Mes aventures avec Menî de Mélissa D.

30 06 2014

Sur les traces du passé

Je sortis de ma machine et me retrouvai dans un palais immense. Il y avait des femmes aux belles robes qui dansaient. C’était vraiment bruyant. Je sortis et vis un jeune homme couché dans un hamac. Il pleurait, une mangouste dans ses bras. « Ma petit mangouste est morte ! Je ne peux plus rien faire pour elle ! » me dit-il en pleurnichant.

Je me souvins d’un livre que j’avais lu pendant les vacances : « L’œil d’Horus ». Ce petit garçon s’appellait Menî. J’avais lu ses aventures ! Il m’emmena en ville, nous sentîmes une bonne odeur de pain et de pâtisserie… Nous vîmes aussitôt un homme courir avec une pâtisserie sous le bras. « Oh ! le sale voleur ! » s’écria Menî.     Nous restâmes un long moment figés à regarder cet homme, puis le soleil se coucha. Nous rentrâmes au palais pour y dormir.

Le lendemain, Menî m’emmena vers la rivière sur une très vieille barque. A un moment, la barque se mit à bouger, l’eau gronda. Menî me cria : « Attention, il y a des crocodiles ! » Le lac se fendit en deux et dégorgea  une créature de plus de cinquante mètres.

« C’est Sobek ! hurla le jeune prince.

– Mais… qui est sobek !?

– Je n’ai pas le temps de te l’expliquer, on est en danger ! »

La rivière nous entraîna et nous nous retrouvâmes dans une énorme grotte. L’immense créature se jeta sur Menî, la gueule ouverte. Le jeune garçon lui cria :

« Attends, tu ne sais même pas ce qu’on vient faire ici.

– Parle, je t’écoute ! gronda le dieu crocodile.

– Je te promets mes dix plus belles vaches si tu nous laisses tranquilles ! proposa le prince.

– Je hais les vaches, elles ont un goût de lait, d’herbe et de bouse ! hurla Sobek.

– Alors je te promets de te bâtir un palais !

– J’ai la montagne, ça me suffit ! cria Sobek, furieux.

– Tu n’as besoin de rien, vraiment ? Tu sens si mauvais, lui lançai-je. On dirait que tu ne te laves jamais. »

La bête furieuse tapa d’un poing le sol, la terre trembla. Menî lui proposa aussitôt de lui enlever sa puanteur, le dieu accepta. Nous allâmes chercher du miel et de l’eau. On plaça Sobek dans un énorme bain et on ajouta les ingrédients.

«  Pour vous remercier, je vous mangerai ! s’exclama Sobek.

– Comment ? criai-je. Non, laisse-nous plutôt partir. Nous ferons tout ce que tu voudras ! »

Sobek tourna la tête et nous courûmes, Menî et moi, vers la sortie de la grotte. Nous repartîmes dans la barque et arrivâmes au palais. D’un air triste, je dis à Menî :

« Il faut que je retourne chez moi…

– Bien ! répondit-il, peiné. Mon père et moi nous te recevrons avec plaisir quand tu le voudras.

– Au revoir, Menî. Ce fut un plaisir de te connaître ! »

Je retournai vers ma machine. J’appuyai sur le bouton pour ouvrir la porte. Sur le cadran se trouvaient dix petits numéros. J’entrai le code et atterris chez moi.




La montagne aux babouins de Chloé B.

28 06 2014

Sur les traces du passé

Je sortis de la machine et constatai que je me trouvais au milieu d’un désert. Tout à coup,  je vis un faucon surgir. Il était grand et portait un disque sur la tête. Sur le disque, il y avait un serpent enroulé. Je reconnus Horus, le dieu égyptien. Je savais qu’il était le fils d’Isis, considérée comme la protectrice des pharaons, et d’Osiris, le dieu de la fertilité et du développement végétal.  Je lui demandai si je pouvais monter sur son dos. Il accepta car il me trouvait gentille. Je montai et nous partîmes. En cours de  route, je vis une petite fille et un petit garçon sur une montagne où se trouvaient des babouins. Nous nous approchâmes et nous vîmes les singes qui sautaient dans le vide.

« Mais pourquoi sautent-ils ? demandai-je au Dieu.

– Les babouins sautent de la montagne car ils savent que je détiens le secret de l’immortalité. Ils veulent m’attraper. Si tu as une idée pour me sortir de là, elle sera la bienvenue, répondit Horus.

– Oui, j’ai une idée, tu vas me poser sur la montagne et tu t’envoleras. Dès que je te tendrai une perche, tu t’y poseras. Les enfants que nous avons vus sur la montagne et moi nous t’écrirons le secret de l’immortalité pour que tu t’en souviennes. Les babouins ne pourront pas t’attraper et ils ne te verront pas. Tu seras en sécurité. Cela te va-t-il ?

– Oui ! répondit-il.

– Mais sur quoi va-t-on écrire ton secret ? demandai-je inquiète.

–  Oh, vous allez utiliser une peau d’oryx ! » répondit Horus.

Horus avait une peau d’oryx qu’Osiris lui avait donnée. Il dicta longuement la formule. J’aidai le jeune garçon à l’écrire. Il restait un petit peu de place sur la peau. Nous dessinâmes un œil, le même que celui d’Horus. Qui allait garder la peau ? Les enfants ne la voulaient pas. Donc je la conservai en souvenir de notre exploit.

