrée à des investigations multiples invitant toutes à établir une relation sensible aux objets, par leur fabrication, leur représentation, et leur mise en espace. Rapportées à leurs contextes, ces investigations doivent initier les élèves aux modalités d’une expression plastique prenant en compte le point de vue de l’auteur et celui du spectateur.

Le programme s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture. Ils permettent d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des objets. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles.

L’objet et les réalisations plastiques. A partir de fabrications, de détournements et de représentations en deux et trois dimensions, les questions sont à travailler à des fins narratives,
symboliques, poétiques, sensibles et imaginaires.

L’objet et son environnement Cette entrée permet d’explorer les modalités et  les lieux de présentation de l’objet (exposition, installation, intégration ; le musée, la vitrine, l’espace quotidien, l’écran) et plus particulièrement le traitement (le cadre, le socle, le piédestal).

L’objet dans la culture artistique. Il s’agit de traiter la question du statut de l’objet, lequel peut être artistique, symbolique, décoratif, utilitaire ou publicitaire, et notamment de découvrir la place de l’objet non artistique dans l’art (papiers collés, objets naturels ou manufacturés, détournés).

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets judicieusement.

Les situations permettent d’inventer, fabriquer et détourner des objets. Les élèves sont amenés à :

  • Tirer parti des matériaux pour engager une démarche créative ;
  • Adapter une forme à une fonction dans la conception d’un objet.

Elles permettent de représenter et présenter des objets. Les élèves sont amenés à :

  • Exploiter différents modes de représentation ;
  • Expérimenter des techniques variées
  • Explorer différentes modalités de présentation

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves seront amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des objets (objet d’art, objet usuel, objet symbolique, design ) ;
  • Etudier quelques objets emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de sixième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Représenter par le dessin, par la peinture, des objets observés, mémorisés ou imaginés ;
  • Exploiter les qualités fonctionnelles et expressives des outils, des matériaux et des supports variés ;
  • Choisir, organiser et construire des objets en deux ou trois dimensions à des fins, d’expression, de narration ou de communication.

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’utiliser les fonctions de base d’un ordinateur, des appareils (photographier, scanner, imprimer) et des logiciels, de trouver des documents utiles sur Internet et d’enregistrer des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permettra de :

  • Reconnaître, distinguer, et nommer différentes formes de productions plastiques en utilisant un vocabulaire descriptif approprié ;
  • Reconnaître différents statuts de l’objet ;
  • Identifier les modalités de présentation de l’objet ;
  • Reconnaître, identifier et décrire quelques oeuvres d’artistes liées à la question traitée en les situant chronologiquement.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Expérimenter (tâtonner, utiliser le hasard) et choisir ;
  • Faire preuve de curiosité, accepter les productions des autres ;
  • Travailler seul ou en groupe ;
  • Participer à une verbalisation, analyser, commenter, donner leur avis.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’EPS au Collège

Programme d’EPS au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’éducation musicale, Sixième

Programme d’éducation musicale au Collège

Programme d’éducation musicale, Cycle 3

Extrait du bulletin officiel

L’éducation musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et l’écoute : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux voix, en petits groupes ou en formation chorale. Ces pratiques vocales peuvent s’enrichir de jeux rythmiques sur des formules simples joués sur des objets sonores appropriés. Grâce à des activités d’écoute, les élèves s’exercent à comparer des œuvres musicales, découvrent la variété des genres et des styles selon les époques et les cultures. La perception et l’identification d’éléments musicaux caractéristiques de la musique écoutée prolonge le travail engagé au CP et au CE1. Pratiques vocales et pratiques d’écoute contribuent à l’enseignement de l’histoire des arts.

Objectif:

Voix et chant:

– Apprendre à mémoriser une chanson.

– Exercices sur les pratiques vocales.

– Formation d’une chorale

– Aborder un répertoire de chant à une voix.

Rythme et pulsation:

– Étude sur l’accompagnement rythmique d’une chanson.

– Étude des pulsations.

Programme d’arts visuels, Cycle 3

En plus  des arts plastiques, les arts visuels s’attardent sur la vidéo, la photographie, ou encore le design et les images numériques. Tout ceci pour offrir aux élèves, des moyens d’expressions, autre que le dessins et la peinture.

