Voyager dans une encyclopédie sans se perdre

29 12 2006

j0354499.gif “Une encyclopédie ? C’est quoi, ce truc ? Mais non, ça sert à rien, ça va plus vite de chercher sur internet…” Et pourtant… pourquoi délaisser un document qui a pour but de décrire le maximum de connaissances sur un sujet ? Pourquoi ignorer ces gros ouvrages, ces cédéroms ou ces ressources en ligne qui permettent, en un temps réduit, d’accéder à l’essentiel des informations sur un thème donné ? Sans doute parce que lancer une requête sur un moteur de recherche semble plus facile et demande moins d’effort. Et si vous appreniez à bien chercher dans une encyclopédie, histoire de comparer le temps passé à fouiner sur le web et le temps passé à feuilleter une encyclopédie avant de trouver l’information qui vous manque ?  

Les différents types d’encyclopédies : générale, spécialisée, alphabétique, systématique

Une encyclopédie est un ouvrage de synthèse traitant méthodiquement de l’ensemble des connaissances humaines au moment de sa publication. Il existe différents types d’encyclopédies : 

  • les encyclopédies générales : elles ont une vocation « universelle », autrement dit elles abordent toutes les sciences et tous les arts ; l’exemple le plus connu est l’Encyclopaedia Universalis ;

  • les encyclopédies spécialisées : elles n’abordent qu’une partie du savoir humain pour laquelle elles dressent un tableau le plus complet possible de l’état des connaissances contemporaines ; par exemple, le Grand Robert des Noms Propres ou L’encyclopédie de l’architecture sont des ouvrages encyclopédiques spécialisés.

Chacune de ces encyclopédies peut être organisée différemment ; ainsi, on distingue deux modes d’organisation principaux :   

  • les encyclopédies alphabétiques : les connaissances sont classées par ordre alphabétique de mot clé ; 
  • les encyclopédies systématiques : les connaissances sont classées selon un ordre logique (thèmes, périodes historiques…).

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Le cas des collections encyclopédiques

Ce sont des ouvrages qui font le point sur les connaissances actuelles d’un thème, dans un souci de vulgarisation, de simplification, mettant ainsi à la portée de tous les éléments essentiels d’un domaine de connaissance. En général, ces livres sont d’un format de poche et font l’objet de rééditions régulières et actualisées. Ils sont donc une source d’information fort intéressante car ils dressent un tableau synthétique, avec des informations mises à jour, sur un domaine ou un thème du savoir.

Quelques exemples très connus : Que sais-je ?, Découvertes Gallimard, Bibliothèque de travail du second degré (ou BT2), Profil d’une œuvre, Les essentiels Milan.

Chercher dans une encyclopédie

Selon le type d’organisation de l’encyclopédie, il existe plusieurs façons de chercher l’information. 

  1. S’il s’agit d’une structure alphabétique, il suffit de choisir un mot clé puis de compulser l’ouvrage comme un dictionnaire. A la fin de chaque article, des renvois ou corrélats permettent d’apporter des compléments et des liens avec un autre sujet. Si le mot clé choisi ne donne lieu à aucun article, il est alors possible de se reporter à l’index qui indique le lieu du traitement du thème recherché. 

  2. S’il s’agit d’une structure systématique, la consultation du sommaire est nécessaire mais est parfois insuffisante. Il convient dès lors de se reporter, ici aussi, à l’index.

Exemple : chercher dans l’Encyclopaedia Universalis 

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Chercher dans le corps de l’encyclopédie, structuré alphabétiquement, grâce à un ou plusieurs mots clés préalablement choisis.

OU / PUIS

Consulter le Thesaurus-index, composé de plusieurs volumes. Sous chaque mot clé, on peut trouver :
un bref article (par exemple, une courte biographie) ;
le renvoi à l’article du Corpus de l’encyclopédie traitant du sujet présenté sous une forme alpha-numérique (par exemple, « 3-314 a » signifie « volume 3 – page 314 – colonne a) ;
le renvoi à un article du Thesaurus-index (non suivi de code) ;

PUIS

Consulter le Corpus
qui constitue la partie principale de l’encyclopédie, composée d’articles longs classés par ordre alphabétique d’entrée. Chaque article est suivi d’une bibliographie et de corrélats (renvois à d’autres articles, sans indication de volume, de pages ou de colonnes).

