Mon voyage chez les Hébreux de Maxime A.

29 06 2014

Sur les traces du passé

Je me mis dans la machine à remonter dans le temps. Je sentis beaucoup de secousses. La machine s’arrêta, j’ouvris la porte. J’aperçus des champs verts, des champs de blé… Je vis une grande rivière avec, au fond, une tour inachevée. Je pris un petit chemin et rencontrai des personnes qui parlaient toutes la même langue. Soudain, il eut un grand orage, les cieux bougeaient beaucoup. C’était Dieu qui était en colère.  Je savais que c’était la tour de Babel car je l’avais étudiée avec ma professeure de français. Ce paysage ne me plaisait pas. Un homme s’approcha de moi et me dit : « Qui êtes-vous mon enfant ?

– Je suis un collégien de France.

– Un collégien ? France ? me demanda-t-il, surpris.

– Non c’est bon, vous ne comprendrez pas.

– Voudriez-vous venir chez moi pour vous reposer un peu ?

– Volontiers.

– Venez, suivez-moi. » murmura-t-il.

Je suivis l’homme jusqu’à un village où il y avait une vingtaine de petites maisons. Il entra chez lui et moi aussi. Dans sa maison, je trouvai un fauteuil en paille, un puits pour se doucher et un  feu dans une petite cheminée. Je me mis par terre et il me donna une assiette avec un petit morceau de viande qu’on ne pouvait voir qu’au microscope et deux grosses patates. Je mangeai. Il me donna un verre de vin bouchonné.

« Je ne bois pas de vin ! lui criai je.

– Ah ! D’accord, tu veux de l’eau ?

– Oui, s’il vous plaît. »

Il me servit un grand verre d’eau. Je le remerciai. Il me montra ma chambre. Dans cette chambre il y avait… un lit de paille et c’était tout. Je m’allongeai et dormis. Le lendemain matin, je me levai et je sortis vite de la maison. Je retrouvai ma machine à remonter dans le temps et montai. Elle tremblota et BOUM !!!

J’ouvris la porte et toute la fumée s’évacua. Je découvris plein de monde. Sur un panneau il y avait marqué : « Bienvenue chez les Philistins ! » J’aperçus un grand homme qui ressemblait drôlement à Samson. Je voyais ses longs cheveux bruns. C’était évidemment Samson car je le vis casser à mains nues les murs d’une grosse bâtisse. J’aperçus quelques soldats qui parlaient avec une femme assise tranquillement dans un fauteuil. Les soldats lui donnèrent une grosse bourse d’argent. En regardant cette scène, je déduisis que c’était Dalila, la femme de Samson. Je m’approchai de plus en plus d’eux. Ils parlaient ensemble et disaient : « Je te donne cette bourse d’argent si, en échange, tu me donnes le secret de la force de Samson.

– D’accord, sa force vient de…, commença Dalila.

– De quoi ?  hurla un des chefs.

– De ses cheveux !

– Ses cheveux ! On ira lui couper ses cheveux tout à l’heure quand il sera chez lui dans son lit ! » ajouta un Philistin.

Le soir arriva doucement. J’aperçus Samson qui rentrait chez lui. Les soldats philistins étaient cachés derrière un gros rocher. Par la fenêtre, je vis Samson se coucher sur son lit. Les soldats entrèrent dans sa maison et se jetèrent brusquement sur lui. Ils l’attachèrent avec une corde. Un Philistin sortit de grands ciseaux et coupa les longs cheveux bruns de Samson. Je m’enfuis et me cachai dans une cabane. Je dormis toute la nuit. Le lendemain matin, devant la maison de Samson, je vis le jeune homme avec la tête rasée. Il n’avait plus de force : il ne pouvait même plus marcher. J’allais reprendre ma machine quand, tout à coup, je ne la vis plus. Sur le sol, j’aperçus des traces de caoutchouc. Je les suivis jusqu’à atterrir devant un mur. C’était un passage secret. Je vis un caillou penché, je l’actionnai et le mur s’ouvrit en deux. J’aperçus ma machine. Je me demandai comment elle était arrivée là. Je me dis que c’était peut-être un Philistin qu’il l’avait cachée. Il fallait que je rentre voir ma professeure de Français pour tout lui raconter. Je montai dans la machine, elle bougea dans tous les sens et BOUM !!!! J’ouvris la porte et j’aperçus tous mes amis. Je vis ma maîtresse et lui racontai tout mon périple chez les Hébreux.


