Intéressante livraison du Café pédagogique ce matin avec une interview de Julien Llanas, chargé de mission « Jeux sérieux » dans l’académie de Créteil, qui présente entre autre le projet History Game.
Intéressante livraison du Café pédagogique ce matin avec une interview de Julien Llanas, chargé de mission « Jeux sérieux » dans l’académie de Créteil, qui présente entre autre le projet History Game.
Les vacances ça sert aussi à mettre à jour les liens que l’on accumule à longueur d’année. J’ai pris mon courage à deux mains pour tester et mutualiser mes liens. Avec Pearltrees en plus c’est joli !

Proposé par l’Infobourg et Carrefour Education, coordonnée par Julie Beaupré, ce petit dossier de 9 pages propose une synthèse commode sur l’état des lieux de l’utilisation du jeu sérieux dans les écoles nord américaines et européennes. Quels sont les avantages ou les freins à l’utilisation des jeux sérieux, où en trouver, lesquels utiliser, quelle est la situation dans les différents pays … Autant de questions que ce petit dossier aborde, certes de façon succinte mais en ratissant large tant au niveau des thématiques que des pays évoqués. Les sources sont variées et référencées.
Une affirmation surprenante toutefois : « Certains pays ont une vision plus claire de l’intégration des jeux sérieux en contexte éducatif. C’est le cas de la France pour qui favoriser l’intégration de ce type de pédagogie dans les apprentissages devient l’une des 70 mesures pour réussir l’école numérique. » Comme si dans notre beau pays – si l’on met de côté la notable exception de la réduction des moyens pour laquelle les actes précèdent et dépassent bien souvent les discours - les annonces officielles étaient suivis d’effets concrets sur le terrain ! Malheureusement ici comme ailleurs, on parle beaucoup plus qu’on n’agit concrètement, surtout lorsqu’il faudrait de la formation, des moyens matériels et une réflexion approfondie s’appuyant sur l’expérience des acteurs de terrain pour passer des discours aux actes. Mais c’est sans doute trop demander.
Bon, en attendant, on peut encore rêver à essayer de convaincre nos collègues de l’intérêt d’utiliser les jeux dans nos classes de trente élèves pour 15 PC (dont 3 en panne et deux sans souris) en lisant le dossier à cette adresse.
On a déjà parlé ici de Mystère au monastère, un excellent jeu de rôle pédagogique créé par le jeune et talentueux Rodolphe Bondiguel. Le jeu permet de travailler, en classe entière et avec un matériel des plus réduits, une partie du chapitre sur l’église du programme de cinquième. Après de nombreux tests, Rodolphe a encore amélioré l’activité en mettant au point un astucieux système de jeu qui oblige les élèves à faire des phrases complexes pour jouer leur rôle et mener des actions. Voilà certainement un moyen intéressant de faire travailler des compétences liées à la langue orale.
D’ailleurs, en ces temps de socle commun, le jeu de société et en particulier le jeu de rôle sont des alliés précieux pour l’enseignant désireux de mettre réellement en oeuvre un travail par compétences dans ses classes. En effet, que ce soit pour l’apprentissage de connaissances nouvelles, pour travailler les compétences sociales et civiques ou encore celles liées à la communication, il est souvent intéressant de passer par le biais du « jeu socialisant », par opposition au jeu vidéo qui, même lorsqu’il se joue en réseau – ce qui est très rarement le cas des serious games – est beaucoup moins riche dans sa dimension sociale. Il est très différent en effet pour l’élève, dans une phase d’apprentissage, d’être obligé de se frotter aux autres et aux règles sans pouvoir utiliser des cheat codes pour contourner les difficultés ou de recommencer la partie à zéro lorsqu’elle est mal engagée. Par ailleurs, l’expression orale ou écrite (selon les jeux) peut facilement être intégré dans le moteur d’un jeu de société pédagogique. Il y a là, sans doute, une piste à creuser pour ceux que la création de jeux pédagogiques démange !
Le jeu de rôle mystère au monastère est à (re) découvrir ici
On l’a déjà dit ici, mais voilà l’occasion de rappeler à ceux qui connaissent mal le jeu de rôle, qu’une excellente plaquette de présentation est à télécharger sur le site de la Fédération Française de Jeu de Rôle.
Apprendre l’anglais et à momifier son prochain, en voilà un jeu complet ! Bon, c’est vrai, embaumeur aujourd’hui c’est plus tellement un métier d’avenir. En revanche, travailler son anglais, ça peut être utile ! Si en plus on peut le faire en s’amusant et en découvrant les rites mortuaires égyptiens, alors là, c’est carrément trop bien, comme dit ma fille !
Le niveau d’anglais est un peu élevé pour des sixièmes. Forcément, c’est un jeu anglais, publié sur l’excellent site de la BBC. L’utilisation scolaire de ce jeu nécessite donc, soit une collaboration avec le collègue d’anglais (cela pourrait faire une excellente activité pour des classes bilangues), soit une utilisation collective avec un vidéoprojecteur (en classe entière, on arrive toujours à se débrouiller.). On peut également, pourquoi pas, envisager une collaboration avec le prof de SVT (les explications techniques sont assez précises).
Même si l’insertion dans le programme de sixième n’est pas si évidente, The mummy maker est une activité à garder sous le coude, par exemple dans le cas de travaux d’approfondissement.