Vous pouvez non seulement utiliser les encyclopédies sous forme papier disponibles dans toute bibliothèque et tout centre de documentation, mais aussi les encyclopédies sous forme numérique : sur cédérom ou directement en ligne.

Voici quelques adresses de ressources gratuites sur le web (non, il n’y a pas que Wikipédia dans la vie !) :

Si vous avez d’autres bonnes adresses, n’hésitez pas à les partager ici !

MHP



Maxicned, un nouveau service d’accompagnement

24 12 2006

Vous connaissez sans doute le Cned, organisme incontournable d’enseignement à distance, tant en termes de diversité des formations proposées (de l’école primaire jusqu’à l’enseignement supérieur, et ce dans des domaines très variés) que du caractère abordable des tarifs.

Mais connaissez-vous MaxiCned ? Non, il ne s’agit pas d’un super héros qui vous garantira la réussite de votre scolarité ! C’est un service d’accompagnement destiné aux élèves “en difficulté scolaire, sociale et numérique” et “accueillis dans les associations ou les dispositifs hors temps scolaire, les maisons de quartier et les CLAE” (centres de loisirs associés à l’école). Développé par le Cned et Maxicours, MaxiCned propose différentes ressources multimédia :

- des activités interactives telles que des exercices, des entraînements…

- des recherches d’information,

- des modules de méthodologie,

- des ressources pédagogiques (dossiers thématiques, fiches…).

Pour l’instant, MaxiCned n’est disponible que dans les académies de Toulouse, Poitiers et Amiens. Si ce dispositif vous intéresse et que vous habitez dans une autre région, il faut va falloir vous armer de patience…

Voir ailleurs…

La page d’accueil de MaxiCned, pour avoir un premier aperçu.

Un petit dossier consacré à MaxiCned.

Des coordonnées pour obtenir davantage d’informations. 

Un article du Café Padagogique sur le sujet.

 

MHP



Le livre, cet être étrange…

16 12 2006

Tout le monde a déjà eu entre les mains un livre (enfin, j’ose espérer que tel est le cas !). Nul besoin de revenir par conséquent sur la description de cet objet : vous savez bien à quoi il ressemble et à quoi il sert ! Pourtant, il n’est pas inutile de préciser quelques éléments pratiques : pourquoi y a-t-il tous ces chiffres sur la couverture ? retrouve-t-on toujours les mêmes choses sur la couverture ? quels indices repérer pour savoir si le livre peut vous intéresser ?

Pour commencer, rappelons que la couverture d’un livre constitue l’habit extérieur de l’ouvrage. Elle est conçue par l’éditeur et remplit par conséquent une fonction commerciale : les couleurs, le graphisme, les mots et noms mis en valeur, le résumé ou l’extrait ont pour but principal d’accrocher le regard et de susciter l’intérêt de l’acheteur potentiel. La couverture comporte des éléments informatifs de première importance :

  1. La première de couverture (le recto de l’objet livre) met généralement en scène
    le titre,
    l’auteur,
    l’éditeur,
    la collection.

  2. La quatrième de couverture (le verso de l’objet livre) donne souvent au lecteur
    la présentation de l’auteur,
    la présentation de l’ouvrage (résumé, extrait…),

    le numéro d’ISBN (code chiffré international correspondant à la « carte d’identité » codée du livre),
    le lieu d’impression,
    le rappel de l’éditeur et de la collection.  

Le repérage de ces éléments permet une première approche du livre car ils renseignent sur le contenu global. Néanmoins, il est indispensable de se référer à d’autres données pour réellement se forger une idée représentative de l’ouvrage.  