« Maintenant, je vous ramène chez vous, s’exclama Horus.

– Mais tu ne sais pas où nous habitons ! crièrent les enfants en chœur.

– Oh, les enfants, vous ignorez donc que les dieux savent tout ? » murmura Horus en souriant.

Horus me déposa à l’endroit où nous nous étions rencontrés lui et moi. Je remontai dans la machine qui me transporta chez moi.




Sobek contre Horus de Lilian V.

25 06 2014

Sur les traces du passé

J’ouvris la porte de la machine, il faisait chaud, aride et très sec. Je vis devant moi une énorme grotte. Je me souvins d’un livre lu en 6ème, « L’œil d’Horus », qui se déroulait dans ce pays. J’en déduisis que j’étais devant l’antre de Sobek, le dieu des crocodiles en Egypte. J’entrai dans la grotte, je vis aussitôt Sobek qui criait au secours de sa voix aiguë. Il était minuscule et me suppliait de le libérer du sortilège sinon il me tuerait.

Il m’expliqua le sort que je devais écrire sur une feuille de papyrus. Aussitôt, le sort fonctionna : Sobek devint de plus en plus grand et dit : « il faut que je retrouve ces deux gamins qui m’ont piégé.

– Mais pourquoi ?

– Car il veulent sauver Horus, le Dieu du Ciel, de la Lumière et de la Beauté ».

Sobek sortit de son antre, en fureur. La terre trembla pendant qu’il cherchait les enfants. Je le suivis. Il partit dans la forêt des babouins. Des singes attaquaient Sobek de tous les côtés, mais ce dernier, avec ses énormes bras et jambes, les repoussait. Ils m’attaquèrent à leur tour et Sobek, d’un coup, les tua tous. Puis le dieu, me posa plein de questions : « Pourquoi m’as-tu suivi ? Veux-tu m’empêcher de tuer les enfants ? »

Je ne lui répondis pas car il me faisait peur. Tandis que nous parvenions à la pointe de la colline, nous vîmes Horus qui avait dû mal à voler. Il ne tenait plus beaucoup dans les airs car les singes lui avaient jeté plein de cailloux. Alors Sobek se jeta sur Horus et le combat commença. Horus projeta d’énormes rochers sur Sobek mais celui-ci les brisa en deux. Comme Horus était faible, je pris sa défense :

« Arrête, Sobek ! Pourquoi toute cette violence ?

– Car je suis un méchant dans l’histoire ! cria Sobek.

– Oui, mais pourquoi ne pas devenir gentil ?

– Non, jamais ! Pousse-toi, gamin !

– Horus ! Le sortilège, vite ! Pour le rendre minuscule ! »

Le dieu faucon me dicta le sort que j’écrivis sur une feuille de papyrus. Je prononçai la formule et Sobek redevint minuscule.

J’aperçus ma machine tout en haut de la colline et demandai à Horus de m’y emmener. Une fois devant l’engin, j’appuyai sur le bouton avec l’icône « Maison » et me retrouvai devant chez moi, fatigué de cette aventure, mais heureux que tout soit rentré dans l’ordre.




A travers l’Egypte d’Océane N.

22 06 2014

Sur les traces du passé

La machine faisait du bruit. J’ouvris la porte et me retrouvai dans une petite grotte. Tout à coup, je vis deux enfants: une fille avec une coiffure égyptienne et un garçon avec un pagne sur les hanches. Ils entrèrent, poursuivis par des singes. Je les suivis et me cachai. Je compris que j’étais en Egypte avec Menî et Thouyi, les héros du livre « l’œil d’Horus ». Les enfants continuèrent à avancer dans la grotte et un grand oiseau arriva. Le faucon dessina un symbole bizarre que j’avais vu dans le livre. Ce symbole était très beau. Il ressemblait à un œil Oudjat.

Je reconnus que c’était l’écriture égyptienne car j’avais un traducteur avec moi. Mon traducteur me confirma que c’était un œil oudjat. J’étais cachée contre la paroi mais un singe me surprit et je tombai. Les enfants, abasourdis de me voir, crièrent ensemble :

« Qui es-tu ?

– C’est dur à expliquer. Vous ne me croirez pas mais voilà mon histoire : j’étais dans une machine à remonter dans le temps pour venir en Egypte car, lorsque j’ai lu votre histoire, je n’ai pas trop compris le passage avec Horus ! répondis-je. Expliquez-moi !

– Tu sais au moins qui est Horus ? questionna Menî.

– Bien sûr, Horus est le dieu à tête de faucon, répondis-je. Et je voudrais bien apprendre votre écriture.

– Je veux bien mais tu ne pourras pas parler égyptien dans ton pays car cette langue doit  rester secrète ! ordonna le faucon.

– Zut, je ne pourrai pas faire la maligne devant les filles du collège, murmurai-je.

– Ne t’en fais pas, tu ne pourras peut-être pas repartir en parlant égyptien mais tu repartiras avec de beaux souvenirs des dieux, des paysages… » me rassura Thouyi.

