Programme d’arts plastiques au Collège, Troisième

La classe de troisième est le dernier niveau de la scolarité obligatoire. Durant cette année les élèves consolident les connaissances et les compétences acquises au collège dans la discipline et vérifient leur efficacité. Le travail effectué vise également à élargir le champ des savoirs et des savoir- faire plastiques dans des domaines artistiques voisins.

L’espace, l’oeuvre et le spectateur

Traditionnellement, les arts plastiques sont considérés comme les arts de l’espace et de la forme. Ces données sont inséparables dans une dialectique du plein et du vide, de l’intérieur et de l’extérieur. La forme se déploie dans l’espace et en même temps, elle le génère. C’est ainsi que tout objet occupe, d’une manière ou d’une autre, un certain volume et manifeste l’espace. Différentes qualités de l’espace nous affectent en fonction de son échelle et de ses mesures, l’espace habitable, l’espace miniaturisé, la vaste étendue naturelle ou urbaine, le monument. Les volumes possèdent également des qualités différentes, géométriques, organiques, ils peuvent aussi être des masses indéterminées ou mouvantes; on les dira alors informes. L’organisation des volumes et des masses dans l’espace constitue le problème fondamental de la création sculpturale, architecturale et monumentale, environnementale, scénique.

Le dessin et la peinture créent également des espaces qui se déploient dans la bidimensionnalité, inventent des équivalents plastiques et suggèrent les dimensions spatiales par leur structuration de la surface et par leurs qualités matérielles. La
question de l’espace et de sa représentation n’est donc pas nouvelle pour les élèves de troisième. Ils l’ont abordée dans leurs différentes productions depuis la classe de sixième. Au niveau de la troisième, cette question sera approfondie. Les situations d’enseignement ouvriront aussi sur de nouvelles études : l’espace comme matériau de l’architecture et des oeuvres environnementales, l’espace comme dimension de la réalité à expérimenter physiquement, l’espace comme dimension de dialogue et d’interaction entre l’oeuvre et le spectateur.

Le programme de troisième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture permettant d’explorer les propriétés de l’espace.

La prise en compte et la compréhension de l’espace de l’oeuvre : il s’agit, pour en comprendre la portée artistique, d’affiner la perception des dimensions de l’espace et du temps comme éléments constitutifs de l’oeuvre: oeuvre in situ, installation, environnement et les différentes temporalités de celles-ci : durée, pérennité, instantanéité. L’espace de présentation de l’oeuvre : rapport entre l’échelle de l’oeuvre et l’échelle du lieu, accrochage, mise en scène, éclairage ; l’espace scénique et ses composants : cube scénique de la représentation picturale et théâtrale, scénographie, profondeur, corps, lumière, son.

L’expérience sensible de l’espace permet d’interroger les rapports entre l’espace perçu et l’espace représenté, la question du point de vue (fixe et mobile), les différents rapports entre le corps de l’auteur et l’oeuvre (geste, posture, performance), entre le corps du spectateur et l’oeuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).

L’espace, l’oeuvre et le spectateur dans la culture artistique.

Il s’agit d’aborder l’oeuvre dans ses dimensions culturelles, sociales et politiques (symbolisation, engagement de l’artiste, oeuvre de commande, oeuvre publique, mécénat) et sa réception par le spectateur. Cette entrée concerne également l’insertion de
l’architecture dans son environnement : intégration, domination, dilution, marquage.

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux.

Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves d’expérimenter et de réaliser des productions en rapport avec l’espace. Ils sont amenés à :

  • Elaborer des travaux bidimensionnels suggérant un espace par des moyens graphiques et picturaux ;
  • Construire ou fabriquer des volumes en tirant parti des qualités physiques et formelles : plein et vide, proportions, lumières, matières, couleurs ;
  • Utiliser les fonctions élémentaires des nouvelles technologies pour concevoir un espace ;
  • Produire in situ ;
  • Exposer leurs travaux selon différentes modalités.

Elles permettent également de modifier des espaces pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Expérimenter physiquement l’espace bâti ;
  • S’emparer du rapport d’échelle et jouer avec les proportions ;
  • Modifier les points de vue fixes et mobiles ;
  • Transformer la perception d’un espace par modification de la lumière, des couleurs, et intrusion d’effets visuels ou d’objets.

Elles permettent de découvrir et de s’approprier l’environnement quotidien. Les élèves sont amenés à :

  • Répertorier des modalités d’exposition : accrochage, mise en scène, mise en espace ;
  • Découvrir des pratiques artistiques contemporaines en relation avec l’espace : in situ, installation, environnement, land art.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractères qui permettent de distinguer la nature des espaces;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie ;
  • Repérer, identifier la fonction des espaces bâtis, leur dimension symbolique, esthétique, politique ;
  • S’ouvrir sur les arts du spectacle vivant : théâtre, danse, cirque.

Compétences artistiques en fin de troisième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Prendre en considération, dans une production artistique, les données physiques d’un espace plan (longueur, largeur, proportions) ;
  • Associer différents modes de traduction de l’espace dans une production ;
  • Réaliser une production artistique qui implique le corps (geste, mouvement, déplacement, positionnement. dans l’espace) ;
  • Produire du sens en disposant des objets, des matériaux, des volumes dans un espace déterminé ;
  • Prendre en compte le lieu et l’espace comme éléments constitutifs du travail plastique ;
  • Transformer la perception d’un espace (représenté naturel ou construit).

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • De mettre en oeuvre les matériels et différents logiciels à des fin de création, d’exposition, de présentation, d’exploiter Internet de manière critique, de diffuser et publier des données. Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :
  • Expérimenter de façon sensible l’espace des oeuvres, l’espace de l’architecture ;
  • Connaître des termes spécifiques aux arts plastiques, à l’architecture, aux arts du spectacle ;
  • Connaître des oeuvres, tant patrimoniales que modernes et contemporaines, des artistes, des courants emblématiques de la relation espace et spectateur ;
  • Appréhender les créations artistiques et architecturales de leur environnement au regard des acquis culturels développés en classe.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Concevoir et conduire un projet, l’évaluer ;
  • Faire preuve de curiosité et d’esprit critique envers l’art sous toutes ses formes ;
  • Travailler en équipe, animer un groupe ;
  • Analyser, argumenter, critiquer, participer à la verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, en rendre compte.

Ces compétences s’acquièrent dans une pratique sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

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Programme d’arts plastiques au Collège, Quatrième

En classe de cinquième, les élèves ont appris à identifier et à produire différents types d’images. Ils savent les distinguer par leur nature et leur statut. Ils se sont attachés tout particulièrement à dégager les liens et les différences entre le réel et la fiction. En quatrième, ils approfondissent les relations qu’entretiennent les images avec la réalité. Ils s’approprient le contenu documentaire des images à des fins artistiques.

Images, oeuvre et réalité

Présentes à profusion, les images exercent une fascination sur les adolescents. Face à la diversité des sources, des supports médiatiques et de la nature matérielle des images, le programme de quatrième a pour objectif de développer la capacité des élèves à analyser et à interpréter les images et plus particulièrement celles qui entretiennent sous un abord direct,
un rapport complexe avec la réalité. A travers des réalisations, les élèves seront sensibilisés à la réception des images, aux codes qui régissent un style documentaire et plus généralement aux rapports qu’elles entretiennent avec la réalité. A travers ses différents supports, l’image sera abordée du point de vue culturel, comme trace ou indice d’un fait, d’un événement ou d’une présence, dont elle témoigne ou qu’elle simule.

L’élaboration d’images se complétera d’approches descriptives et analytiques de documents permettant d’évaluer et de réinvestir leurs portées informative, communicative, émotionnelle à des fins artistiques. Le travail portera sur des images fixes et animées, analogiques ou virtuelles. L’étude du temps et du mouvement, réels ou suggérés, contribuera à élargir aux pratiques photographiques, cinématographiques, vidéographiques, numériques et au volume. Le programme de quatrième s’organise selon quatre entrées où interagissent la pratique et la culture. Elles permettent d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des images. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles.

La nature et les modalités de production des images. Cette entrée permet d’interroger les relations entre la nature de l’image (image unique, multiple, séquentielle, sérielle), les moyens de production (estampe, impression, photographie, image numérique), le geste et le support.

Les images et leurs relations au réel. Cette entrée s’ouvre au dialogue entre l’image et son référent « réel » qui est source d’expressions poétiques, symboliques, métaphoriques, allégoriques ; elle met en regard la matérialité et la virtualité.

Les images et leurs relations au temps et à l’espace. Cette entrée permet de travailler la durée, la vitesse, le rythme (montage, découpage, ellipse) ; elle permet d’étudier les processus séquentiels fixes et mobiles à l’oeuvre dans la bande dessinée, le roman-photo, le cinéma, la vidéo.

Les images dans la culture artistique. Il s’agit d’aborder la question des supports et des lieux de diffusion des images artistiques ; de comprendre la place de l’art, acteur et témoin de son temps ; d’interroger les relations entre les images et les pouvoirs.

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves de réaliser des images dans leur rapport au réel. Ils sont amenés à :

  • Appréhender les relations entre l’image et son référent : absence du référent, prégnance du référent, image comme référent ;
  • Prendre en compte les points de vue du regardeur et de l’auteur, de l’acteur ;
  • Exploiter la dimension temporelle dans la production ;
  • Produire des images numériques et prendre conscience de leurs spécificités : la dématérialisation par exemple.

Elles permettent d’explorer les intentions visées dans la production des images. Les élèves sont amenés à :

  • Modifier le statut d’une image ;
  • Expérimenter les aspects artistiques liés aux techniques de reproduction ;
  • Exploiter les éléments de rhétorique des images : allégorie, métaphore, métonymie ;
  • Construire une image en exploitant les stratégies de communication ; publicité, propagande.

Elles permettent de percevoir et d’analyser l’implication des images dans l’environnement quotidien. Les élèves sont amenés à :

  • Déterminer ce qui relève de l’oeuvre et de sa reproduction ;
  • Se saisir de la singularité des images d’artistes et les différencier des images de communication et de documentation ;
  • Développer un point de vue analytique et critique sur les images qui les entourent ;
  • Utiliser des images à des fins d’argumentation.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des images ;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de quatrième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Elaborer des plans et les monter en séquence, évaluer le degré de virtualité des images, différencier et utiliser des images uniques, sérielles ou séquentielles et utiliser, de façon pertinente, le vocabulaire technique, analytique et sémantique des images ;

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’exploiter les appareils à des fins de création et de diffusion, d’utiliser quelques fonctions avancées de logiciels, de faire des recherches avancées sur Internet et partager des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :

  • Saisir les enjeux des dispositifs de présentation, diffusion et perception des images, citer des oeuvres qui questionnent le rapport des images à la réalité, situer les images dans leur réalité temporelle, géographique, sociologique au regard de repères culturels communs.
  • Différencier images matérielles et immatérielles ; uniques et reproductibles ; distinguer et utiliser et nommer divers médium : photographie, vidéo, peinture, dessin, gravure, infographie, connaître les principaux termes du vocabulaire spécifique de l’image ; – —- Décrypter certains codes des images et les utiliser à des fins d’argumentation.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Prendre des initiatives, organiser et gérer un travail, savoir travailler en équipe, conduire un petit groupe ;
  • Faire preuve de curiosité envers l’art sous toutes ses formes ;
  • Participer à une verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, argumenter, débattre, contribuer à la construction collective du sens porté par les réalisations de la classe ou des oeuvres.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’arts plastiques au Collège, Cinquième

En sixième, les élèves ont été sensibilisés aux arts plastiques par une approche fondée sur une pratique où interagissent des savoirs artistiques et des connaissances culturelles. L’année de articulant et en renouvelant les enjeux disciplinaires à partir de l’étude des images.

L’image et l’oeuvre d’art entretiennent des liens si étroits que bien souvent, ils sont confondus. L’histoire nous donne cependant des exemples d’oeuvres qui excluent la représentation pour se consacrer aux seules données plastiques et sémantiques des images. Les arts décoratifs et les différentes formes d’abstraction nous en fournissent de nombreux exemples. En cinquième c’est au contact d’oeuvres à fort pouvoir iconique que les élèves exercent leur imagination et leur esprit d’analyse. Ils acquièrent des outils et des méthodes pour concevoir et aborder les images du point de vue de leur matérialité, de leur liées à la nature du médium où elles prennent forme et au statut, artistique ou non artistique, auquel elles renvoient.

Images, oeuvre et fiction

L’imaginaire reste important pour les élèves de cinquième dans leur quotidien et leur approche du monde. A ce niveau, le travail sur l’image s’attachera en premier lieu à étudier ce qui différencie les images qui ont pour référent le monde sensible, réel, de celles qui se rapportent à un univers imaginaire, fictionnel. Le rapport au réel ou à la fiction mobilise de nombreux questionnements sur les dimensions indicielle, métaphorique ou symbolique des images. En classe de cinquième, ces dimensions sont travaillées dans les images de fiction. La pratique des élèves est motivée par la mise en oeuvre de fictions recourant à divers outils, médiums et techniques ne se limitant pas à ceux du dessin et de la peinture. Cette pratique peut intégrer la photographie argentique ou numérique, la vidéo et l’infographie, ainsi que le volume.

Le programme de cinquième s’organise selon trois entrées où interagissent la pratique et la culture. Elles permettent
d’explorer les propriétés matérielles, plastiques, iconiques et sémantiques des images. Ces entrées sont toujours plus ou moins liées entre elles La construction, la transformation des images, les interventions (recouvrement, gommage, déchirure…), le détournement, ouvrent les questions et les opérations relatives au cadrage, au montage, au point de vue, à l’hétérogénéité et à la cohérence. L’image et son référent. Cette entrée permet d’explorer le sens produit par la déformation, l’exagération, la distorsion et d’ouvrir sur les questions de la ressemblance et de la vraisemblance, de la citation, de l’interprétation. Les images dans la culture artistique. Cette entrée aborde la question du statut de l’image (artistique, symbolique, décorative, utilitaire, publicitaire), interroge ses significations, les symboliques auxquelles elle réfère, ses relations avec les mythologies. Ces questions seront approfondies dans le cadre du programme de 4è « images et réalités ».

Apprentissages

Les compétences artistiques impliquent des apprentissages techniques, méthodologiques, culturels et comportementaux. Elles se développent et s’acquièrent dans le cadre de situations diversifiées. Ces situations sollicitent action et réflexion, intention et attention ; elles sont constitutives de la pratique.

Important : Si, par souci de clarté et d’efficacité, les objets d’apprentissages sont présentés ci-dessous déliés les uns des autres, les questions d’enseignement sont à construire en les reliant judicieusement.

Les situations permettent aux élèves de fabriquer des images de fiction. Les élèves sont amenés à :

  • Construire une narration à partir d’une ou plusieurs images (story-board, bande dessinée, film) ;
  • Utiliser divers modes de production d’images (supports, médiums, matériaux, choix d’outil) ;
  • Utiliser divers modes de représentation.

Elles permettent également de modifier et détourner des images pour en travailler le sens. Les élèves sont amenés à :

  • Se réapproprier des images, les détourner pour leur donner une dimension fictionnelle ;
  • Modifier le statut d’une image.

Elles permettent de comprendre et analyser des images. Les élèves sont amenés à :

  • Connaître et identifier différents moyens mis en oeuvre dans l’image pour communiquer ; différencier les images artistiques des images de communication et des images documentaires.

Elles permettent d’étudier des oeuvres et maîtriser des repères historiques. Les élèves sont amenés à :

  • Repérer des caractéristiques qui permettent de distinguer la nature des images ;
  • Etudier quelques oeuvres emblématiques de l’histoire des arts et les situer dans leur chronologie.