Les clés d’entrée dans le livre : sommaire, index, glossaire, bibliographie 

Outre les quelques informations portées sur la couverture, le lecteur doit, pour avoir une vue d’ensemble du livre, utiliser les clés d’entrée de l’ouvrage. Ainsi, à l’intérieur du livre, il peut consulter : 

  1. la table des matières ou le sommaire : placé(e) au début ou à la fin, il (ou elle) présente l’articulation du contenu et donne une vision synthétique ;

  2. l’index : il liste les principales notions traitées dans l’ouvrage, classées par ordre alphabétique avec référence au numéro de page correspondant ;

  3. le glossaire : c’est un petit dictionnaire des termes spécialisés utilisés dans le livre ;

  4. la bibliographie : souvent placée en fin d’ouvrage, elle recense les différents documents que l’auteur a utilisés pour rédiger son œuvre ou qu’il conseille au lecteur (ce qui en fait un outil précieux pour trouver d’autres références, d’autres pistes) ;

  5. la date : son emplacement varie beaucoup (sur la page de titre intérieure ou au verso de la page de titre intérieure pour la date d’édition, date de dépôt légal, date dite « achevé d’imprimer » en toute fin d’ouvrage) ; quoiqu’il en soit, il est indispensable de prendre connaissance de la date car elle indique la « fraîcheur » de l’information, celle-ci n’étant pas impérissable et devenant vite obsolète dans certains domaines (statistiques, démographie, études sociologiques…).

Armé de tous ces éléments, vous deviendrez vite maître dans l’art d’explorer en trois minutes un livre qui, auparavant, serait resté entre vos mains un objet banal, voire étrange…

MHP 



Adieu, IDD !

13 12 2006

Un rapport d’audit sur l’enseignement secondaire, publié en octobre dernier, mentionne la suppression prochaine des Itinéraires de Découverte (IDD). Les IDD sont des dispositifs pédagogiques qui permettent aux élèves de 5ème et 4ème de travailler différemment et, lorsque la collaboration entre les enseignants et le documentaliste a lieu, de développer la formation à la recherche d’information. Pour pouvoir mettre en place l’introduction d’une deuxième langue vivante dès la classe de 5ème, est donc envisagée la suppression pure et simple des IDD dès 2007.

Malgré une mise en oeuvre souvent insatisfaisante, je pense que le retrait des IDD est regrettable. Il fallait peut-être laisser le temps à ce dispositif de s’installer, d’évoluer, de changer les pratiques, de donner l’occasion à la recherche documentaire de jouer son rôle essentiel. Sans doute pouvait-on anticiper cette disparition qui s’inscrit dans la lignée de l’extinction progressive des Travaux Personnels Encadrés (TPE) au lycée.

Et vous, que pensez-vous des IDD et des TPE ? Regretterez-vous ces temps de travail un peu différents des heures de cours ?

 

Voir ailleurs…

Un entrefilet sur le site du Café Pédagogique.

Le rapport officiel sur l’enseignement secondaire (accrochez-vous, il fait plus de 70 pages, consultables en ligne au format PDF).

 

MHP

 



Savoir parler à l’ordinateur (ou formuler des requêtes efficaces)

10 12 2006

Parler à un ordinateur vous rappelle vos cours de langues étrangères ? Vous avez parfois envie de taper sur l’écran pour secouer le mauvais génie informatique qui vous met des bâtons dans les roues au cours de vos recherches ? Eh oui, s’adresser à un ordinateur  n’est pas facile. Cela requiert beaucoup de soin et d’attention.

Un individu est capable de comprendre le sens d’une question même si elle est incomplète ou mal posée. En revanche, un ordinateur ne sait pas (encore) interpréter vraiment le langage humain : il faut donc utiliser son langage si on ne veut pas prendre une crise de nerfs sur son clavier ! Or, comme nous l’avons vu précédemment, les logiciels de gestion et de recherche documentaire utilisent des outils linguistiques spécifiques (thesaurus et liste de vedettes-matières). Il est donc absolument indispensable d’employer les termes composant ces langages… sinon l’ordinateur assimilera la question à du charabia et la recherche n’aboutira pas !  Il faut donc apprendre à formuler des questions que la machine est capable de comprendre.