[1] Bienvenue chez les Philistins !




La montagne aux babouins de Chloé B.

28 06 2014

Sur les traces du passé

Je sortis de la machine et constatai que je me trouvais au milieu d’un désert. Tout à coup,  je vis un faucon surgir. Il était grand et portait un disque sur la tête. Sur le disque, il y avait un serpent enroulé. Je reconnus Horus, le dieu égyptien. Je savais qu’il était le fils d’Isis, considérée comme la protectrice des pharaons, et d’Osiris, le dieu de la fertilité et du développement végétal.  Je lui demandai si je pouvais monter sur son dos. Il accepta car il me trouvait gentille. Je montai et nous partîmes. En cours de  route, je vis une petite fille et un petit garçon sur une montagne où se trouvaient des babouins. Nous nous approchâmes et nous vîmes les singes qui sautaient dans le vide.

« Mais pourquoi sautent-ils ? demandai-je au Dieu.

– Les babouins sautent de la montagne car ils savent que je détiens le secret de l’immortalité. Ils veulent m’attraper. Si tu as une idée pour me sortir de là, elle sera la bienvenue, répondit Horus.

– Oui, j’ai une idée, tu vas me poser sur la montagne et tu t’envoleras. Dès que je te tendrai une perche, tu t’y poseras. Les enfants que nous avons vus sur la montagne et moi nous t’écrirons le secret de l’immortalité pour que tu t’en souviennes. Les babouins ne pourront pas t’attraper et ils ne te verront pas. Tu seras en sécurité. Cela te va-t-il ?

– Oui ! répondit-il.

– Mais sur quoi va-t-on écrire ton secret ? demandai-je inquiète.

–  Oh, vous allez utiliser une peau d’oryx ! » répondit Horus.

Horus avait une peau d’oryx qu’Osiris lui avait donnée. Il dicta longuement la formule. J’aidai le jeune garçon à l’écrire. Il restait un petit peu de place sur la peau. Nous dessinâmes un œil, le même que celui d’Horus. Qui allait garder la peau ? Les enfants ne la voulaient pas. Donc je la conservai en souvenir de notre exploit.

« Maintenant, je vous ramène chez vous, s’exclama Horus.

– Mais tu ne sais pas où nous habitons ! crièrent les enfants en chœur.

– Oh, les enfants, vous ignorez donc que les dieux savent tout ? » murmura Horus en souriant.

Horus me déposa à l’endroit où nous nous étions rencontrés lui et moi. Je remontai dans la machine qui me transporta chez moi.




Mon voyage avec Ulysse de Jérémy Y.

26 06 2014

Sur les traces du passé

Je m’installe dans la machine à voyager dans le temps, je ferme la porte, j’entends des bruits étranges et ça secoue comme si j’étais sur un bateau. Alors j’ouvre la porte et j’entends : « Ramez, compagnons, terre en vue. » Je comprends  que je me trouve bien dans la cale d’un bateau.

Je monte prudemment les marches et ouvre la porte qui donne sur le pont. Je vois un grand homme en costume bizarre avec une épée à la main.

« Comment t’appelles-tu ? me demande-t-il.

– Jérémy, et toi ?

– Moi, Ulysse. D’où viens-tu et comment es-tu arrivé ici ?

– J’ai voyagé dans le temps. Je viens du XXIe siècle, de la classe de Madame Gouiffes. »

Soudain, je comprends que j’ai été transporté dans la Grèce antique, à l’époque d’Ulysse. L’homme parait étonné mais, comme le bateau vient de toucher terre, il me laisse pour rejoindre ses compagnons. Je descends à mon tour du bateau et je vois la splendeur de ce navire : il a un très gros mât et une énorme voile. Après avoir admiré ce bateau, je suis l’équipage qui a décidé de partir à la recherche de nourriture. Nous nous avançons dans la forêt épaisse. Tout à coup, nous entendons des bruits étranges, nous les suivons et nous voyons de drôles de gens avec un énorme nez, assis à table.

Je trébuche et tombe. Les étrangers me remarquent et s’approchent de moi. Ils m’attrapent  par la main pour me relever.