Compétences artistiques en fin de cinquième

Les élèves ont acquis une expérience artistique suffisante pour :

  • Créer une image à partir d’éléments d’origines diverses en sachant choisir les instruments, outils, matériaux, supports, médiums ;
  • Utiliser quelques pratiques conventionnelles du dessin (schéma, esquisse, croquis), des procédures techniques de la peinture et de techniques mixtes, dont le travail en volume n’est pas exclu ;
  • Identifier les procédures utilisées (prélèvement, assemblage, collage) ;
  • Organiser des images en travaillant le cadrage et l’échelle des plans dans une intention narrative.

Ils ont acquis une compétence numérique qui leur permet :

  • D’utiliser des appareils et logiciels simples à des fin de production (photographier, filmer, scanner, imprimer), de trouver des documents sur Internet, les discriminer et conserver des données.

Ils ont acquis une culture artistique prenant appui pour partie sur l’histoire des arts, qui leur permet de :

  • Discriminer différents statuts des images pour comprendre et réinvestir leurs diverses potentialités ;
  • Interroger le point de vue du regardeur, le point de vue de l’auteur ;
  • Reconnaître et comprendre la singularité des images d’artistes, les différencier des images de communication et de documentation ;
  • Connaître quelques productions artistiques patrimoniales et contemporaines et repérer des créations artistiques dans leur environnement quotidien.

Ils ont un comportement autonome et responsable qui leur permet de :

  • Expérimenter, choisir et prendre des initiatives ;
  • Faire preuve de curiosité, comprendre les productions des autres ;
  • Travailler en équipe ;
  • Participer à une verbalisation, écouter et accepter les avis divers et contradictoires, argumenter, débattre, contribuer à la construction collective du sens porté par les réalisations de la classe ou des oeuvres.

Ces compétences s’acquièrent dans des situations sollicitant sans cesse action et réflexion, dans l’articulation d’une pratique artistique et la construction d’une culture.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de géographie, Cinquième

À l’école primaire, une première approche du développement durable a été opérée dans les enseignements de géographie et de sciences. Une action concrète de développement durable a été étudiée en sixième dans le cadre de l’éducation civique.

Le programme de la classe de 5ème est consacré à la poursuite de l’étude du développement durable. Une étude de cas, placée en tout début de programme permet, en posant les trois dimensions du développement durable, d’appréhender simplement le concept. La première partie du programme s’ouvre sur les hommes, car c’est l’humanité qui est au coeur du développement durable. La deuxième partie aborde la question majeure des inégalités des conditions de vie, de richesses et de développement des sociétés, aux différents niveaux de l’échelle géographique. La troisième partie s’attache aux rapports entre les sociétés et les ressources. Ces rapports sont étudiés sous l’angle du développement durable à travers les questions d’aménagement et d’usage, de préservation et de partage des ressources entre les territoires et entre les hommes.

La démarche géographique privilégie des études de cas à partir desquelles les élèves constatent les inégalités et les déséquilibres, perçoivent les jeux d’acteurs, les impacts des actions des hommes sur l’environnement et mesurent l’importance des choix politiques. Ces études de cas prennent pleinement leur sens par une mise en perspective à d’autres échelles géographiques et parfois de temps. Elles sont choisies de manière à ce que les élèves puissent poursuivre le parcours des différentes parties du monde.
L’apport majeur de la géographie dans l’approche du développement durable repose, outre sa dimension humaine et sociale, sur la prise en compte des échelles. C’est à travers leur maniement que les élèves perçoivent, du local au mondial, l’interdépendance des sociétés comme des territoires.

Au terme de l’année de 5ème les élèves sont capables, confrontés à l’étude d’un territoire, de mobiliser les trois dimensions du développement durable. Ils ont construit une connaissance claire des grandes oppositions du monde et des enjeux auxquels est confrontée l’humanité. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – LA QUESTION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
(environ 25% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ENJEUX DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Thème 2 – LES DYNAMIQUES DE LA POPULATION ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

II – DES SOCIÉTÉS INÉGALEMENT DÉVELOPPÉES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement deux des trois premiers thèmes. Le thème 4 est obligatoire.

Thème 1 – DES INÉGALITÉS DEVANT LA SANTÉ

Thème 2 – DES INÉGALITÉS DEVANT L’ALPHABÉTISATION

Thème 3 – DES INÉGALITÉS DEVANT LES RISQUES

Thème 4 – LA PAUVRETÉ DANS LE MONDE (obligatoire)

III- DES HOMMES ET DES RESSOURCES
(environ 35% du temps consacré à la géographie)
On traitera seulement trois thèmes parmi les cinq suivants

Thème 1 – LA QUESTION DES RESSOURCES ALIMENTAIRES

Thème 2 – LA QUESTION DE L’ACCÈS À L’EAU

Thème 3 – GÉRER LES OCÉANS ET LEURS RESSOURCES

Thème 4 – MÉNAGER L’ATMOSPHÈRE

Thème 5 – LA QUESTION DE L’ÉNERGIE

IV – UNE QUESTION AU CHOIX
(environ 5% du temps consacré à la géographie )

Le choix est laissé au professeur de développer un des thèmes du programme ou de répondre aux questions que l’actualité peut susciter de la part des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire, Cinquième

DU MOYEN ÂGE AUX TEMPS MODERNES

À l’école primaire, les élèves ont abordé le Moyen Age et les Temps modernes essentiellement à travers l’histoire nationale ou le retentissement national d’événements mondiaux.

Le programme de cinquième s’ouvre par la découverte de la naissance de l’islam (fait religieux) et de l’Islam médiéval (civilisation). Le reste du programme couvre une période au cours de laquelle la civilisation médiévale européenne s’est élaborée (christianisme, féodalité, lente émergence de l’État). L’Europe a connu ensuite, à partir de la fin du XVe siècle, des bouleversements culturels et intellectuels, l’ouverture, jusque-là limitée, vers les autres mondes et l’affirmation de l’État.

La place de l’histoire des arts est importante dans chacune des parties du programme, dans la mesure même où ce programme est orienté essentiellement vers l’étude de grandes civilisations entre le VIIe siècle et la fin du XVIIe siècle. Au cours de cette seconde année de collège, les élèves continuent à se familiariser avec différents types de sources historiques. Ils apprennent à les situer dans le temps et dans un contexte donné.

En lien avec les progressions souhaitées en français, ils doivent être capables de construire, à l’oral comme à l’écrit, des récits organisés plus développés. Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

I. LES DEBUTS DE L’ISLAM
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

II – L’OCCIDENT FÉODAL, XIe – XVe siècle
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – PAYSANS ET SEIGNEURS

Thème 2 – FEODAUX, SOUVERAINS, PREMIERS ÉTATS

Thème 3 – LA PLACE DE L’ÉGLISE

Thème 4 – L’EXPANSION DE L’OCCIDENT

III –REGARDS SUR L’AFRIQUE

IV. VERS LA MODERNITÉ, fin XVe – XVIIe siècle
(environ 40% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES BOULEVERSEMENTS CULTURELS ET INTELLECTUELS (XVe – XVIIe siècle)

Thème 2 – L’ÉMERGENCE DU « ROI ABSOLU »

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de français, Quatrième

Les objectifs et les principes de mise en œuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs doivent se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • les propositions subordonnées circonstancielles de temps (antériorité, simultanéité, postériorité) ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de cause, de conséquence, de but ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de comparaison ;
  • le discours rapporté : le discours indirect (initiation).

Les classes de mots

  • les déterminants indéfinis et les pronoms indéfinis : quantifiants (quantité nulle, égale à un, pluralité) ; non quantifiants ;
  • les mots exclamatifs, les interjections, les onomatopées ;
  • les adverbes (repérage du suffixe -ment ; les adverbes modifiant le sens d’un verbe, d’un adjectif, d’un autre adverbe, de toute la phrase).

Les fonctions

  • l’apposition (sa proximité avec l’attribut, son détachement).

La grammaire du verbe

  • les verbes transitifs (direct, indirect) et intransitifs, les verbes attributifs ;
  • la forme pronominale (les verbes essentiellement pronominaux ; les verbes mis à la forme pronominale de sens réfléchi, réciproque, passif) ;
  • la forme impersonnelle (les verbes essentiellement impersonnels, les verbes mis à la forme impersonnelle) ;
  • analyse complète du verbe (infinitif, groupe, temps, mode, personne, voix, forme) ;
  • le subjonctif dans les propositions indépendante ou principale (valeur de souhait ou de prière, et remplacement de l’impératif à certaines personnes) ;
  • le subjonctif dans les propositions subordonnées conjonctives introduites par que (après un verbe de souhait, de volonté ou de sentiment).

Initiation à la grammaire du texte

  • les connecteurs spatiaux (dans la description),
  • les connecteurs temporels (dans le récit),
  • les connecteurs argumentatifs.

Initiation à la grammaire de l’énonciation

  • la définition et les composantes de la situation d’énonciation (qui parle à qui, quand et où ? Le repérage par rapport au moi-ici-maintenant) ;
  • le fonctionnement des pronoms personnels par rapport à la situation d’énonciation (première et deuxième personnes engagées dans la situation d’énonciation, troisième personne absente de la situation d’énonciation).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • les accords complexes sujet-verbe ;
  • les verbes du troisième groupe présentant des particularités orthographiques (verbes en -dre /-tre…) ;
  • la morphologie de quelques verbes très usités : pouvoir/devoir/valoir/paraître…
  • les déterminants numéraux ;
  • le pluriel des noms composés ;
  • nul, tel, tel quel, quel.

Orthographe lexicale

  • les familles régulières de mots ;
  • les séries préfixales : bi(s)-, dé(s)-, sous-, trans-, con-…
  • les séries suffixales : finales en -oir/-oire ; -ette/-ète ; -otte/-ote…
  • les séries suffixales : l’adverbe en -ment.

Quelques homonymes et homophones

  • distingués par l’accent : des/dès, sur/sûr…
  • autres : l’ai/les ; on/on n’ ; quant/quand/qu’en ; plus tôt/plutôt ; près/prêt…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des sentiments ;
  • vocabulaire du jugement ;
  • vocabulaire des genres et registres littéraires (le lyrisme, le fantastique ; versification et formes poétiques) ;
  • vocabulaire abstrait (initiation).

Notions lexicales

  • figures de style : antithèse, procédés de l’ironie, hyperbole (en lien avec l’étude grammaticale de l’emphase). Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes.

Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les œuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • misère et bonheur ;
  • la critique sociale ;
  • la peur et l’étrange ;
  • l’expression du moi.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. La lettre

Le professeur fait lire, sous forme d’un groupement de textes, des lettres, par exemple des auteurs suivants : Madame de Sévigné, Voltaire, Denis Diderot, George Sand.

2. Le récit au XIX° siècle

Le professeur fait lire au moins deux oeuvres choisies dans les deux entrées suivantes :

  • une nouvelle réaliste et/ou une nouvelle fantastique, intégralement ;
  • un roman, intégralement ou par extraits.

Les oeuvres sont choisies parmi celles d’auteurs français ou étrangers : Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Prosper Mérimée, George Sand, Théophile Gautier, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Emile Zola ; E. T. A. Hoffmann, Alexandre Pouchkine, Edgar Allan Poe, Nicolas Gogol, Charlotte ou Emily Brontë, Ivan Tourgueniev.

3. Poésie : le lyrisme

Le professeur fait lire des poèmes d’époques variées empruntés par exemple aux auteurs suivants :

  • Moyen Age : Rutebeuf, François Villon ;
  • XVIe siècle : Louise Labé, Joachim du Bellay, Pierre de Ronsard ;
  • XIX° siècle : Marceline Desbordes-Valmore, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Alfred de Musset, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Jules Laforgue ;
  • XXe et XXIe siècles : Charles Péguy, Anna de Noailles, Guillaume Apollinaire, Marie Noël, Jules Supervielle, Paul Eluard, Louis Aragon, Georges Schéhadé, François Cheng.

4. Théâtre : faire rire, émouvoir, faire pleurer

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une pièce d’un des auteurs suivants :

  • Molière : par exemple Les Précieuses ridicules, Georges Dandin, L’Avare ;
  • Pierre Corneille : Le Cid ;
  • Alfred de Musset : par exemple Les Caprices de Marianne, Fantasio, On ne badine pas avec l’amour ;
  • Victor Hugo, une pièce du Théâtre en liberté ;
  • Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac ;
  • Jean Anouilh : une pièce « rose » ou une pièce « grinçante ».

5. Etude de l’image

En classe de Quatrième, l’étude de l’image privilégie les fonctions explicative et informative. Les rapports entre texte et image sont approfondis autour de la notion d’ancrage. L’étude peut porter sur le thème de la critique sociale, qui est approfondi en Troisième, à travers la caricature, le dessin d’humour ou le dessin de presse. L’image peut aussi contribuer à la compréhension des caractéristiques du romantisme : on songe notamment à des tableaux tels que Le Voyageur au-dessus de la mer des nuages de Caspar David Friedrich ou à des scènes de tempête par exemple chez Vernet.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

L’objectif à atteindre pour la classe de Quatrième est la rédaction d’un texte correct et cohérent de deux pages (40 lignes environ). Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Les écrits attendus gagnent en complexité parallèlement à l’approfondissement de la connaissance des genres et formes littéraires. L’élève recourt à des techniques et procédés étudiés dans les textes. Le professeur initie l’élève à la rédaction du résumé d’un récit ou d’une scène de théâtre, ainsi qu’à la rédaction de paragraphes argumentés.

2. Modalités de mise en oeuvre

Comme dans les classes précédentes, le professeur veille à favoriser l’inventivité des élèves et le goût d’écrire en variant les exercices. L’apprentissage du vocabulaire des sentiments enrichit les textes écrits par les élèves. L’initiation au vocabulaire de l’abstraction, du jugement et du raisonnement leur donne les éléments nécessaires à la rédaction de réponses argumentées et à l’expression justifiée de leur point de vue.

Le professeur est attentif, plus encore que dans les classes précédentes, à la précision du lexique et à la correction de l’expression, en systématisant l’usage du brouillon. L’élève utilise autant qu’il est nécessaire des dictionnaires variés et des ouvrages encyclopédiques.

3. Travaux d’écriture

  • récits à contraintes narratives particulières : changement de points de vue, variations chronologiques ;
  • fragments d’une nouvelle réaliste ou fantastique ;
  • récits brefs illustrant un trait de caractère d’un héros ;
  • textes poétiques variés, favorisant l’expression de soi ;
  • scènes de théâtre : l’attention est portée en particulier sur l’enchaînement et la progression du dialogue ;
  • réponses argumentées à des questions de lecture analytique et expression justifiée d’un point de vue ;
  • prolongement narratif en relation avec les oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts.

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’une nouvelle réaliste ou fantastique.

IV. L’expression orale

En Quatrième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. La pratique du dialogue entre les élèves est enrichie et approfondie : dialogue explicatif ou argumentatif, dans lequel chacun présente son point de vue, accepte et comprend celui d’autrui et le prend en compte. On passe progressivement de situations à deux interlocuteurs à des situations plus complexes (interlocuteurs nombreux, échanges avec un groupe). Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Dans une perspective plus largement européenne, les thématiques « Arts, espace et temps » et « Arts, ruptures, continuités » constituent celles qui permettent le mieux d’aborder des mouvements artistiques et culturels des XVIII° et XIX° siècles. Le retour à l’antique contraste avec les mouvements nouveaux et l’entrée dans l’âge de la modernité (romantisme, réalisme, impressionnisme). Le domaine « Arts du spectacle vivant » invite, quant à lui, à mettre l’accent sur les représentations de la société ou l’expression du moi.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de français, Sixième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase verbale/non verbale ;
  • la phrase simple (un seul noyau verbal) ;
  • les quatre types de phrase (déclarative, interrogative, injonctive, exclamative) ;
  • la phrase affirmative/ la phrase négative ;
  • l’interrogation totale et l’interrogation partielle (marques écrites et orales) ;
  • initiation à la phrase complexe (plusieurs noyaux verbaux).

