Le réseau Ludus : jouer en classe

Un blog pédago-ludique du WebPédagogique

De quoi ? La thèse « DU JEU VIDÉO AU SERIOUS GAME. Approches culturelle, pragmatique et formelle »  de Julian Alvarez (Universités de Toulouse II & III, 2007).

Je ne vais pas me lancer dans un résumé, mais plutôt vous donner envie de vous y plonger. Qu’y trouve-t-on ?

- une définition fine du du serious game et des ses limites avec le jeu vidéo traditionnel, et ses variantes que peuvent être l’edugame ou l’advergame

- l’histoire du serious game, où l’on apprend le rôle « pionnier » de l’armée américaine en ce domaine (et des Etats-Unis de manière générale)

- une évaluation très fine d’un jeu sérieux conçu dans l’académie de Toulouse (« Technocity« ), dans le domaine de l’orientation (valorisation des métiers industriels et techniques) dont une des principales limites semble être la dissociation entre une couche d’habillage ludique et le fond (la découverte de métiers mal connus des élèves). Cet écueil est fréquent dans les jeux en ligne (voir nos billets sur Handigo ou le jeu des monuments historiques). Globalement, l’auteur constate qu’il ne suffit pas de créer un jeu vidéo sur un thème pour que « ça marche tout seul ».

- une analyse pertinente et fouillée sur ce qui peut faire un bon serious game éducatif. J’ai particulièrement apprécié la nécessité d’avoir dans le dispositif un tuteur (ou médiateur) qui se place entre le jeu et l’élève, ainsi que la notion centrale de plaisir. Le mariage entre « serious game » et « pédagogie active » est réaffirmé, ce qui n’est pas pour me déplaire, notamment avec les situations de résolution de problèmes.

- le CDI n’est pas oublié car Technocity est surtout pratiqué dans ce cadre (et je me reconnais dans l’entretien avec la documentaliste en annexe) et que André Tricot est également interviewvé (il est un des chercheurs les plus intéressants actuellement, en travaillant la question de ce que les élèves pensent et font réellement quand ils cherchent de l’information).

Pour découvrir l’auteur et accéder à sa thèse, c’est ICI

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