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Jeu, Sète et …match Samedi, 20 mars 2010

Bon d’accord, le jeu de mot est tiré par les cheveux…

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas à la hauteur du jeu géographique + SVT conçu par Eric Sanchez, Caroline Jouneau-SIion, Alain Prat et Ludovic Delorme dans le cadre d’une recherche INRP : des élèves de seconde doivent, sous la forme d’un jeu de rôles,  proposer, débattre et décider de la politique énergétique de la ville de Sète. Ils incarnent les différents acteurs (entreprises, collectivités, citoyens) et utilisent différents outils (de l’affiche classique à Google Earth) pour convaincre les autres du bien fondé de leurs options. Il y a donc de la réflexion, de la recherche, de l’imagination, du débat… clos par une consultation lycéenne au CDI.

On remarquera notamment le temps alloué au projet, l’utilisation de Google Earth non pas comme simple logiciel de consultation mais comme un vrai outil d’aménagement du territoire, l’importance du débat, les stratégies différentes des élèves pour élaborer leur proposition… Voilà un parfait exemple de ce que peut être un jeu pédagogique dès lors qu’il est conçu par des enseignants et pour des élèves. Il me semble qu’on est au-delà du jeu sérieux, conçu par une institution pour des utilisateurs hypothétiques.

On regrettera juste que toutes les photos ne soient pas encore présentes sur le diaporama, mais il s’agit là d’une curiosité inassouvie à la hauteur de l’intérêt de l’action !

Bienvenue au club ! Samedi, 6 février 2010

J’avais rencontré mon collègue Philippe Gabard, enseignant d’arts au lycée Arcisse de Caumont (Bayeux) lors du festival du jeu dans la ville du même nom l’an passé. On se connaissait déjà tous les deux de nom et par internet, mais le festival a été l’occasion de se rencontrer IRL (in real life, comme disent les joueurs accro à leur ordi). Une bonne demi-heure de discussion entre passionnés !

Il tenait le plus beau stand avec quelques uns de ses élèves, avec plusieurs plateaux de jeux (des figurines plastiques 1/72, toutes peintes, dans des décors et des scènes de différentes époques : Moyen Age, guerres coloniales…). Il expliquait aux visiteurs que , non, ce n’étaient pas seulement des dioramas, mais bel et bien des jeux de simulation, ce que les initiés appellent « jeu d’histoire » (ou wargame avec figurines, pour les anglophones).

Je devais passer rendre visite à son club, mais faute de temps (tenir un blog, ça occupe ;-) ), je préfère rendre hommage à son travail en lui laissant la parole pour présenter sa belle initiative. Je suis juste jaloux de ne pas être arrivé à monter un tel club dans les établissements où je suis passé…

« Le club du lycée a été créé lors de mon arrivée dans les années 1983-84; dans un premier temps, il était axé essentiellement sur le modélisme et le maquettisme, avec comme support culturel l’archéologie industrielle qui est une de mes autres activités. Disposant d’une importante documentation sur le sujet, nous avons réalisé bateaux, trains et autres véhicules, ainsi qu’architectures industrielles et militaires.

Nous n’avons abordé le domaine des jeux de reconstitution qu’à partir de 1997, date à laquelle, de retour d’une mission au Ministère de la Culture ayant duré quelques années, j’ai repris mon poste d’enseignant à Arcisse et fait la rencontre de notre collègue d’histoire Frederic Harymbat (actuellement en poste au lycée Alain Chartier de Bayeux). Passionné et collectionneur de figurines, il n’a pas hésité à nous rejoindre pour développer cette nouvelle activité que sont les jeux de reconstitutions historiques. Depuis, nous animons conjointement et bénévolement le club rebaptisé « modélisme et jeux de reconstitution », pour éviter l’anglicisme « wargames ».

Nous fonctionnons chaque mercredi après-midi de 13h30 à 18h30, toute l’année scolaire avec parfois quelques « week-end découverte » patrimoine, archéologie industrielle et militaire, visite de musées et salons de modélisme, figurines et jeux (en temps que visiteurs ou parfois exposants).


Le club s’adresse à tous nos élèves (CAP, BEP, BAC, BACPRO, BTS) et anciens élèves, jeunes gens et jeunes filles (la parité n’est pas atteinte, elle reflète seulement l’état de nos effectifs). Nous limitons volontairement le nombre d’inscrits à une quinzaine chaque année, la fréquentation régulière pondérée par les stages en alternance s’étant établie ces derniers temps à une dizaine d’actifs et autant de sympathisants (y aurait il une inflation dans la proposition d’activités culturelles sur le lycée ? A moins que ce ne soit la vile concurrence des jeux sur PC en réseaux…)