Nous sortîmes de la grotte. Là, un paysage magnifique s’étendait à perte de vue. Sur ma gauche, il y avait trois pyramides alors que, sur ma droite, un sphinx veillait sur les étendues de désert de sable. Horus me prit par la main et me dit : « Monte sur mon dos, je t’emmène voir Thot et les pyramides » Je ne cherchai pas à comprendre. Je montai sur ses épaules et le faucon s’envola. Une heure après, nous arrivâmes devant les trois grandes pyramides. Elles étaient hautes comme trois immeubles de dix étages. Il faisait chaud, très chaud mais le vent et la pluie n’allaient pas tarder : on pouvait au loin apercevoir d’énormes nuages. Je n’avais pas tort car, dix minutes plus tard, une tornade arriva.

« C’est Thot ! cria l’oiseau, il croit que nous venons pour lui voler ses trois gros rubis cachés dans la pyramide de Kefren ! » Horus expliqua à Thot que nous venions pour visiter la  pyramide de Khéops. Je voulais, par-dessus tout, la voir de l’intérieur. Après avoir entendu les explications du faucon, le dieu accepta de nous faire visiter sa pyramide. L’intérieur était en or mais il y avait aussi des sculptures magnifiques et des sarcophages… Nous sortîmes de la pyramide car, le lendemain, j’avais école. En la quittant, je vis un magnifique coucher de soleil, mais aussi des animaux de toutes les races. J’aperçus aussi Menî, Thouyi, des paysans et même des dieux : Ra, Horus, Thot, Anubis, Sekhmet, Isis, Seth, Osiris étaient au rendez-vous. Puis je montai dans ma machine à remonter le temps. Tout à coup, Horus me prit par la main et me donna une tablette sur laquelle étaient inscrits ces mots en hiéroglyphes : notre déesse. Horus me murmura dans le creu de l’oreille : « Je te l’avais dit que tu repartirais avec des souvenirs, en voilà un. » Tous les dieux me saluèrent et je disparus en même temps que le Soleil. De retour chez moi, je racontai à ma famille mon expédition dans la pyramide de Kéops… Mes parents avaient du mal à croire à mon histoire, mais, moi, je savais que c’était bien vrai !




Une amie temporelle de Lise D.

21 06 2014

Sur les traces du passé

J’étais dans la machine à remonter le temps, tout allait bien jusqu’à ce qu’il y ait de grosses turbulences. Je me cognai contre le tableau de bord et m’évanouis.

Je me réveillai, tout était calme. J’ouvris la porte et me rendis compte que j’avais atterri dans un marécage. L’endroit était boueux, je remarquai aussi qu’il y avait des papyrus. Je les écartai et me retrouvai près d’un étang. Je regardai autour de moi et vis un port à peu près à trois cents mètres de ma position. Je décidai d’y aller pour rencontrer les gens qui y habitaient et pour me ravitailler.

J’arrivai au port et aperçus une jeune fille d’à peu près mon âge c’est à dire douze ans. Je mis en marche mon traducteur de langue, m’approchai d’elle, lui fis signe et commençai à lui parler : « Excusez-moi, je ne suis pas d’ici, auriez-vous la gentillesse de me dire ou nous nous trouvons ?

– Nous sommes en Égypte. Oh ! Mais, par Osiris, comment êtes-vous vêtue ? » me dit-elle ahurie.

Elle se reprit tout de suite et s’empressa de me dire : « Oh excusez-moi, j’en oublie mes bonnes manières. Je m’appelle Lila, mais c’est que vos vêtements sont tellement différents des    nôtres ! » Elle était un peu confuse. Je réfléchis : que pourrais-je lui dire ? Je n’allais tout de même pas lui avouer : « Je viens du XXIe siècle, je suis française et j’ai voyagé dans le temps jusqu’à ton époque ! » Elle me prendrait pour une folle. Alors je lui répondis :   « Oui, je viens d’un autre pays. »

Elle me regarda et pouffa : « Drôle de pays alors ! me dit-elle en explosant de rire.

– Hé ! chacun ces goûts… » répondis-je, vexée.

Puis, je me mis à rire moi aussi. Après quelques minutes d’hilarité, elle me regarda et me dit, boudeuse : « Je viens de me rendre compte que je ne connais même pas encore ton prénom.

– Je m’appelle Lucy, lui répondis-je avec un énorme sourire.

– Lucy, j’aime bien, ça ressemble à Lila ! »

Elle me fit un sourire et dit : « Viens chez moi, je te prêterai une robe, puis je te ferai visiter la ville. » Je l’observai attentivement : elle avait de magnifiques cheveux couleur ébène et de jolis yeux noisette. Elle était vêtue d’une petite robe blanche et d’un joli serre-tête tressé en papyrus. Je la suivis et nous partîmes chez elle pour changer mes vêtements.

J’étais maintenant vêtue d’une robe blanche avec quelques pigments couleur sable. Ensuite nous sortîmes. Elle me fit visiter la ville, le port, le marché. Nous nous amusions vraiment toutes les deux à courir après les aigrettes, faire peur aux chats et voler des pommes à un marchand qui tournait le dos. Enfin nous arrivâmes au palais. « Nous voilà devant le palais du Roi Thoutmosis ! » me dit-elle. Elle observait le palais, haineuse.   « Tu n’as pas l’air d’apprécier le Roi ? » lui soufflai-je. Elle eut un regard narquois et répondit : « Ce n’est qu’un serpent vaniteux, qui nous réduit en esclavage et nous noie d’impôts ! » Elle avait les yeux noirs de colère. Je jetai un dernier coup d’œil au palais puis nous retournâmes chez Lila.

