Internet en quelques chiffres

20 11 2007

Médiamétrie a publié des statistiques relatives à l’internet en France et datées de septembre 2007. Des chiffres intéressants… qui confirment, pour le top 10 des sites les plus consultés, la popularité de l’incontournable Google et la place majeure de Wikipédia. L’occasion de s’interroger sur la diversité des sources d’information et des outils…

Il y a 29 612 000 internautes en France âgés de 11 ans et plus, soit 56,3 % de la population française (+ 6 % par rapport à 2006).
Il y a 12 131 000 foyers équipés, soit 47 % des foyers (+ 11 % par rapport à 2006).
Le top 10 des sites les plus consultés en France en nombre de visiteurs uniques, applications exclues :

1. Google : 22 762 000

2. MSN/Windows Live : 15 510 000

3. Orange : 15 168 000

4. Free : 14 664 000

5. Pages Jaunes : 11 373 000

6. Yahoo! : 11 237 000

7. eBay : 10 146 000

8. TF1 Network : 10 054 000

9. Microsoft : 9 269 000

10. Wikipedia : 8 963 000



La sérendipité : petite explication

20 11 2007

La sérendipité est un terme que l’on rencontre souvent lorsqu’on s’intéresse à internet. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’être confronté à ce mot, voici quelques éléments qui vous permettront de mieux comprendre à quoi il se réfère et, pourquoi pas, d’épater vos copains en l’utilisant, l’air de rien, dans une discussion banale…  sourire

Darwin disait que la sérendipité est la “qualité qui consiste à chercher quelque chose et, ayant trouvé autre chose, à reconnaître que ce qu’on a trouvé a plus d’importance que ce qu’on cherchait”. La sérendipité est notamment mise en avant par le moteur de recherche Exalead : elle désigne une démarche qui consiste à partir d’un questionnement à l’aveuglette, que l’on précise et affine face aux résultats donnés par le moteur. Bref, la sérendipité peut être définie comme l’art de trouver une information intéressante et pertinente un peu par hasard. Elle s’applique non seulement au web (l’internaute peut tomber, au gré des clics sur les hyperliens, sur une page particulièrement riche sans vraiment l’avoir cherchée), mais aussi à la recherche dans une bibliothèque : imaginez un étudiant errant parmi les rayonnages… son regard parcourt les ouvrages et, tout à coup, s’arrête sur un document qui l’intéresse ! Sans véritablement l’avoir voulu, sans avoir adopté une réelle stratégie de recherche d’information, l’étudiant a trouvé !

Bref, vous l’aurez compris : dans le domaine de la recherche d’information, la sérendipité consiste à transformer en richesse exploitable des données ou des documents glanés au hasard. Autant dire qu’elle est une alliée potentielle, voire providentielle, du chercheur ! Elle permet non seulement de découvrir des informations auxquelles on ne s’attendait pas, mais aussi d’élargir l’horizon de la recherche et, plus globalement, de la connaissance.

Il n’empêche que la sérendipité ne saurait remplacer une vraie stratégie de recherche, pas seulement fondée sur l’heureux hasard celle-là…

Voir ailleurs…

Un article de fond proposé par des universitaires au cours de l’atelier d’un colloque.  

Un point très complet sur l’histoire et le sens du concept de sérendipité sur le site Automates Intelligents.  

L’article proposé sur Wikipédia retrace les différents usages et sens de la sérendipité.

MHP



Un blog pour l’université numérique !

8 11 2007

Un nouveau blog a récemment vu le jour ! Il s’agit d’un blog officiel, chapeauté par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il a pour principal objectif le lancement d’une réflexion sur l’usage des technologies numériques dans l’enseignement supérieur et sur les les solutions envisageables pour combler le retard de la France en termes d’usages numériques à l’université. Différentes rubriques permettent de développer cette réflexion :

  • Quelles stratégies numériques ?
  • Quels obstacles ?
  • Quels contenus numériques ?
  • Quelles implications pédagogiques ?
  • Quel encadrement juridique ?
  • Quelles technologies ?

 http://www.universitenumerique.fr/

MHP



Un tableau à commenter ? A vos pinceaux ! Euh, à vos stylos !