Plusieurs possibilités s’offrent au chercheur d’information désireux de dialoguer avec l’ordinateur :  

  1. La solution la plus simple consiste à utiliser un mot clé de recherche. Par exemple, pour trouver des informations sur les tremblements de terre en Turquie, l’utilisateur peut formuler une requête telle que : tremblement de terre. Les limites d’une telle procédure semblent évidentes : si elle est valable pour des recherche très pointues (les mots de recherche sont en eux-mêmes très précis), elle donne lieu à ce que l’on appelle du “bruit”. Autrement dit, elle donnera une liste de notices dont la plupart ne répondront pas au besoin d’information. Dans l’exemple choisi, l’utilisateur sera confronté à une série de documents traitant des tremblements de terre de façon théorique mais aussi des tremblements de terre en Turquie, en Afrique, en Europe, en Amérique… 

  2. L’autre solution consiste à poser une question complexe. Evidemment, il n’est pas possible d’écrire intégralement une phrase en espérant que l’ordinateur comprendra la question, comme le ferait un professeur. Ecrire par exemple est-ce qu’il y a des documents sur les tremblements de terre en Turquie ? ne rime à rien car toute une série de mots ne sera pas pris en compte (ce, il, y, a, les…), la structure grammaticale ne le sera pas davantage et certains termes généreront du “bruit” (documents conduira notamment à des ressources qui n’ont rien à voir avec le besoin d’information). 
    Il existe une syntaxe spécifique pour combiner les mots : les opérateurs booléens (inventés par Boole, spécialiste de la logique) permettent de formuler des requêtes complexes. Ils sont au nombre de trois : ET, OU, SAUF.  

Fonction

ET

tremblement de terre ET turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices comportant à la fois le mot tremblement de terre et le mot Turquie. Les notices dans lesquelles un seul des deux mots apparaît ne sont pas sélectionnées.

OU

tremblement de terre OU turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices comportant l’un des deux mots au moins. Seront donc sélectionnées non seulement les notices où est employée seule l’expression “tremblement de terre”, où est employé seul le terme “Turquie”, mais aussi celles dans lesquelles les deux mots apparaissent ensemble.

SAUF

tremblement de terre SAUF turquie
L’ordinateur cherche toutes les notices où apparaît l’expression “tremblement de terre” mais rejette celles dans lesquelles le mot “Turquie” est employé. Le résultat donnera donc accès aux documents traitant des tremblements de terre sauf les tremblements de terre survenus en Turquie.

D’autres éléments permettent d’affiner la recherche. Les différents champs de l’interface décrits dans un article précédent autorisent une restriction ou un élargissement. Par exemple, limiter la recherche aux documentaires et aux revues évitera le “bruit” généré par l’inclusion des romans. De même, la précision des dates éliminera les documents traitant des tremblements de terre ayant affecté la Turquie en 1970 si la recherche ne porte que sur les séismes survenus depuis vingt ans. Le remplissage des différents champs de l’interface peut donc s’avérer fort utile si une requête initiale donne lieu à un trop grand nombre de résultats et d’informations hors sujet.     

Munis de ces quelques éléments, vous économiserez peut-être désormais l’achat d’un clavier ou d’un écran, rageusement malmenés lors d’une recherche apparemment infructueuse…   

Voir ailleurs… 

MHP



Une mine pour la filière STG

3 12 2006

Elève en STG ? j0236402.gif

Enseignant chargé de cours dans cette filière ?

Foncez consulter le site réalisé par un enseignant en économie-gestion, Mohammed Alioui (cliquez ici pour accéder au site) ! Vous y trouverez une foule d'information et de ressources en communication, commerce, droit, économie, marketing. Diaporamas, fiches pédagogiques, cas pratiques, liens, lexique… constituent la richesse de ce site en plein développement.

 

MHP

 



Sur Internet, on ne peut pas faire n’importe quoi !

