Mes aventures avec Menî de Mélissa D.

30 06 2014

Sur les traces du passé

Je sortis de ma machine et me retrouvai dans un palais immense. Il y avait des femmes aux belles robes qui dansaient. C’était vraiment bruyant. Je sortis et vis un jeune homme couché dans un hamac. Il pleurait, une mangouste dans ses bras. « Ma petit mangouste est morte ! Je ne peux plus rien faire pour elle ! » me dit-il en pleurnichant.

Je me souvins d’un livre que j’avais lu pendant les vacances : « L’œil d’Horus ». Ce petit garçon s’appellait Menî. J’avais lu ses aventures ! Il m’emmena en ville, nous sentîmes une bonne odeur de pain et de pâtisserie… Nous vîmes aussitôt un homme courir avec une pâtisserie sous le bras. « Oh ! le sale voleur ! » s’écria Menî.     Nous restâmes un long moment figés à regarder cet homme, puis le soleil se coucha. Nous rentrâmes au palais pour y dormir.

Le lendemain, Menî m’emmena vers la rivière sur une très vieille barque. A un moment, la barque se mit à bouger, l’eau gronda. Menî me cria : « Attention, il y a des crocodiles ! » Le lac se fendit en deux et dégorgea  une créature de plus de cinquante mètres.

« C’est Sobek ! hurla le jeune prince.

– Mais… qui est sobek !?

– Je n’ai pas le temps de te l’expliquer, on est en danger ! »

La rivière nous entraîna et nous nous retrouvâmes dans une énorme grotte. L’immense créature se jeta sur Menî, la gueule ouverte. Le jeune garçon lui cria :

« Attends, tu ne sais même pas ce qu’on vient faire ici.

– Parle, je t’écoute ! gronda le dieu crocodile.

– Je te promets mes dix plus belles vaches si tu nous laisses tranquilles ! proposa le prince.

– Je hais les vaches, elles ont un goût de lait, d’herbe et de bouse ! hurla Sobek.

– Alors je te promets de te bâtir un palais !

– J’ai la montagne, ça me suffit ! cria Sobek, furieux.

– Tu n’as besoin de rien, vraiment ? Tu sens si mauvais, lui lançai-je. On dirait que tu ne te laves jamais. »

La bête furieuse tapa d’un poing le sol, la terre trembla. Menî lui proposa aussitôt de lui enlever sa puanteur, le dieu accepta. Nous allâmes chercher du miel et de l’eau. On plaça Sobek dans un énorme bain et on ajouta les ingrédients.

«  Pour vous remercier, je vous mangerai ! s’exclama Sobek.

– Comment ? criai-je. Non, laisse-nous plutôt partir. Nous ferons tout ce que tu voudras ! »

Sobek tourna la tête et nous courûmes, Menî et moi, vers la sortie de la grotte. Nous repartîmes dans la barque et arrivâmes au palais. D’un air triste, je dis à Menî :

« Il faut que je retourne chez moi…

– Bien ! répondit-il, peiné. Mon père et moi nous te recevrons avec plaisir quand tu le voudras.

– Au revoir, Menî. Ce fut un plaisir de te connaître ! »

Je retournai vers ma machine. J’appuyai sur le bouton pour ouvrir la porte. Sur le cadran se trouvaient dix petits numéros. J’entrai le code et atterris chez moi.

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