« Bienvenu chez les Lotophages, cher ami. » Comme je suis affamé, les Lotophages m’invitent à leur table. Je dis donc à Ulysse et à ses compagnons de sortir de leur cachette et de me rejoindre. Les Lotophages nous servent de drôles de fruits mais, vu que moi je connais l’histoire, je dis à Ulysse de faire semblant d’en manger, car ce sont des fruits de lotos qui font tout oublier. Je sais que, quand on y a gouté, on ne peut plus s’arrêter d’en manger et on oublie tout. Malheureusement, des compagnons en mangent et deviennent dépendants du fruit au point de ne plus vouloir rentrer à Ithaque. Ulysse et moi réfléchissons au moyen de partir d’ici avec les compagnons. J’ai l’idée de les attirer avec des fruits de lotos jusqu’au navire. Mon plan marche, je dépose sur le pont les fruits que les compagnons se mettent à dévorer. Nous en profitons pour larguer les amarres et partir au large. Quand l’effet du philtre se dissipe et que les compagnons recouvrent leurs esprits, Ulysse et moi leur racontons toute l’histoire.

C’est le moment pour moi de dire au revoir à mes nouveaux amis et de repartir dans ma machine à remonter le temps pour revenir enfin dans ma classe.




Sobek contre Horus de Lilian V.

25 06 2014

Sur les traces du passé

J’ouvris la porte de la machine, il faisait chaud, aride et très sec. Je vis devant moi une énorme grotte. Je me souvins d’un livre lu en 6ème, « L’œil d’Horus », qui se déroulait dans ce pays. J’en déduisis que j’étais devant l’antre de Sobek, le dieu des crocodiles en Egypte. J’entrai dans la grotte, je vis aussitôt Sobek qui criait au secours de sa voix aiguë. Il était minuscule et me suppliait de le libérer du sortilège sinon il me tuerait.

Il m’expliqua le sort que je devais écrire sur une feuille de papyrus. Aussitôt, le sort fonctionna : Sobek devint de plus en plus grand et dit : « il faut que je retrouve ces deux gamins qui m’ont piégé.

– Mais pourquoi ?

– Car il veulent sauver Horus, le Dieu du Ciel, de la Lumière et de la Beauté ».

Sobek sortit de son antre, en fureur. La terre trembla pendant qu’il cherchait les enfants. Je le suivis. Il partit dans la forêt des babouins. Des singes attaquaient Sobek de tous les côtés, mais ce dernier, avec ses énormes bras et jambes, les repoussait. Ils m’attaquèrent à leur tour et Sobek, d’un coup, les tua tous. Puis le dieu, me posa plein de questions : « Pourquoi m’as-tu suivi ? Veux-tu m’empêcher de tuer les enfants ? »

Je ne lui répondis pas car il me faisait peur. Tandis que nous parvenions à la pointe de la colline, nous vîmes Horus qui avait dû mal à voler. Il ne tenait plus beaucoup dans les airs car les singes lui avaient jeté plein de cailloux. Alors Sobek se jeta sur Horus et le combat commença. Horus projeta d’énormes rochers sur Sobek mais celui-ci les brisa en deux. Comme Horus était faible, je pris sa défense :

« Arrête, Sobek ! Pourquoi toute cette violence ?

– Car je suis un méchant dans l’histoire ! cria Sobek.

– Oui, mais pourquoi ne pas devenir gentil ?

– Non, jamais ! Pousse-toi, gamin !

– Horus ! Le sortilège, vite ! Pour le rendre minuscule ! »

Le dieu faucon me dicta le sort que j’écrivis sur une feuille de papyrus. Je prononçai la formule et Sobek redevint minuscule.

J’aperçus ma machine tout en haut de la colline et demandai à Horus de m’y emmener. Une fois devant l’engin, j’appuyai sur le bouton avec l’icône « Maison » et me retrouvai devant chez moi, fatigué de cette aventure, mais heureux que tout soit rentré dans l’ordre.




La découverte de Rome de Loup P.

24 06 2014

Sur les traces du passé

Bon, je vais essayer ma machine à remonter  dans le temps, pour voir dans quelle civilisation je vais tomber… Et paf ! J’atterris entre deux collines. J’aperçois deux hommes à leur sommet qui observent des oiseaux. Je me cache derrière une butte de terre. Je vois six oiseaux, ensuite douze. A ce moment-là, les deux hommes se disputent. Ils se battent à coup d’épée. Un des combattants tombe par terre. Alors je vais voir le jeune homme : « Excusez-moi, où sommes-nous ?

– Nous sommes dans le Latium ! s’exclame le jeune homme.

– Mais qui êtes-vous ?

– Qui je suis ? Mais je suis Romulus ! Je dois aller fonder Rome.