3 12 2006

Vinz a 12 ans, il est en 5ème B et il est très fort en informatique (enfin, ça, c'est lui qui le dit). Sa petite soeur, Lou, a 6 ans, elle est en CP et elle est très agaçante (enfin, ça, c'est Vinz qui le dit). Ils se chamaillent, comme tous les frères et soeurs, et aiment surfer sur le web, comme tous les enfants et adolescents d'aujourd'hui.

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Les épisodes rigolos et instructifs, présentés sous forme de dessins animés, qui mettent en scène Vinz et Lou sont disponibles sur le site Educnet édité par le ministère de l'Education Nationale (cliquez ici pour y accéder).

Les "aventures" de Vinz et Lou ne se limitent pas à de petits dessins animés ; elles se composent aussi d'activités interactives qui permettent de vérifier que les messages véhiculés par les dessins animés sont bien compris ainsi que de fiches pédagogiques destinées aux enseignants (cliquez ici pour visualiser un exemple de fiche).

Je vous invite à explorer ces pages qui, grâce à des animations sympathiques, incitent à s'interroger sur nos pratiques de l'internet et proposent des ressources fort intéressantes tant aux élèves qu'aux enseignants.

 

MHP

 



Comment chercher sur le catalogue informatique d’un centre de documentation ou d’une bibliothèque ?

2 12 2006

Avant la banalisation du GPS et d’internet, le voyageur devait brasser une masse de papiers divers : brochures, cartes, dépliants… L’informatique a révolutionné sa façon de se déplacer puisqu’il peut désormais consulter un écran lui indiquant sa position géographique exacte et la route à suivre, interroger de gigantesques bases de données culturelles et touristiques.

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Le chercheur d’information bénéficie lui aussi de la révolution informatique, introduite au début des années 1980. Peu à peu, les bibliothèques et centres de documentation se sont dotés de machines extraordinaires : les ordinateurs. Les catalogues sont passés du support traditionnel - et encombrant ! - qu’est le papier au disques informatiques. Au fil des années, les meubles à petits tiroirs remplis de fiches bristol classées par auteur, par titre et par sujet ont disparu (il reste cependant quelques vestiges dans certains lieux : il est d’ailleurs fort curieux et intéressant de se plonger quelques instants dans ces fiches, histoire de revenir à l’époque où l’on parvenait à vivre sans ces écrans qui sont aujourd’hui devenus inévitables). Désormais, les fiches sont virtuelles, immatérielles. Il faut donc apprendre à consulter un catalogue informatisé pour accroître l’efficacité de la recherche dans un espace documentaire.

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Avant d’aborder les caractéristiques générales des interfaces, il faut préciser ce qu’est exactement une fiche (pour la version “papier”) ou notice (pour la version informatique) d’un document. C’est la carte d’identité du document : titre, auteur, date, description physique, adresse (= cote), résumé, termes d’indexation (= mots représentant le contenu et issus d’un langage contrôlé - cf. point suivant). Les catalogues donnent ainsi accès à des notices et non aux documents eux-mêmes, à l’image des catalogues de vente par correspondance : le client ne voit qu’une image du produit, agrémentée de sa description.

Les logiciels de gestion documentaire sont des programmes informatiques qui permettent non seulement au professionnel qu’est le bibliothécaire ou le documentaliste de gérer l’ensemble des documents (= fonds documentaire) mais aussi à l’usager de chercher l’information dont il a besoin. Il existe plusieurs logiciels : les C.D.I. d’établissements scolaires sont généralement dotés de BCDI ou Superdoc, tandis que les bibliothèques et centres de documentation spécialisés travaillent souvent avec Alexandrie ou Papyrus. Peu importe finalement le logiciel auquel l’usager est confronté : l’essentiel est de comprendre le fonctionnement général d’un catalogue informatisé, le reste relevant simplement d’une adaptation à des présentations différentes à l’écran. ordinateur.jpg

Voici donc les caractéristiques principales des interfaces de catalogues informatisés :

bd15171_.gif une diversité d’accès :

