La prise de notes, une évidence ? Pas si sûr ! Finalement, on n’apprend jamais
réellement à bien prendre des notes. C’est en pratiquant que l’on se forge ses propres méthodes, ses propres petits trucs qui permettent d’écrire noir sur blanc l’essentiel d’un cours ou les idées clés d’un document. Pourtant, prendre des notes est une pratique difficile : que noter ? comment le noter ? comment présenter ? comment rendre les notes lisibles et utilisables ?… Autant de questions qu’il est nécessaire de se poser et de résoudre si l’on ne veut pas se retrouver un jour devant une feuille noircie de pattes de mouches auxquelles on ne comprend plus rien…
Lorsqu’on voyage, on peut écrire un journal, un carnet de route. Dans celui-ci, on note les faits importants vécus chaque jour, les lieux visités, certaines informations essentielles pour la narration du périple : heures d’arrivée et de départ, nom d’un bon restaurant, adresse à retenir… Les informations que l’on choisit de retenir répondent à des objectifs précis : mémoriser le maximum de détails, garder seulement la trame générale du voyage, commenter les photographies que l’on a prises… Dans le cadre du travail scolaire et universitaire, c’est le même principe qui s’applique : on prend des notes dans un but précis (apprendre un cours, rédiger un compte-rendu, présenter un exposé…). Lire ou écouter un cours dans garder la moindre trace écrite revient à voyager sans prendre la moindre photo ou sans dessiner le moindre paysage ou animal. La lecture et l’écoute sont en elles-mêmes des voyages : il faut donc noter ce que l’on lit ou entend afin de pouvoir raviver les souvenirs, les utiliser et s’approprier ce que l’on a rencontré.

Pour bien prendre des notes, il faut donc connaître quelques règles fondamentales :
Règle d’or : Ne jamais prendre de notes pendant la lecture ou se précipitant dès les premiers mots prononcés par le professeur. On s’aperçoit souvent (et trop tard !) qu’une bonne partie de ce que l’on avait estimé important au premier abord est, en réalité, tout simplement inutile.
Reformuler : Traduire l’essentiel par une phrase ou un titre.
Identifier : Dégager les thèmes traités dans les documents, les idées importantes, les conclusions essentielles mises en valeur par le professeur (changement de ton, annonce d’une synthèse, répétition d’une phrase ou de mots…).
Hiérarchiser : Sérier les idées principales et les idées complémentaires, faire apparaître la hiérarchie (en numérotant, en soulignant, en décalant les phrases ou les mots, en utilisant des flèches, des schémas…).
Rendez-vous au prochain épisode pour quelques conseils pratiques !
MHP