– Qui êtes-vous pour fonder une ville ?

– Mais enfin, je suis Romulus, le descendant de Mars !

– Attendez, je sors mon petit cahier d’histoire… Ah oui ! Romulus ! Je peux vous suivre ?

– Oui… allez, vite ! »

Je me mets à le suivre. Après une courte marche, je distingue devant moi, à quelques pas, une ville en ruine.

« Que s’est-il passé ?

– Rien, rien, mais ne vous inquiétez pas. Grâce à moi et les Etrusques, Rome sera bientôt finie.

– Et, comment allez-vous procéder ?

– Attends, je trace un sillon sacré. Tu vois, là, nous allons mettre des remparts pour commencer, ensuite nous allons faire des bâtiments politiques et religieux.

– Suis-moi, nous allons à la campagne voir s’il y a des maisons en ruines pour la construction.

– Et le ciment ?

– Le ciment ? Ah oui, ne t’inquiète pas pour ça, les Etrusques vont le faire. »

Après une demi-heure de marche, nous arrivons enfin devant une cabane en ruine.  « Comment allons-nous faire pour transporter tout ça ? demande Romulus.

– Nous allons les porter à la main.

– Non ! tout cela est bien trop lourd, appelons les Etrusques. Venez ! Venez ! » s’écrie-t-il.

Plein de monde arrive, des hommes des femmes et même des enfants. Une grande chaîne se forme jusqu’à la ville. Les pierres défilent entre les mains. Le début de la construction se fait rapidement. Grâce au sillon sacré, la ville prend vite forme.

« Ecoutez-moi, dit Romulus, nous allons nous attaquer à l’intérieur de la ville. Nous allons construire des bâtiments religieux : un Temple pour Vesta, une voie sacrée, mon Temple… Nous ferons aussi des bâtiments politiques : une Curie, un Comicium, une Basilique, un Colisée… Chaque jour, de l’aube au soir, nous travaillerons jusqu’à ce que la ville soit enfin prête. »

Quelques semaines plus tard, la ville est presque terminée. Plus que quelques jours pour finir les temples et peindre les bâtiments. Maintenant, il ne reste plus que le Forum à mettre en place au centre de la ville et les grands égouts qui longent la ville à construire.

Romulus s’écrie : «  Ecoutez-moi, écoutez-moi, la célébration de la ville se fera demain après-midi. Alors, il faut se dépêcher de finir de mettre en place le Forum.

– Mais, mais nous n’aurons jamais le temps de finir pour demain ! proteste un homme.

– Si ! On peut y arriver si on unit nos forces ! » l’encourage Romulus.

Je décide d’intervenir : «  D’accord, je suis d’accord ! Mais nous devons faire vite ! Allez, allez, au travail ! » Toute la nuit les Etrusques ont travaillé au Forum jusqu’au matin. Nous nous mettons à l’ombre pour nous reposer et manger quelque chose. Après un petit quart d’heure de repos, nous reprenons les travaux : le Forum est maintenant prêt pour l’inauguration. Je décide d’installer une tribune. Après quelques minutes, Romulus arrive enfin. Il se met à sa place, se lève et s’apprête à dire quelques mots : «  Je suis très heureux de pouvoir célébrer la construction de la Ville avec vous tous et je remercie beaucoup les Etrusques de m’avoir aidé. Sans eux je n’y serais jamais arrivé. Tu veux venir dire quelque chose ? me propose Romulus.

– Oui je voulais vous dire que… »

Et là plus rien… Je regarde tout autour de moi… Je vois un tube, j’ouvre la porte. Je suis chez moi, c’est fou ! J’étais en pleine célébration et je suis revenue au XXIe siècle sans m’en rendre compte.




Mon aventure avec Moïse de Julie S.

23 06 2014

Sur les traces du passé

Je descendis de la machine, regardai le paysage et aperçus la mer qui s’étendait à perte de vue, mais qui semblait très agitée. Devant la mer, j’aperçus un homme vêtu d’une tunique rouge et je lui demandai : « Comment t’appelles-tu ?

– Je m’appelle Moïse ! s’exclama-t-il.

– Mais dis-moi, Moïse, où allons-nous ?

– De l’autre côté de la mer, me répondit-il.

– Mais comment allons-nous passer ? »

J’étais inquiète, mais Moïse, sûr de lui, cria : « Mer, ouvre-toi ! » Quelques instants plus tard, un orage apparut, suivi de nombreux éclairs qui foudroyaient le ciel. Nous étions tous apeurés, les femmes et les enfants hurlaient.