Les accès par auteur, titre et sujet évoqués précédemment à propos des anciens fichiers “papier” se retrouvent dans les catalogues informatisés. Plusieurs types d’interrogations sont proposés à l’usager :

- par nom d’auteur,
- par titre du document (valable lorsque l’on sait assez précisément ce que l’on cherche),
- par matière ou sujet (intéressant car tout ce que possède le centre documentaire sur un thème donné apparaît),
- par date (notamment pertinent lorsque l’on recherche des informations sur un événement précis traité dans la presse ou que l’on ne désire que des documents récents),
- en langage naturel (autrement dit, en langage non contrôlé - cf. point suivant ; la machine balaie toutes les fiches dans leur intégralité… ce qui prend souvent du temps et n’est pas toujours très pertinent).

Notons que d’autres types d’accès sont parfois proposés (par thème littéraire, par profil d’utilisateur…).

bd15171_.gif un langage contrôlé :

L’élément le plus déstabilisateur pour l’usager est sans doute le langage utilisé par les bibliothécaires et documentalistes. En effet, les catalogues informatisés intègrent fréquemment un thesaurus ou des vedettes-matières. Nul besoin d’entrer dans les finesses de ces outils ; il suffit de savoir que ce sont des listes de mots sélectionnés dans le langage courant et organisés selon une hiérarchie. Elles servent à décrire de façon cohérente et normalisée les documents. Un exemple permet de saisir la logique adoptée :

Sport
Sport nautique
Natation
Ski nautique
Sport de combat
Arts martiaux
Aïkido
Judo
Lutte

L’organisation repose sur l’articulation entre des termes génériques (”sport” est très vaste, très général) et des termes de plus en plus spécifiques (”sport de combat” est plus large que “arts martiaux”, lui-même moins précis que “judo”).

D’autre part, il est essentiel de comprendre que les mots sont choisis une fois pour toutes : si “tremblement de terre” a été retenu dans le thesaurus, il est normal que l’usager ne trouve rien avec “séisme”. Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucun document sur les séismes mais simplement que le mot ne figure pas dans la liste connue par l’ordinateur. Le travail effectué en amont sur le sujet (brainstorming, mots clés…) trouve ici tout son sens : si tel mot ne donne aucun résultat, il faut alors essayer avec un synonyme, élargir la recherche ou au contraire la préciser. Le thesaurus est constitué de descripteurs (mots utilisés pour décrire les documents), les listes de vedettes-matières sont par définition composées de vedettes-matières (groupes de mots). Les interfaces de catalogues informatisés mentionnent fréquemment ces termes qui peuvent paraître, à juste titre, très obscurs à l’usager.

bd15171_.gif les différents champs de l’interface :

L’écran de recherche proposé à l’utilisateur comporte plusieurs éléments qu’il est capital de repérer et, surtout, de comprendre :

a) la partie réservée à la saisie des mots clés, descripteurs, vedettes-matières, nom de l’auteur, titre du document…

b) les supports (cédérom, livre, périodique, vidéo…)

c) le type de document (roman, documentaire, article de presse…)

d) la date

e) le lieu où se trouve le document recherché (information essentiellement valable lorsqu’il existe un réseau de bibliothèques pour lequel il y a un catalogue commun).

Bibliothèque

Tout cela vous paraît bien compliqué ? Vous ne voyez pas pourquoi vous devriez vous embêter à apprendre à chercher de cette façon alors que vous disposez d’internet ? Il existe pourtant des tas de bonnes raisons de savoir utiliser les ressources d’un centre de documentation ! En voici quelques-unes, parmi tant d’autres :

- Tout d’abord, si vous savez chercher sur un catalogue informatique, vous serez beaucoup plus à l’aise (et plus critique !) sur internet.
- Ensuite, les documents sont sélectionnés par des professionnels, ce qui est loin d’être le cas sur le web.
- De plus, le bibliothécaire ou le documentaliste sont là pour vous aider, ce qui est précieux pour trouver l’information qu’il vous faut.

 

MHP