Les classes de mots

  • le nom et ses déterminants : les articles, indéfinis, définis, partitifs ; distinction entre des article indéfini, des article défini contracté ; du démonstratif ;
  • le verbe (savoir l’analyser en donnant son infinitif, son groupe, son temps, son mode, sa personne ; cette analyse se complexifiera au fur et à mesure que la connaissance du verbe sera approfondie) ;
  • les pronoms : les pronoms personnels (leurs formes et leurs fonctions ; distinction entre la, les déterminants et pronoms) ; les pronoms possessifs ; les pronoms démonstratifs ;
  • l’adjectif qualificatif (il s’ajoute au nom pour le qualifier, s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie).

Les fonctions grammaticales

  • le sujet du verbe (le groupe nominal et le pronom ; le sujet déplacé ou inversé) ;
  • les compléments d’objet du verbe (direct, indirect, second) ;
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels (mobiles et supprimables, valeurs de moyen et de manière, de temps et de lieu) ;
  • l’épithète ;
  • l’attribut du sujet ; (distinction attribut / complément d’objet direct).

La conjugaison du verbe

  • l’infinitif et les trois groupes verbaux ;
  • l’indicatif (temps simples et temps composés ; y compris le conditionnel) : étude systématique, avec décomposition des formes en éléments ;
  • l’impératif.

Les valeurs des temps verbaux

  • se situer dans le temps : passé / présent / futur ; – le présent (présent de vérité générale, présent d’actualité, présent de narration) ;
  • le passé simple et l’imparfait (premier plan et arrière-plan dans un récit ; l’imparfait dans la description ; le passé simple dans la narration ; action ou état borné/non borné) ;
  • le passé composé (extension de son usage due à la disparition du passé simple à l’oral) ;
  • le futur (valeur temporelle de projection dans l’avenir ; valeurs modales de futur catégorique ou de futur de supposition).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • les accords dans le groupe nominal (l’adjectif, le déterminant, le nom) ;
  • l’accord simple sujet-verbe et sujet-attribut ;
  • l’accord du participe passé avec être et avoir (cas simples) ;
  • la morphologie du verbe à l’indicatif : 1er, 2e et 3e groupes, en lien avec les conjugaisons du programme (les verbes morphologiquement réguliers) ;
  • les pluriels en -aux, -eux, -oux ;
  • la ponctuation : les divers points, la virgule, les guillemets, les parenthèses, les tirets.

Orthographe lexicale

  • les signes auxiliaires : tréma, apostrophe, trait d’union ;
  • l’accentuation de e ;
  • majuscule ou minuscule.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : à/a ; la/l’a/l’as/là ; mur/mûr…
  • autres : et/est ; mais/mes ; on/ont ; ce/se ; ces/ses ; son/sont…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se constituent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des émotions ;
  • vocabulaire des religions (croyances et pratiques religieuses dans l’Antiquité) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (conte, récit).

Notions lexicales

  • formation des mots : radical, préfixation, suffixation, composition, dérivation, familles de mots, initiation à l’étymologie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • niveaux de langue ;
  • reprises et substituts du nom (en lien avec l’étude des classes grammaticales : les noms et pronoms) ;
  • synonymie, antonymie, paronymie.

Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • la métamorphose ;
  • les attitudes et mouvements du corps ;
  • l’art de la narration ;
  • les jeux sur les mots et sur les sons.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire.

Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprend la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou une adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale.

Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Textes de l’Antiquité

Le professeur fait lire des extraits choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Le Récit de Gilgamesh*;
  • La Bible*,
  • L’Iliade*, L’Odyssée* d’Homère ;
  • L’Enéide* de Virgile ;
  • Les Métamorphoses* d’Ovide.

2. Contes et récits merveilleux

Le professeur fait lire au moins deux contes choisis parmi les oeuvres suivantes :

  • Les Mille et Une Nuits* ;
  • Contes de Charles Perrault, de Madame d’Aulnoy, des frères Grimm, de Hans-Christian Andersen ;
  • Alice au pays des merveilles* de Lewis Carroll ;
  • Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry ;
  • Petit Bodiel et autres contes de la savane ; Il n’y a pas de petite querelle de Amadou Hampâté Bâ ;
  • Contes, Nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop ;
  • La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre de Léopold Sédar Senghor.

3. Initiation à la poésie

Le professeur choisit :

  • des poèmes en vers réguliers, des poèmes en vers libres ou variés, des calligrammes, des haïkus ou des chansons, du Moyen Age au XXI° siècle, pour faire découvrir la diversité des formes et motifs poétiques ;
  • des Fables de Jean de La Fontaine (choisies dans les Livres I à VI).

4. Initiation au théâtre

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une pièce de Molière : par exemple Le Médecin volant, L’Amour médecin, Le Médecin malgré lui, Le Sicilien ou l’amour peintre ;
  • une courte pièce, choisie par exemple parmi celles des auteurs du XX° siècle suivants : Jean Tardieu, Roland Dubillard, René de Obaldia.

5. Etude de l’image

L’approche de l’image est toujours mise en relation avec des pratiques de lecture, d’écriture ou d’oral. Elle est renforcée par l’initiation à l’histoire des arts. La lecture de l’image a sa place en préparation, accompagnement, prolongement des textes et thèmes abordés durant l’année : en classe de Sixième, le professeur puise principalement dans l’iconographie très riche liée aux textes de l’Antiquité et à leur représentation au fil des siècles. Il procède aussi à l’étude comparative d’images représentant les mêmes épisodes, par exemple le jugement de Pâris, la chute de Troie, la rencontre des Sirènes ou encore la construction de la tour de Babel ; la confrontation des différentes versions d’un même sujet conduit l’élève à réfléchir sur les intentions des artistes, sur la visée de leurs oeuvres respectives.

Le professeur fait prendre conscience de l’existence de différents types d’images fixes et animées (tableaux, photographies, publicité, bandes dessinées, films…), ainsi que de leurs différentes fonctions. Parmi celles-ci, il privilégie la fonction narrative, pour laquelle les fresques, les polyptyques ou la bande dessinée, entre autres, fournissent des exemples. En ce qui concerne les outils d’analyse, des entrées simples, aisées à mettre en oeuvre, sont retenues pour la Sixième : premières notions de cadrage, de composition, dont l’étude des plans.

III. L’expression écrite

L’écriture s’apprend : elle nécessite dès la Sixième un enseignement rigoureux et un entraînement régulier.

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Sixième est la rédaction d’un texte narratif correct et cohérent d’une page environ (une vingtaine de lignes). L’élève doit pouvoir présenter son texte de manière lisible, avec une graphie claire et régulière. Il doit veiller à la correction de la langue et de la ponctuation. Il apprend à organiser son texte en paragraphes et à ménager des alinéas. En Sixième, on privilégie la rédaction de textes narratifs dans lesquels l’élève exerce ses capacités d’invention. Il peut y insérer des descriptions et des dialogues.

2. Modalités de mise en oeuvre

Le professeur saisit toutes les occasions pour susciter le goût et le plaisir d’écrire. Il fait prendre conscience à l’élève du rôle de l’écrit dans notre société. Il veille à varier les consignes, les types d’exercices et les modes d’évaluation. Pour développer les compétences rédactionnelles de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il incite l’élève à recourir aux dictionnaires dans la phase d’écriture. L’élève utilise régulièrement le brouillon, puisque c’est le lieu de l’invention et de l’organisation des idées. Il comprend ainsi la nécessité de revenir sur son propre travail afin de l’améliorer.

L’apprentissage de l’écriture passe par une pratique régulière et progressive. Le professeur initie progressivement l’élève à l’élaboration d’une trace écrite : préparation, synthèse ou réinvestissement du travail effectué en classe. Des séances spécifiques sont par ailleurs consacrées à l’expression écrite. A partir d’une recherche d’idées, guidée par le professeur ou librement menée, l’élève peut effectuer une exploration du langage, de ses ressources et de ses contraintes. En ce sens, l’apprentissage de l’écriture est étroitement lié à l’étude de la langue et s’appuie de façon rigoureuse sur l’étude du lexique et des structures grammaticales. L’élève s’habitue aussi peu à peu à structurer ses écrits en améliorant leur cohérence. Les textes littéraires fournissent des modèles à imiter, permettant de s’inspirer fructueusement de leur structure (celle du conte ou de la fable par exemple), de la thématique qu’ils développent, de leur mise en mots. Il est souhaitable les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Modeste dans sa longueur et son contenu au début de la Sixième, il s’étoffe et s’enrichit au cours de l’année. Ponctuellement, un devoir déjà rédigé peut donner lieu à une réécriture partielle et personnelle afin de l’améliorer. L’utilisation du traitement de texte, et plus largement des TIC, peut apporter une aide précieuse dans les différentes étapes de la rédaction.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle (l’élève peut éventuellement y exprimer sa propre appréciation, ses émotions et ses sensations) ;
  • écrits en relation avec le programme de lecture : une courte fable, un conte ou une partie de conte, un épisode épique, une courte scène de théâtre ;
  • textes favorisant l’expression poétique ;
  • narrations à partir des oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels).

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un conte.

IV. L’expression orale

En classe de Sixième, l’apprentissage de l’oral vise prioritairement les objectifs suivants :

  • identifier les différentes situations de communication orale et ce qu’elles impliquent ;
  • s’exprimer de façon audible et compréhensible, dans un niveau de langue approprié ;
  • écouter et prendre en compte la parole d’autrui ;
  • raconter une expérience (épisode vécu, lecture, film, visite …).

Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation, en insistant sur la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

La priorité est accordée à l’Antiquité, l’étude des textes fondateurs permettant de mettre en valeur la thématique « Arts, mythes et religions ». C’est l’occasion de sensibiliser les élèves au fait religieux et de leur faire découvrir, en liaison avec la lecture des textes, des oeuvres d’art antique et moderne, leur attention se portant principalement sur des sujets et des figures mythiques. Certains textes appellent un regard sur le travail des illustrateurs, sur la représentation du texte théâtral ou cinématographiques. L’écoute d’oeuvres musicales peut aussi compléter l’étude littéraire de certains textes.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale


Programme d’histoire, Quatrième

DU SIÈCLE DES LUMIÈRES À L’ÂGE INDUSTRIEL

À l’école primaire, les élèves ont abordé le XVIIIe siècle, la Révolution française et le XIXe siècle, essentiellement à travers l’histoire nationale.En quatrième, les révolutions sont au centre du programme : les XVIIIe et XIXe siècles sont caractérisés par des ruptures décisives dans l’ordre politique, social et économique et par l’accélération de l’histoire. Les élèves, poursuivent l’acquisition de repères en approfondissant la maîtrise de leur utilisation. Ils consolident leur pratique de sources historiques diverses : identification, prise en compte du contexte, confrontation entre sources différentes. Ils sont amenés à développer davantage l’exposition de leurs connaissances : les textes produits à l’écrit et les prises de parole doivent mettre en évidence les continuités, les ruptures et les interactions… Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

Thème transversal au programme d’histoire : Les arts, témoins de l’histoire des XVIIIe et XIXe siècles

Ce thème ne fait pas l’objet d’un enseignement isolé ; le professeur choisit un itinéraire composé d’au moins une oeuvre et/ou un artiste significatif pour chacune des parties du programme. Les dimensions sensible, technique et esthétique, impliquent un travail conjoint avec les professeurs des autres disciplines concernées.

EXEMPLES D’OEUVRES OU D’ARTISTES (la liste n’est ni impérative, ni limitative)

  • Des tableaux de Canaletto, Vernet, Vigée-Lebrun, Goya, David, Delacroix, Ingres, Monet, Meyssonnier (Siège de Paris), des portraits des rois de France…
  • Des sculptures de Puget, Pigalle, Carpeaux, Bartholdi, Rodin, Camille Claudel…
  • Des photos et les premiers films de Nadar, des Frères Lumière…
  • Des oeuvres d’architecture et d’urbanisme : Le Petit Trianon à Versailles, la Place de la Concorde de Ange-Jacques Gabriel, l’Opéra Garnier à Paris, le Paris d’Haussmann, le Vittoriano à Rome, le quartier wilhelmien de Strasbourg ou Metz, l’oeuvre de Gustave Eiffel…
  • Des extraits d’oeuvres littéraires de Beaumarchais, Goethe, Germaine de Staël, Balzac, George Sand, Flaubert, Zola…
  • Des extraits d’oeuvres de compositeurs : Vivaldi, Mozart, Beethoven, Schubert, Verdi, Wagner…

CAPACITÉS

  • identifier la nature de l’oeuvre
  • situer l’oeuvre dans le temps et dans son contexte et en expliquer l’intérêt historique
  • décrire l’oeuvre et en expliquer le sens
  • distinguer les dimensions artistiques et historiques de l’oeuvre d’art

I – L’EUROPE ET LE MONDE AU XVIIIe SIÈCLE
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – L’EUROPE DANS LE MONDE AU DÉBUT DU XVIIIe SIÈCLE

Thème 2 – L’EUROPE DES LUMIÈRES

Thème 3 – LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L’ESCLAVAGE

Thème 4 – LES DIFFICULTÉS DE LA MONARCHIE SOUS LOUIS XVI

II – LA RÉVOLUTION ET L’EMPIRE
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES TEMPS FORTS DE LA RÉVOLUTION

Thème 2 – LES FONDATIONS D’UNE FRANCE NOUVELLE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L’EMPIRE

Thème 3 – LA FRANCE ET L’EUROPE EN 1815

III – Le XIXe SIÈCLE
(environ 50% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – L’ÂGE INDUSTRIEL

Thème 2 – L’ÉVOLUTION POLITIQUE DE LA FRANCE, 1815-1914

Thème 3 – L’AFFIRMATION DES NATIONALISMES

Thème 4 – LES COLONIES

Thème 5 – CARTE DE L’EUROPE EN 1914

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.


Programme de géographie, Quatrième

APPROCHES DE LA MONDIALISATION

La classe de quatrième est consacrée à l’étude des relations nouées à l’échelle mondiale et à leurs effets sur les territoires à différentes échelles.

Par des études de cas, il s’agit de mettre la mondialisation en images, en s’appuyant en particulier sur des paysages, et de fournir quelques éléments simples de description, d’analyse et d’explication de ce processus. Une place est faite, dans le programme, aux débats que suscite la mondialisation. La mondialisation transforme la hiérarchie des États et développe ou réduit les inégalités socio-spatiales sur les territoires. Des études de paysages, de cartes et la réalisation de croquis donnent aux élèves une première approche de son impact sur les dynamiques territoriales.

Au fur et à mesure de l’avancement du programme les études de cas permettent d’approfondir un parcours du monde et d’élaborer une carte simple de l’organisation du monde d’aujourd’hui. Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à toutes les échelles, en utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l’information et de la communication. L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – DES ÉCHANGES A LA DIMENSION DU MONDE
( environ 40% du temps consacré à la géographie)

Thème 1. – LES ESPACES MAJEURS DE PRODUCTION ET D’ÉCHANGES

Thème 2. – LES ÉCHANGES DE MARCHANDISES

Thème 3. LES MOBILITÉS HUMAINES

Thème 4 – On traitera un thème parmi les deux suivants :

LES LIEUX DE COMMANDEMENT

LES ENTREPRISES TRANSNATIONALES

II – LES TERRITOIRES DANS LA MONDIALISATION
(environ 50% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 – LES ÉTATS-UNIS

Thème 2 – LES PUISSANCES ÉMERGENTES

Thème 3 – LES PAYS PAUVRES

III- QUESTIONS SUR LA MONDIALISATION
(environ 10% du temps consacré à la géographie)

Thème 1 : LA MONDIALISATION ET LA DIVERSITÉ CULTURELLE

Thème 2 : LA MONDIALISATION ET SES CONTESTATIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.


Programme d’ECJS, Quatrième

LIBERTÉS, DROIT, JUSTICE

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire, la classe de quatrième amène les élèves à procéder à un inventaire des libertés fondamentales et à percevoir que l’exercice de celles-ci doit tenir compte de l’intérêt collectif.