En quelques secondes, de gigantesques vagues s’élancèrent vers le ciel nous laissant ainsi un passage à travers la mer. Je n’en revenais toujours pas d’avoir vu cela, mais nous n’avions que très peu de temps car les Égyptiens nous rattrapaient. En quelques minutes, nous avions tous traversé et, d’un grand geste, Moïse fit se refermer la mer. Tous les Égyptiens présents finirent noyés. Dans un élan de joie, nous criâmes tous en chœur : « Nous avons réussi ! »

Mais notre périple vers la terre promise d’Israël était loin d’être fini. Le temps que l’orage se calme, nous commençâmes à monter le camp pour dormir car la nuit allait tomber. Quelques villageois ne voulaient pas s’arrêter de marcher mais Moïse leur dit : « Arrêtez-vous mes frères, la nuit commence à tomber et vous voyez bien que tout le monde est fatigué, nous reprendrons demain. »

Les villageois écoutèrent ses sages paroles et commencèrent à monter leur camp. Puis Moïse vient vers moi et dit : « Comment t’appelles-tu ? Je n’ai pas eu le temps de te le demander tout à l’heure.

– Je m’appelle Julie.

– Bien Julie. Alors va avec les autres dormir un peu pour être en forme demain. »

Et sur ces paroles, je partis me coucher auprès des Hébreux qui avaient eu la bonté de m’accueillir. Le lendemain, nous repartîmes pour la terre promise. En chemin, j’aperçus ma machine. Je criai à tous mes amis : « Je repars dans le siècle où je vis, le XXIe siècle ! »




A travers l’Egypte d’Océane N.

22 06 2014

Sur les traces du passé

La machine faisait du bruit. J’ouvris la porte et me retrouvai dans une petite grotte. Tout à coup, je vis deux enfants: une fille avec une coiffure égyptienne et un garçon avec un pagne sur les hanches. Ils entrèrent, poursuivis par des singes. Je les suivis et me cachai. Je compris que j’étais en Egypte avec Menî et Thouyi, les héros du livre « l’œil d’Horus ». Les enfants continuèrent à avancer dans la grotte et un grand oiseau arriva. Le faucon dessina un symbole bizarre que j’avais vu dans le livre. Ce symbole était très beau. Il ressemblait à un œil Oudjat.

Je reconnus que c’était l’écriture égyptienne car j’avais un traducteur avec moi. Mon traducteur me confirma que c’était un œil oudjat. J’étais cachée contre la paroi mais un singe me surprit et je tombai. Les enfants, abasourdis de me voir, crièrent ensemble :

« Qui es-tu ?

– C’est dur à expliquer. Vous ne me croirez pas mais voilà mon histoire : j’étais dans une machine à remonter dans le temps pour venir en Egypte car, lorsque j’ai lu votre histoire, je n’ai pas trop compris le passage avec Horus ! répondis-je. Expliquez-moi !

– Tu sais au moins qui est Horus ? questionna Menî.

– Bien sûr, Horus est le dieu à tête de faucon, répondis-je. Et je voudrais bien apprendre votre écriture.

– Je veux bien mais tu ne pourras pas parler égyptien dans ton pays car cette langue doit  rester secrète ! ordonna le faucon.

– Zut, je ne pourrai pas faire la maligne devant les filles du collège, murmurai-je.

– Ne t’en fais pas, tu ne pourras peut-être pas repartir en parlant égyptien mais tu repartiras avec de beaux souvenirs des dieux, des paysages… » me rassura Thouyi.

Nous sortîmes de la grotte. Là, un paysage magnifique s’étendait à perte de vue. Sur ma gauche, il y avait trois pyramides alors que, sur ma droite, un sphinx veillait sur les étendues de désert de sable. Horus me prit par la main et me dit : « Monte sur mon dos, je t’emmène voir Thot et les pyramides » Je ne cherchai pas à comprendre. Je montai sur ses épaules et le faucon s’envola. Une heure après, nous arrivâmes devant les trois grandes pyramides. Elles étaient hautes comme trois immeubles de dix étages. Il faisait chaud, très chaud mais le vent et la pluie n’allaient pas tarder : on pouvait au loin apercevoir d’énormes nuages. Je n’avais pas tort car, dix minutes plus tard, une tornade arriva.

