Un chouette petit jeu de géo déduction     

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J’aime bien quand une idée toute simple devient un chouette petit jeu tout simple lui aussi. C’est incontestablement le cas de Geoguessr – Let’s explore the world.

Il s’agit de localiser sur une planisphère zoomable une série de lieux dont les images sont tirés aléatoirement de google street view. Plus vous êtes proche du lieu, plus vous marquez de points. Pour gagner il faut évidemment tenter de prélever le maximum d’indices en explorant le lieu proposé. Pas toujours facile quand on tombe en plein milieu de l’Australie ou du Saskatchewan.

Au bout de 5 énigmes, le jeu vous donne votre score et c’est reparti pour une nouvelle partie. Difficile de s’en détacher ! Pour l’instant mon record est de 15649. Qui dit mieux ?

Le jeu n’est pas paramétrable et il n’est donc pas possible d’en faire un jeu sérieux adapté à nos leçons dans la mesure où on ne peut pas sélectionner à l’avance des lieux que l’on voudrait faire reconnaitre aux élèves. Mais l’idée est très facile à reprendre, en choisissant, à l’aide de repères choisis à l’avance dans Google Earth, les lieux qui leurs sont proposés en fonction des objectifs poursuivis.

http://geoguessr.com/

Nouveau jeu pédagogique : le développement durable en Inde     

 

Inde et  DDDéjà auteure d’un excellent Littoland, Alexandra Berguig, jeune collègue de la région parisienne poursuis résolument son travail autour du jeu en livrant un nouveau projet dont le thème est cette fois le développement durable en Inde (classe de 5ème). Organisés en communautés villageoises en Inde, les élèves doivent gérer leur budget pour essayer d’acquérir des éléments de développement et limiter ainsi les effets des évènements négatifs qui ne manquent pas.

Testé dans deux classes, ce jeu fonctionne selon un  “gameplay” classique et éprouvé qui aide les élèves à mieux comprendre des mécanismes, des interactions et des systèmes complexes. Le démarche me semble particulièrement adaptée à la question du Développement durable pas facile facile à maitriser pour des élèves de 5ème.

La description et les cartes sont à télécharger ici : Jeu Inde et développement durable

Simcity : le retour !     

Mots clés Technorati : ,

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Micropolis_-_big_city.png

Difficile de ne pas céder à la nostalgie lorsque l’on parle de Simcity. La simple évocation du roi des city builders fait immanquablement remonter des souvenirs de longues après midi pluvieuses face à l’écran en deux D de Simcity Classic ou à la 3D isométrique de Simcity 2000 qui à l’époque apparaissait comme le summum de la réalité virtuelle !

La seule difficulté avec ce jeu était de pouvoir s’en détacher, étant donné que s’il y avait un début à la partie il n’y avait potentiellement jamais de fin !

 

Je n’oublie pas non plus que Simcity a été le premier jeu vidéo utilisé en classe par des membres du réseau Ludus, notamment par mon ami Yvan Hochet qui en avait poussé le plus loin l’intégration en cours, le transformant au passage en l’un des premiers “jeux sérieux”. 

On se reportera  avec profit à la fiche de jeu encore disponible sur l’antique site du réseau, qui bien qu’ancienne, n’a rien perdu de sa pertinence.

 

Pourquoi ce billet ? Tout simplement parce que Simcity ressort aujourd’hui une version totalement renouvelée et modernisée qui permet, enfin et entre autres, de créer des villes d’aspect plus européen.

 

Le mieux pour découvrir cette nouvelle version est sans doute de lire la double page que Libération lui consacre ce week end.