Le droit intervient dans la résolution des conflits et des litiges ; pour cela il s’appuie sur des textes résultant d’un débat public, de rapports de force au sein de la société et de procédures légales. Le Droit et la Justice ne se conçoivent plus seulement à l’échelle nationale mais également à l’échelle de l’Union européenne. La justice procède à des arbitrages en application du droit, elle le rend vivant en l’interprétant. La sûreté, droit individuel et collectif, participe à l’égalité entre les citoyens.

A l’issue de la classe de quatrième, l’élève est capable d’expliquer et mettre en relation les grandes notions du programme (liberté, droit, justice). Pour chacune d’elles l’élève doit exercer son jugement critique en confrontant des situations concrètes aux textes de loi.

I – L’EXERCICE DES LIBERTÉS EN FRANCE
( environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II – DROIT ET JUSTICE EN FRANCE
( environ 40% du temps consacré à l’éducation civique)

III – LA SÛRETÉ : UN DROIT DE L’HOMME
( environ 20% du temps consacré à l’éducation civique)

IV – AU CHOIX
( environ 10% du temps consacré à l’éducation civique)

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire des arts

« L’enseignement de l’histoire des arts est un enseignement de culture artistique partagée. Il concerne tous les élèves. Il est porté par tous les enseignants. Il convoque tous les arts. Son objectif est de donner à chacun une conscience commune : celle d’appartenir à l’histoire des cultures et des civilisations, à l’histoire du monde. Cette histoire du monde s’inscrit dans des traces indiscutables : les oeuvres d’art de l’humanité. L’enseignement de l’histoire des arts est là pour en donner les clés, en révéler le sens, la beauté, la diversité et l’universalité. »

  • Le programme concernant l’histoire des arts (août 2008) est disponible ici : histoire-des-arts.
  • Vous pouvez enfin écouter les propos du directeur de l’enseignement scolaire sur le sujet à l’occasion de notre entretien de rentrée.

Programme de géographie, Sixième

LA TERRE PLANÈTE HABITÉE

À l’école primaire, les élèves ont acquis un certain nombre de repères concernant leur territoire proche et l’espace français dans son contexte européen et mondial.

Le programme de la classe de sixième permet, après un approfondissement de la connaissance de l’espace proche, d’explorer le monde, d’y situer les sociétés humaines dans leur diversité, de découvrir et de caractériser les différentes manières de l’habiter. La démarche invite à développer la curiosité des élèves et à leur donner le goût de l’ailleurs.

Le choix des études de cas et des exemples doit mettre l’accent, sans exclure les autres facteurs de différenciation, sur la diversité des cultures et des formes de mise en valeur du monde qu’elles induisent.

Le paysage est l’outil privilégié de cette découverte. Des études de cas conduisent à une approche des différentes dimensions des paysages (évolution, esthétique…)

Chaque étude de cas est mise en contexte et située systématiquement sur les grandes cartes du monde : population, aires culturelles, niveau de vie, reliefs, climats. L’année de sixième intègre ainsi une première connaissance des grandes divisions physiques et humaines du monde.

Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à toutes les échelles, en
utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l’information et de la communication.

L’analyse de documents et la maîtrise de l’expression écrite et orale concernent toutes les parties du programme.

I – MON ESPACE PROCHE : PAYSAGES ET TERRITOIRE
(environ 10% du temps consacré à la géographie)

II – OÙ SONT LES HOMMES SUR LA TERRE ?
(environ 20% du temps consacré à la géographie)

III – HABITER LA VILLE
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

IV – HABITER LE MONDE RURAL
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

V – HABITER LES LITTORAUX
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

VI – HABITER DES ESPACES A FORTES CONTRAINTES
(environ 15% du temps consacré à la géographie)

VII – UNE QUESTION AU CHOIX
(environ 5% du temps consacré à la géographie)

Ce temps est laissé au professeur pour développer un des thèmes du programme ou pour répondre aux questions que l’actualité peut susciter de la part des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’histoire, Sixième

DES MONDES ANCIENS AUX DÉBUTS DU MOYEN ÂGE

À l’école primaire, les élèves ont étudié les premières traces de la vie humaine sur lesquelles on ne reviendra pas au collège. Ils y ont également abordé l’Antiquité à travers l’approche de la Gaule et de sa romanisation.

En sixième, après un premier contact avec une civilisation de l’Orient, les élèves découvrent la Grèce et Rome : l’étude porte sur la culture et les croyances, sur l’organisation politique et sociale.

La quatrième partie est dédiée à l’émergence du judaïsme et du christianisme, situés dans leur contexte historique : les principaux éléments de croyance et les textes fondateurs sont mis en perspective avec le cadre politique et culturel qui fut celui de leur élaboration.

La cinquième partie fait le lien entre l’Antiquité tardive et le Moyen Age en présentant les empires chrétiens de l’Orient byzantin et de l’Occident carolingien.

La dernière partie ouvre le programme à une civilisation asiatique : Chine des Han ou Inde des Gupta.

La place de l’histoire des arts est importante dans chacune des parties du programme, dans la mesure même où ce programme est orienté essentiellement vers l’étude de grandes civilisations entre le IIIe millénaire av. J.-C. et le VIIIe siècle.

Au cours de cette première année de collège, les élèves découvrent des sources historiques simples (archéologiques, iconographiques, extraits de textes…) qu’ils apprennent à interroger et à mettre en relation avec un contexte. Ils s’entraînent à exposer leurs connaissances en construisant de courts récits (on tiendra compte des progressions prévues en français pour l’expression écrite et l’expression orale). Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

I – L’ORIENT ANCIEN
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

II – LA CIVILISATION GRECQUE
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – AU FONDEMENT DE LA GRECE : CITES, MYTHES, PANHELLENISME

Thème 2. – LA CITE DES ATHENIENS (Ve – IVe SIECLE) : CITOYENNETE ET DEMOCRATIE

 

Thème 3

On traitera un thème parmi les deux suivants

– ALEXANDRE LE GRAND

– LA GRECE DES SAVANTS


III- ROME
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – DES ORIGINES A LA FIN DE LA REPUBLIQUE : FONDATION, ORGANISATION POLITIQUE, CONQUETES

Thème 2 – L’EMPIRE : L’EMPEREUR, LA VILLE, LA ROMANISATION

IV- LES DÉBUTS DU JUDAISME ET DU CHRISTIANISME
(environ 20% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES DEBUTS DU JUDAÏSME

Thème 2 – LES DEBUTS DU CHRISTIANISME

V– LES EMPIRES CHRÉTIENS DU HAUT MOYEN ÀGE
( environ 10% du temps consacré à l’histoire)

VI – REGARDS SUR DES MONDES LOINTAINS
(environ 10% du temps consacré à l’histoire)

On traitera un thème au choix

Thème 1 – LA CHINE DES HAN À SON APOGEE

Thème 2. – L’INDE CLASSIQUE AUX IVe ET Ve SIECLES

 

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’éducation civique, Sixième

LE COLLÉGIEN, L’ENFANT, L’HABITANT

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire, la classe de sixième montre les différents aspects de la vie en collectivité. Dans la famille, au collège et dans la commune, les élèves apprennent que la vie en société impose des règles qu’il convient de connaître, de respecter, et de comprendre. Ces règles sont parfois différentes selon l’âge et le statut des personnes. La collectivité est le résultat de l’implication de chacun, celle-ci peut prendre des formes très diverses.

Le programme de sixième donne une première définition simple de notions qui seront ensuite mobilisées et approfondies dans les classes supérieures.

Les capacités développées dans ce programme doivent favoriser chez les élèves la prise de conscience de leur identité et de leurs responsabilités dans leur travail et dans le collège. Ils doivent être amenés à mettre en pratique ces capacités pour concrétiser un projet individuel ou collectif.

I – LE COLLÉGIEN
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II – L’ ENFANT
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

III – L’HABITANT
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

IV – AU CHOIX
(environ 10% du temps consacré à l’éducation civique)

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de français, Cinquième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • la phrase complexe : la coordination et la juxtaposition ;
  • la phrase complexe (suite) : la subordination (repérer la principale et les subordonnées) ;
  • les propositions subordonnées relatives et les propositions subordonnées conjonctives (première approche : les distinguer selon que le subordonnant a ou n’a pas de fonction dans la subordonnée qu’il introduit) ;
  • la subordonnée interrogative indirecte (totale ou partielle) ;
  • le discours rapporté : le discours direct.

Les classes de mots

  • les mots exprimant les degrés de l’adjectif (degrés d’intensité, comparatif et superlatif) ;
  • les mots exprimant la négation (y compris la négation exceptive ne…que) ;
  • les mots exprimant l’interrogation ;
  • les conjonctions de coordination ;
  • les prépositions (introduisant un complément de verbe, de nom, d’adjectif, ou un complément circonstanciel ; les multiples emplois de de et à) ;
  • les pronoms relatifs.

Les fonctions grammaticales

  • le groupe nominal et ses expansions (complément du nom, subordonnée relative);
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels de cause, de but, de conséquence, de comparaison ;
  • le complément d’agent.

La conjugaison

  • le subjonctif présent ;
  • la voix active et la voix passive.

Les valeurs des temps verbaux

  • les valeurs des temps composés (l’accompli et l’antériorité).

Les valeurs et emplois des modes verbaux

  • l’indicatif (inscription dans le réel) et le subjonctif (imagination en pensée) ;
  • le conditionnel en emploi modal (conditionnel de l’information incertaine, conditionnel d’atténuation ou de politesse, conditionnel du jeu ou de l’imaginaire) ;
  • les modes non personnels du verbe (infinitif, participe, gérondif) ; la distinction des formes en -ant (gérondif, participe présent, adjectif verbal).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • l’accord du participe passé des verbes avec les auxiliaires être et avoir (cas complexes, à l’exclusion des verbes pronominaux) ;
  • les verbes du premier groupe présentant des particularités orthographiques (verbes en -cer / -ger / -eler / -eter / -yer…) ;
  • la morphologie de certains verbes irréguliers : aller, asseoir, dire, faire, savoir, vouloir…
  • les adjectifs qualificatifs de couleur.

Orthographe lexicale

  • les principales prépositions ;
  • les préfixes et suffixes usuels d’origine latine ;
  • les préfixes usuels d’origine grecque.

Quelques homonymes ou homophones

  • distingués par l’accent : ou/où ; ça/çà ;
  • autres : sans/s’en ; dans/d’en ; peu/peut ; ni/n’y ; si/s’y/ci…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des sensations ;
  • vocabulaire des valeurs (références à une société ou à une période découverte à travers les oeuvres étudiées en classe) ;
  • vocabulaire des genres littéraires (roman, comédie).

Notions lexicales

  • polysémie ;
  • sens propre et sens figuré ;
  • figures de style (comparaison et métaphore : initiation) ;
  • mots génériques / mots spécifiques.

Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes. Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • le portrait physique et moral ;
  • l’univers médiéval ;
  • paysages et décors ;
  • le rire.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Pour certaines oeuvres, une version modernisée ou adaptation de qualité est recommandée ; un astérisque les signale. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Littérature du Moyen Age et de la Renaissance

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une oeuvre choisie parmi les propositions suivantes :

  • une chanson de geste : par exemple La Chanson de Roland* ;
  • un roman de chevalerie de Chrétien de Troyes : par exemple Lancelot ou le Chevalier à la charrette*, Yvain ou le Chevalier au lion*, Perceval ou le Conte du Graal* ;
  • Tristan et Yseult * ;
  • Le Roman de Renart * ;
  • un fabliau ou une farce : par exemple La Farce de Maître Pathelin*.

2. Récits d’aventures

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, une oeuvre choisie par exemple parmi les oeuvres suivantes :

  • – Le Livre des merveilles de Marco Polo ;
  • – Robinson Crusoé* de Daniel Defoe ;
  • – L’Ile au trésor de Robert Louis Stevenson ;
  • – un roman de Jules Verne ;
  • – Croc-Blanc, L’Appel de la forêt de Jack London ;
  • – Le Lion de Joseph Kessel
  • – Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier ;
  • – Mondo et autres histoires de J.M.G Le Clézio.

3. Poésie : jeux de langage

Le professeur privilégie l’étude du rapport entre forme et signification à partir d’un choix de poèmes d’époques variées empruntés par exemple aux auteurs suivants :

  • Moyen Age – XVI° siècle : Charles d’Orléans, Clément Marot, initiation aux poèmes à forme fixe ;
  • XVII° siècle : Jean de La Fontaine, Fables (choisies dans les livres VII à XII) ;
  • XIX° siècle : Victor Hugo, Alfred de Musset, Charles Cros, Paul Verlaine, Tristan Corbière, Arthur Rimbaud ;
  • XX° siècle : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Robert Desnos, Eugène Guillevic, Jacques Prévert, Malcolm de Chazal, Raymond Queneau, Claude Roy, Boris Vian, Jacques Roubaud.

4. Théâtre : la comédie

Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :

  • une comédie de Molière, choisie par exemple parmi les pièces suivantes : Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Le Malade imaginaire ;
  • une comédie courte choisie par exemple parmi celles des auteurs suivants : Georges Feydeau, Georges Courteline ou Jules Renard.

5. Etude de l’image

En classe de Cinquième, le professeur s’intéresse prioritairement à la représentation des époques médiévale et classique. Il poursuit l’étude des fonctions de l’image, en insistant sur la fonction descriptive. Il propose aux élèves une première approche des rapports entre texte et image (illustration, complément, contrepoint), par exemple lors de l’analyse d’enluminures.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

L’objectif prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Cinquième est la rédaction d’un texte correct et cohérent d’une page et demie (30 lignes environ), dans le respect des consignes données. L’élève doit être capable, en Cinquième, de maîtriser la narration et la description. Les récits qu’il écrit peuvent également inclure des dialogues. Afin d’approfondir les compétences d’écriture de l’élève, le professeur insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication définie par les consignes. Il s’attache à développer la capacité et le goût d’écrire, en faisant rédiger des textes variés.

2. Modalités de mise en oeuvre

Les modalités générales ne se différencient pas d’une année à l’autre. Le professeur continue à faire écrire des textes brefs, de forme et d’usage variés. Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. D’une page environ au début de la Cinquième, il s’enrichit et s’étoffe au cours de l’année. Pour parvenir à ces objectifs, le professeur propose des exercices d’écriture diversifiés, réguliers et fréquents. Il entraîne l’élève à enrichir et moduler son expression en s’appuyant sur le travail conduit dans les séances spécifiques d’apprentissage du lexique. La maîtrise de l’écrit passe nécessairement par la maîtrise de la syntaxe et de l’orthographe : l’articulation entre le programme de grammaire et les activités d’écriture trouve sa pleine justification. Les exercices donnent chacun matière à diverses formes d’évaluation, notées ou non. Dans la continuité de la classe de Sixième, le professeur privilégie la rédaction de textes narratifs et descriptifs, en lien avec le programme de lecture (fabliaux, récits d’aventure et de chevalerie). Au cours des activités de lecture, il s’attache à faire percevoir les caractéristiques et le rôle de la description et des dialogues. Parallèlement, l’élève apprend à les rédiger et, le cas échéant, à les insérer dans ses propres écrits. Pour favoriser cet apprentissage de l’écriture, le recours au traitement de texte, aux TIC, en relation avec l’enseignement reçu en technologie, se révèle utile. Le professeur se montre particulièrement attentif à l’utilisation du brouillon. La reformulation écrite d’énoncés et la rédaction de synthèses sont généralisées au cours de toutes les activités de la classe de français.

3. Travaux d’écriture

  • récits rendant compte d’une expérience personnelle incluant l’expression de sentiments ;
  • descriptions de lieux divers ;
  • portraits de personnages réels, imaginaires ou inspirés d’une œuvre étudiée ;
  • dialogues fictifs ou réels, invention ou transcription d’une interview ;
  • récits inspirés par les œuvres étudiées : épisode d’un récit de chevalerie ou d’un récit d’aventure, court fabliau ;
  • scènes de théâtre comique imitées des œuvres lues ;
  • textes poétiques variés : initiation à l’écriture poétique contrainte ou libre ;
  • écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités d’imagination (images, objets, documents audio-visuels), notamment en relation avec les œuvres étudiées dans le cadre de l’histoire des arts.