Nous avons commencé à jouer avec les quelques règles disponibles à l’époque (Les Aigles, DBM, DBR, mais surtout les règles d’escarmouche piochées dans la revue Vae Victis car permettant des durées de parties et des dimensions d’armées compatibles avec le niveau de nos élèves souvent néophytes en la matière, limités en temps disponible et surtout en patience. Depuis, internet nous a ouverts à d’autres sources étrangères, notamment anglaises, ce qui nous a permis d’impliquer nos collègues de langues et de les mettre à contribution pour quelques exercices de traduction, sujet motivant pour nos élèves… De la traduction, il n’y a qu’un pas vers la rédaction et depuis quatre ans nous créons nos propres règles. Nos compétences en histoire, arts appliqués, stratégie, tactique, uniformologie, jointes à une bonne documentation accumulée au cours des ans nous permet maintenant de concevoir rapidement et simplement des règles basiques, mais jouables et adaptées à la demande et à la fantaisie de nos élèves. Choix des périodes historiques, esthétique des armées, des décors et plateaux de  jeux, tout est prétexte pour stimuler leur curiosité et les pousser à lire et effectuer des recherches documentaires.

Périodiquement, nous organisons des tournois  car c’est aussi une des finalités de cette activité; mais ces affrontements restent limités à nos deux établissements, Arcisse de Caumont et Alain Chartier que lie une convention depuis trois ans. Un recrutement équilibré  permet de mener l’activité en commun, de la création au jeu.

La salle d’arts appliqués d’Arcisse se prête bien à cette fusion qui entraine une saine émulation. Depuis l’an dernier, la municipalité porte un regard intéressé sur nos réalisations et nos capacités d’animation, c’est ainsi que les élèves ont assuré une remarquable prestation lors du salon des jeux de Bayeux et lors du marché médiéval où nous avons exposé une importante reconstitution statique de la bataille de Formigny (plus de six cent figurines en vingt millimètres réalisées dans l’année).

Les thèmes et périodes historiques que nous pratiquons s’étendent de l’Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, avec une dominante pour le médiéval, les Premier et Second Empires, et une forte curiosité pour l’épopée victorienne et l’époque coloniale (propice aux jeux d’escarmouche et aux créations de véhicules et architectures surprenants). Parfois, pour éviter toute sclérose ou trop forte redondance, nous explorons l’Ancien Régime : guerres en dentelles, guerre de Sept Ans, guerre d’Indépendance américaine, allant même nous risquer dans la guerre de Crimée ou la révolution russe (terribles nos trains blindés en carton !) et même cette année dans le western.Voila autant de prétextes pour aborder l’uniformologie, l’héraldique, la vexilologie, l’architecture civile et militaire, les modes de transports et engins de guerre à travers les temps.

L’interaction entre le club et les enseignements est évidente, l’un s’alimentant des autres et réciproquement. Créer des figurines, des décors et des plateaux de jeux demande quelques connaissances préalables en histoire et arts appliqués. En retour, l’aspect ludique motive, stimule la curiosité, donne l’envie d’aller plus loin, de découvrir et donc d’apprendre. Parfois, c’est une véritable révélation pour certains élèves, c’est aussi une remédiation efficace contre la démotivation et l’absentéisme (dur de choisir entre le club et la colle du mercredi…). Il n’est pas rare que cette vocation naissante se répercute sur l’orientation et la poursuite d’études; un pourcentage non négligeable de nos « wargamers » intègrent l’université en histoire et en ces quelques dizaines d’années, certains ont tenté les écoles de design et d’architecture en post- bac ou post-BTS. Mais il est évident que ces quelques années d’initiation définissent surtout la pratique d’un loisir établi de façon durable et certains anciens élèves, devenus parents depuis, se sont empressés de transmettre leur passion au sein d’une activité familiale. Les parents de nos nouveaux élèves y voient aussi quelquefois une excellente thérapie pour désintoxiquer leurs enfants un peu trop « accros à la console ». Ils ignorent la place nécessaire aux futures armées dans la vitrine du salon…

Quelques vocations de collectionneurs prennent parfois naissance au club car nous pratiquons toutes sortes de figurines et modèles réduits à diverses échelles. Les matériaux utilisés sont aussi divers que le carton, la pâte à papier, les résines et pâtes époxy, le métal blanc, avec une préference pour les figurines en plastique en raison de leur prix. Personnellement, je guide plutôt mes élèves vers la création partielle ou intégrale que vers le simple montage de kits du commerce, ceci pour des raisons tant pédagogiques que culturelles, artistiques mais aussi économiques et même écologiques (dernièrement, je leur ai fait découvrir les soldats de carton des temps de pénurie et les édition Pellerin d’Epinal et Pro-Patria). C’est l’occasion de pratiquer la sculpture, la gravure, le modelage et les diverses techniques de reproduction et de moulage. Pour la mise en couleur de nos réalisations, nous utilisons terres en poudre, gouaches et acryliques pour les décors, huiles et acryliques pour les figurines, parfois en technique mixte, mais toujours à partir d’une sous couche blanche à l’inverse des méthodes utilisées par les figurinistes « Warhammer ».


