Savez-vous bien lire ? (épisode 1)

25 10 2006

Savez-vous qu'il existe plusieurs lectures ? Vous avez sûrement remarqué que vous ne lisiez pas de la même façon un roman et un magazine : pour l'un, vous parcourez toutes les pages et toutes les lignes complètement ; pour l'autre, vous choisissez ce que vous lisez, vous sautez certains passages, bref vous sélectionnez. 

 j0286778.gif

Je vous propose, en plusieurs épisodes, de découvrir l'acte de lecture :

Episode 1 : Pourquoi apprendre à bien lire ? Qu'est-ce que lire ?
Êpisode 2 : Lire de façon approfondie : méthode et exercice
Episode 3 : Lire en survolant : méthode et exercice
Episode 4 : Lire rapidement : méthode et exercice
Episode 5 : Ultimes conseils pour devenir un bon lecteur 

L'idéal est de ne pas se laisser submerger par une masse d'informations et de transformer un maximum d'entre elles en connaissances en un minimum de temps. Autrement dit, bien lire permet de gagner du temps. 

Les méthodes de lecture doivent donc répondre à deux objectifs principaux :

1. Sélectionner les informations les plus utiles en fonction des besoins définis.
2. Classer ces informations afin de les retrouver au moment voulu.

j0283701.gif 

L'écrit peut prendre différentes formes : poésie, pièce de théâtre, annuaire, rapport, petite annonce… Evidemment, ces diverses variétés d'écrits ne s'abordent pas de façon identique, l'information étant structurée spécifiquement dans chacun de ces documents.

Reprenons les deux exemples de départ :
Si vous lisez un roman, vous le lisez en entier : vous pratiquez une lecture intégrale, approfondie.
Si vous lisez un magazine, vous ne conduisez pas la lecture de la même façon. Vous êtes amené à pratiquer une lecture partielle, sélective : vous parcourez rapidement les lignes et les pages, en éliminant ce qui ne vous intéresse pas.

On peut donc dire qu'il y a différents projets de lecture (lire un roman pour l'histoire, lire un guide pour dénicher des informations pratiques…), auxquels correspondent différents rythmes de lecture :
La lecture approfondie
La lecture survol                     
La lecture rapide
               

Quel lecteur êtes-vous ? tartalacreme[1].gif

Il existe trois grands types de lecteurs :

1) Ceux qui articulent réellement avec la bouche les mots qu'ils lisent. Ce sont des lecteurs très lents (environ 150 mots par minute).
2) Ceux qui articulent mentalement, sans les dire, les mots qu'ils lisent. Leurs performances sont plus élevées (autour de 250 mots par minute).
3) Enfin, ceux qui photographient les mots ou groupes de mots. Ce sont des lecteurs rapides : ils peuvent lire environ 800 mots par minute.

Lire, qu'est-ce que c'est ?  tartalacreme[1].gif

Vous êtes assis dans un train ou dans une voiture et vous regardez par la fenêtre. Le paysage défile devant vous. Si vous laissez vos yeux glisser sur ce paysage déroulant, vous vous rendez vite compte que vos yeux bougent par saccades dans vos globes occulaires. En fait, malgré le caractère ininterrompu du paysage, les yeux s'arrêtent sur des points successifs. La rapidité du déroulement permet de sentir les saccades qui animent les yeux.

La lecture relève du même principe. En lisant, nous avons l'impression que nos yeux suivent un mouvement continu, les lignes correspondant au paysage que nous voyons par la vitre du train ou de la voiture. Pourtant, pendant 90 % du temps, nos yeux sont en arrêt et photographient les mots ou groupes de mots ; puis ils se déplacent vers un autre point de fixation. Le temps de déplacement est très rapide. L'oeil progresse donc par bonds en fixant un groupe de mots, puis un autre, et ainsi de suite.

Un bon lecteur est capable d'adapter le plus souplement possible un certain mode de lecture à chacun des textes rencontrés selon ses besoins. Lire doit devenir aussi naturel que respirer. Or, on ne respire par de la même façon quand on dort, quand on marche et quand on court ! Il faut donc apprendre à lire à différentes vitesses selon le type de document et la densité d'informations à retenir.

Voici le principe clé à retenir : il n'est pas nécessaire de tout lire pour comprendre. Beaucoup d'indices renseignent sur le contenu du document :

Graphiquement : un mot se reconnaît globalement par sa forme.

Exemple : le mot "chat" et le mot "pain" sont différents graphiquement : l'un comporte des lettres à silhouette verticale (le h et le t) tandis que l'autre se caractérise par une silhouette plus horizontale (forme descendante du p et horizontalité du a, du i et du n).

