Peut-on se fier à une ressource Internet ?

27 08 2006

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Besoin d’une information ?
Hop !
Un moteur de recherche (au hasard, l’inévitable Google, n’est-ce pas ?), une série de mots clés et un clic. Plusieurs milliers de réponses apparaissent, vous vous dites que vous allez bien trouver ce qu’il vous faut dans tout cela.
Vous commencez donc à cliquer sur les premiers résultats. Certaines pages ne vous conviennent pas du tout : vous vouliez des renseignements sur les pharaons et les dernières découvertes de tombeaux et vous tombez sur des offres de croisière de luxe, des jeux vidéos ou des bandes dessinées à acheter en ligne.
Pourtant, vous finissez par dénicher une page particulièrement pertinente par rapport à votre besoin d’information. Vous lisez, vous cliquez sur les liens, vous imprimez ou prenez peut-être des notes… mais avez-vous pensé à vérifier la fiabilité de ce document ? Pouvez-vous vraiment faire confiance à ce que vous avez sous les yeux ?

Lorsque vous parlez avec les gens, vous ne croyez pas forcément tout ce que l’on vous dit… et vous avez raison ! Personne ne peut être expert en tout domaine. Lorsque vous avez besoin d’une information, il faut donc vous tourner vers une source fiable. Si vous êtes perdu dans une ville, vous n’allez sans doute pas vous adresser à un touriste de passage ; vous aurez davantage intérêt à aller à l’office du tourisme ou à pénétrer dans un commerce pour demander votre chemin. Vous sélectionnez ainsi vos sources en fonction du degré d’expertise des personnes.
Sur Internet, il faut adopter la même démarche : ce n’est pas parce que telle ou telle page apparaît dans une liste de résultats qu’elle est nécessairement porteuse de vérité. Tout internaute peut publier des documents sur le web ; même si vous n’êtes pas spécialiste du comportement du crabe, vous pouvez tout à fait créer un site sur le crabe et raconter ce que bon vous semble, même des absurdités ! Le maître mot de toute recherche sur Internet est donc la fiabilité.

Comment savoir si telle source est fiable ? Voici une grille d’évaluation dont vous pouvez vous servir facilement (plus vous l’aurez sous les yeux et plus vous vous exercerez avec des documents, plus vous mémoriserez les rubriques et les repérerez automatiquement ensuite) :

Adresse URL :_____________________________________________
Date de consultation : ____ /____ /____

QUESTIONS

REPONSES

Auteur
1. Peut-on identifier l’auteur du site/de la page ?
2. Quelles sont les compétences et fonctions de l’auteur ?
3. S’agit-il d’un site institutionnel (.gouv / .org), associatif (.asso), commercial (.com), d’une page personnelle ?
4. L’adresse électronique de l’auteur est-elle mentionnée ?
5. La date de publication ou de mise à jour est-elle récente ?
Structure et navigation
1. Existe-t-il un plan du site ?
2. Existe-t-il des instruments de recherche interne (moteur, index…) ?
3. La navigation dans le site ou la page est-elle facile ?
4. Les liens sont-ils actifs, performants ? Permettent-ils de naviguer dans le site sans s’y perdre ?
5. Le niveau de langage est-il familier, scientifique… ?
Contenu
1. L’information est-elle claire ?
2. Les illustrations (images fixes ou animées) ajoutent-elles de la valeur au contenu ?
3. Les références sont-elles citées ?
4. Y a-t-il de la publicité ? Nuit-elle à la compréhension, à la lecture ?
5. L’information correspond-elle à mon niveau d’études ?
Utilité pour ma recherche
1. Les informations sont-elles identiques, complémentaires, contradictoires à celles que j’ai trouvées ailleurs ?
2. Ce document est-il utile pour ma recherche ?
3. Ce document répond-il à l’ensemble ou seulement une partie de mon sujet ?
Evaluation finale du document
J’accorderais l’appréciation suivante à ce document :
o Excellent o Très bon o Bon o Passable o Sans intérêt

Remarque : l’adresse URL est l’élément qui se trouve dans la partie supérieure de l’écran du navigateur. Exemple : http://www.education.gouv.fr


Maintenant, à vous de jouer ! Naviguez en gardant sous les yeux cette grille : vous allez rapidement retenir les éléments clés à repérer et, surtout, comprendre que les ressources que vous trouvez sur le web doivent être regardées avec un oeil ô combien critique !