« C’est Thot ! cria l’oiseau, il croit que nous venons pour lui voler ses trois gros rubis cachés dans la pyramide de Kefren ! » Horus expliqua à Thot que nous venions pour visiter la  pyramide de Khéops. Je voulais, par-dessus tout, la voir de l’intérieur. Après avoir entendu les explications du faucon, le dieu accepta de nous faire visiter sa pyramide. L’intérieur était en or mais il y avait aussi des sculptures magnifiques et des sarcophages… Nous sortîmes de la pyramide car, le lendemain, j’avais école. En la quittant, je vis un magnifique coucher de soleil, mais aussi des animaux de toutes les races. J’aperçus aussi Menî, Thouyi, des paysans et même des dieux : Ra, Horus, Thot, Anubis, Sekhmet, Isis, Seth, Osiris étaient au rendez-vous. Puis je montai dans ma machine à remonter le temps. Tout à coup, Horus me prit par la main et me donna une tablette sur laquelle étaient inscrits ces mots en hiéroglyphes : notre déesse. Horus me murmura dans le creu de l’oreille : « Je te l’avais dit que tu repartirais avec des souvenirs, en voilà un. » Tous les dieux me saluèrent et je disparus en même temps que le Soleil. De retour chez moi, je racontai à ma famille mon expédition dans la pyramide de Kéops… Mes parents avaient du mal à croire à mon histoire, mais, moi, je savais que c’était bien vrai !




Une amie temporelle de Lise D.

21 06 2014

Sur les traces du passé

J’étais dans la machine à remonter le temps, tout allait bien jusqu’à ce qu’il y ait de grosses turbulences. Je me cognai contre le tableau de bord et m’évanouis.

Je me réveillai, tout était calme. J’ouvris la porte et me rendis compte que j’avais atterri dans un marécage. L’endroit était boueux, je remarquai aussi qu’il y avait des papyrus. Je les écartai et me retrouvai près d’un étang. Je regardai autour de moi et vis un port à peu près à trois cents mètres de ma position. Je décidai d’y aller pour rencontrer les gens qui y habitaient et pour me ravitailler.

J’arrivai au port et aperçus une jeune fille d’à peu près mon âge c’est à dire douze ans. Je mis en marche mon traducteur de langue, m’approchai d’elle, lui fis signe et commençai à lui parler : « Excusez-moi, je ne suis pas d’ici, auriez-vous la gentillesse de me dire ou nous nous trouvons ?

– Nous sommes en Égypte. Oh ! Mais, par Osiris, comment êtes-vous vêtue ? » me dit-elle ahurie.

Elle se reprit tout de suite et s’empressa de me dire : « Oh excusez-moi, j’en oublie mes bonnes manières. Je m’appelle Lila, mais c’est que vos vêtements sont tellement différents des    nôtres ! » Elle était un peu confuse. Je réfléchis : que pourrais-je lui dire ? Je n’allais tout de même pas lui avouer : « Je viens du XXIe siècle, je suis française et j’ai voyagé dans le temps jusqu’à ton époque ! » Elle me prendrait pour une folle. Alors je lui répondis :   « Oui, je viens d’un autre pays. »

Elle me regarda et pouffa : « Drôle de pays alors ! me dit-elle en explosant de rire.

– Hé ! chacun ces goûts… » répondis-je, vexée.

Puis, je me mis à rire moi aussi. Après quelques minutes d’hilarité, elle me regarda et me dit, boudeuse : « Je viens de me rendre compte que je ne connais même pas encore ton prénom.

– Je m’appelle Lucy, lui répondis-je avec un énorme sourire.

– Lucy, j’aime bien, ça ressemble à Lila ! »

Elle me fit un sourire et dit : « Viens chez moi, je te prêterai une robe, puis je te ferai visiter la ville. » Je l’observai attentivement : elle avait de magnifiques cheveux couleur ébène et de jolis yeux noisette. Elle était vêtue d’une petite robe blanche et d’un joli serre-tête tressé en papyrus. Je la suivis et nous partîmes chez elle pour changer mes vêtements.

J’étais maintenant vêtue d’une robe blanche avec quelques pigments couleur sable. Ensuite nous sortîmes. Elle me fit visiter la ville, le port, le marché. Nous nous amusions vraiment toutes les deux à courir après les aigrettes, faire peur aux chats et voler des pommes à un marchand qui tournait le dos. Enfin nous arrivâmes au palais. « Nous voilà devant le palais du Roi Thoutmosis ! » me dit-elle. Elle observait le palais, haineuse.   « Tu n’as pas l’air d’apprécier le Roi ? » lui soufflai-je. Elle eut un regard narquois et répondit : « Ce n’est qu’un serpent vaniteux, qui nous réduit en esclavage et nous noie d’impôts ! » Elle avait les yeux noirs de colère. Je jetai un dernier coup d’œil au palais puis nous retournâmes chez Lila.