Objectif du cours:

Apprendre aux élèves à regarder, en leur enseignant les outils d’analyse et de référence nécessaires.

Quatre axes de travail:

Les images: apprendre à décoder, découvrir le langage de l’image. Recherche sur les outils qui permettent de produire ou transformer des images.

Les compositions plastiques: apprendre à regarder, au travers de l’étude d’objet quotidiens. Remise en cause de leurs fonctions pour éduquer au regard.

Les œuvres d’art: étude des oeuvres de référence d’après une liste national pré-établie.

Le dessin: étudier les différents moyens de représenter. Apprentissage du dessin comme moyen d’expression.

Programme de Maths, Première S

GÉOMÉTRIE

  • Sections planes
  • Repérage
  • Géométrie vectorielle
  • Transformations
  • Lieux géométriques dans le plan.

ANALYSE

  • Généralités sur les fonctions
  • Dérivation
  • Comportement asymptotique de certaines fonctions
  • Suites

PROBABILITÉS ET STATISTIQUE

  • Statistique
  • Probabilités

Pour consulter le bulletin officiel, cliquez ici !

B2i Collège – Etre un utilisateur averti des règles et des usages de l’informatique et de l’internet

Pour le domaine 2 des items du B2i, voici quelques idées d’application… N’hésitez pas à en suggérer d’autres dans le champ des commentaires ! Les items sont numérotés tels qu’ils apparaissent dans le B.O.

Charte des droits et des devoirs

C.2.1 : Je connais les droits et devoirs indiqués dans la charte d’usage des TIC et la procédure d’alerte de mon établissement.

Etablir une charte
Charte à écrire et à faire valider dans le règlement intérieur de votre établissement.
– La métacharte de l’éducation nationale :
Elle vise à aider les établissements scolaires à rédiger les conditions d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication dont ils fournissent l’accès et permettent l’usage : Métacharte de l’éducation nationale.
– Un exemple de charte :
Au début de l’année, consacrer un moment pour présenter la charte d’usage des TIC de l’établissement. Voir un exemple de charte ici.

Quelques ressources :
L’éducation et droit d’internet sur le site Légamédia,
Le forum des droits sur Internet,
Le service pratique des droits sur Internet,
Le site de l’association des FAI,
Le site Internet sans crainte, ou comment protéger son enfant sur Internet.

Protection de la vie privée

C.2.2 : Je protège ma vie privée en ne donnant sur Internet des renseignements me concernant qu’avec l’accord de mon responsable légal.
Sensibiliser sur la charte en vie de classe et en profiter pour sensibiliser les élèves sur cette question. Problème pour vérifier et effectuer la validation de l’item. Si quelqu’un a une idée…

Droits d’auteur

C.2.3 : Lorsque j’utilise ou transmets des documents, je vérifie que j’en ai le droit.

Règles de prudence

C.2.4 : Je m’interroge sur les résultats des traitements informatiques (calcul, représentation graphique, correcteur…).
Faire utiliser le correcteur orthographique.
Valider la fiabilité des liens donnés par un moteur de recherche : voir l’article sur Wikipédia et les sources d’information.

C.2.5 : J’applique des règles de prudence contre les risques de malveillance (virus, spam…).
Mise en garde contre les chaînes de mails (hoax), les spams.
Technologie : Voir l’animation de la cité des sciences.

C.2.6 : Je sécurise mes données (gestion des mots de passe, fermeture de session, sauvegarde).
Sur le blog, faire un article protégé par mot de passe.

Usage collaboratif

C.2.7 : Je mets mes compétences informatiques au service d’une production collective.
Ecrire une nouvelle collective, un recueil de conte (publication diverses possibles : papier, blog, etc.)

Des jeux en ligne pour tester les connaissances :

Légajeu : un grand jeu de l’oie (on peut jouer à deux)
Vinz et Lou

B2i Collège – Utiliser son espace de travail dans un environnement en réseau

Domaine de compétence 1 : Utiliser son espace de travail dans un environnement en réseau

Pour le domaine 1 des items du B2i, voici quelques idées d’application…

Les items tels qu’ils apparaissent dans le B.O. sont numérotés. Lire la suite