La jeune fille me présenta à ses parents. Elle était vraiment gentille. Et mes parents, que devaient-ils imaginer ? Avaient-ils appelé la police ? Trop de questions me venaient en tête. Je décidai donc de dormir chez mes hôtes et de repartir à l’aurore, le lendemain. Je dormis dans la chambre de Lila, sur une couche en paille. Le lendemain, Lila me réveilla. Je pense qu’il était cinq heures et demie du matin, elle me dit que nous devions aller travailler : « Quoi ? dis-je à moitié endormie.

– Debout, la limace, il faut aller au marché ! »

À peine avait-elle prononcé cette phrase qu’elle me poussa de ma couche en paille. Je tombai sur le sol froid et humide. Je me levai d’un pas nonchalant,  grimaçai et m’étirai,  je regardai par le trou qui servait de porte : les parents de Lila n’étaient pas là, ils étaient sûrement partis travailler. Lila était en train de manger des céréales de blé, elle me vit et me fit signe de la rejoindre. J’entrai dans la pièce qui servait de salon et de cuisine. Je m’assis sur une chaise et bus ce qui ressemblait à un verre d’eau. Je pensais à ma machine à remonter le temps. Je regardai Lila ; il fallait que je rentre chez moi, dans ma vraie époque. Lila me fixa et s’esclaffa : « Oh ! Tu as la tête d’un chat écrasé ! » Je lui répondis ironiquement : « C’est gentil comme comparaison. » Je pris un air sérieux. Elle le vit et arrêta de rire. Alors je lui dis, tristement : « Lila, il va falloir que je rentre chez moi.

– Quoi ? déjà ? pourquoi ? me répondit-elle sur le même ton.

– J’adorerais rester mais mes parents vont s’inquiéter.

– D’accord… » me souffla-t-elle tristement. Je suppose que nous ne nous reverrons plus, ajouta-t-elle, bredouillante.

– Nous ne nous reverrons sûrement jamais, tu remercieras tes parents pour moi. »

Je commençai à  me lever quand elle me dit : « Attends ! » Je la vis partir dans sa chambre et revenir deux minutes plus tard avec une pierre bleue entre les mains, elle me la tendit et me dit, avec un grand sourire : « Tiens, on ne trouve cette pierre que dans ce pays. Comme ça, tu te souviendras toujours de moi !

– Merci beaucoup. Tiens pour toi aussi. » Je lui donnai mon collier en forme de fée et ajoutai : « Je ne t’oublierai jamais ! » Je la pris dans mes bras, puis partis. J’arrivai à ma machine à remonter le temps, la démarrai et rentrai chez moi dans ma véritable époque.




Voyage sans fin de Hugo P.

20 06 2014

Sur les traces du passé

J’ouvris la porte de ma machine et je me retrouvai sur une montagne entourée de singes. Je vis un faucon survoler la montagne, il se posa à côté de moi et me dit : « Je vais t’apprendre mon  langage ». Sur le moment, je crus que je rêvais, mais c’était bien réel. Je mis des jours et des jours pour apprendre la langue, du faucon Horus mais j’y arrivai grâce à Thot, dieu du savoir et l’écriture. Il m’apprit d’abord les différents hiéroglyphes. Ce fut très difficile mais j’y parvins car j’avais compris que les hommes dessinaient leurs paroles et leurs actes. Thot m’apprit également sa culture et sa langue : en Egypte, la société est rassemblée par une même religion. Les dieux ont pour fonction de veiller à la paix et à l’abondance des récoltes. Il m’apprit aussi que les égyptiens croyaient à la vie dans l’au-delà. Quand je fus suffisamment initié, Horus me fit monter sur son dos et m’emmena à Nekhen pour que je rencontre Menî, le fils du roi. L’oiseau me déposa à l’entrée de la cité et repartit aussitôt.

Deux gardes armés jusqu’aux dents protégeaient la porte. Je leur demandai l’autorisation d’entrer dans le somptueux palais. Ils furent surpris devant mes vêtements modernes et me demandèrent quel objet étrange je portais sur mon nez. Ce n’était que mes lunettes mais ils croyaient que c’était une arme ! Ils m’empoignèrent et me présentèrent devant le roi pour que je sois jugé. Le pharaon m’entendit raconter mon histoire mais il ne me crut pas et me condamna à mort. Toutefois, le prince Menî fut attendri par mon récit et vint me voir tous les jours au cachot. Il m’emmenait plein de bonnes choses à boire et à manger. Nous finîmes par devenir de bons amis. Le roi s’était rendu compte de la complicité qu’il y avait entre son fils et moi-même, alors il décida de me libérer et me considéra comme son fils adoptif. Depuis Menî et moi ne nous sommes plus jamais quittés…




La trace des primates de Manon C.