Abordons maintenant l’aspect crucial de la véracité et de l’authenticité de la documentation dont découle la crédibilité des réalisations. Remercions au passage les bibliothèques personnelles des enseignants impliqués et les ressources insondables mais parfois contestables du web. La rigueur n’est pas la qualité première de nos élèves, un de nos objectifs est de les aider à développer cette qualité, mais en respectant leur fantaisie (le jeu source de plaisirs). Certains d’entre eux ont abordé le jeu de reconstitution par le biais des jeux de rôles fantastiques; certains réflexes leur en restent : ils se permettent quelques libertés et même quelques entorses sérieuses avec la « vérité historique ». « Le Seigneur des Anneaux » de Tolkien fut leur livre de chevet et leur première approche du jeu, il tiennent à cette part de rêve et de liberté dont ils n’hésitent pas à épicer leurs stratégies.  « La guerre psychologique, ça existe depuis longtemps… historiquement parlant », disait l’un d’eux s’apprêtant à jeter un sort aux armées de Wellington… Pourtant, très rapidement nos élèves se rendent compte que la vraie diversité et l’immense richesse culturelle sont le fruit de siècles d’histoire et que même les écrivains de contes fantastiques ne font que s’en inspirer.


Je pense que cette activité est une réponse plus souple et plus ciblée aux difficultés et situations que rencontrent nos élèves, surtout en lycée professionnel. Cela constitue un bon outil d’enseignement et d’éducation. Humanité, citoyenneté, sociabilité y sont abordés en pratique (bien qu’à échelle réduite…); on y apprend sans souffrir les notions de solidarité, d’obéissance, de hiérarchie, de partage, de mutualisation, de respect, de droit et de devoir; c’est un formidable terrain de d’expérimentation et de concrétisation de nos enseignements. Et le concret ? Nos élèves en ont encore besoin à leur âge pour se rassurer. En ces temps où « numérique » et « virtuel » sont les rimes imposées et parfois redondantes, il ne faut pas perdre de vue que le virtuel concerne l’étape du concept et qu’ensuite il faut œuvrer, c’est à dire manipuler la matière; car communiquer, c’est surtout donner, à voir, à toucher, s’adresser à nos sens, densifier le perceptible.


Voila pourquoi nous aimons jouer et créer, pour partager du plaisir… Alors au plaisir de vous rencontrer sur une prochaine exposition ! »

bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (21)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (20)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (19)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (18)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (17)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (16)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (15)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (14)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (12)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (13)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (11)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (10)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (9)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (8)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (7)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (5)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (4)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (6)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (3)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (2)bataille de Formigny par le LP Arcissse de Caumont (1)

Le colonel Moutarde avec le chandelier dans la cuisine Dimanche, 25 octobre 2009

Si cette phrase mythique ne vous rappelle rien, c’est que vous n’avez jamais joué au Cluedo, jeu de déduction dans l’ambiance des romans d’Agatha Christie. C’est devenu un classique du jeu de société, à tel point qu’il fait partie de nos jeux de base à maîtriser avant de vouloir en créer un.

De mon côté, ça fait longtemps que je cherchais de vrais jeux au CDI (et notamment sur le CDI). Je n’avais trouvé jusque là que des questionnaires classiques, sans trop comprendre l’alchimie de leur transmutation en jeu, pourtant proclamée par leurs auteurs.

Mais là j’ai trouvé : la réalisation d’un Cluedo par et pour les élèves afin de leur faire découvrir le roman policier, avec création du matériel de jeu, recherche des réponses dans la ville de Tarbes, rencontre d’un auteur,  et rédaction de nouvelles policières, le tout sur trois établissements à la fois. Un bon gros projet, dont quelques éléments sont téléchargeables sur le site de Savoirs CDI. Bravo à leurs animateurs et concepteurs !

Meurtre au Mont Saint-Michel Mardi, 8 septembre 2009

Notre collègue, Mathilde Souëf, enseignante d’histoire-géo en collège à Mézidon-Canon (Calvados) a réalisé un jeu sous la forme d’un livre dont vous êtes le héros (faudra bien trouver une formule plus simple un de ces jours quand même…). Le thème : une énigme au Mont Saint-Michel en plein Moyen Age.

Je lui laisse la parole et comme elle est sympa, elle vous l’offre en téléchargement !

Meurtres au Mont-Saint-Michel est un livre dont on est le héros. Au cours de la lecture, les élèves suivent l’histoire qu’ils souhaitent ou non (jet de dés mais aussi car certains personnages sont inévitables).Après avoir résolu l’affaire, les élèves doivent remplir les fiches d’activités dont les réponses sont disséminées dans le texte. Des indices y sont laissés pour les aider. Seules les activités sur le roman et le gothique ne sont pas liées au livre.