Voir ailleurs…

Le Détective de l’Internet est un site dédié à l’apprentissage de l’évaluation des documents trouvés sur le web. Sa présentation sous forme de questionnaire est dynamique et attractive. Un “petit jeu” à faire et refaire pour devenir incollable !
Une partie du site AERIS est consacrée à l’évaluation des ressources. Un exercice en ligne est associé à la page du cours.
Une sélection de pages consacrées à l’évaluation des documents issus du web est également proposée sur le site AERIS.

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Un outil performant pour rechercher sur les blogs

10 08 2006

Ce n'est pas un scoop : vous le savez, soit parce que vous en publiez un vous-mêmes, soit parce que vous lisez celui de vos amis, soit parce que vous êtes actuellement en train de feuilleter les pages de celui-ci… Les blogs sont devenus des ressources quasiment incontournables sur le web. Ils sont l'oeuvre d'une extrême diversité d'auteurs : hommes politiques, personnalités du show business, sportifs, enseignants, élèves… Ces carnets personnels mis en ligne contribuent au fameux partage de la connaissance prôné par de nombreux analystes des "nouvelles technologies" (eh oui, il faut désormais ajouter les guillemets à "nouvelles" puisque, le temps passant, elles ne sont plus aussi nouvelles que cela !). Ils sont donc susceptibles de contenir des informations intéressantes pour les chercheurs d'information que nous sommes tous !  

Pour optimiser ces recherches, le moteur Ask.com a lancé un outil permettant de lancer des requêtes sur les blogs. Ce nouvel instrument semble forttartalacreme[1].gif bien pensé, à la fois simple d'utilisation et assez complet : il propose de nombreuses fonctionnalités (recherche de blogs, de flux ou d'actualités, ordre de tri par pertinence, par nouveauté ou par popularité, choix des dates de publication, visualisation du blog, abonnement à des requêtes spécifiques…).

Bref, un outil supplémentaire de navigation à tester et à utiliser en complément des moteurs, annuaires et autres métamoteurs !

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Voir ailleurs…

Ask.com propose par ailleurs un moteur de recherche classique, autrement dit un moteur permettant de lancer des requêtes sur l'ensemble du web. Il intègre une recherche d'images.

Un autre outil de recherche sur les blogs mondiaux peut être essayé : il s'agit de Sphere. Dans la liste de résultats, un pictogramme orange vous permet d'accéder à une sorte de fiche de renseignements relatifs au blog concerné. Ma préférence va malgré tout à l'outil développé par Ask.com.

Enfin, BlogDimension est un moteur de recherche consacré aux blogs francophones exclusivement.  

MHP  

 

 



Ecouter une page web, c’est possible !

8 08 2006

"Au prochain rond-point, tournez à droite… Faites demi-tour dès que possible…" Désormais, c'est la voix claire et impérative de notre chère voiture qui nous guide jusqu'à notre destination. Autrefois silencieuses, les automobiles se sont mises à parler, presque comme les humains, grâce à la technologie des ordinateurs de bord. D'accord, le timbre quelque peu métallique et le rythme saccadé de la voix ne parviennent pas encore à nous faire croire qu'une jolie demoiselle se cache sous le capot et consulte pour nous une carte routière…

Il n'empêche que les progrès réalisés dans le domaine de la vocalisation synthétique sont conséquents, comme l'illustre ReadSpeaker, procédé de conversion du texte en son. Développé par la société suédoise éponyme depuis 1999, ReadSpeaker permet à l'internaute de sélectionner le texte qu'il désire entendre : il convertit en audio les fichiers HTML, XML, Word, RTF et PDF. Pas besoin de télécharger ou de posséder un quelconque logiciel : il suffit de quelques clics, d'une carte-son, de hauts-parleurs ou d'un casque pour que le contenu écrit de la page soit transformé en version vocale.

Comment est-ce possible ? En fait, un enregistrement préalable des principaux phonèmes de la langue ont été effectués par des personnes (notamment par des acteurs). Ensuite, la technologie développée permet de combiner ces phonèmes afin de traduire vocalement les données textuelles. Vous pouvez donc sélectionner uniquement ce que vous désirez écouter puisque le principe même de ReadSpeaker est de proposer la lecture de contenus écrits à la demande, en "free lance" : rien n'est pré-enregistré.