19 06 2014

Sur les traces du passé

Je montai dans ma machine à remonter dans le temps, quand tout à coup : BOUM, TCHAC, PAF ! Quand j’ouvris la porte, je me retrouvai dans une grotte sombre. Je vis de la lumière. J’avançai lentement et aperçus un énorme oiseau et deux jeunes enfants vêtus à l’égyptienne. Mais, bien sûr, c’était Horus, le dieu à tête de faucon qui était aux côtés de Menî et Thouyi, les personnages d’un roman que j’avais lu en classe ! Ils écrivaient en hiéroglyphes, sur une peau d’oryx, la formule de l’immortalité. J’essayais de comprendre ces dessins faits à la plume fine. Une fois la peau remplie de formes différentes, Menî leva la tête, étonné de me voir : « Qui es-tu ? me demanda-t-il.

– Je suis Manon, venue d’un pays du XXIe siècle, expliquai-je.

– Pourquoi es-tu venue jusqu’à nous ? me demanda le fils du roi.

– Eh bien, c’est une longue histoire ! Avec ma classe nous avons construit une machine à remonter dans le temps et me voilà ! m’exclamai-je.

– D’accord, puisque tu es là, tu vas nous suivre ! » répondit Menî.

Le jeune garçon m’expliqua certains des dessins : « La voile gonflée signifie le vent, le serpent veut dire le feu et la vague représente l’eau.

– A quoi servira tout cela ? demandai-je, feignant de ne pas savoir qu’il écrivait la formule de l’immortalité.

– Ça, étrangère, je ne peux te le dire ! » répliqua le fils du roi.

Après cette courte discussion, il nous fallait redescendre de la grotte. Mais, terrorisée par le cri des singes fous qui habitaient la montagne, je refusai de partir dans la galerie des primates. Mes deux compagnons essayèrent de me convaincre de descendre avec eux : « Viens ! Ne t’en fais pas, nous sommes tous ensemble ! cria Menî.

– Non ! Je ne veux pas ! Ces singes enragés vont nous tuer ! rétorquai-je.

– Le dieu Râ, le roi-soleil, est avec nous et il va nous aider pendant notre escapade ! » murmura Thouyi.

Sur ces mots, je fus convaincue et je les suivis. Nous marchâmes longtemps. Arrivée au bas de la grotte, je trébuchai et tombai avec fracas. J’essayai de me relever à l’aide de mes deux amis mais je souffrais de la jambe. Nous descendîmes avec beaucoup de mal, mais nous y arrivâmes. Quand nous sortîmes de la grotte, le désert s’étendait à perte de vue. Une épaisse poussière se diluait dans l’azur. Le Nil s’étendait non loin de là, ses berges étaient rocailleuses et élevées. Au bord du fleuve, d’immenses palmiers faisaient de l’ombre dans ce désert si aride. Une vieille femme nubienne vint me voir et me conduisit dans sa case. Elle me nettoya la jambe puis me passa des huiles qu’elle fabriquait elle-même et enfin me banda le mollet. Je me reposai à l’ombre jusqu’à la fin de la journée, tandis que Menî et Thouyi discutaient et mangeaient avec les Nubiens. Quand je me réveillai, les jeunes gens dormaient à mes côtés. Sans bruit, j’allai trouver la femme qui m’avait soignée pour lui demander un petit quelque chose. Elle alla dans un des recoins de sa case et prit une feuille de papyrus qu’elle me tendit. J’écrivis, grâce à mon traducteur, ce petit mot en hiéroglyphes.

Je déposai le papier aux pieds de mes amis encore endormis et je m’en allai. Je montai dans ma machine à remonter dans le temps et je revins en France, le cœur léger, pour raconter cette incroyable aventure.




La Montagne Aux Babouins de Lisa A.

17 06 2014

Sur les traces du passé

La machine fit un bruit assourdissant et je compris que j’avais atterri, j’ouvris la porte et aperçus le désert. Je sortis et me mis à progresser difficilement dans le sable. Je vis un oasis, comme je croyais que c’était un mirage, je passai devant sans y faire attention. Soudain, j’entendis des voix. Je me retournai pour regarder et il me sembla qu’il y avait tout un peuple représenté par un vieillard chauve. Ce vieil homme parlait à deux enfants qui ne ressemblaient pas aux autres. Ces personnes utilisaient une langue que je ne comprenais pas alors je mis en marche mon traducteur instantané et me cachai derrière un rocher pour écouter la conversation :

« Merci infiniment d’avoir tué Sekhmet, êtes-vous sûrs de ne pas vouloir rester ici ? disait le vieillard.

– Oui nous devons retourner à Nekhen, répondirent les enfants.

– Hé bien, nous nous reverrons peut-être un jour… » rétorqua le vieil homme.

Mais je n’écoutai déjà plus, ces mots me disaient quelque chose, deux en particulier : Nekhen et Sekhmet… J’étais toujours en train de réfléchir quand, tout à coup, j’entendis une voix qui venait de derrière moi. « Qui es-tu et pourquoi nous espionnes-tu, ô étrangère ? » me demanda cette voix. Je sautai sur mes pieds pour voir qui avait parlé et je me retrouvai nez-à-nez avec les deux adolescents. La fille ne me laissa pas le temps de répondre. Alors je les suppliai de m’emmener avec eux à Nekhen. La fille se tourna vers le jeune garçon : « Qu’en penses-tu Menî ? » Menî ! c’était le nom de l’adolescent dans mon livre, « L’œil d’Horus » ! J’étais en Egypte ! Menî décida de m’emmener  à Nekhen et nous arrivâmes à la ville après trois jours de marche. Menî m’emmena directement voir le roi tandis que Thouyi nous attendait dans la chambre de l’enfant. Menî, une fois devant son père, lui expliqua la situation et son père lui répondit :

« Nous avons plus important à faire pour l’instant…

– Comme quoi ? demanda Menî.