Une écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective, notamment la rédaction d’un fabliau.

IV. L’expression orale

En Cinquième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis dès la classe de Sixième. Parmi les exercices, la description est privilégiée : on attend de l’élève qu’il présente de façon organisée une personne, un objet, un lieu, en s’appuyant sur un vocabulaire précis et varié. Le professeur commence à développer des situations d’expression orale qui permettent aux élèves de dialoguer entre eux, par exemple dans le cadre des études de textes et lors de dialogues fictifs avec jeux de rôles. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Parmi les thématiques laissées au choix du professeur, celle d’« Art, Etats et pouvoirs » peut permettre d’aborder des thèmes comme l’architecture des châteaux (Moyen Âge, Renaissance, XVII° siècle), l’art de Cour (la comédie-ballet) et la place de l’écrivain à la Cour (en particulier celle de Versailles), conjuguant alors des domaines aussi variés que les « Arts du visuel », «les « Arts du son », les « Arts du spectacle vivant » et les « Arts de l’espace ».

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme de français, Troisième

Les objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter pour organiser l’enseignement des domaines suivants. L’étude de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.

I. L’étude de la langue

1. Grammaire

L’analyse de la phrase

  • les propositions subordonnées circonstancielles de concession et d’opposition ;
  • les propositions subordonnées circonstancielles de condition (incluant si et le système hypothétique) ;
  • les discours rapportés : discours direct, indirect ; initiation au discours indirect libre.

Les classes de mots

  • les conjonctions de subordination (révision de toutes les valeurs circonstancielles, différence entre que et les autres conjonctions, relations sémantiques établies par les conjonctions de subordination) ;
  • que : révision de ses différentes classes grammaticales (pronom interrogatif, relatif, adverbe, conjonction de subordination, « béquille » du subjonctif).

Les fonctions

  • l’attribut du COD (sa distinction d’avec l’épithète : son extériorité par rapport au groupe nominal COD ; les verbes qui l’introduisent) ;
  • les groupes nominaux compléments circonstanciels de condition, d’opposition et de concession.

La grammaire du verbe

  • le subjonctif passé ; aperçu des temps du passé ; mémorisation d’au moins la troisième personne du singulier de l’imparfait ;
  • le subjonctif dans les subordonnées relatives ;
  • le subjonctif en proposition subordonnée circonstancielle (concession, condition, cause niée, but, temporelles du type avant que) ;
  • le conditionnel : (approfondissement) emploi temporel de futur du passé, emploi modal dans le système hypothétique (valeurs de potentiel/irréel du présent, irréel du passé) ;
  • les périphrases verbales (aller + infinitif, venir de + infinitif, faire + infinitif, laisser + infinitif, devoir + infinitif).

Initiation à la grammaire du texte

  • les reprises anaphoriques ;
  • thème (ce dont on parle) et propos (ce qu’on dit sur le thème) ;
  • l’emphase (mise en valeur du thème par son détachement, mise en valeur du propos par le présentatif).

Initiation à la grammaire de l’énonciation

  • les mots qui prennent sens dans la situation d’énonciation (les embrayeurs) ;
  • les mots renvoyant à l’énonciateur, à ses sentiments, à ses croyances (les modalisateurs) ;
  • initiation à l’implicite (les présupposés et les sous-entendus).

2. Orthographe

Orthographe grammaticale

  • l’accord de l’attribut du COD ;
  • le participe présent et l’adjectif verbal ;
  • le participe passé suivi d’un infinitif ;
  • l’accord du participe passé des verbes pronominaux ;
  • l’accord du participe passé d’un verbe impersonnel ;
  • l’orthographe et l’accord de demi, leur, même, quelque(s), quel(s) que, quelle(s)…que, tout.

Orthographe lexicale

  • le doublement des consonnes ;
  • les familles de mots irrégulières (donner/donateur, nommer/nominal,…) ;
  • les dérivés des mots en – ion (attention, suspension,…).

Quelques homonymes et homophones

  • distingués par l’accent : du/dû, cru/crû…
  • autres : quoique/quoi…que ; quel(le) / qu’elle, quelque / quel…que…

3. Lexique

L’étude du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit au cours des quatre années de collège.

Domaines lexicaux

  • vocabulaire des genres et registres littéraires (l’écriture de soi, le tragique) ;
  • vocabulaire de l’argumentation ;
  • vocabulaire du raisonnement (conséquence, opposition et concession) ;
  • vocabulaire abstrait (concepts et notions).

Notions lexicales

  • dénotation et connotation ;
  • modalisation (en lien avec l’étude grammaticale des modalisateurs) ;
  • notion d’implicite ;
  • termes évaluatifs (péjoratifs et mélioratifs).

Ces notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années précédentes. Pour mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture, le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut, par exemple, privilégier les pistes suivantes :

  • temps et souvenir ;
  • la violence des sentiments ;
  • l’engagement ;
  • réflexion et questionnement ;
  • l’homme et la société.

II. La lecture

La progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps scolaire. Un projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe, et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire. Le programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.

1. Formes du récit aux XX° et XXI° siècles

Le professeur fait lire au moins deux oeuvres, en lecture intégrale ou par extraits, choisies dans les deux entrées suivantes :

  • Récits d’enfance et d’adolescence : L’élève étudie par exemple l’une des oeuvres suivantes : Colette, Sido, La Maison de Claudine, Albert Cohen, Le Livre de ma mère, Nathalie Sarraute, Enfance, Fred Uhlman, L’Ami retrouvé, Hervé Bazin, Vipère au poing, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes, Romain Gary, La Promesse de l’aube, Italo Calvino, Le Baron perché, Driss Chraïbi, La Civilisation, ma mère ! Camara Laye, L’Enfant noir, Amos Oz, Soudain dans la forêt profonde, Annie Ernaux, La Place, Tahar Ben Jelloun, L’Enfant de sable, Andreï Makine, Le Testament français.
  • Romans et nouvelles des XX° et XXI° siècles porteurs d’un regard sur l’histoire et le monde contemporains : le choix est laissé à l’appréciation du professeur.

2. La poésie dans le monde et dans le siècle :

  • La poésie engagée : Le professeur fait lire un ou plusieurs textes choisis par exemple parmi les poètes suivants : Paul Eluard, Louis Aragon, Federico Garcia Lorca, Jacques Prévert, Robert Desnos, Pablo Neruda, René Char, Yannis Ritsos, Aimé Césaire.
  • Nouveaux regards sur le monde dans la poésie contemporaine : Le professeur fait lire un ou plusieurs textes choisis par exemple parmi les auteurs suivants : Paul Claudel, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Francis Ponge, Henri Michaux, Edouard Glissant. Il peut étendre le corpus à la chanson à texte.

3. Théâtre : continuité et renouvellement

  • De la tragédie antique au tragique contemporain : Le professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une pièce choisie dans l’oeuvre des auteurs suivants : Sophocle, Euripide, William Shakespeare, Pierre Corneille, Jean Racine, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Eugène Ionesco, Jean Anouilh, Albert Camus.
  • Le professeur peut faire découvrir aux élèves le théâtre contemporain dans sa diversité et aborder la relation entre texte et représentation, en tenant compte de la collaboration entre les auteurs dramatiques et les metteurs en scène.

4. Etude de l’image

En classe de Troisième, le professeur privilégie l’étude de l’image comme engagement et comme représentation de soi. C’est la fonction argumentative de l’image qui est développée, pour laquelle on peut analyser le fonctionnement de certaines publicités. Le professeur fournit aux élèves des outils d’analyse pour l’image animée ; il les fait réfléchir à la problématique de l’adaptation d’une oeuvre littéraire pour le cinéma ou la télévision.

III. L’expression écrite

1. Objectifs

La dernière année du collège doit à la fois consolider et compléter les acquis des années précédentes, assurer la maîtrise d’écrits nécessaires à la vie de tout citoyen et permettre aux élèves d’accéder à des formes d’écrits qui les préparent à entrer dans les classes de lycée. L’objectif à atteindre pour la classe de Troisième est la rédaction d’un texte correct et cohérent de plus de deux pages (40 lignes environ). Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir complet et abouti au moins toutes les trois semaines. Les activités d’écriture permettent à l’élève d’affiner l’expression de soi, de développer et d’affirmer son point de vue dans l’argumentation, de mettre l’accent sur l’implication et l’engagement (opinion, conviction, émotion), ou au contraire, la mise à distance et le détachement (objectivité, distance critique, humour).

2. Modalités de mise en oeuvre

La rédaction de récits complexes s’appuie à la fois sur les séances de lecture analytique et les séances d’apprentissage spécifique du lexique : écrire suppose en effet un enrichissement constant du vocabulaire. L’élève doit aussi consolider ses connaissances grammaticales et orthographiques pour améliorer son expression et rédiger dans une langue correcte, précise et variée. Tout texte doit respecter la présentation en paragraphes. L’usage du brouillon est systématique, comme dans les classes précédentes.

Le professeur apprend à l’élève à maîtriser l’expression de soi. Il l’initie à une écriture complexe combinant expression de soi et récit, ou récit et argumentation. Il privilégie également la rédaction de réponses argumentées à des questions portant sur les textes littéraires, notamment à l’aide d’un lexique approprié et de références claires aux passages étudiés. Le programme de Troisième invite l’élève à s’interroger sur les problèmes de l’humanité et les grandes questions de notre monde et de notre temps. Le professeur propose donc régulièrement à l’élève des travaux écrits l’incitant à donner son avis en le justifiant.

Dans toutes les activités du cours de français, l’élève doit se montrer capable de rédiger une synthèse, à partir d’une trace écrite au tableau ou de recherches personnelles. Il s’initie à la prise de notes. Dans le cadre des travaux d’écriture qu’elles contribuent à faciliter, à diversifier et à enrichir, mais aussi dans la perspective de la validation du B2i, les élèves utilisent les TIC et plus particulièrement le traitement de texte.

3. Travaux d’écriture

  • écriture narrative :
      • a. récits autobiographiques, lettre fictive : à partir d’une situation d’énonciation définie, combinant la narration d’un événement et l’expression de sentiments ;
      • b. récits complexes : ayant pour cadre le monde réel ou imaginaire ; présentant une utilisation complexe de la chronologie ; insérant des passages descriptifs et des paroles rapportées directement ou indirectement ; présentant des changements de point de vue ;
  • résumé d’un texte narratif ou documentaire ;
  • écriture d’une scène tragique : en particulier, transposition d’un passage romanesque en scène de théâtre ;
  • textes poétiques favorisant l’expression de soi ; intégrant le souvenir d’une expérience personnelle ou d’un témoignage ;
  • rédaction d’un article de presse, par exemple une critique de film ou d’oeuvre littéraire ;
  • écrit argumentatif : au collège, on exige seulement la présentation d’une prise de position étayée par quelques arguments et exemples ; ce type d’écrit sera développé au lycée.
  • écrits d’entraînement au diplôme national du brevet (DNB).

IV. L’expression orale

En Troisième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. Le professeur veille à ce que les élèves approfondissent l’entraînement au dialogue, notamment dans sa forme plus complexe que constitue le débat. Cet exercice d’argumentation porte sur des sujets précis, limités, choisis en relation avec l’étude des textes lus. Il fait l’objet d’un apprentissage spécifique et demande une préparation minutieuse. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.

V. L’histoire des arts

Sans exclure les thématiques qui concernent l’histoire des arts, le thème « Arts, Etats et pouvoirs » est particulièrement porteur dans la perspective d’une ouverture au monde entier et à l’époque contemporaine. Il sera traité par le professeur de français dans le cadre qui est le sien : échanges entre écrivains et artistes ; correspondances entre oeuvres littéraires et oeuvres musicales ou plastiques ; mise en scène et jeu théâtral.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Pour aller plus loin avec LeWebPédagogique

Retrouvez l’ensemble des matières de votre filière, sous forme de fiches de révisions, de quiz, d’annales corrigées, de cours, de vidéos, etc., sur le blog Brevet !

Programme de mathématiques, Troisième

Les objectifs généraux et l’organisation de l’enseignement des mathématiques décrits dans l’introduction générale des programmes de mathématiques pour le collège demeurent valables pour la classe de troisième : consolider, enrichir et structurer les acquis des classes précédentes, conforter l’acquisition des méthodes et des modes de pensée caractéristiques des mathématiques, développer la capacité à utiliser les mathématiques dans différents domaines (vie courante, autres disciplines), notamment à l’occasion de l’étude de thèmes de convergence.

À la fin de cette classe terminale du collège, la maîtrise par les élèves de plusieurs types de savoirs est visée :

  • dans le domaine des nombres et du calcul : calcul numérique (nombres entiers, décimaux et fractionnaires, relatifs ou non, proportionnalité) et premiers éléments de calcul littéral ;
  • dans le domaine de l’organisation et la gestion de données : premiers éléments de base en statistique descriptive et en probabilité ;
  • dans le domaine géométrique : figures de base et propriétés de configurations du plan et de l’espace ;
  • dans le domaine des grandeurs et de la mesure : grandeurs usuelles, grandeurs composées et changements d’unités ;
  • dans le domaine des TICE : utilisation d’un tableur-grapheur et d’un logiciel de construction géométrique.

Note : les points du programme (connaissances et capacités) qui ne sont pas exigibles pour le socle commun des connaissances et des compétences sont en italiques. Certains commentaires ou exemples d’activités, liés à des connaissances et des capacités qui ne font pas partie du socle, sont écrits en italique dans la troisième colonne mais correspondent à des situations que doivent travailler tous les élèves car ces connaissances et ces capacités restent des objectifs d’enseignement du programme.

1. Organisation et gestion de données, fonctions

L’un des objectifs est de faire émerger progressivement, sur des exemples, la notion de fonction en tant que processus faisant correspondre, à un nombre, un autre nombre. Les exemples mettant en jeu des fonctions sont issus de situations concrètes ou de thèmes interdisciplinaires. Les fonctions linéaires et affines apparaissent alors comme des exemples particuliers de tels processus. L’utilisation des expressions « est fonction de » ou « varie en fonction de », amorcée dans les classes précédentes, est poursuivie et est associée à l’introduction de la notation f(x). L’usage du tableur grapheur contribue aussi à la mise en place du concept, dans ses aspects numériques comme dans ses aspects graphiques. La notion d’équation de droite n’est pas au programme de la classe de troisième. Pour les séries statistiques, l’étude des paramètres de position est poursuivie : médiane et quartiles. Une première approche de la dispersion est envisagée. L’éducation mathématique rejoint ici l’éducation du citoyen : prendre l’habitude de s’interroger sur la signification des nombres utilisés, sur l’information apportée par un résumé statistique. De même, c’est pour permettre au citoyen d’aborder l’incertitude et le hasard dans une perspective rationnelle que sont introduits les premiers éléments relatifs à la notion de probabilité.

2. Nombres et Calculs

La pratique du calcul numérique (exact ou approché) sous ses différentes formes en interaction (calcul mental, calcul à la main, calcul à la machine ou avec un ordinateur) a les mêmes objectifs que dans les classes antérieures :

  • maîtrise des procédures de calcul effectivement utilisées ;
  • acquisition de savoir-faire dans la comparaison des nombres ;
  • réflexion et initiative dans le choix de l’écriture appropriée d’un nombre suivant la situation.

Pour le calcul littéral, l’un des objectifs visés est qu’il prenne sa place dans les moyens d’expression des élèves, à côté de la langue usuelle, de l’emploi des nombres ou des représentations graphiques. C’est en développant notamment des activités où le calcul littéral présente du sens et où il reste simple à effectuer que l’on amène l’élève à recourir à l’écriture algébrique lorsqu’elle est pertinente.

