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C’est pour un sondage… Mercredi, 14 septembre 2011

Merci de prendre quelques minutes pour répondre au sondage suivant, afin d’aider une collègue en pleine recherche :

Je suis professeur des écoles et j’ai démarré l’an dernier un master 2 sur l’expertise des processus d’enseignement et d’apprentissage.
Dans ce cadre, je rends un mémoire en juin 2012  qui porte sur le jeu: la relation entre enseignant et jeu.

Je recherche des professeurs d’élementaire qui aiment jouer en classe, ou qui n’aiment pas trop jouer mais qui essayent en classe ou au contraire qui ne jouent pas en classe car n’y voient pas l’intérêt ! Aucun jugement de valeur : je cherche juste à comprendre la relation entre le vécu de l’enseignant en tant qu’individu avec le jeu et son usage du jeu en classe (ou non usage).

Si par le réseau, il est possible de faire connaitre ce travail de recherche, de faire circuler mon questionnaire afin que je puisse rencontrer des gens intéressés par quelques échanges, cela me serait d’une grande aide.

Voici le lien du questionnaire:

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=fr&formkey=dEJlY0VXbWVDTGhNeTF4RmtHdDlMQlE6MQ#gid=0

Jeux et pédagogie : du sérieux à Créteil Lundi, 4 juillet 2011

On était passés à côté, mais l’équipe de Julien LLanas a ouvert un blog sur les expériences de jeu sérieux en classe. Comme le bandeau l’indique, c’est dans / grâce à l’académie de Créteil.

Vous y trouverez des compte-rendus et  surtout une liste impressionnante de jeux sérieux pour vos classes, dont le principal intérêt est de ne pas se contenter de liens secs mais commentés et argumentés.

« C’est pour un sondage… » Dimanche, 22 mai 2011

Edwige Wlazinski réalise un mémoire de master sur l’apprentissage de l’histoire par le jeu (IUFM de Tours).

Elle aurait besoin d’alimenter ses données par un questionnaire sur les usages de ceux qui utilisent le jeu en histoire : c’est vite rempli et pas complexe.

C’est ICI

Merci pour elle ! Et c’est pour la bonne cause !

Un jeu de rôle pédagogique facile à mettre en oeuvre Dimanche, 8 mai 2011

On a déjà parlé ici de Mystère au monastère, un excellent jeu de rôle pédagogique créé par le jeune et talentueux Rodolphe Bondiguel. Le jeu permet de travailler, en classe entière et avec un matériel des plus réduits, une partie du chapitre sur l’église du programme de cinquième. Après de nombreux tests, Rodolphe a encore amélioré l’activité en mettant au point un astucieux système de jeu qui oblige les élèves à faire des phrases complexes pour jouer leur rôle et mener des actions. Voilà certainement un moyen intéressant de faire travailler des compétences liées à la langue orale.

D’ailleurs, en ces temps de socle commun,  le jeu de société et en particulier le jeu de rôle sont des  alliés précieux pour l’enseignant désireux de mettre réellement en oeuvre un travail par compétences dans ses classes. En effet, que ce soit pour l’apprentissage de connaissances nouvelles, pour travailler les compétences sociales et civiques ou encore celles liées à la communication, il est souvent intéressant de passer par le biais du « jeu socialisant », par opposition au jeu vidéo qui, même lorsqu’il se joue en réseau – ce qui est très rarement le cas des serious games – est beaucoup moins riche dans sa dimension sociale. Il est très différent en effet pour l’élève, dans une phase d’apprentissage, d’être obligé de se frotter aux autres et aux règles sans pouvoir utiliser des cheat codes pour contourner les difficultés ou de recommencer la partie à zéro lorsqu’elle est mal engagée. Par ailleurs, l’expression orale ou écrite (selon les jeux) peut facilement être intégré dans le moteur d’un jeu de société pédagogique. Il y a là, sans doute, une piste à creuser pour ceux que la création de jeux pédagogiques démange !

Le jeu de rôle mystère au monastère est à (re) découvrir ici

On l’a déjà dit ici, mais voilà l’occasion de rappeler à ceux qui connaissent mal le jeu de rôle, qu’une excellente plaquette de présentation est à télécharger sur le site de la Fédération Française de Jeu de Rôle.

« Les jeux vidéo comme objet de recherche » Lundi, 21 février 2011

Sous la direction de Samuel Rufat et Hovig Ter Minassian, vient de sortir ce petit – mais dense – ouvrage consacré à la réflexion pluridisciplinaire sur le jeu vidéo (dans lequel j’ai commis l’article sur « jeu vidéo et enseignement de l’histoire-géographie », reprenant l’exemple ancien de Sim City).

A noter les contributions de J. Alvarez, D. Djaouti et O. Rampnoux qui distinguent le jeu vidéo et le jouet vidéo (qui est ce qu’on en fait, sans vraies règles de jeu au départ) et par conséquent qui proposent la distinction entre serious game (conçu comme tel) et serious gaming (le détournement pédagogique d’un jeu qui ne l’est pas a priori). Des perspectives intéressantes sont ouvertes avec l’analyse des espaces dans / par les jeux vidéos (article des directeurs de publication), de la représentation de l’Antiquité (L.N André et S. Lécole-Solnychkine), des jeux vidéos comme processus de sublimation (P. Garandel)  et de la mise en perspective des rapports jeux / TIC / école par Sylvain Genevois.

L’ouvrage sera présenté à librairie Eyrolles à Paris (61 bvd St Germain Paris 5e) le samedi 5 mars de 14h à 18h.

« Les jeux vidéos comme objet de recherche », S. Rufat et H. Ter Minassian, L<P, Questions théoriques, 2011, 197 p.