6 11 2007

Parmi les différents types de documents que vous êtes amenés à commenter, figurent les tableaux : non, pas les tableaux de statistiques ou autres chiffres, mais les oeuvres d’art, les documents picturaux. Vous rencontrez notamment ce genre d’image en histoire, lorsque les éléments représentés ont une valeur symbolique ou représentative d’une époque, d’un événément, d’un personnage. Comment aborder le commentaire d’un tableau ? Voici quelques éléments qui me paraissent importants pour mener à bien cet exercice :

  1. Premiers repérages
    - Repérez qui est l’artiste auteur du tableau : cette information est généralement mentionnée dans le titre du document, ou dans la légende qui l’accompagne.
    - Repérez la date d’exécution du tableau.
    - Identifiez le thème du tableau, son genre : s’agit-il d’un portrait, d’un paysage, d’une scène historique, d’une scène mythologique ?
    - Repérez, s’ils sont indiqués, le commanditaire du tableau (autrement dit, celui qui a demandé à ce que l’oeuvre soit réalisée) et le contexte d’exécution de l’oeuvre.
  2. Etude du tableau
    - Quelle est la technique utilisée ? S’agit-il d’un dessin, d’une gravure, d’une fresque, d’une peinture ?
    - Comment est composé le tableau ? Repérez les différents plans (premier plan, arrière-plan…), les lignes de force (verticales, horizontales, diagonales, courbes) et les lignes de fuite (c’est-à-dire les lignes qui créent une profondeur, une perspective).
    - Quelles sont les couleurs principales ? Identifiez la palette (couleurs dominantes, contrastes), la tonalité (le rouge, l’orange et le jaune sont par exemple des tons chauds, tandis que le bleu, le vert ou le violet sont des tons froids) et les jeux de lumière (sources de lumière, zones éclairées ou laissées dans l’ombre…).
    - Quels sont les personnages et les objets représentés ? Comment sont-ils mis en valeur et mis en scène (position, formes, place dans la composition…) ?
  3. Portée de l’oeuvre
    - Quel est le sens, la signification du tableau (symboles, objectifs…) ?  
    - Quel est l’intérêt historique du tableau ? Qu’apporte-t-il à la connaissance et à l’époque à laquelle il se réfère ?

Voir ailleurs…

Une fiche pédagogique sur le commentaire d’un tableau en histoire réalisée dans l’académie de la Réunion grâce à l’exemple d’une oeuvre de Raphaël.

MHP



Résumer un texte : quelques conseils

5 11 2007

Différentes situations vous conduisent à résumer un texte, autrement dit à le réduire à ce que l’on pourrait appeler sa “substantifique moëlle” : devoir de français, examen, concours, tâche professionnelle… Pour bien condenser un document, voici quelques conseils de base :

1) Cela peut paraître évident, mais cela reste indispensable : il faut avant tout comprendre le texte. Il convient donc de :

- ne laisser aucun mot de vocabulaire dans l’ombre (utiliser le dictionnaire dans modération !) ;

- saisir de quoi il est question dans le document ;

- être capable de formuler avec vos propres mots ce que vous venez de lire.

Astuce ! Faites comme si vous deviez expliquer brièvement le texte à quelqu’un qui ne connaît absolument rien au sujet et qui n’a pas lu le document : êtes-vous capable de donner l’essentiel des informations de façon claire ?

2) Il faut ensuite analyser le texte, c’est-à-dire :

- extraire du texte les idées principales, distinguer l’essentiel du superflu (exemples, idées secondaires…) ;

- repérer l’organisation des idées (plan, structure).

3) Enfin, vient la phase de rédaction du résumé, pendant laquelle il faut :

- éviter les citations ;

- respecter l’ordre du texte ;

- maîtriser le vocabulaire ;

- utiliser des conjonctions de coordination pour mettre en évidence la structure logique du texte.

Comme pour tout exercice “académique”, l’une des clés de la réussite réside dans l’entraînement. Un coureur se sent de plus en plus à l’aise lorsqu’il court souvent ; de même, un ”résumeur” se sent de plus en plus sûr de lui et produit des travaux de meilleure qualité lorsqu’il résume souvent !

MHP