3. Géométrie

Les objectifs des travaux géométriques demeurent ceux des classes antérieures du collège. L’étude et la représentation d’objets usuels du plan et de l’espace se poursuivent ainsi que le calcul de grandeurs attachées à ces objets. Les travaux sur les solides permettent de mobiliser largement les résultats des classes antérieures. À ce titre, il convient d’aborder la géométrie dans l’espace suffisamment tôt dans l’année scolaire. L’étude des configurations usuelles est enrichie en particulier de la réciproque du théorème de Thalès et de l’étude de l’angle inscrit. Le recours à des logiciels de construction géométrique (par les élèves ou de manière collective) est intégré aux séquences d’enseignement, dans l’approche d’une notion ou dans la résolution de problèmes.

4. Grandeurs et mesures

Les situations mettant en jeu des grandeurs sont souvent empruntées à la vie courante (aires de terrains, volumes de gaz, de liquides, vitesses, débits, coûts, …) mais aussi à d’autres disciplines, notamment scientifiques, et permettent l’interaction entre les mathématiques et d’autres domaines. Les activités de comparaison d’aires d’une part, et de volumes d’autre part, de figures ou d’objets obtenus par agrandissement ou réduction, sont, en particulier, autant d’occasions de manipulations de formules et de transformations d’expressions algébriques. Comme dans les classes précédentes, l’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de physique et chimie, Quatrième

Le programme est organisé en trois parties :

  • De l’air qui nous entoure à la molécule (35%)
  • Les lois du courant continu (35%)
  • La lumière : couleurs, images, vitesse (30%)

A – De l’air qui nous entoure à la molécule

Cette partie a pour objet d’introduire dans un premier temps la molécule à partir de deux exemples : l’eau, déjà étudiée en classe de cinquième et l’air, abordé en classe de quatrième. Elle permet notamment de réinvestir les notions sur l’eau vues en classe de cinquième concernant la distinction entre mélanges et corps purs, les changements d’état et la conservation de la masse lors de ces changements d’état. Dans un second temps, elle conduit, en s’appuyant sur les combustions, à l’étude des transformations chimiques et à leur interprétation atomique.

B – Les lois du courant continu

B1 – Intensité et tension

Cette partie a pour objet d’introduire certaines lois du courant continu à partir de mesures d’intensité de courants électriques et de tension électrique réalisées par les élèves eux-mêmes. Elle prolonge l’approche qualitative des circuits vue à l’école primaire et en classe de cinquième tout en évitant des exercices calculatoires répétitifs. Cette étude est l’occasion d’une première sensibilisation à l’universalité des lois de la physique.

B2 – Le dipôle « résistance »

Cette partie a pour objet d’introduire la loi d’Ohm à partir du dipôle « résistance » sans oublier son importance dans le domaine énergétique. C’est une illustration de la modélisation d’un comportement physique par une relation mathématique, la relation de proportionnalité.

C. La lumière : couleurs, images, vitesse

C1 – Lumières colorées et couleur des objets

Cette partie prolonge le programme de cinquième par la notion de couleur. Le monde qui entoure l’élève est un monde coloré. Cette rubrique, qui constitue une première approche de la couleur abordée également en arts graphiques, est un terrain favorable pour une importante activité d’expérimentation raisonnée.

C2 – Que se passe-t-il quand la lumière traverse une lentille ?

Dans le prolongement de la problématique introduite en classe de cinquième « comment éclairer et voir un objet ? » et « comment se propage la lumière ? », cette rubrique propose une première analyse de la formation des images.

C3 – Vitesse de la lumière

Les élèves ont vu en cinquième que la lumière se propage en ligne droite. L’étude de la vitesse de la lumière est l’occasion d’aborder un autre exemple de relation de proportionnalité.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de physique et chimie, Cinquième

Le programme est organisé en trois parties :

  • L’eau dans notre environnement – Mélanges et corps purs (50%)
  • Les circuits électriques en courant continu – Étude qualitative (25%)
  • La lumière : sources et propagation rectiligne (25%)

A – L’eau dans notre environnement – Mélanges et corps purs

Cette partie propose un ensemble de notions essentiellement fondées sur l’observation et l’expérimentation. Sa finalité est de clarifier les notions de mélanges et de corps purs et de présenter les trois états de la matière et les changements d’état associés. Cette partie s’appuie sur l’étude de l’eau qui permet de travailler sur des sujets en relation avec leur environnement et de développer les thèmes de convergence : météorologie et climatologie, développement durable, énergie et sécurité. Cette partie prolonge les acquis de l’école élémentaire, conforte et enrichit le vocabulaire (mélanges homogènes et hétérogènes…) ; elle développe les savoir-faire expérimentaux (manipulation d’une verrerie spécifique).

B – Les circuits électriques en courant continu – Étude qualitative

Cette partie du programme se fonde sur l’observation et sur la réalisation pratique, sans mesures. Elle introduit les propriétés élémentaires d’un circuit en série ou avec une dérivation et les premières notions de transfert et conversion d’énergie. Elle présente un grand intérêt par l’importance de l’électricité dans la vie quotidienne et permet de développer les thèmes de convergence : énergie, sécurité.

C – La lumière : sources et propagation rectiligne

Comme l’eau et l’électricité, la lumière fait partie de notre environnement quotidien. Son introduction prolonge les approches faites à l’école primaire. La propagation rectiligne, élément nouveau par rapport à l’école primaire, est un excellent moyen pour introduire la notion de modèle avec le rayon lumineux.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de SVT, Troisième

Le programme est organisé en quatre parties :

  • Diversité et unité des êtres humains (30%)
  • Évolution des êtres vivants et histoire de la Terre (20%)
  • Risque infectieux et protection de l’organisme (25%)
  • Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement (25%)

 

Diversité et unité des êtres humains

Objectifs scientifiques

A un niveau adapté à la classe de troisième, la notion de programme génétique permet une première explication de l’unité de l’espèce et de l’unicité de chaque être humain. Il s’agit d’expliquer de la manière la plus simple et la plus concrète possible :

  • l’influence des facteurs environnementaux sur l’expression des caractères individuels à travers un ou deux exemples ;
  • la relation entre information génétique et chromosomes ;
  • l’existence d’une information génétique (acide désoxyribonucléique ou ADN) considérée comme identique dans toutes les cellules somatiques de l’organisme ;
  • la transmission de l’information génétique ;
  • l’origine de la diversité des êtres humains.

Objectifs éducatifs

Choisis de sorte qu’ils ne renvoient pas essentiellement à des maladies, les exemples relient ces études à des préoccupations de la vie courante. Ils donnent une dimension éducative à cet enseignement. Les élèves sont préparés à l’étude de la partie du programme qui concerne la responsabilité individuelle et collective dans le domaine de la santé. Par ailleurs, les connaissances acquises fondent la réflexion sur l’unité de l’espèce et la diversité des êtres humains.

Évolution des organismes vivants et histoire de la Terre

Objectifs scientifiques

La mise en évidence de l’origine des roches sédimentaires, la reconstitution d’un paysage ancien ont déjà introduit l’idée d’un lien entre l’histoire de la Terre et celle de la vie et l’idée de changements au cours des temps. L’étude de quelques exemples significatifs doit notamment permettre :

  • d’atteindre un premier niveau de formulation de la théorie de l’évolution des organismes vivants au cours des temps géologiques présentée sous la forme d’un arbre unique ;
  • de donner un aperçu de la théorie expliquant ces faits : variation aléatoire due aux mécanismes de l’hérédité puis sélection par le milieu des formes les plus adaptées ;
  • d’aboutir à la recherche d’une explication au niveau génétique par le réinvestissement des acquis de la partie Diversité et unité des êtres humains ;
  • d’aborder le problème des crises de la biodiversité et de leurs causes supposées ;
  • de montrer que la classification scientifique actuelle se fonde sur la théorie de l’évolution.

Objectifs éducatifs

Cette partie sera l’occasion de développer chez les élèves un esprit critique et une connaissance des enjeux concernant plus particulièrement la disparition d’espèces, les variations de l’effet de serre au cours du temps et l’influence de l’Homme sur la biodiversité.

Risque infectieux et protection de l’organisme

Objectifs scientifiques

Cette partie du programme conduit les élèves à un premier niveau de compréhension des réactions qui permettent à l’organisme de se préserver des microorganismes provenant de son environnement. Il s’agit :

  • d’expliquer, à partir de l’analyse de situations courantes, comment l’organisme réagit à la contamination ;
  • de montrer que l’activité du système immunitaire est permanente et très souvent efficace vis-à-vis d’une contamination ;
  • de montrer que le fonctionnement du système immunitaire peut être perturbé (SIDA, allergies, …).

Objectifs éducatifs

Les connaissances développées contribuent à l’éducation à la santé.

Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement

Objectifs scientifiques

Il s’agit :

  • d’acquérir de nouvelles connaissances et de mobiliser celles acquises tout au long de la scolarité;
  • de relier les notions scientifiques et techniques à leurs incidences humaines en matière de santé et d’environnement ;
  • de mettre à profit l’attitude d’esprit curieux et ouvert, développée dans les classes précédentes ;
  • de travailler les méthodes de raisonnement préservant le libre arbitre de chacun ;
  • de développer l’autonomie de l’élève dans une démarche de projet ;
  • de permettre aux élèves d’argumenter à partir de bases scientifiques sur différents thèmes de société.

Du point de vue de la responsabilité individuelle et collective on aborde des questions relatives à l’éducation à la santé et au développement durable dans les sujets suivants :

  • les maladies nutritionnelles et certains cancers ;
  • les transplantations (les dons d’organes, de tissus et de cellules) ;
  • la qualité de l’eau ou de l’air de la basse atmosphère ;
  • la biodiversité ;
  • les ressources en énergies fossiles et énergies renouvelables ;
  • la maîtrise de la reproduction.

Cette partie sera l’occasion d’un croisement des disciplines, d’un travail au centre de documentation et d’information avec le professeur documentaliste et, dans la mesure du possible, d’une collaboration avec des partenaires extérieurs. Pour les projets consacrés à l’environnement, on veillera à ce qu’ils soient appuyés sur des exemples pris dans le territoire de l’élève ; traiter de questions locales d’environnement dans une perspective de développement durable amène naturellement à ouvrir l’établissement via les partenariats, à favoriser une implication et un engagement plus direct des élèves. Chaque élève, seul ou en groupe, s’implique selon une démarche de projet dans un sujet. Ce travail aboutit à une production exploitable collectivement et pouvant intégrer l’usage des technologies de l’information et de la communication. L’enseignant encadre le travail des élèves dans toutes les étapes de la démarche de projet. L’ensemble des travaux de la classe sera l’objet d’une mutualisation.

Objectifs éducatifs

L’objectif, pour le professeur, est d’éduquer au choix et non d’enseigner des choix réputés meilleurs que d’autres. L’éducation à la santé et celle au développement durable sont l’occasion d’amener l’élève à prendre conscience que les sujets abordés soulèvent des questions d’éthique et à acquérir responsabilité et autonomie.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

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Programme de SVT, Cinquième

Le programme est organisé en trois parties :

  • Respiration et occupation des milieux de vie (15%)
  • Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie (45%)
  • Géologie externe : évolution des paysages (40%)

Respiration et occupation des milieux de vie

Objectifs scientifiques

Il s’agit :

  • d’établir l’unité de la respiration ;
  • de mettre en relation la diversité des appareils et des comportements respiratoires avec l’occupation des milieux ;
  • de mettre en relation la répartition des organismes vivants avec les conditions de la respiration ;
  • d’étudier l’influence de l’Homme sur les conditions de la respiration ;
  • d’enrichir la classification amorcée en classe de sixième avec les nouvelles espèces rencontrées et ainsi renforcer l’idée de biodiversité.

Objectifs éducatifs

Cette partie contribue à l’éducation au développement durable puisque les activités humaines influent sur les caractéristiques des milieux de vie, donc sur les conditions de la respiration et la répartition des organismes vivants.

Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie

Objectifs scientifiques

L’étude s’appuie sur l’exemple de l’Homme et répond à plusieurs intentions :

  • relier le besoin indispensable d’énergie et le fonctionnement de l’organisme ;
  • montrer que le fonctionnement et l’organisation des appareils digestif, respiratoire et circulatoire contribuent à approvisionner tous les organes en matériaux pouvant, grâce à des réactions biochimiques, libérer de l’énergie afin d’assurer le fonctionnement de l’organisme ;
  • montrer que le fonctionnement des poumons et des reins permet d’éliminer les déchets liés au fonctionnement de l’organisme.

Objectifs éducatifs

Cette partie permet de construire les connaissances biologiques indispensables au développement de l’esprit critique de l’élève à un âge où certains comportements à risques (sédentarité, grignotage, tabagisme) peuvent se mettre en place. Ainsi elle contribue à une véritable éducation à la santé.

Géologie externe : évolution des paysages

Objectifs scientifiques

Les élèves découvrent la structure superficielle de la planète Terre et les phénomènes dynamiques externes. Il s’agit de montrer que :

  • des changements s’effectuent à la surface de la Terre ;
  • le modelé du paysage s’explique principalement par l’action de l’eau sur les roches ;
  • la reconstitution de paysages anciens est rendue possible par l’application du principe d’actualisme.

L’étude des fossiles prépare l’approche du concept d’évolution. La classification amorcée en classe de sixième s’enrichit avec les espèces fossiles rencontrées.

Objectifs éducatifs

Le paysage étudié, qui est un cadre de vie pour l’Homme, est aussi soumis à son action. Il en exploite les ressources. Les phénomènes qui s’y déroulent peuvent engendrer des risques pour l’Homme luimême. Cette partie est l’occasion de réfléchir aux conséquences à plus ou moins long terme de l’action de l’Homme sur les paysages en recherchant une gestion durable de l’environnement géologique.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme de technologie, Troisième

I. Présentation

L’enseignement en classe de troisième est articulé autour la mise en oeuvre d’un ou plusieurs projets collectifs qui doivent permettre à chaque élève :

  • de mobiliser, à l’occasion de la gestion de ce(s) projet(s) collectif(s), les connaissances et les capacités acquises dans les années précédentes ;
  • d’acquérir de nouvelles connaissances et un plus grand degré d’autonomie ;
  • d’élargir et de diversifier ses capacités en matière d’usage raisonné et autonome des techniques de l’information et de la communication à l’occasion notamment de la production d’un média numérique associé au projet.

À l’occasion de ces projets, l’élève met en oeuvre la démarche technologique. Intégrant les démarches d’investigation et de résolution de problèmes techniques, elle est caractérisée par un mode de raisonnement fait de transpositions, de similitudes de problématiques et d’analogies tout en tenant compte des contraintes. Le programme des précédents niveaux permet d’initier l’élève progressivement à cette démarche. En classe de sixième, par une démarche d’investigation commune aux disciplines scientifiques, l’élève analyse la constitution et le fonctionnement des objets techniques.

Cette première démarche est complétée, au cycle central, par une démarche de résolution de problèmes techniques pour laquelle l’élève passe d’activités d’observation à des activités d’analyse et de conception dans un contexte donné. Enfin en classe de troisième, riche des compétences acquises, l’élève met en oeuvre la démarche technologique pour conduire un projet, proposer des solutions techniques et finaliser sa démarche par une réalisation collective.

L’élève peut être appelé à développer un projet en liaison avec les enseignements artistiques. Ainsi un travail en commun peut être conduit amenant l’élève à :

  • conduire l’étude sur l’objet technique à réaliser avec le professeur de technologie ;
  • définir les choix artistiques sur ce même objet technique avec l’aide du professeur d’arts plastiques ;
  • envisager l’évolution de l’objet technique en regard des grands repères marquant l’histoire des arts.