Euromed game : la rencontre euro-méditerranéenne Dimanche, 28 novembre 2010

Euromed game, à la réalisation duquel j’ai eu le plaisir de participer, est un jeu sérieux un peu atypique. Il s’agit d’un jeu, initialement conçu pour être joué sur plateau et qui a finalement été adapté et développé sur informatique. Ca donne au total un gros jeu à télécharger sur disque dur avant de pouvoir jouer.

De quoi s’agit-il ? Euromed game a été voulu et produit par SALTO-YOUTH (Support, Advanced Learning and Training Opportunities within the European YOUTH), un organisme dépendant de l’Union européenne.

L’enjeu était de créer un outil destiné à animer des sessions de formation réunissant des jeunes européens et des ressortissants de pays du pourtour méditerranéen partenaires de l’UE. Il s’agissait donc de réaliser un jeu qui permette la découverte mutuelle et l’amélioration des connaissances des jeunes concernés sur l’UE et sur les pays partenaires.

Inspiré du Risk (pour les objectifs différents selon les joueurs), du Trivial (pour les questions), du Jeu de Loi (pour le livre de référence) et de tout un tas d’autres jeux, Euromed game est avant tout destiné à de jeunes adultes et à des sessions de formation en éducation informelle. Mais, très ludique, entièrement en anglais et proposant des questions de tout niveau et dans des domaines variés (culture, politique, économie, institutions européennes …)  le jeu peut peut être trouver sa place en lycée et pourquoi pas en collège (par exemple dans des sections européennes).

C’est à découvrir ici.

Les jeux sérieux à l’Académie Mercredi, 6 octobre 2010

… à l’Académie de Créteil qui propose une sélection de serious games classés selon les domaines d’enseignement.

C’est à découvrir ICI pour trouver votre bonheur.

Du côté d’Amiens Jeudi, 16 septembre 2010

Cela faisait un petit bout de temps que je n’étais pas allé traîner mes guêtres du côté de nos collègues Dominique Natanson et Marc Berthou qui, dans l’académie d’Amiens, ont mis en place eux aussi un stage de formation à l’enseignement par le jeu et un site de mutualisation. Le site s’est étoffé de nouveaux jeux non seulement en histoire-géo mais aussi dans d’autres disciplines comme le français, le latin, la techno, les langues ou les SVT. Parmi les nouveautés, j’ai repéré un excellent jeu de Dominique Natanson sur les citoyens romains (2nde) ainsi qu’un jeu de français sur le moyen âge que je vais d’ailleurs transmettre derechef à mes collègues de français pour test ! Tous ces jeux sont bien sûr, comme ceux du réseau ludus, conçus par des enseignants de terrain qui les testent en classe.

Il y en bien d’autres à découvrir ici

Verbillico : un bon jeu de classe Dimanche, 6 juin 2010

La notoriété aidant, nous avons reçu par service de presse une version « junior » (pour 10 ans et plus) du jeu Verbillico. Merci à eux.

Le but du jeu est de gagner un maximum de cases sur un plateau, en répondant à des questions de conjugaison (un dé indiquant le pronom, une carte tirée au hasard le verbe à conjuguer). Comme il s’agit de la version « junior », on trouve aussi bien les temps courants (présent, passé composé…) que plus rares (plus-que-parfait, futur antérieur…);  ces derniers auraient mérité sans doute à être remplacés par le conditionnel ou le subjonctif, plus usités.

Le plateau est également parsemé de cases pièges (défis etc.) et les joueurs peuvent être amenés à se voler des gains s’ils arrivent sur une case déjà prise et qu’ils répondent correctement.

Vous l’avez compris, il s’agit d’un jeu pédagogique pur jus, qui vise des savoirs scolaires par l’intermédiaire d’un système éprouvé (de type Trivial Pursuit). Autant dire que quand mon ado de fils a compris le sujet du jeu, il s’est enfui en courant… alors que ma plus jeune fille a voulu tester jusqu’au bout. Mais même à 11 ans, les temps complexes sont difficiles à maîtriser (allez hop, « courir » au plus-que-parfait avec le pronom « nous », avouez que même pour vous, ça demande un poil de réflexion) . De même, une certaine monotonie s’installe à la récitation de ce qui doit être conjugué; on aurait pu imaginer des cartes de questions avec des situations plus variées toujours en restant sur ce thème (retrouver le temps à partir d’un exemple, donner la possibilité de relancer une seconde fois si on arrive à épeler le verbe, introduire des questions en vrai / faux, avoir des questions de concordance des temps…).

Si le joueur que je suis ne sortira sans doute pas souvent la boîte en famille ou en club, il faut à l’inverse reconnaître qu’on a ici un bon « jeu de classe », destiné au cycle 3 et en collège. Le matériel est solide, visuel, bien pensé. Tout est sous la main du collègue qui veut animer une partie simple avec une classe (des élèves répartis en équipes) ou avec un groupe en autonomie. Autre piste : enrichir le jeu en demandant aux élèves de créer leurs propres questions.

Service après-vente : Jules Richard Mercredi, 19 mai 2010

« Jules Richard » est un jeu de type LDVELH (livre dont vous êtes le héros), mais en moins copieux (quelques pages) et sans dragon à pourfendre car il s’agit de simuler l’ascension d’un capitaine d’industrie au 19e siècle.

La jouabilité est forte car il s’agit juste de faire des choix après chaque paragraphe. La fiche de jeu est sur le site originel de Ludus, c’est à dire ICI.

Caroline Jouneau-Sion en a adapté l’esprit en proposant à ses élèves une forme différente, où ils doivent rédiger des passages de la vie de patron mais aussi d’un de ses ouvriers. C’est à découvrir ICI.