La jeune fille me présenta à ses parents. Elle était vraiment gentille. Et mes parents, que devaient-ils imaginer ? Avaient-ils appelé la police ? Trop de questions me venaient en tête. Je décidai donc de dormir chez mes hôtes et de repartir à l’aurore, le lendemain. Je dormis dans la chambre de Lila, sur une couche en paille. Le lendemain, Lila me réveilla. Je pense qu’il était cinq heures et demie du matin, elle me dit que nous devions aller travailler : « Quoi ? dis-je à moitié endormie.

– Debout, la limace, il faut aller au marché ! »

À peine avait-elle prononcé cette phrase qu’elle me poussa de ma couche en paille. Je tombai sur le sol froid et humide. Je me levai d’un pas nonchalant,  grimaçai et m’étirai,  je regardai par le trou qui servait de porte : les parents de Lila n’étaient pas là, ils étaient sûrement partis travailler. Lila était en train de manger des céréales de blé, elle me vit et me fit signe de la rejoindre. J’entrai dans la pièce qui servait de salon et de cuisine. Je m’assis sur une chaise et bus ce qui ressemblait à un verre d’eau. Je pensais à ma machine à remonter le temps. Je regardai Lila ; il fallait que je rentre chez moi, dans ma vraie époque. Lila me fixa et s’esclaffa : « Oh ! Tu as la tête d’un chat écrasé ! » Je lui répondis ironiquement : « C’est gentil comme comparaison. » Je pris un air sérieux. Elle le vit et arrêta de rire. Alors je lui dis, tristement : « Lila, il va falloir que je rentre chez moi.

– Quoi ? déjà ? pourquoi ? me répondit-elle sur le même ton.

– J’adorerais rester mais mes parents vont s’inquiéter.

– D’accord… » me souffla-t-elle tristement. Je suppose que nous ne nous reverrons plus, ajouta-t-elle, bredouillante.

– Nous ne nous reverrons sûrement jamais, tu remercieras tes parents pour moi. »

Je commençai à  me lever quand elle me dit : « Attends ! » Je la vis partir dans sa chambre et revenir deux minutes plus tard avec une pierre bleue entre les mains, elle me la tendit et me dit, avec un grand sourire : « Tiens, on ne trouve cette pierre que dans ce pays. Comme ça, tu te souviendras toujours de moi !

– Merci beaucoup. Tiens pour toi aussi. » Je lui donnai mon collier en forme de fée et ajoutai : « Je ne t’oublierai jamais ! » Je la pris dans mes bras, puis partis. J’arrivai à ma machine à remonter le temps, la démarrai et rentrai chez moi dans ma véritable époque.




Voyage sans fin de Hugo P.

20 06 2014

Sur les traces du passé

J’ouvris la porte de ma machine et je me retrouvai sur une montagne entourée de singes. Je vis un faucon survoler la montagne, il se posa à côté de moi et me dit : « Je vais t’apprendre mon  langage ». Sur le moment, je crus que je rêvais, mais c’était bien réel. Je mis des jours et des jours pour apprendre la langue, du faucon Horus mais j’y arrivai grâce à Thot, dieu du savoir et l’écriture. Il m’apprit d’abord les différents hiéroglyphes. Ce fut très difficile mais j’y parvins car j’avais compris que les hommes dessinaient leurs paroles et leurs actes. Thot m’apprit également sa culture et sa langue : en Egypte, la société est rassemblée par une même religion. Les dieux ont pour fonction de veiller à la paix et à l’abondance des récoltes. Il m’apprit aussi que les égyptiens croyaient à la vie dans l’au-delà. Quand je fus suffisamment initié, Horus me fit monter sur son dos et m’emmena à Nekhen pour que je rencontre Menî, le fils du roi. L’oiseau me déposa à l’entrée de la cité et repartit aussitôt.

