Pourquoi parle-t-on de la « trève des confiseurs » ?

30 12 2007

Les médias le répètent : nous sommes plongés en pleine « trève des confiseurs » ! S’il semble naturel de nommer la période actuelle de cette manière, la dégustation de chocolats et autres douceurs étant quasi-générale, il y a sans doute une raison particulière à une telle dénomination… Partons donc sur les traces historiques de cette expression originale !

La « trève des confiseurs » désigne l’arrêt de l’activité politique et diplomatique pendant 
les réjouissances de fin d’année (pour illustration, Nicolas Sarkozy est parti en vacances).  Il va sans dire que la référence aux confiseries tient au fait que la plus grande part de la production de bonbons et friandises a lieu pendant cette période de l’année.

L’origine de cette tradition semble remonter à ce que Saint Louis avait instauré en 
1245 : la Trève de Dieu
. Cette dernière avait pour but de protéger les populations des
attaques guerrières pendant les périodes liturgiques (le Carême et Pâques étaient également concernés). Par ailleurs, en 1875, le Sénat et la Chambre des députés suspendirent leurs
travaux, donc leurs querelles, entre fin décembre et début janvier. Enfin, certains 
évoquent également la trève de Noël observée en 1917 par les soldats britanniques et 
allemands sur le champ de bataille, en Belgique, et au cours de laquelle ils fraternisèrent.

Puisque vous savez désormais pourquoi nous vivons une « trève des confiseurs », vous 
pouvez savourer en toute connaissance de cause les friandises de fin d’année… 
sans oublier d’en offrir, évidemment !

MHP