Ce travail en commun permet également de prolonger la réflexion en répondant à la question : « comment Technologie et Arts s’enrichissent mutuellement ? »

Le domaine d’application retenu pour le projet, nécessairement pluri-technologique, n’est pas imposé en classe de troisième. Le professeur est libre de le choisir avec sa classe en fonction de l’environnement du collège, des centres d’intérêt des élèves, de l’opportunité ou pas de participer à une manifestation extérieure… Comme pour les cycles précédents, le programme est découpé en six approches. Toutes ces approches sont liées entre elles et prennent appui sur le(s) projet(s) réalisé(s).

La réalisation stimule et valorise la créativité et les talents de l’élève. En complément, la communication autour du projet est assurée par la création d’un document numérique destiné à rendre compte des activités de l’élève durant l’année et servant de support à une présentation orale.

II. Contenus

1. L’analyse et la conception de l’objet technique

Le projet fait appel à des représentations fonctionnelles et structurelles partielles ou complètes. Le projet collectif conduit à la réalisation d’un prototype et développe une plus grande autonomie de l’élève.

2. Les matériaux utilisés

Une méthodologie de choix de matériaux sera privilégiée dans le cadre de la réalisation d’un projet. Cette méthodologie est basée sur un choix multi critères prenant en compte les propriétés des matériaux, le bon fonctionnement et la réalisation de la solution technique ainsi que sa valorisation en fin de vie.

3. Les énergies mises en oeuvre

Dans le cadre de la réalisation d’un projet, la mise en place d’une méthodologie de choix des énergies utilisées est privilégiée. Elle est basée sur un choix multi critères prenant en compte les caractéristiques des énergies (polluantes ou pas, embarquées ou non, renouvelables ou non…), le bon fonctionnement et la réalisation de la solution technique ainsi que sa valorisation en fin de vie. Sensibilisé au cycle central à la notion d’énergie « utilisable » et d’énergie « perdue » dans une chaîne d’énergie, l’élève pourra ainsi prendre conscience que le choix d’une solution technique peut avoir des conséquences sur l’efficacité énergétique d’un système.

4. L’évolution de l’objet technique

Cette approche doit permettre à l’élève d’appréhender les conditions d’apparition, de réussite, puis de disparition d’un objet technique. Elle permet d’illustrer la réalisation du projet et d’amener l’élève à prendre conscience des circonstances et des conséquences de l’arrivée d’un nouvel objet technique. Une réflexion sur le progrès technique complétera cette prise de conscience.

5. La communication et la gestion de l’information

En classe de troisième on mettra l’accent sur les services associés à l’ENT et l’utilisation de ces services dans le cadre d’un projet collectif et d’une production de médias numériques.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

Dans le cadre de l’enseignement en classe de troisième, la réalisation concerne une production collective s’appuyant sur les connaissances et les capacités déjà abordées dans les cycles précédents. La réalisation, à ce niveau, permet de développer les attitudes et les capacités liées davantage à l’autonomie et à l’initiative. Les capacités proposées dans ce programme privilégient la conception de procédure, de test, de processus et de planning avec les outils et les connaissances acquises.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

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Programme de technologie, Quatrième

I. Présentation

L’enseignement s’articule autour d’un domaine d’application : « confort et domotique ». L’équipement intérieur (équipements en électroménager, vidéo, son, hygiène et beauté…) ou extérieur (éclairage, éolienne, installations solaires, équipement sportif, piscine…), l’informatisation et l’automatisation des systèmes du quotidien (chauffage, éclairage, sécurité des biens et des personnes…) sont autant d’éléments proches des élèves et sur lesquels il est pertinent de les faire s’interroger. Les supports d’enseignement sont choisis par le professeur de façon à permettre une approche des principes techniques de base (commande, régulation…), des connaissances relatives à leur évolution technique, aux énergies mises en oeuvre, transformées, dissipées et aux matériaux utilisés. Les objets techniques retenus intègrent des parties mobiles et leur commande.

Le choix des supports peut également permettre une sensibilisation à l’histoire des arts. La comparaison d’objets techniques, de différentes époques, montre la place que l’art occupe dans la conception. Les supports d’enseignement choisis doivent se prêter à cette comparaison, comme par exemple ceux liés à la musique ou aux arts de représentation (photographie, films…).

II. Contenus

1. L’analyse et la conception de l’objet technique

Les connaissances et les capacités proposées en classe de quatrième permettent une représentation fonctionnelle des objets techniques étudiés. Dans ce cas, l’élément graphique de base peut être simple et est limité à l’identification de la fonction, à la frontière de l’objet technique étudié et aux liaisons avec son environnement. L’élève effectue des recherches de solutions techniques. En parallèle, la représentation structurelle s’affine avec notamment la réalisation de maquettes numériques de tout ou partie d’objets techniques.

2. Les matériaux utilisés

Les matériaux sont adaptés aux performances, à la durée de vie, à l’esthétique de l’objet technique, ainsi qu’aux contraintes budgétaires et organisationnelles de la réalisation. De nouvelles propriétés, adaptées aux supports retenus, de nouvelles possibilités de transformation, apparaissent. En quatrième, on accordera une importance particulière aux propriétés électriques des matériaux.

3. Les énergies mises en oeuvre

Il s’agit d’identifier les différents types d’énergie exploités dans le fonctionnement de l’objet technique et de comprendre que le choix des énergies est lié à des contraintes techniques, humaines et économiques. Les activités doivent rester simples et concrètes, toujours en rapport avec les supports étudiés dans le cadre du domaine d’application « confort et domotique ». Elles peuvent donner lieu à des recherches documentaires. Cette approche conduit l’élève à une sensibilisation aux problèmes environnementaux et au développement durable. Elle éclaire le fonctionnement de l’objet technique en abordant la distribution et la gestion de l’énergie dans les objets techniques en prenant en compte les conséquences économiques, sociales et environnementales.

4. L’évolution de l’objet technique

Cette approche doit permettre à l’élève de prendre conscience que l’évolution de l’électronique et de l’informatique ont permis une évolution dans la réalisation des objets techniques qui nous entourent conduisant l’homme à vivre dans un meilleur confort avec une meilleure maîtrise des énergies. Les innovations techniques suscitent l’émergence de nouveaux besoins. La multiplication et l’accumulation des appareils électriques et électroniques posent le problème des conditions techniques et économiques de leur recyclage.

5. La communication et la gestion de l’information

En classe de quatrième l’accent sera mis sur les systèmes automatiques.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

En classe de quatrième, l’approche « processus de réalisation » s’appuie toujours sur l’objet technique étudié. Les activités proposées correspondent à une ou plusieurs réalisations collectives de prototypes ou de maquettes et mettent en oeuvre des moyens de fabrication unitaire. L’approche réalisation permet notamment de maîtriser les capacités de configuration d’objets techniques nécessitant la saisie de données, la modification d’un programme de commandes automatiques, le choix de programmes préétablis, les tests de bon fonctionnement et la mise en service. Cette approche
consolide les capacités relatives à l’organisation et à la qualité de la réalisation.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

Programme de technologie, Sixième

I. Présentation

En classe de sixième, l’enseignement de la technologie s’inscrit dans la continuité des apprentissages dispensés à l’école, sous les rubriques “ Découvrir le monde ” et “ Sciences expérimentales et technologie ” du cycle des apprentissages fondamentaux et du cycle des approfondissements de l’école. Les activités s’appuient sur l’étude et la réalisation de plusieurs objets techniques motivants. Ils sont adaptés au niveau de compréhension des élèves et à la nécessité d‘une approche environnementale et citoyenne.

L’enseignement s’articule autour d’un domaine d’application central, celui des « moyens de transport ». Le déplacement des personnes et des biens met en oeuvre des objets techniques qui vont du plus simple au plus complexe. Les supports d’enseignement sont choisis par le professeur de façon à permettre une première approche de la mise en relation des fonctions et des principes techniques de base (principe du levier, transmissions et transformations de mouvement par roue, courroies, engrenages, crémaillères…), de notions relatives à leur évolution technique, aux énergies utilisées et aux caractéristiques des matériaux. Les objets choisis dans le domaine des moyens de transport (aériens, maritimes, terrestres) intègrent donc des parties mobiles.

II. Contenus

1. L’analyse du fonctionnement d’un objet technique

L’observation et l’analyse d’objets techniques permettent d’acquérir le vocabulaire technique de base, de commencer à mettre en élémentaires de solutions techniques comme la transmission et la transformation de mouvements, le freinage, le guidage et quelques-unes de leurs applications et de faire identifier quelques principes physiques simples associés à un fonctionnement.

2. Les matériaux utilisés

Les matériaux jouent un rôle dans le fonctionnement de l’objet technique, ses performances, sa durée de vie, son esthétique. Ils sont au centre des préoccupations liées au développement durable et à l’énergie. La découverte des matériaux se fait à partir des objets techniques étudiés, par une approche élémentaire de leurs propriétés et de leurs possibilités de transformation. Sur les autres niveaux du collège, cette démarche se poursuit et est approfondie pour aboutir au choix d’un matériau dans une solution technique.

3. Les énergies mises en oeuvre

Il s’agit d’identifier les différentes énergies exploitées dans le fonctionnement de l’objet technique étudié et de comprendre que le choix des énergies est lié à des contraintes techniques et humaines. Les activités doivent rester simples et concrètes. Cette première approche conduit l’élève à une sensibilisation aux problèmes environnementaux et au développement durable. Elle se poursuivra sur les autres niveaux du collège vers la distribution et la gestion de l’énergie dans les objets techniques en prenant en compte les conséquences économiques, sociales et environnementales.

4. L’évolution de l’objet technique

Il s’agit de situer un objet technique dans une évolution historique et de faire ainsi apparaître des solutions utilisées à d’autres périodes pour répondre à un même besoin. À partir de quelques illustrations simples de solutions techniques utilisées dans les objets techniques étudiés, on montrera dès la sixième que le progrès des techniques et les évolutions socioéconomiques sont souvent liés.

5. La communication et la gestion de l’information

L’approche « Communication et gestion de l’information » du programme de technologie vise à enrichir les acquis des collégiens dans le domaine des technologies de l’information et de la communication par des apports de compétences sur lesquels, comme pour les autres disciplines, pourra s’effectuer la validation du Brevet informatique et internet (B2i) de niveau collège. La technologie doit s’appuyer sur les compétences acquises et validées pour le B2i école et le cas échéant remédier aux différences de niveaux constatées en proposant des activités adaptées. Par son objet et ses démarches d’enseignement, la technologie favorise une première approche de la nature de l’information, de son traitement, de sa mémorisation, de sa diffusion, qui permet d’aller au-delà des modes opératoires liés à l’utilisation de logiciels ou de services et d’acquérir « quelques schémas mentaux corrects » propres à l’informatique et à ses applications.

6. Les processus de réalisation d’un objet technique

La réalisation permet de mener des investigations sur les moyens et procédés techniques et de réfléchir à l’ordonnancement des opérations associées à leur mise en oeuvre. Elle présente une double finalité :

  • elle contribue à l’acquisition de connaissances et de capacités directement liées à la fabrication, l’assemblage et la validation finale ;
  • elle permet aussi d’aborder ou de consolider les connaissances et les capacités des autres parties du programme en se confrontant aux matériaux, aux énergies et en validant par l’essai le fonctionnement de l’objet technique réalisé.

La réalisation porte sur le domaine des moyens de transports, elle est collective et met en oeuvre des modes de fabrication unitaire. Les activités proposées doivent faire appel à des opérations de traçage, d’usinage, de mise en forme des matériaux et d’assemblage des pièces réalisées. Les éléments préfabriqués du commerce et simplement à assembler sont à proscrire impérativement. L’objet réalisé doit comporter des éléments mobiles et motorisés chaque fois que possible.

L’usage des TIC permettra à l’élève de décoder des documents, de préparer la restitution de ses travaux et de réaliser des usinages sur machine à commande numérique sans qu’il ait, en sixième, à préparer les fichiers nécessaires.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait du bulletin officiel du ministère de l’Education Nationale

Programme d’histoire, Troisième

LE MONDE DEPUIS 1914

À l’école primaire, les élèves ont abordé le vingtième siècle et notre époque, en privilégiant le retentissement national des grands événements. Le programme de 3e approfondit et élargit cette étude. Il dégage les grandes lignes de force de l’histoire du monde depuis 1914 : la première partie du programme présente les grandes mutations scientifiques, technologiques, économiques et sociales qui ont bouleversé la vie des hommes ; le cadre géopolitique général, d’abord centré sur l’Europe au temps des guerres et des régimes totalitaires s’inscrit depuis 1945, dans une dimension mondiale. La troisième partie du programme est centrée sur l’histoire politique de la France.

À ce stade de la scolarité, les élèves acquièrent les repères fondamentaux du monde contemporain et maîtrisent les notions et le vocabulaire nécessaires à sa compréhension. Ils ont maintenant une pratique effective de sources historiques plus variées et plus complexes qu’ils confrontent de manière régulière et ils intègrent dans leurs productions des éléments explicatifs et démonstratifs, à l’écrit comme à l’oral. Ces deux capacités (analyse de documents et maîtrise de l’expression écrite et orale) concernent toutes les parties du programme.

Thème transversal au programme d’histoire : Les arts, témoins de l’histoire du monde contemporain

Ce thème ne fait pas l’objet d’un enseignement isolé ; le professeur choisit un itinéraire composé d’au moins une oeuvre et/ou un artiste significatif pour chacune des parties du programme. Les dimensions sensible, technique et esthétique, impliquent un travail conjoint avec les professeurs des autres disciplines concernées.

EXEMPLES D’OEUVRES OU D’ARTISTES (la liste n’est ni impérative, ni limitative)

  • Des extraits d’oeuvres littéraires de Maurice Genevoix, Erich Maria Remarque, Bertolt Brecht, Colette, Alexandre Soljenitsyne, Vassili Grossman, Primo Levi, Simone de Beauvoir…
  • Des oeuvres d’Otto Dix, Pablo Picasso, Marcel Duchamp, Fernand Léger, Sonia Delaunay, Giacometti, Andy Warhol, Louise Bourgeois…
  • Des exemples d’oeuvres produites dans le cadre des régimes totalitaires…
  • Des photos de Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Gerda Taro…
  • Des édifices de Le Corbusier, Auguste Perret, Franck Lloyd Wright…
  • Des oeuvres musicales de Ravel, Stravinsky, Darius Milhaud ; Arthur Honegger; Benjamin Britten ; Chostakovitch, Gershwin, Duke Ellington;
  • Des oeuvres de variété de Charles Trenet, Georges Brassens, Elvis Presley ; les Beatles, Bob Dylan, Joan Baez…
  • Des oeuvres de designers, des créations artistiques nouvelles…
  • Des extraits de films : Eisenstein, Octobre, Alexandre Nevski, Charlie Chaplin, Les Temps Modernes, Jean Renoir, La Grande Illusion, Fritz Lang, M le Maudit, Metropolis, Vittorio de Sica, Le voleur de bicyclette, Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte…

CAPACITÉS

  • identifier la nature de l’oeuvre.
  • situer l’oeuvre dans le temps et dans son contexte et en expliquer l’intérêt historique.
  • décrire l’oeuvre et en expliquer le sens.
  • distinguer les dimensions artistiques et historiques de l’oeuvre d’art.

I – UN SIÈCLE DE TRANSFORMATIONS SCIENTIFIQUES, TECHNOLOGIQUES, ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
( environ 15% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LES GRANDES INNOVATIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES

CONNAISSANCES : Des évolutions scientifiques et technologiques majeures depuis 1914.

DÉMARCHES : L’étude est conduite à partir de l’exemple de la médecine pour faire apparaître l’accélération des transformations scientifiques et technologiques.

CAPACITÉS : Décrire l’évolution d’un aspect de la médecine et expliquer son impact sur les sociétés

Thème 2 – L’ÉVOLUTION DU SYSTÈME DE PRODUCTION ET SES CONSÉQUENCES SOCIALES

CONNAISSANCES

  • On étudie, dans un contexte de croissance en longue durée, les mutations technologiques du système de production et l’évolution de l’entreprise, du capitalisme familial au capitalisme financier.
  • On en met en évidence les principales conséquences : évolution de la structure de la population active et migrations de travail.