Quels sont les avantages de cette innovation ?

bouton Tout d'abord, ReadSpeaker permet à ceux qui préfèrent entendre que lire d'accéder aux informations qu'ils recherchent.

bouton Ensuite, il ouvre des perspectives intéressantes à ceux qui éprouvent des difficultés de lecture.

bouton Il autorise également la mise en parallèle de l'écrit et de l'oral, le passage de l'un à l'autre, donc la possibilité de développer les aptitudes nécessaires à l'écoute et à la lecture.

bouton Enfin, d'un point de vue purement technique, ReadSpeaker présente l'avantage indéniable de ne dépendre d'aucun navigateur et de ne requérir aucun support logiciel, évitant ainsi à l'internaute la subordination à l'égard de programmmes informatiques et le téléchargement de ceux-ci.

Vous pouvez expérimenter cette technologie sur les sites suivants :

bouton Le site de la société ReadSpeaker présente le produit, la société, les clients et des actualités.Ordinateur

bouton Plusieurs sites web français ont adopté la technologie ReadSpeaker. Parmi eux, figurent le site de l'Elysée, de l'Assemblée Nationale, de l'Université de Montepllier I ou encore d'AgoraVox. Sur tous ces sites, vous trouverez une icône en forme de haut-parleur, ou un lien tel que "Ecouter la page", ou encore un petit encart portant la mention "ReadSpeaker". Il vous suffit de cliquer pour écouter !

Ne vous attendez pas à une douce voix mélodieuse avec intonations, respect de la ponctuation et prononciation impeccable des noms propres… Il s'agit d'une voix synthétique, il n'y a personne qui s'est caché derrière l'écran de l'ordinateur (hypothèse d'autant moins probable que vous êtes face à un écran plat !) ! 

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Vous avez dit “pronétariat” ?

4 08 2006

Bon, d'accord, ce sont les vacances et vous avez plutôt envie de vous plonger dans la lecture d'un bon polar qui vous tient en haleine ou tout simplement de rester tranquillement au soleil en regardant la mer. Pourtant, vous pourriez aussi jeter un oeil curieux dans un ouvrage qui m'a personnellement autant passionnée qu'un roman policier. J'espère que cette petite note vous incitera au moins à le feuilleter, au mieux à le dévorer.

Tout d'abord, il faut savoir que l'auteur, Joël de Rosnay, a publié plusieurs best-sellers : Le macroscope en 1975, L'homme symbiotique en 1995 et La plus belle histoire du monde en 1996 avec Yves Coppens, Hubert Reeves et Dominique Simmonet. Docteur ès sciences, il a été chercheur et enseignant au sein du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology). (pour de plus amples précisions sur le parcours de Joël de Rosnay, cliquez ici)

Son ouvrage, intitulé La révolte du pronétariat : des mass média aux média des masses, a été écrit en collaboration avec Carlo Revelli et publié aux éditions Fayard au début de l'année 2006 (collection Transversales). Il est également disponible gratuitement sur le web depuis le 27 juin 2006, les auteurs appliquant concrètement les principes développés dans leurs travaux.

 

La réflexion de Joël de Rosnay repose sur l'ensemble des technologies de l'information et de la communication (blogs, wikis, journaux citoyens, réseaux, fils RSS…) qui transforment en profondeur les sociétés, la politique et l'économie. Face aux mass média, caractérisés par la distribution de masse des contenus et dominés par ceux que Joël de Rosnay appelle les "infocapitalistes", émerge un "pronétariat" : ce néologisme désigne les usagers de l'Internet capables de produire et diffuser des contenus, dans un esprit lucratif ou non. Ainsi, se dessinent de nouveaux modèles économiques et émerge une véritable "intelligence collective".

Si cet ouvrage a particulièrement suscité mon intérêt, c'est non seulement pour la qualité de l'analyse (constante et irréprochable dans les travaux de l'auteur) mais aussi pour le point de vue proposé : il ne s'agit pas, en effet, d'une apologie de l'Internet et des nouvelles technologies mais plutôt d'une démonstration de la force et du potentiel de ces outils pour que naisse un nouveau type de démocratie dont nous sommes tous, comme l'écrit l'auteur, "coresponsables".