Deux gardes armés jusqu’aux dents protégeaient la porte. Je leur demandai l’autorisation d’entrer dans le somptueux palais. Ils furent surpris devant mes vêtements modernes et me demandèrent quel objet étrange je portais sur mon nez. Ce n’était que mes lunettes mais ils croyaient que c’était une arme ! Ils m’empoignèrent et me présentèrent devant le roi pour que je sois jugé. Le pharaon m’entendit raconter mon histoire mais il ne me crut pas et me condamna à mort. Toutefois, le prince Menî fut attendri par mon récit et vint me voir tous les jours au cachot. Il m’emmenait plein de bonnes choses à boire et à manger. Nous finîmes par devenir de bons amis. Le roi s’était rendu compte de la complicité qu’il y avait entre son fils et moi-même, alors il décida de me libérer et me considéra comme son fils adoptif. Depuis Menî et moi ne nous sommes plus jamais quittés…




La trace des primates de Manon C.

19 06 2014

Sur les traces du passé

Je montai dans ma machine à remonter dans le temps, quand tout à coup : BOUM, TCHAC, PAF ! Quand j’ouvris la porte, je me retrouvai dans une grotte sombre. Je vis de la lumière. J’avançai lentement et aperçus un énorme oiseau et deux jeunes enfants vêtus à l’égyptienne. Mais, bien sûr, c’était Horus, le dieu à tête de faucon qui était aux côtés de Menî et Thouyi, les personnages d’un roman que j’avais lu en classe ! Ils écrivaient en hiéroglyphes, sur une peau d’oryx, la formule de l’immortalité. J’essayais de comprendre ces dessins faits à la plume fine. Une fois la peau remplie de formes différentes, Menî leva la tête, étonné de me voir : « Qui es-tu ? me demanda-t-il.

– Je suis Manon, venue d’un pays du XXIe siècle, expliquai-je.

– Pourquoi es-tu venue jusqu’à nous ? me demanda le fils du roi.

– Eh bien, c’est une longue histoire ! Avec ma classe nous avons construit une machine à remonter dans le temps et me voilà ! m’exclamai-je.

– D’accord, puisque tu es là, tu vas nous suivre ! » répondit Menî.

Le jeune garçon m’expliqua certains des dessins : « La voile gonflée signifie le vent, le serpent veut dire le feu et la vague représente l’eau.

– A quoi servira tout cela ? demandai-je, feignant de ne pas savoir qu’il écrivait la formule de l’immortalité.

– Ça, étrangère, je ne peux te le dire ! » répliqua le fils du roi.

Après cette courte discussion, il nous fallait redescendre de la grotte. Mais, terrorisée par le cri des singes fous qui habitaient la montagne, je refusai de partir dans la galerie des primates. Mes deux compagnons essayèrent de me convaincre de descendre avec eux : « Viens ! Ne t’en fais pas, nous sommes tous ensemble ! cria Menî.

– Non ! Je ne veux pas ! Ces singes enragés vont nous tuer ! rétorquai-je.

– Le dieu Râ, le roi-soleil, est avec nous et il va nous aider pendant notre escapade ! » murmura Thouyi.

Sur ces mots, je fus convaincue et je les suivis. Nous marchâmes longtemps. Arrivée au bas de la grotte, je trébuchai et tombai avec fracas. J’essayai de me relever à l’aide de mes deux amis mais je souffrais de la jambe. Nous descendîmes avec beaucoup de mal, mais nous y arrivâmes. Quand nous sortîmes de la grotte, le désert s’étendait à perte de vue. Une épaisse poussière se diluait dans l’azur. Le Nil s’étendait non loin de là, ses berges étaient rocailleuses et élevées. Au bord du fleuve, d’immenses palmiers faisaient de l’ombre dans ce désert si aride. Une vieille femme nubienne vint me voir et me conduisit dans sa case. Elle me nettoya la jambe puis me passa des huiles qu’elle fabriquait elle-même et enfin me banda le mollet. Je me reposai à l’ombre jusqu’à la fin de la journée, tandis que Menî et Thouyi discutaient et mangeaient avec les Nubiens. Quand je me réveillai, les jeunes gens dormaient à mes côtés. Sans bruit, j’allai trouver la femme qui m’avait soignée pour lui demander un petit quelque chose. Elle alla dans un des recoins de sa case et prit une feuille de papyrus qu’elle me tendit. J’écrivis, grâce à mon traducteur, ce petit mot en hiéroglyphes.

Je déposai le papier aux pieds de mes amis encore endormis et je m’en allai. Je montai dans ma machine à remonter dans le temps et je revins en France, le cœur léger, pour raconter cette incroyable aventure.