Argos : Des jeux en classes, c’est sérieux     

Après une première livraison en juillet dernier (n°49), la revue Argos, une publication du SCEREN/CRDP de Créteil, propose un deuxième numéro sur les jeux sérieux en décembre 2012 (n°50) qui complète et enrichit le premier. Coordonnée par Thomas Pradeepa, Julien LLanas et Thomas Constant,  les deux numéros alternent entre articles de réflexion et présentations de pratiques de terrain. On y trouvera ainsi les définitions et classification des jeux sérieux, aujourd’hui bien diffusées, de D.Djaouti et J. LLanas, un intéressant article d’Eric Sanchez (IFE) proposant une distinction entre serious game et serious play ou encore des articles sur les stéréotypes ou l’évaluation dans les jeux sérieux. Mais on y lira aussi avec intérêt de nombreux compte-rendu d’expériences d’utilisation de jeux en classe ou dans d’autres contextes de formation (comme la formation professionnelle).

Bref un tour d’horizon sinon exhaustif du moins assez copieux et qui pourra peut être aider certains enseignants à franchir le pas, tant il est vrai que si en ce moment le serious game est sur de nombreuses lèvres, il faut bien admettre qu’il est beaucoup plus présent dans les colloques ou les bureaux confortables que dans les classes. Il faut dire aussi qu’il est beaucoup plus facile d’en parler que de le pratiquer au quotidien de manière utile et efficace avec les élèves, et ce pour de multiples raisons qu’il serait trop long de développer ici.

A cet égard je ne peux m’empêcher d’ajouter mon grain de sel personnel en rappelant le fait que si le serious game est un jeu dont la finalité est l’apprentissage, alors le bon vieux jeu de plateau, de cartes ou de rôle est un fabuleux serious game. L’essayer c’est l’adopter ! Beaucoup plus facile à mettre en oeuvre que le jeu numérique, beaucoup moins coûteux pour la collectivité, il peut surtout être créé par l’enseignant lui-même, en fonction de ses projets, de ses élèves, de sa programmation et du temps dont il dispose, le replaçant en position de concepteur et maître d’oeuvre de ses propres outils pédagogiques. Et ça, pour qui connait vraiment les contraintes d’un enseignant dans sa classe, c’est un atout qui vaut de l’or.

Les bibliothèques s’y mettent     

 

La bibliothèque de Dijon se met au jeu pédagogique, en proposant à la vente un jeu des 7 familles dont les images proviennent de ses collections patrimoniales : une vieille recette, mais toujours efficace…

Journée d’étude sur les serious games en bibliothèque : les vidéos en ligne     

Ayé, l’Enssib a mis les vidéos du matin en ligne : vous y découvrirez un formidable exposé de Thierry Robert, venu spécialement du Québec pour nous parler de la place des jeux vidéo en bibliothèque, un panorama clair des types de serious games par Yasmine Kasbi et une table ronde passionnante sur les leçons à tirer des professionnels de la culture qui utilisent déjà des JV (enseignement secondaire avec Eric Sanchez, médiathèque avec Thierry Thibault, EPN et collège avec Julien Devriendt, musées avec Christophe Monnet).

C’est là : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-57203. Il faut cliquer sur chaque notice pour avoir accès à la vidéo.

Patience : les diaporamas suivront. En attendant, il y d’autres ressources ici aussi : http://www.enssib.fr/journee-serious-games, dont le n° d’Argos où les enseignants trouveront plein de retours d’expérience.

J’adapte un jeu du commerce pour en faire un serious game papier-crayon en moins de 5 minutes (bon, d’accord, 10)     

Soit un petit jeu qu’on regrette de ne pas avoir inventé nous même : Time Line, créé par Frédéric Henry, illustré par Nicolas Fructus et publié par les éditions Asmodée.

Le principe est ultra simple et donc ultra ludique : chaque joueur a en main un certain nombre de cartes représentant des événements (la chute du mur de Berlin ou l’abolition de l’esclavage par exemple, mais il y a aussi beaucoup plus compliqué comme l’invention du timbre poste ou la découverte de l’échalote par les Européens). La date de l’événement se trouve évidemment sur la partie non visible par le joueur de sa carte. Le but est de se débarrasser de ses cartes en les posant dans le bon intervalle chronologique par rapport aux cartes posés par les autres joueurs. Par exemple si je pose ma carte débarquement de Normandie entre la carte “libération de Paris” et la carte” traité de Versailles”, j’ai gagné et je peux continuer à poser des cartes. Sinon j’arrête et le joueur suivant prend la main. Simplissime non ?