Syntaxiquement : même si l'on ne s'en rend pas compte, on anticipe la phrase que l'on lit avant même d'avoir terminé sa lecture.

Exemple : "Nous march…" Il n'est pas indispensable de lire la fin de la phrase puisqu'il semble évident que le verbe s'accorde avec le sujet ("Nous marchons").  

Sémantiquement : en supprimant un mot sur cinq dans une phrase, il est encore possible de comprendre ce qui est écrit !

Exemple : "Nous marchons … la forêt et nous … des champignons." Malgré les mots manquants, vous avez compris cette phrase, n'est-ce pas ? Lorsqu'un discours ne nous parvient pas de façon très audible, nous procédons de la même façon : le cerveau construit du sens à partir des éléments qui sont enregistrés même si des parties entières de phrases nous échappent.  

Culturellement : le contexte détermine le type d'informations auquel le lecteur s'attend.

Exemple : Un texte sur la santé va forcément tourner autour des maladies, de la prévention, des soins… Un texte relatif à la télévision peut traiter des programmes, de l'audience…

 

Au prochain épisode… nous verrons en quoi consiste la lecture approfondie !

 

Voir ailleurs…

Un petit ouvrage précieux et clair, avec des exercices très utiles :
Chevalier, Brigitte. Lecture et prise de notes. Armand Colin, 2004. 126 p. Collection 128. ISBN 2200340508.

 

MHP



Problématique, la problématique !

21 10 2006

A l'heure des TPE, TIPE, dissertations et autres travaux scolaires, une question reste… problématique : qu'est-ce qu'une problématique ? On peut lire des quantités de recommandations à ce sujet, entendre plusieurs définitions plus ou moins claires, sans pour autant comprendre de quoi il s'agit.

j0283551.gif

Or, la problématique est un élément essentiel dans un travail et dans une recherche d'information. C'est elle qui va vous guider et vous aider à orienter votre propos et à intéresser le lecteur ou l'auditeur.

Je ne prétends pas du tout proposer une recette miracle mais seulement vous donner quelques pistes simples qui vous épargneront, je l'espère, les erreurs les plus fréquentes.

 

Ce qu'est
la problématique

Ce que n'est pas
la problématique

Elle est mobilisatrice : elle m'engage et me motive dans ma recherche.

Elle est signifiante : elle a du sens pour moi.

Elle constitue un défi raisonnable : je peux répondre à la problématique dans les conditions fixées pour mon travail (durée, production…).

Elle me permet d'accéder à de nouvelles connaissances, de comprendre la réalité. Ainsi, la question pourra être formulée grâce aux termes: pourquoi, en quoi, comment…

Une question donnant lieu à des réponses toutes faites, qui peuvent être recopiées telles quelles dans un document.

Une question donnant lieu à une énumération, à un exposé de faits juxtaposés sans liens entre eux.

Une question à laquelle on peut répondre par «oui» ou «non».

Quelques exemples pour mieux comprendre :

« Qu'est-ce qu'un tremblement de terre ? » n'est pas une problématique car la réponse ne pose pas problème : il suffit de chercher l'explication du phénomène pour répondre à la question.

« En quoi les populations les plus pauvres sont-elles vulnérables face à un tremblement de terre ? » est une problématique car aucune réponse ne peut être directement donnée : il faudra conjuguer plusieurs informations, argumenter, articuler les trois éléments de la question entre eux (populations les plus pauvres / vulnérabilité / tremblement de terre).

« Comment protéger les populations des conséquences d'un tremblement de terre ? » est une problématique. Cette question pose un problème, une énigme, que la recherche d'information s'efforcera de résoudre.

j0236304.gif

 

Choisir une problématique de recherche :

On ne peut pas chercher dans un document la réponse à une question que l'on ignore. Le voyageur peut-il trouver son chemin s'il ne sait pas où il se rend ? A moins d'être un nomade libéré de toute contrainte, le voyageur risque de se transformer en vagabond découragé sans but ni repère ! Il faut donc soigner la problématique.

L'énumération d'un flot continu de connaissances n'est jamais le travail demandé. Essayer de comprendre les objectifs du travail permet déjà de s'interroger sur le sens de ce qui est demandé, sur l'intérêt de la production à fournir. Peu à peu, la problématique émergera et constituera le fil rouge des recherches.

Si la problématique n'apparaît pas immédiatement, pas de panique ! Il faut alors prendre le temps de feuilleter des ouvrages, de consulter des bibliographies, des sommaires… afin d'acquérir une vision d'ensemble des questions et des thèmes liés au sujet. Attention ! Ne pas approfondir la lecture à ce stade : ce serait une perte de temps puisque l'on ne sait pas encore ce que l'on cherche.