Connaissez vous Radio laser ? Moi non plus jusqu’à aujourd’hui. Cette radio bretonne propose pourtant de bien bonnes choses et en particulier un entretien avec Laurent Auneau responsable de la société Succubus Interactive, basée à Nantes. Cette entreprise d’une dizaine de salariés est spécialisée dans le jeu sérieux.Vous y découvrirez par exemple qu’il y a plus de joueuses que de joueurs ou qu’un papy ou une mamie sur 4 joue aux jeux vidéos. Mais l’ensemble de l’interview est passionnante. On peut l’écouter ici.
http://www.radiolaser.fr/Jouer-oui-mais-avec-un-jeu-serieux_a1064.html
Cela faisait un petit bout de temps que je n’étais pas allé traîner mes guêtres du côté de nos collègues Dominique Natanson et Marc Berthou qui, dans l’académie d’Amiens, ont mis en place eux aussi un stage de formation à l’enseignement par le jeu et un site de mutualisation. Le site s’est étoffé de nouveaux jeux non seulement en histoire-géo mais aussi dans d’autres disciplines comme le français, le latin, la techno, les langues ou les SVT. Parmi les nouveautés, j’ai repéré un excellent jeu de Dominique Natanson sur les citoyens romains (2nde) ainsi qu’un jeu de français sur le moyen âge que je vais d’ailleurs transmettre derechef à mes collègues de français pour test ! Tous ces jeux sont bien sûr, comme ceux du réseau ludus, conçus par des enseignants de terrain qui les testent en classe.
Expérience intéressante découverte ce matin grâce au Café Pédagogique.
Deux enseignants d’un lycée de Maurepas (académie de Versailles) ont créé pour leurs élèves une entreprise fictive dont l’objet est la conception et la commercialisation de produits cosmétiques bio. Voici ce qu’en disent les concepteurs : « L’objectif est de mettre les élèves en situation. Les séances s’articulent autour d’activités professionnelles destinées d’une part à les faire réfléchir sur une problématique d’autre part à trouver des solutions.
Cette méthode inductive permet de motiver, impliquer et responsabiliser l’apprenant. En effet, il se sent davantage concerné par une formation dont il est « acteur principal ».
A mi chemin du jeu de rôle et de la simulation globale, cette proposition pédagogique innovante et ludique est à découvrir ici : SARL Figue de barbarie
En voila une question qu’elle est bonne ! Et en ces temps de rentrée scolaire et de bonnes résolutions (c’est sûr cette année je crée plein de jeux nouveaux, mais cette fois c’est vrai, je le fais !) il n’est pas inutile de se la poser
Sur son blog PédagoTic, le chercheur québécois Patrick Giroux, professeur au département des sciences de l’éducation et de psychologie de l’Université du Québec à Chicoutimi, rend compte du chapitre d’un livre de Louise Sauvé et D. Kaufman consacré à l’efficacité des jeux pédagogiques.
Parmi les ingrédients qui, selon les deux auteurs, feraient l’efficacité d’un jeu pédagogique on trouve la répétition, le fractionnement des contenus et l’équilibre entre jeu et apprentissage, la rétroaction qui permet l’évaluation rapide des options choisies et le renforcement.
Le jeu renforce aussi la motivation des apprenants notamment au travers de quelques éléments comme le défi et la compétition, l’activité plutôt que la passivité, le travail collectif et d’équipe et l’interactivité (entre les joueurs, avec le jeu …).
Les références du livre (si quelqu’un veut me l’offrir pour mon anniversaire, je suis preneur) : Sauvé, L. & D. Kaufman (Eds.) (2010). Jeux et simulations éducatifs: Études de cas et leçons apprises. Québec (Québec), Canada: Presses de l’Université du Québec.
En ces temps de rentrée et de début de programme de 6ème, l’orient ancien est dans toutes nos têtes. C’est l’occasion de présenter le jeu américain Discover Babylon. Produit par la Fédération des Scientifiques Américains, l’Université de Californie, la Cuneiform Digital Library Initiative et plusieurs autres institutions prestigieuses, ce jeu sérieux ne manque pas d’intérêt. Plongé d’abord dans la peau d’un scientifique du musée de Baltimore vous devrez d’abord réunir un certain nombre d’informations et d’objets concernant les civilisations mésopotamiennes. Dans un deuxième temps, immergé dans l’orient ancien et incarnant un jeune scribe, vous devrez résoudre un certains nombre de problèmes et d’énigmes afin de collecter des informations et de progresser dans le jeu.
Bien que de conception déjà ancienne (le fonctionnement se rapproche des premières versions d’Egypte, l’énigme de la tombe royale ou de Versailles), ce jeu propose un assez bon équilibre entre l’aspect ludique et le volet didactique. Les épreuves sont variées et restent accessibles (on n’est pas coincé 15 jours par une énigme impossible comme dans certains autres jeux que je ne nommerais pas). On progresse donc assez vite ce qui permet de ne pas se lasser trop rapidement. En revanche les déplacements sont parfois inutilement fastidieux. J’avoue cependant y avoir passé quelques heures, poussé par l’envie de franchir les différents niveaux … Il m’en reste d’ailleurs encore pas mal et j’y retourne de ce pas !
S’il parait difficile de l’utiliser dans le cadre de la classe, ce jeu pourrait être un bon outil complémentaire pour les élèves de sixième s’il n’était intégralement en anglais, ce qui est bien dommage.