C’est un jeu agréable qui trouve toute sa place dans la grande famille des jeux dits “d’apéro”, ces jeux faciles à expliquer, rapides à jouer et qui détendent très rapidement l’atmosphère, surtout s’ils sont accompagné de cahouètes et d’un bon rosé.

Du coup, on voit bien l’adaptation possible : réaliser des cartes portant sur les grands repères des programmes du collège et proposer aux élèves quelques parties endiablées. Mieux, faire créer les cartes par les élèves de manière collaborative, chaque élève ou chaque équipe étant chargée d’une partie des cartes. Chacune de ces cartes porte bien sûr le repère et une illustration (si possible) mais aussi une petite notice explicative ce qui permet de lui donner un minimum de sens.

Ce jeu, joué ou fabriqué, est un excellent exercice de révision des grands repères historiques des programmes du collège. Avec un minimum de travail et un investissement matériel des plus réduits on se retrouve avec un excellent serious game artisanal qui fonctionne même en cas de panne de courant. Etonnant non ?

Ah au fait, et l’échalote ? Vous séchez ? Eh bien les Européens ont découvert l’échalote en 1099 durant les croisades (complément wikipedia)

Journée d’études sur les serious games en bibliothèques     

Reconversion professionnelle oblige, j’alimente moins le blog depuis quelques mois. Cependant, on n’oublie jamais ses premiers amours.

C’est ainsi que je me suis trouvé, de mon plein gré, dans le groupe qui organise une journée d’étude le 24 octobre prochain à l’Enssib de Villeurbanne : “faites vos jeux, rien ne va plus ? Les serious games en bibliothèque“… dont les CDI. Mais le temps d’organiser la dite journée et le compteur des inscriptions a explosé : il n’y a hélas plus de places…

Cependant, la journée sera enregistrée et disponible sur le site de l’Enssib par la suite.

Notez que cette journée se tiendra dans la foulée du Serious Games Expo à Lyon, les 22-23 octobre.

Un nouveau jeu d’aménagement du littoral     

La valeur  n’attend pas le nombre des années. C’est ce que tend à prouver Alexandra Berguig qui, non contente de démarrer sa carrière dans des conditions pas faciles faciles (on ne reviendra pas ici sur la masterisation mais nous n’en pensons pas moins !), a réussi à trouver le temps de concocter pour ses élèves un jeu d’aménagement du littoral.

Le jeu proposé est destiné à des élèves de seconde mais pourrait sans trop de difficultés être adapté pour d’autres niveaux notamment le collège. Il mêle intelligemment notions (développement durable, aménagement, conflits d’usages, acteurs …), compétences techniques (croquis, légende …) et comportements (coopération).

Organisés en équipes de 5 et endossant les rôles de différents acteurs, les élèves doivent décider d’un certain nombre d’aménagements en prenant en compte les impacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs décisions. Ils peuvent coopérer … ou pas. Au final, les aménagements sont représentés sous formes de croquis. Une reprise en classe entière est bien sûr indispensable pour faire le bilan des différentes équipes, de leurs aménagements, de leurs stratégies.

Au total, une excellente base de départ pour qui souhaite créer un jeu coopératif sur le développement durable et/ou sur les littoraux. Merci Alexandra !

Présentation du jeu

Matériel

 

 

 

 

Mieux connaître les jeux sérieux ?     

On en parle beaucoup mais pas de toujours de manière très informée. On leur prête même parfois des vertus quasi magiques. Pourtant à l’usage, certains sont très prometteurs tandis que beaucoup n’ont qu’un intérêt très limité en situation d’apprentissage. Les jeux sérieux sont assurément un enjeu important de la réflexion pédagogique aujourd’hui. Pour s’y retrouver un peu on peut écouter cette interview vidéo d’un des bons connaisseurs français du sujet, Julien Llanas sur le site Educavox. fr