 

Pour approfondir la question épineuse de la problématique, reportez-vous aux différents sites dont les liens sont en permanence sur ce blog, à savoir AERIS, InfoSphere…

 

MHP  



Google, le Big Brother du web ?

21 10 2006

Savez-vous que vous êtes surveillé quand vous naviguez tranquillement sur le web ? Savez-vous que Google sait tout ce que vous faites sur l'internet ?

Eh oui, derrière sa face colorée et ludique, Google joue le rôle d'un espion… Le moteur vous envoie des "cookies" : ce sont des fichiers invisibles qui vous suivent dans tous vos déplacements sur la Toile. Ils ne savent pas quel est votre nom, ni quel visage vous avez, mais ils connaissent l'adresse IP de votre ordinateur et notent tout ce que vous faites. C'est un peu comme si vous étiez suivi à la trace pendant que vous roulez en voiture ou à moto : celui qui vous suit connaît votre numéro d'immatriculation mais ne sait pas forcément à quoi vous ressemblez ni comment vous vous appelez.

Ainsi, si vous utilisez GoogleEarth pour voir votre maison du ciel, si vous cherchez des photos avec GoogleImage ou encore si vous lisez les nouvelles sur GoogleActualités, Google le sait et garde une trace de vos agissements. De même, lorsque vous envoyez ou recevez un mél grâce à Gmail, Google conserve une archive de chaque message ! 

Peut-être que cela ne vous fait ni chaud ni froid de savoir que vous êtes espionné par un robot. Certes, prises séparément les unes des autres, toutes les informations qui vous concernent ne sont pas très significatives. En revanche, si on les assemble, c'est un véritable dossier individuel qui voit le jour ! Si celui-ci ne sert qu'à vous envoyer des publicités ciblées, passe encore (quoique cela soit discutable). Mais imaginez que ce dossier serve à vous localiser spatialement (ce qui est possible avec la technologie wifi, autrement dit avec l'internet mobile), à utiliser certaines données à d'autres fins que le simple démarcharge publicitaire… Ne serait-ce pas alors le vrai cauchemar du Big Brother de George Orwell ? Finalement, a-t-on intérêt à accorder une si grande popularité et une si grande confiance à Google ? Google serait-il le Big Brother du web ? Pourquoi accepte-t-on d'être surveillé sur l'internet alors que l'on est réticent à être filmé dans la rue ou que les écoutes téléphoniques nous révoltent ? A méditer…

 

 


Big Brother, c'est quoi ?

A l'origine, Big Brother est un personnage créé par l'écrivain George Orwell dans son célèbre roman publié en 1949 et intitulé 1984. Big Brother est une personne qui incarne le parti unique et qui fait l'objet d'un vrai culte de la personnalité. Il est présent partout : sur les écrans de télévision, sur les affiches, dans la rue, au sein des réunions politiques… 

j0284140.gif

Ensuite, Big Brother est devenu le symbole de l'Etat policier, de la surveillance des individus, du contrôle de la vie privée et de la perte des libertés individuelles.



MHP



Les podcasts à l’école

15 10 2006

Difficile de passer à côté de l'une des grandes tendances actuelles : le podcasting. Derrière cet anglicisme, se cache une technologie permettant de diffuser sur Internet des ressources sonores et vidéo, au format MP3.



Le saviez-vous ? 
Podcasting est un mot qui vient de la contraction de deux termes : iPod (le baladeur numérique créé par la marque Apple) et broadcasting (qui signifie diffusion, émission).



 

Les podcasts ne cessent de se développer sur le web. La plupart des chaînes de télévision ou de radio proposent désormais les podcasts gratuits de leurs émissions. Utiliser ces ressources en classe paraît particulièrement intéressant et simple à mettre en oeuvre.

oreille.jpg

Comment utiliser un podcast en classe ?
Il suffit de se connecter à Internet, de choisir la ressource désirée sur un site et de l'enregistrer sur une clé USB. Ensuite, en classe, la clé est branchée sur l'entrée de l'amplificateur du magnétophone et le miracle peut avoir lieu !
Un podcast peut être utilisé par un enseignant (en langues vivantes, en histoire, en français…) mais aussi par un élève (notamment pour un exposé qu'un document audio peut illustrer de façon pertinente).