– Des babouins ont enlevé ma femme Nef’eter et ma favorite Sinsaéré, répondit-il.

– Ils vont le regretter quand j’irais les chercher !

– Tu n’iras pas ! gronda le pharaon.

– Laisse-moi y aller ! Fais-moi confiance, père !

– Bon d’accord mais pour l’amour de Râ, sois prudent ! »

Menî, heureux d’avoir l’autorisation de son père, l’embrassa. Quant à moi, je n’étais pas heureuse du tout, j’allais risquer ma vie chez des babouins fous manipulés par Seth, dieu du mal pour sauver une femme affreusement méchante qui avait essayé de tuer Menî. Je voulais sauver Nef’eter mais certainement pas Sinsaéré. Menî ajouta quand même à l’intention de son père : « Je te le repète, Sinsaéré ne mérite pas de revenir ici. Elle a essayé de me tuer !

– Cette discussion ne mènera à rien, je te l’ai déjà dit, elle n’a jamais essayé de te tuer, c’est ton imagination qui te joue des tours, ou alors tu es un menteur.

– Puis-je me permettre de te dire quelque chose, Ô Nésouth ? lançai-je.

– Parle-donc, grommela le pharaon.

– Sinsaéré a voulu tuer Nef’eter et Menî afin d’être reine de ce royaume, elle voulait ensuite te tuer pour avoir le pouvoir absolu, dis-je.

– Et comment le sais-tu ? me dit le roi.

– Euh…, j’étais témoin ! J’ai entendu Sinsaéré ! »

J’étais très fière de mon mensonge, je n’allais quand même pas dire à Antaref que leur histoire était écrite dans un livre, peut-être qu’ils ne savaient même pas ce que c’était… Pharaon parut méditer. Nous retournâmes, Menî et moi, dans la chambre de l’adolescent afin de rejoindre Thouyi et lui annoncer la nouvelle. Thouyi n’avait pas l’air enchantée de retourner pour la deuxième fois chez les babouins… Elle nous accompagna tout de même en ronchonnant. Une escorte nous attendait dehors, une cinquantaine de guerriers nous suivit.

Nous avancions dans la forêt mais, à mi-chemin, nous tombâmes dans une embuscade menée par ces bêtes malfaisantes : un groupe assez nombreux de babouins se tenait devant nous prêt à attaquer. Nous décidâmes de rebrousser chemin et de contourner la zone mais il était trop tard : les babouins s’étaient jetés sur nous. Le combat faisait rage tout autour de moi. Après au moins une heure de combat, les babouins commencèrent à battre en retraite. Au bout d’un instant qui aurait pu durer une seconde ou une journée entière, car je n’avais plus aucune notion du temps, il n’en restait plus qu’un qui ne s’était pas enfui ou n’était pas mort. Deux guerriers se ruèrent sur lui et le tuèrent avec leurs épées. Quelques-uns de nos guerriers étaient blessés mais, heureusement, le village des Nubiens était en vue et nos guerriers en état de marcher.

Quelques heures plus tard, nous arrivâmes au village. Le peuple accueillit Menî et Thouyi avec de grands sourires. Nous restâmes une semaine dans leur village, et nous décidâmes de partir chercher Sinsaéré et Nef’eter. Nous nous en allâmes donc et, une fois arrivés au pied de la montagne où habitaient les singes, nous ne vîmes personne. Nous décidâmes de retourner à la grotte où s’étaient cachés Menî et Thouyi. Soudain, les singes se jetèrent sur les guerriers une deuxième fois. Un singe cogna la tête d’un guerrier contre une pierre et ce dernier tomba à plat ventre sur le sol, mort… Menî cria : « Ankalus, non ! » Il se jeta à genoux à côté du cadavre de son ami, puis empoigna l’épée du défunt et se jeta dans la mêlée. A lui seul, il tua la moitié des singes. Les autres babouins s’enfuirent, épouvantés. Avant que je puisse faire un seul geste, un faucon gigantesque se dressa devant moi. Je fus soulagée quand je reconnus Horus.

« Je crois qu’ils pourront se débrouiller sans toi maintenant, me dit-il. Viens, je vais te ramener à ta machine. Dis au revoir à tout le monde.

– Oui, je viens tout de suite ! » répondis-je. Je m’empressai de faire mes adieux à Menî et Thouyi et Horus m’emmena jusqu’à ma machine qui était au milieu du désert. J’ouvris la porte et me faufilai à l’intérieur.




Des steppes mésopotamiennes aux dunes de sable égyptiennes de Nathan R.

15 06 2014

Sur les traces du passé

J’entrai dans la machine lugubre mais, au moment où j’allai sélectionner le bouton « Grèce », une épaisse fumée, venue de la vanne dans laquelle était stocké le gaz spécial qui servait à pouvoir aller dans le passé ou le futur, apparut.

La machine fit un bruit étrange et s’ouvrit. Je vis de hautes murailles et un panneau sur lequel étaient inscrits des signes.