 

Voir ailleurs…

Le site officiel de l'ouvrage est très riche et mérite le détour !  

Joël de Rosnay a son propre site web, régulièrement mis à jour, baptisé le Carrefour du Futur : regard vers le troisième millénaire. Vous y trouverez sa biographie, des articles récents, une bibliographie, des interviews, des conférences, une sélection de sites de "futurologie" et de prospective, une boîte à outils pour mieux surfer sur le net, des chroniques techniques et scientifiques… ainsi qu'une rubrique intitulée "Evasion", dans laquelle vous découvrirez notamment l'une des plus anciennes passions de Joël de Rosnay : le surf des mers !

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Petit mais solide ! Un opuscule sur l’analyse de l’image

4 08 2006

L'analyse de l'image figure dans plusieurs programmes scolaires. Elle intéresse donc directement les enseignants en charge de ce sujet d'étude mais elle concerne aussi les élèves (savoir étudier un document iconographique permet de mieux relier les connaissances à une photographie donnée en cours de géographie, à une affiche de propagande travaillée en histoire, à une oeuvre d'art vue en cours d'arts plastiques…) et, plus largement, tout citoyen. Qui n'est pas quotidiennement confronté à un flot d'images ? La télévision, les panneaux publicitaires, les journaux ou encore le web nous abreuvent d'images très diverses. Il est donc crucial de savoir les lire !

Voici un petit (par la taille seulement !) ouvrage fort intéressant sur le sujet :

Martine JOLY. Introduction à l'analyse de l'image. 2004. Nathan/SEJER (Collection 128).

 

Commander l'ouvrage 

En une centaine de pages, cet ouvrage aborde successivement :
bouton La notion d'image (usages, significations, théorie sémiotique)
bouton Les enjeux et la méthode de l'analyse de l'image
bouton L'étude de l'image prototype qu'est l'image publicitaire
bouton Les relations entre l'image et les mots
bouton En fin d'ouvrage, une riche bibliographie commentée.

En raison du niveau de son contenu, cet opuscule s'adresse plutôt aux enseignants et aux lycéens. Pour commander l'ouvrage avec Amazon, cliquez ici.

 

Voir ailleurs…

Pour aborder l'analyse de l'image en ayant des exemples concrets, visitez les pages élaborées par le CLEMI de Lorraine qui propose une série d'études d'images d'information.

Pour approfondir le sujet, consultez un cours universitaire complet mis en ligne sur le site de l'Université de Lille 3. Une webographie et une bibliographie vous suggèrent d'autres ressources.

Enfin, un dernier lien pointant vers un site canadien consacré à l'image et à son exploitation en milieu éducatif : vous y trouverez une partie historique, une approche théorique (perception, nature de l'image, types d'images…) et technique (appareils photographiques, projecteurs…), des suggestions d'applications dans différentes disciplines d'enseignement ainsi qu'un lexique.

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Des images libres de droits

3 08 2006

Ah, les vacances… le repos, le dépaysement, les loisirs… les photos souvenirs… Les images que vous immortalisez avec votre appareil photo ou votre caméra vous appartiennent : si vous décidez de les publier sur votre blog ou votre site web, vous disposez de droits qui relèvent de la propriété intellectuelle. Seriez-vous content de voir ce cliché que vous avez eu tant de difficultés à réaliser et à retoucher copié sur un autre site pour illustrer un article ou pour être commercialisé sans votre accord et sans la mention de votre nom ?

Pour protéger les auteurs d'oeuvres (livres, articles de presse, images, films, sons…), il existe une législation spécifique rassemblée dans le Code de la Propriété Intellectuelle. Ce code s'applique non seulement aux oeuvres matérielles (livres, journaux, disques…) mais aussi aux ressources disponibles sur Internet même si elles sont accessibles gratuitement. A moins que ce ne soit explicitement mentionné, vous n'avez donc pas le droit du tout de copier-coller un élément trouvé sur le web pour le réutiliser à d'autres fins que votre usage strictement personnel. Il faut préalablement avoir obtenu l'accord de son auteur. Peeezzr1001.gif

Mais alors, si vous voulez insérer des images de volcans dans votre cours de géographie, il va falloir contacter tous les photographes pour leur demander leur accord ?… Eh oui ! Pas très pratique, je vous l'accorde. Dès lors, comment contourner le problème ? Il existe une solution toute simple : recourir à des images dites libres de droits, autrement dit des ressources dont les auteurs autorisent la diffusion en renonçant à leurs droits.