Quel est l'intérêt des podcasts pour la classe ?
Un intérêt pédagogique : grâce aux podcasts, c'est une dimension auditive qui est introduite en classe. L'intervention d'une voix différente de celle de l'enseignant ou de l'élève qui présente son exposé permet de varier les supports de travail, donc de favoriser l'apprentissage et la mémorisation. Un document audio permet aussi d'illustrer un sujet, tout comme une image ou un schéma. Il peut ainsi être utilisé pour travailler sur la prononciation (en langues vivantes surtout), sur la reformulation, sur l'expression orale…
Un intérêt culturel : recourir à une émission de radio ou de télévision, c'est faire entrer dans la classe l'actualité, le monde dans lequel les élèves vivent ; c'est aussi faire découvrir des ressources que les élèves n'ont pas forcément le réflexe d'aller chercher. Bref, c'est élargir la culture de l'élève et l'inciter à aller fouiner dans certains sites web, démarche plus volontiers effectuée que celle qui consiste à ouvrir un livre ou à aller au musée (croyez-en mon expérience quotidienne d'enseignante-documentaliste !  ).

Comment débusquer les podcasts sur Internet ?
Moteurs, annuaires et logiciels spécialisés vous permettent de trouver les ressources qui vous intéressent. Une sélection d'outils est proposée par le site Franc-parler.

Si vous trouvez des podcasts qui peuvent être utiles à d'autres enseignants ou d'autres élèves, n'hésitez pas à les partager en postant des commentaires sur ce blog. Nous pourrions ainsi créer une liste de podcasts précieux pour nous tous ! 

  

Voir ailleurs…

Le dossier consacré aux podcasts sur le site de "la communauté mondiale des enseignants de français", Franc-parler. De la définition d'un podcast jusqu'aux outils permettant de les chercher, en passant par la procédure permettant d'écouter un fichier sonore et par les types de podcasts, ce dossier est à la fois simple et très complet.

Sur le site du CRDP (centre régional de documentation pédagogique) de l'académie d'Aix-Marseille, des ressources dédiées à l'utilisation pédagogique des podcasts : outils de recherche, sélection, définition…

Un article de Télérama, paru le 21 juin 2006, sur le phénomène du podcasting.

 

MHP

 



En avant pour de “super-cyber-activités”

11 10 2006

Carrefour Education, un site portail pédagogique québécois, offre une multitude de "cyberquêtes".

Une multitude de quoi ?

De "cyberquêtes", enfin ! Il s'agit de recherches sur Internet présentées sous forme de missions originales, dans tous les domaines (sciences et vie de la terre, histoire, géographie, français, anglais…) et pour tous niveaux (préscolaire, primaire, secondaire). Bref, une façon ludique et différente d'aborder des thèmes d'étude.

Sur Carrefour Education, sont également accessibles une quantité remarquable de ressources éducatives et pédagogiques (1000 scénarii pédagogiques, 2500 sites commentés, 3000 vidéos). Pour atteindre facilement ce qui vous intéresse, un moteur de recherche interne est là pour vous aider.

 

MHP

  



“Je ne sais pas par où commencer…”

8 10 2006

Un exposé à préparer ?

Un dossier à rédiger ?

Un IDD (itinéraire de découverte), un TPE (travail personnel encadré), un PPCP (projet personnel à caractère professionnel) à faire ?

Et l'angoisse qui monte… Par où commencer ? Comment chercher les informations indispensables ? Avant tout, quelles sont exactement les limites du sujet ?  

Pas de panique ! Un peu de méthode et de bon sens et le tour est joué ! Pour ne pas vous perdre dans la jungle de l'information, avec ses lianes dont on n'arrive plus à se dépétrer et ses sentiers sans issue, voici une petite fiche qui peut vous aider à structurer votre travail. Imprimez-la ! Elle vous servira de carte que vous garderez sous le coude tout au long de votre labeur !

Cliquez ici pour accéder à la fiche guide

Bon courage… et bon voyage !

 

MHP

 



S’informer, s’orienter… nouveauté !

6 10 2006

Peeezzr1006.gifUn nouveau site d’information est désormais à votre disposition pour toutes vos questions relatives à la formation, l'orientation et les métiers. Assez différent du site de l’ONISEP (actuellement souvent indisponible !), ce « portail de l’Etat, des régions et des partenaires sociaux » (intitulé officiel que vous trouverez sur la page d’accueil) propose une triple entrée :

  1. Choisir un métier
  2. S’orienter dans la formation
  3. Evoluer : changer de métier

De nouvelles ressources à découvrir… à l’adresse suivante : http://www.orientation-formation.fr/ Bonne navigation !

…et n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires au sujet de ce portail !