Comme je ne savais pas les déchiffrer, j’allai chercher le traducteur de langues inconnues et l’allumai. Il y avait écrit: « Ourouk-Les-Enclos ». Je compris que je m’étais trompé de bouton car cette ville n’était pas en Grèce mais en Mésopotamie et l’écriture était du cunéiforme.

J’entrai dans la cité et je vis un grand homme, avec une longue barbe, sur une scène en train de proclamer son discours. Quand il se retourna, je vis sur lui des cicatrices et je compris que c’était Gilgamesh, le héros du livre qu’on avait lu cette année. Ses cicatrices étaient dues à sa longue aventure pour trouver l’immortalité. Ne comprenant rien, je retournai à la machine prendre l’ordinateur de poche. De retour à la cité, j’activai l’objet et je réussis à comprendre Gilgamesh : « Vous, citoyens de cette magnifique cité, allez chercher de l’eau pure pour la fête en   l’honneur de mon ami Enkidou, les femmes à l’Euphrate et les hommes au Tigre ». Nous nous mîmes en route, le chef du groupe se tourna pour voir si les hommes n’étaient pas fatigués et me surprit, il cria alors : « Attrapez cet intrus ! Il va voler toutes nos richesses ! » Les gardes m’attrapèrent et me jetèrent dans une cage en bambou, qui servait à enfermer des bœufs sauvages pour les offrir en sacrifice aux dieux. En chemin, je vis de grands marécages et, un peu plus loin, un oasis au milieu d’une steppe très aride. Dans cet oasis, il y avait de grands palmiers sur lesquels poussaient des dattes. Un peu plus loin, je vis un petit village bordé de potagers et de champs cultivés par des hommes qui portaient une tunique blanche en peau de vache. Nous passâmes par une forêt où les arbres étaient immenses. C’était la forêt de cèdres où avait vécu Houmbaba, le géant aux sept manteaux magiques. J’avais lu que Gilgamesh avait dû combattre, avec son ami Enkidou, ce géant impitoyable qui gardait cette magnifique forêt.

Nous arrivâmes au fleuve. Les hommes me libérèrent car ils virent que je n’étais pas un voleur. J’entendis les hommes se lamenter : « Oh, grand Shamash, épargne-nous de ta chaleur torride.

– Qui est ce Shamash dont vous parlez ? leur demandai-je.

– Shamash est la grande étoile flamboyante appelée Soleil ».

Après avoir pris l’eau pure nous repartîmes. Arrivés à la cité, j’allai voir un scribe pour qu’il me dise ce qu’il savait sur cette ville. Il me répondit : « Quand le roi Gilgamesh était jeune, il était orgueilleux et ne pensait qu’à combattre, quand un mariage avait lieu, la jeune mariée devait passer sa première nuit avec lui. Mais tout bascula le jour où Arourou, la déesse qui crée les hommes, fabriqua un homme pour arrêter Gilgamesh : Enkidou. Celui-ci vécut de longues années dans la steppe avec les bêtes. Un jour, Gilgamesh engagea la plus belle femme du village pour emmener Enkidou, l’homme sauvage, dans la ville. Elle réussit. Arrivé au village, Enkidou voulut combattre Gilgamesh. Un combat acharné se déroula, les deux ennemis ne purent se vaincre et devinrent amis. Gilgamesh et Enkidou entreprirent alors une quête pour trouver l’immortalité. Mais Enkidou mourut car Ishtar lui envoya une terrible maladie. Gilgamesh continua sa quête mais, au moment où il allait atteindre son but, échoua à l’épreuve lancée par Outa-Napishti : il devait rester éveillé sept jours. Après cet échec, Gilgamesh voulut trouver la plante dont on lui avait tant parlé : la plante qui donne la jeunesse éternelle. Pour la récupérer au fond du lac, il s’attacha les pieds à de grosses pierres pour couler. Il la récupéra mais, lorsqu’il rejoignit la terre ferme, un serpent lui vola la plante magique et la mangea. Après cette épreuve, il rentra à la cité avec beaucoup de sagesse et de gloire ». Après avoir écouté toutes ces informations, je repris la machine à voyager dans le temps et appuyai sur un autre bouton.

Quelques minutes plus tard, la machine s’ouvrit. Je vis un grand désert et des pyramides. Je compris que j’étais en Égypte. J’aperçus deux enfants et je les suivis. La fille avait une grande robe en tissu blanc et le garçon au crâne rasé avait une tunique plus courte. Je pris l’ordinateur de poche et parlai avec eux :

« Bonjour, je m’appelle Thouyi, s’écria la fillette.

– Moi c’est Menî, me dit le garçon, qui es-tu, d’où viens-tu et que fais-tu ici ?

– Bonjour, leur répondis-je, je m’appelle Nathan.

– Ce n’est pas un nom très commun ici, me coupa Menî.

– J’allai te le dire. Je viens du futur, de 2014…

– Mais enfin, comment as-tu fait ? me demanda-t-il, ahuri.

– J’y viens, lui répondis-je, avec mes amis nous avons construit une machine à voyager dans le temps.

– Ah ! Et que fais-tu ici ?

– Je ne sais pas mais ma machine a quelques défauts, lui répondis-je. Et vous, que faites-vous ici ?