DÉMARCHES

  • L’étude est conduite à partir de l’exemple d’une entreprise et de son évolution depuis le début du XXe siècle.
  • L’étude s’appuie sur l’histoire d’un siècle d’immigration en France.

CAPACITÉS

  • Décrire et expliquer l’évolution des formes de production industrielle et de la structure d’une entreprise, de la dimension familiale à la firme multinationale
  • Caractériser l’évolution de l’immigration en France au XXe siècle

II – GUERRES MONDIALES ET REGIMES TOTALITAIRES (1914-1945)
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : VERS UNE GUERRE TOTALE (1914-1918)

Thème 2 – LES RÉGIMES TOTALITAIRES DANS LES ANNÉES 1930

Thème 3 – LA SECONDE GUERRE MONDIALE, UNE GUERRE D’ANEANTISSEMENT (1939-1945)

III – UNE GÉOPOLITIQUE MONDIALE (DEPUIS 1945)
(environ 25% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA GUERRE FROIDE

Thème 2 – DES COLONIES AUX ÉTATS NOUVELLEMENT INDÉPENDANTS

Thème 3 – LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE JUSQU’AU DÉBUT DES ANNÉES 2000

Thème 4 – LE MONDE DEPUIS LE DEBUT DES ANNÉES 1990

IV – LA VIE POLITIQUE EN FRANCE
(environ 35% du temps consacré à l’histoire)

Thème 1 – LA RÉPUBLIQUE DE L’ENTRE-DEUX-GUERRES : VICTORIEUSE ET FRAGILISÉE

Thème 2 – EFFONDREMENT ET REFONDATION RÉPUBLICAINE (1940-1946)

Thème 3 – DE GAULLE ET LE NOUVEAU SYSTÈME RÉPUBLICAIN (1958-1969)

Thème 4 – LA Ve RÉPUBLIQUE À L’ÉPREUVE DE LA DURÉE

A la fin de la scolarité obligatoire, l’élève doit connaître et savoir utiliser les repères historiques suivants (les repères étudiés à l’école primaire figurent en italiques) :


Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de physique et chimie, Troisième

Le programme est organisé en trois parties :

  • La chimie, science de la transformation de la matière (45%)
  • Énergie électrique et circuits électriques en « alternatif » (40%)
  • De la gravitation à l’énergie mécanique (15%)

A – La chimie, science de la transformation de la matière

A1 – Conduction électrique

A1.1 – Conduction électrique et structure de la matière

Après avoir étudié dans les classes antérieures les propriétés du courant électrique dans les circuits, l’élève aborde ici la nature de ce courant. C’est d’abord dans les métaux que la nature du courant électrique est abordée puisque l’élève n’a utilisé que de tels conducteurs dans les circuits qu’il a construits ; cette notion est ensuite étendue aux solutions aqueuses.

On retrouve ici la notion de test de reconnaissance appliquée à de nouvelles espèces chimiques souvent rencontrées dans ce programme. C’est l’occasion, en liaison avec la reconnaissance des ions hydrogène, d’introduire la notion de pH, premier pas dans l’étude de l’acido-basicité, en utilisant des produits d’utilisation courante.

A.1.3 – Réaction entre le fer et l’acide chlorhydrique ; interprétation

Ce paragraphe permet d’aborder des réactions chimiques en milieu aqueux avec mise en jeu d’ions.

A.1.4 – Pile électrochimique et énergie chimique

De nombreux appareils courants (lampe de poche, télécommande, calculatrice, petits appareils domestiques tels que rasoirs, appareils photographiques, téléphones portables, outils de bricolage…) fonctionnent avec des piles électrochimiques ou avec des accumulateurs. Quelques notions d’énergie chimique sont donc proposées à ce niveau d’enseignement en se limitant aux piles électrochimiques.

A2 – Synthèse d’espèces chimiques

Un des objectifs premiers de la chimie est de produire de nouvelles espèces chimiques à partir d’autres ; les notions de corps pur, de transformation chimique, de réactifs et de produits sont ainsi réinvesties. Les élèves doivent avoir pris conscience, à la sortie du collège, que la chimie a aussi un caractère novateur qui consiste :

– soit à synthétiser des espèces chimiques déjà existantes dans la nature, afin d’en abaisser le coût et/ou d’en garantir la disponibilité ;

– soit à créer des espèces chimiques n’existant pas dans la nature, afin de répondre à des besoins.

B – Énergie électrique et circuits électriques en « alternatif »

L’électricité est omniprésente dans notre vie quotidienne. La finalité de cette partie est d’aborder la notion de tension alternative en partant de la centrale électrique et d’introduire quantitativement puissance et énergie électriques. L’expression utilisée comme titre de cette rubrique, les circuits électriques en « alternatif », est celle qui est employée dans la vie courante.

B.1 – De la centrale électrique à l’utilisateur

B.2 – Puissance et énergie électriques

En relation avec la vie quotidienne, il apparaît indispensable que le futur citoyen aborde quantitativement les notions de puissance et d’énergie électriques afin de pouvoir gérer sa consommation électrique et de faire des choix énergétiques raisonnés.

C – De la gravitation … à l’énergie mécanique

Cette partie est destinée à donner aux élèves des notions sur la gravitation et sa manifestation au voisinage de la Terre (poids d’un corps). Elle
introduit l’énergie de position et l’énergie cinétique. Elle contribue à la formation du citoyen dans le domaine de la sécurité routière.

C1 – Interaction gravitationnelle

Après une présentation du système solaire, l’enseignant introduit progressivement la gravitation comme une action attractive à distance entre deux objets ayant une masse puis comme une interaction qui dépend de la distance entre les deux objets. La notion d’énergie de position est abordée ainsi que sa conversion en énergie de mouvement.

C2 – Énergie cinétique et sécurité routière

Dans les moyens de transport, l’homme cherche toujours à aller plus vite pour gagner du temps ; le train à grande vitesse (TGV) en est une remarquable illustration. Mais les trop nombreux accidents routiers qui touchent notamment les jeunes justifient à eux seuls l’approche quantitative de l’énergie cinétique. Plus positivement, ce paragraphe peut être exploité avec profit dans le cadre de l’attestation scolaire de sécurité routière afin d’attirer l’attention des élèves sur les dangers de la vitesse.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme d’ECJS, Cinquième

LA DIVERSITÉ ET L’ÉGALITÉ

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire, la classe de cinquième a pour finalité d’amener l’élève à se confronter à la diversité humaine et à reconnaître l’altérité. Valeur construite dans le temps, l’égalité républicaine est déterminante pour compenser et corriger les inégalités. Les lois protègent les biens et les personnes et fixent les cadres de la vie en société. La sécurité face aux risques majeurs est présentée en liaison avec le programme de géographie. Les élèves utilisent les notions de diversité, d’égalité, de sécurité et sont amenés à percevoir leur articulation. A l’issue de la cinquième, chaque élève est capable d’identifier les valeurs essentielles permettant la vie en société.

I – DES ÊTRES HUMAINS, UNE SEULE HUMANITÉ
(environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II – L’ÉGALITÉ, UNE VALEUR EN CONSTRUCTION
(environ 40% du temps consacré à l’éducation civique)

III. LA SÉCURITÉ ET LES RISQUES MAJEURS
(environ 20% du temps consacré à l’éducation civique)

IV – AU CHOIX : UNE ACTION SOLIDAIRE
(environ 10% du temps consacré à l’éducation civique)

Les élèves découvrent ce qu’est une action collective à finalité de solidarité, par une étude de cas ou par la mise en oeuvre d’un projet, par exemple dans le cadre du développement durable.

L’investissement personnel passe par une prise de contact avec des acteurs associatifs, des relais extérieurs impliqués dans des actions concrètes.

L’objectif est d’initier les élèves à la prise de responsabilité dans un groupe, pratiquer l’échange d’idées et leur mise en application concrète par des démarches adéquates autour de thèmes adaptés à l’environnement des élèves.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du ministère de l’Education Nationale.

Programme d’éducation civique, Troisième

LA CITOYENNETÉ DÉMOCRATIQUE

En s’appuyant sur les acquis de l’école primaire et des années précédentes, la classe de troisième définit les principes, les conditions et les réalités de la citoyenneté politique. Celle-ci n’est pas seulement l’exercice de droits individuels, mais est aussi le moyen de faire vivre une démocratie.

Expliciter la forme d’organisation politique que constitue la République française est au coeur du programme. Il s’agit de mettre en lumière les valeurs et les principes qui la fondent et de montrer comment ces valeurs et ces principes se réalisent dans un ensemble d’institutions et de procédures concrètes, comment la République entraîne un ensemble de droits et de devoirs pour chaque citoyen. La citoyenneté politique doit donc être décrite et expliquée : la participation politique dans ses différentes formes, tout particulièrement le droit de vote, la manifestation des opinions, les rapports entre la citoyenneté nationale et la citoyenneté européenne, la nature et le rôle des partis, des syndicats, des associations qui animent la vie démocratique doivent être présentés. En liaison avec les programmes d’histoire et de géographie de la classe de 3ème, l’histoire récente de la vie politique française, l’action internationale et l’organisation de la défense de la France sont étudiées.

Deux grands ensembles de capacités doivent être privilégiés dans le travail avec les élèves. Ceux-ci doivent être d’abord capables
d’utiliser les notions clefs de la vie politique qu’ils rencontrent dans l’actualité. Ils doivent, ensuite, être amenés, dans les trois thèmes, à mettre en pratique leur capacité de jugement et d’esprit critique par rapport aux différentes formes d’information et dans les débats qui prennent corps dans une démocratie politique.

I – LA RÉPUBLIQUE ET LA CITOYENNETÉ
( environ 30% du temps consacré à l’éducation civique)

II- LA VIE DEMOCRATIQUE
( environ 50% du temps consacré à l’éducation civique)

III – LA DÉFENSE ET LA PAIX
( environ 20% du temps consacré à l’éducation civique)

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

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Programme de mathématiques, Quatrième

Note : les points du programme (connaissances, capacités et exemples) qui ne sont pas exigibles pour le socle sont écrits en italiques. Si la phrase en italiques est précédée d’un astérisque l’item sera exigible pour le socle dans une année ultérieure. Dire que l’exigibilité pour le socle est différée ne veut pas dire que la capacité ne doit pas être travaillée – bien au contraire ! mais que les élèves pourront bénéficier de plus de temps pour la maîtriser.

1. Organisation et gestion de données, fonctions

Comme en classe de cinquième, le mot « fonction » est employé, chaque fois que nécessaire, en situation, et sans qu’une définition formelle de la notion de fonction soit donnée. Les tableurs-grapheurs, dont l’usage a été introduit dès la classe de cinquième, donnent accès à une façon particulière de désigner une variable : par l’emplacement de la cellule où elle se trouve dans le tableau. Cette nouveauté est un enrichissement pour le travail sur la notion de variable, effectué sur des exemples variés.

2. Nombres et Calculs

La pratique du calcul numérique (exact ou approché) sous ses différentes formes en interaction (calcul mental, calcul à la main, calcul à la machine ou avec un ordinateur) permet la maîtrise des procédures de calcul effectivement utilisées, l’acquisition de savoir-faire dans la comparaison des nombres ainsi que la réflexion et l’initiative dans le choix de l’écriture appropriée d’un nombre suivant la situation. Le calcul littéral qui a fait l’objet d’une première approche en classe de cinquième, par le biais de la transformation d’écritures, se développe en classe de quatrième, en veillant à ce que les élèves donnent du sens aux activités entreprises dans ce cadre, en particulier par l’utilisation de formules issues des sciences et de la technologie.

3. Géométrie

Dans le plan, les travaux portent sur les figures usuelles déjà étudiées (triangles, cercles, quadrilatères particuliers), pour lesquelles il est indispensable de continuer à faire fonctionner les résultats mis en place. L’étude plus approfondie du triangle rectangle et d’une nouvelle configuration (celle de triangles déterminés par deux droites parallèles coupant deux sécantes) permet d’aborder quelques aspects numériques fondamentaux de la géométrie du plan. Certaines propriétés géométriques d’un agrandissement ou d’une réduction d’une figure sont également étudiées. L’effet sur les aires et les volumes n’est abordé qu’en classe de troisième.

Les activités de découverte, d’élaboration et de rédaction d’une démonstration sont de natures différentes et doivent faire l’objet d’une différenciation explicite. Dans l’espace, les travaux sur les solides étudiés exploitent largement les résultats de géométrie plane. L’étude de configurations de géométrie dans l’espace donne des exercices et des illustrations pour différents champs du programme. À ce titre, il convient d’aborder la géométrie dans l’espace suffisamment tôt dans l’année scolaire.

4. Grandeurs et mesures

Cette rubrique s’appuie notamment sur la résolution de problèmes empruntés à la vie courante et aux autres disciplines. Les notions de mouvement uniforme et de vitesse ont été travaillées en classe de cinquième dans le cadre de la proportionnalité. La notion de vitesse en tant que grandeur quotient est abordée pour la première fois en classe de quatrième. Comme dans les classes précédentes, l’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.

Programme de mathématiques, Cinquième

Note : les points du programme (connaissances, capacités et exemples) qui ne sont pas exigibles pour le socle sont écrits en italiques. Si la phrase en italiques est précédée d’un astérisque l’item sera exigible pour le socle dans une année ultérieure. Dire que l’exigibilité pour le socle est différée ne veut pas dire que la capacité ne doit pas être travaillée – bien au contraire ! mais que les élèves pourront bénéficier de plus de temps pour la maîtriser.

1. Organisation et gestion de données, fonctions

En classe de cinquième, la proportionnalité occupe toujours une place centrale. Les méthodes de résolution des problèmes de proportionnalité évoluent avec les connaissances des élèves, notamment avec une meilleure maîtrise de la notion de quotient. La partie relative au traitement et à la représentation de données a pour objectif d’initier à la lecture, à l’interprétation, à la réalisation et à l’utilisation de diagrammes, tableaux et graphiques et de mettre en évidence la relativité de l’information représentée. Les travaux correspondants sont conduits à partir d’exemples et en liaison, chaque fois qu’il est possible, avec l’enseignement des autres disciplines et l’étude des thèmes de convergence.

2. Nombres et Calculs

Les problèmes proposés associant à une situation donnée une activité numérique, renforcent le sens des opérations et des diverses écritures numériques et littérales. Ils sont principalement issus de la vie courante, des autres disciplines ou des mathématiques. Il convient de ne pas multiplier les activités purement techniques. Toutes les travaux numériques fournissent des occasions de pratiquer le calcul exact ou approché sous toutes ses formes, utilisées en interaction : calcul mental, à la main ou instrumenté.

III. Géométrie

En classe de cinquième, l’étude de la symétrie centrale permet de réorganiser et de compléter les connaissances sur les figures. Les travaux de géométrie plane prennent toujours appui sur des figures dessinées, suivant les cas, à main levée, à l’aide des instruments de dessin et de mesure, ou dans un environnement informatique. Ils sont conduits en liaison étroite avec l’étude des autres rubriques. Les diverses activités de géométrie habituent les élèves à expérimenter et à conjecturer, et permettent progressivement de s’entraîner à des justifications mettant en oeuvre les outils du programme et ceux déjà acquis en classe de sixième.

4. Grandeurs et mesures

Cette rubrique s’appuie notamment sur la résolution de problèmes empruntés à la vie courante. Comme en classe de sixième, l’utilisation d’unités dans les calculs sur les grandeurs est légitime. Elle est de nature à en faciliter le contrôle et à en soutenir le sens. Les questions de changement d’unités sont reliées à l’utilisation de la proportionnalité de préférence au recours systématique à un tableau de conversion.

Source : Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008

Extrait des bulletins officiels du minsitère de l’Education Nationale.