Voir ailleurs…

Incontournable, le site de l'ONISEP.

Très bien conçu et très complet, le site de l'ANPE.

MHP



Google le mauvais élève !

4 10 2006

Au risque de décevoir les fans de Google, voici une nouvelle qui place le célèbre moteur au rang des mauvais élèves : la justice belge a interdit à Google d'utiliser pour son service "Google News" les photos et articles des journaux francophones belges. Si Google ne respectait pas cette injonction, il lui faudrait verser… un million d'euros par jour d'amende !!!

Pourquoi tant de haine ? Parce que, pour toute utilisation d'un document, il faut absolument obtenir l'accord de son auteur. Or, Google ne demande pas toujours leur avis aux éditeurs et aux auteurs avant d'exploiter leurs oeuvres. Pourtant, Google a obtenu pas moins de 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires pendant le premier trimestre 2006, en grande partie grâce à la publicité ! Il serait donc assez normal que le fameux moteur de recherche rémunère ceux qui lui permettent d'être aussi populaire… et rentable.

Plus largement, cette histoire (pas très drôle, je l'admets) permet de souligner une fois de plus la question cruciale des droits d'auteur. Si la récente loi d'août 2006 laisse entrevoir la perspective d'une exception pédagogique (les droits d'auteur ne seraient pas appliqués dans le cadre d'un usage à visée éducative et pédagogique), il n'en demeure pas moins aujourd'hui que personne ne peut se soustraire à la législation : avant d'utiliser un document hors de l'usage privé, il faut obligatoirement demander l'autorisation à son auteur. Et ce n'est pas parce que Google joue au mauvais élève qu'il faut lui emboîter le pas !

 

Voir ailleurs…

D'autres informations sur l'affaire Google en Belgique : 
- l'article du 18 septembre 2006 du Nouvel Observateur 
- l'article du 17 septembre 2006 du Soir belge

Sur Wikio, plusieurs ressources sur les droits d'auteur.

La page d'Educnet consacrée à l'exception pédagogique.

Le Guide pratique du droit d'auteur sur Internet.

Le site très clair du juriste Didier Frochot, Défidoc.

 

MHP



Youpi ! Des images de l’INA !

4 10 2006

L'Institut National de l'Audiovisuel (l'INA pour les intimes) propose désormais une mine d'or pour les élèves et les enseignants ! Intitulée "Archives pour tous", cette partie du site de l'INA propose des ressources vidéos pour tous niveaux, de la 6ème jusqu'à l'enseignent supérieur.

Voilà de quoi se remotiver pour apprendre un cours d'histoire…

…pour découvrir les faces cachées de la littérature…

…pour avoir d'autres perspectives en maths que celles des équations arides que le prof griffonne au tableau…

…pour préparer un cours de physique ou d'éducation civique…

…ou tout simplement pour assouvir une curiosité immense !

 

MHP

 



Tous des “capteurs d’info” !

1 10 2006

"Nous sommes tous des capteurs d'information" : voici l'un des principes fondateurs du projet AgoraVox, le premier journal citoyen en ligne. Il est possible pour tout internaute de publier sur ce site des articles contenant des informations inédites.

Oui mais qu'en est-il de la fiabilité de l'information, me direz-vous ? Eh bien il y a un dispositif permettant de filtrer, de modérer ce qui est proposé par les internautes : politique éditoriale, comité de rédaction, implication d'une société spécialisée dans la gestion de l'information (à savoir Cybion). De plus, comme il est indiqué sur la page de présentation du projet, "tous les modérateurs sont chargés de voter individuellement chaque article en fonction de son actualité, de sa pertinence, et surtout de son originalité." L'expertise des fondateurs garantit par ailleurs le sérieux des contenus : Joël de Rosnay, dont les compétences ne font aucun doute, est à l'origine d'AgoraVox, accompagné de Carlo Revelli.

En termes de navigation et de structuration de l'information, le site AgoraVox présente de nombreuses qualités : rubriques clairement identifiées, accès facile à l'identité des auteurs et aux principes du projet…

Pour vos recherches et pour rester en prise avec l'actualité, n'hésitez donc pas à consulter ce site original qui vous permet de poster vos commentaires et de devenir un vrai "consom'acteur d'info" !

 

Voir ailleurs…

Le site de la société Cybion.

Les réflexions toujours passionnantes de Joël de Rosnay :
"Notre futur passe par une symbiose entre économie et écologie".
"Ils ont pensé demain…"
Des idées autour de la longévité de la vie.

Des mass media aux media des masses
"Enseigner aujourd'hui ?"
Les énergies de demain

 

MHP