– Menî doit accomplir trois exploits pour pouvoir succéder à son père, le pharaon, nous avons déjà un trophée : la larme de Sobek, me répondit Thouyi.

– Continuons notre chemin ! » s’exclama Menî.

Nous reprîmes notre route et je me souvins de quelque chose : Menî et Thouyi étaient les personnages du livre « L’œil d’Horus ». Nous arrivâmes dans un village où les hommes vivaient sous terre. Nous entrâmes dans une maison et un homme se présenta :

« Bonjour, nous sommes de la tribu Itsik, il faut que vous restiez toute la nuit ici car le sable devient bleu.

– Mais qu’est-ce que ça fait que le sable soit bleu ? lui demandai-je.

– Quand le sable devient bleu, Sekhmet, la déesse lionne, attaque !

– Alors attendons ici ! » m’écriai-je, inquiet.

La nuit passa et, quand nous nous réveillâmes, il manquait du bétail que la déesse avait mangé. Pendant la journée, Menî, Thouyi et moi fabriquâmes une mixture avec du jus de grenade, des racines de mandragore et de la bière. Dans la soirée, la mixture était finie et des femmes la versèrent dans des cruches. La nuit, Sekhmet arriva et but le breuvage. Tout à coup, elle s’assoupit, c’était la bière qui l’avait rendue soûle. Quelques minutes après, Menî me demanda d’aller lui arracher une dent. Je le fis. Tout à coup, la déesse se transforma en poussière. Thouyi nous révéla que, dans le breuvage, elle avait ajouté de l’azurite et avait prononcé des formules magiques. Nous allâmes nous coucher et, au lever du soleil, je repris la machine à voyager dans le temps et retournai dans le présent.




La découverte de l’Égypte d’Anaïs B.

11 06 2014

Sur les traces du passé

Je descendis de ma machine et vis un vaste désert qui s’étendait à des kilomètres à la ronde. Au loin, j’aperçus un énorme oiseau, il était majestueux et ressemblait à un dieu. Je reconnus Horus. Il était en train de dicter une formule à un jeune garçon. Bien évidemment, je ne compris pas un mot de ce qu’il disait. A côté, il y avait une jeune fille, les yeux bandés et les oreilles bouchées. On aurait dit une scène du livre « L’œil d’Horus » que j’avais lu, quelques mois auparavant, en classe.

Quelques minutes après, Horus s’envola. Discrètement, je réussis à monter sur son dos. Je ne fus pourtant pas assez discrète car il me remarqua. Il m’emmena. Je crois qu’il avait compris qui j’étais et qu’il voulait me faire découvrir quelque chose…

Je vis Râ, le fameux dieu du soleil. Râ tapa dans ses mains et, tout à coup, des couleurs jaillirent de partout, c’était magnifique. Puis on vit apparaître une tête, un cou, et tout le reste d’un corps. Horus me dit que le nouveau dieu créé s’appellerait Thot et qu’il avait pour mission de mener à bien son rôle de dieu de l’écriture. Horus me dit de m’approcher de Thot. Celui-ci m’apprit à écrire mon prénom.

Puis il partit, je le suivis… Il allait vers une pyramide géante. La pyramide de Khéops, pensai-je. Il partit y graver quelques mots. J’étais impressionnée de voir un monument aussi grand et somptueux. Cette pyramide était gigantesque, elle mesurait plus de 130 mètres de haut, comme je l’avais appris en histoire. Je compris que je me trouvais dans les années 2500 avant J-C car la pyramide semblait toute récente et je savais qu’elle avait été construite en 2584 avant J-C.

Peu après, je repartis. Je voulus reprendre ma machine à remonter le temps mais une lionne géante sortit de nulle part et me barra la route. Elle faisait très peur car elle avait une bouche énorme capable d’engloutir dix personnes à la fois, ses dents étaient pointues, ses pattes d’une épaisseur démesurée …

Le peuple de ce désert criait, criait des mots incompréhensibles. Grâce à mon traducteur personnel, je compris que ça voulait dire : « Courez vite, c’est Sekhmet ». C’était donc l’horrible déesse, créée par Râ pour punir le peuple qui avait dit du mal à son sujet.

Je me réfugiai dans une maison sous le sable et je retrouvai les deux enfants qui étaient avec Horus ce matin-là. Le doyen de la maison m’expliqua que Sekhmet venait tous les soirs et mangeait son peuple, les Itsiks. Comme je connaissais cette histoire grâce au livre « L’œil d’Horus », je proposai à la jeune fille, Thouyi, une ruse pour tuer Sekhmet. Elle venait pour avaler du sang, alors on allait lui faire du sang !  Je demandai au peuple de nous apporter des grenades, de la bière, des racines de mandragore, des jarres et des bols. On écrasa, on mélangea. Thouyi rajouta de la magie dans ce breuvage. Puis on attendit que la nuit tombe. Sekhmet arriva et le jeune garçon, Menî, l’appela. Il lui dit de boire ce nectar. Sekhmet fut d’abord étonnée mais elle but. Soudain, la déesse s’écroula et devint dune. Tout le monde applaudit, nous remercia. Nous étions tous très émus et très contents.

Peu après, le peuple rejoignit son habitat et nous fîmes de même. Le lendemain, je repartis avec ma machine, fière d’avoir vaincu Sekhmet à l’aide de mes deux nouveaux amis !