Il existe plusieurs banques d'images libres de droits. Parmi elles, je retiens particulièrement celle que propose le site québécois Carrefour Education. Elle est constituée d'images Peeezzr1006.gifet de sons dont les droits sont libérés pour leur utilisation dans le cadre scolaire. L'interface de recherche propose une distinction entre les documents totalement libres (utilisation libre et modifications possibles) et les documents partiellement libres (utilisation en l'état, sans possibilité de modification). Une seconde entrée présente une riche sélection de liens pointant vers des banques d'images générales, des banques d'images thématiques, des banques de musiques et de sons, des banques de vidéos et des banques de textes, tous ces documents étant libérés des droits d'auteur.

Dans tous les cas, même si vous utilisez des documents libres de droits, il est toujours préférable de mentionner la source (auteur, date, éditeur…). Cela permet non seulement de faire preuve d'honnêteté intellectuelle (puisque le document n'est pas de vous, autant dire qui a eu le mérite de l'élaborer !) mais aussi de donner la possibilité au lecteur, à l'élève ou encore à l'enseignant, de consulter à son tour le site sur lequel vous avez trouvé le document.

Voir ailleurs…

Pour en savoir davantage sur la propriété intellectuelle et les usages en contexte pédagogique, rendez-vous sur la page d'Educnet consacrée à l'exception pédagogique ainsi que sur le site Défidoc présentant les travaux clairs et synthétiques du juriste Didier FROCHOT .

Pour en savoir davantage sur la législation liée à Internet, consultez la page d'Educnet sur les contenus libres, le Guide pratique du droit d'auteur sur Internet, le site du spécialiste du droit de l'Internet, Sébastien Canevet et le site incontournable qu'est le Forum des droits sur Internet.

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Lutter contre la pollution électronique : vaincre les spams

2 08 2006

Un embouteillage, c'est toujours énervant : les voitures sont coincées les unes contre les autres, on n'avance pas, on perd son temps et on pollue l'atmosphère déjà grise des villes. Dans les boîtes aux lettres électroniques, il y a aussi de quoi perdre son calme : les spams provoquent souvent des bouchons dans le courrier, ce qui est certes moins néfaste pour la planète mais tout aussi éprouvant pour les nerfs.

Plutôt que se venger sur la souris innocente qui n'est pour rien dans cette surcharge de la boîte aux lettres, il semble plus indiqué de se rendre sur un nouveau site web dont l'objectif est de lutter contre les spams. Signal Spam propose en effet des ressources utiles :

bouton Une série de recommandations pour les usagers d'Internet ;
bouton Une sélection de liens pour s'informer sur les spams et mieux lutter contre leur invasion ;
bouton Une liste de partenaires impliqués dans la lutte anti-spams ;
bouton Un lexique de termes liés à l'Internet (les définitions sont synthétiques et claires) ;
bouton Un blog ;
bouton Enfin, un formulaire de contact permettant de poser des questions.

Au fait, un spam, qu'est-ce que c'est exactement ? 

D'après le site Signal Spam, il s'agit de "messages de courrier électronique non sollicités" et, par extension, de l'ensemble des sollicitations malveillantes ou non désirées "par messagerie électronique, par SMS, par messagerie instantanée, sur les espaces publics de l'Internet". En d'autres termes, tout ce qui parvient à l'usager sans qu'il l'ait voulu relève du spamming. C'est finalement une sorte de pollution au même titre que les gaz d'échappement automobiles : s'il y en a trop, on ne voit plus rien et on est plutôt asphyxié !

Voir ailleurs…

Pour obtenir plus d'informations sur le spam, consultez le dossier constitué par la Direction du Développement des Médias rattachée au Ministère de la Culture et de la Communication. Très complet, il aborde notamment les dispositions législatives de lutte contre la pratique du spamming.

La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) propose également un dossier sur le spam constitué de la définition du phénomène, des moyens de prévention et des actions possibles.

MHP