Ce jeu est utilisable lors de du chapitre sur l’Eglise en Occident. Personnellement, il s’insérait très bien puisque nous avons été visité les lieux quelques temps après.

Pour la fiche de personnage, je me suis très largement inspiré de la fiche de personnage du jeu « Mystère à l’abbaye » de R. Bondiguel. Pour l’histoire, j’ai surtout essayé que les élèves passent par tous les personnages le permettant de comprendre le fonctionnement d’une abbaye.

Après un certain temps d’adaptation pour certains, les élèves ont bien joué le jeu. Ils ont, pour la plupart, fini le livre en une heure, une heure et demi.

Lors de la visite du Mont, ils se sont rappelés de certains espace ou me parlaient de certains personnages. J’en déduis qu’ils ont plutôt apprécié.


Meurtres au Mont Saint-Michel (en pdf, mais mieux vaut faire un clic droit)

Vite fait, bien fait Mercredi, 10 juin 2009

En direct live d’Istanbul, un témoignage d’une collègue documentaliste utilisant des jeux d’émulation géographiques  :

« Fin d’année, j’en ai profité pour expérimenter aujourd’hui ce jeu avec mes élèves (17 ans) :
http://www.travelpod.com/traveler-iq

1. planisphère vierge à remplir le plus rapidement possible et au maximum selon les supports adaptés (atlas, dictionnaire, internet…: choix ouvert parmi toutes les ressources étudiées pendant l’année)->15 mn
(…)
2. Et enfin, ce jeu mené sur un ordinateur relié à un vidéo projecteur.

Énorme succès. Dans un pays où la majorité des cours en géographie est centré sur le pays, je suis très heureuse de l’engouement des élèves.
Je le reconduirai certainement l’année prochaine en affinant la perspective.

Fany Daguenet, Istanbul, Lycée NDS « 

Une autre collègue documentaliste a rappelé l’existence de ce site, qui m’était un peu sorti de l’esprit, pour ceux qui voudraient se lancer : http://www.jeux-geographiques.com/

Allez, c’est la fin de l’année, vous allez bien vous laisser tenter…

J’ai vécu la révolution continue de faire école Vendredi, 22 mai 2009

Au début était J’ai vécu au XVIIIème siècle, de Dominique Natanson, qu’on ne présente plus.
Ensuite, il y a déjà pas mal d’années, Yvan Hochet a utilisé cette base initiale pour développer J’ai vécu la Révolution et l’empire, dont l’une des différences notables avec son grand ancêtre réside dans le fait que le jeu ne se déroule plus sur ordinateur mais donne lieu à la création d’un dossier papier décrivant la vie d’un personnage fictif durant la révolution et l’empire.
Depuis les adaptations se sont succédées aux quatre coins de l’hexagone. Il faut dire que les activités de raisonnement et d’écriture qui sont au coeur de cette activité ludo-pédagogique, permettent de poursuivre bien des objectifs de nos disciplines. Mieux, les nouveaux programmes risquent de lui donner un coup de jeune en mettant le récit au centre des préoccupations de notre enseignement.
En attendant d’essayer à votre tour, il est possible de lire la description d’une très intéressante adaptation imaginée par Sébastien Peigné et qui a abouti à la création d’un blog alimenté par les élèves.
C’est à lire sur le Ning des clionautes

Pour voir ou revoir l’activité originale d’Yvan, sur le site du réseau Ludus

Le jeu J’ai vécu au XVIIIème siècle de Dominique Natanson

Voir également l’article de Caroline Jouneau-Sion dans le n°471 des cahier pédagogiques : Apprendre l’Histoire.

Jeux de princes, jeux de vilains Samedi, 28 mars 2009

Superbe expo à la BNF sur l’histoire du jeu et sa place dans la société du moyen âge à l’époque moderne : jeu de princes, jeux de vilains.
Du 17 mars au 21 juin 2009, cette exposition propose un parcours dans l’histoire du jeu de société, du moyen âge, où le jeu était largement combattu par l’Eglise et les pouvoirs civils, jusqu’aux XVème et XVIème siècles où le jeu prend toute sa place dans la société y compris, et l’expo ne fait pas l’impasse sur le sujet – dans ses prolongements éducatifs.
Comme souvent, cette exposition bien réelle se double d’une exposition virtuelle déjà très alléchante, à voir ici
Une fiche pédagogique très complète est également téléchargeable
Bref, une exposition que les membres du réseau Ludus et tous les passionnés du jeu ne sauraient manquer, quand bien même ils devraient s’y rendre à genoux !

Une interview radio de la commissaire de l’exposition est disponible jusqu’à lundi 6 avril (podcast possible) sur le site de France Inter.

Révisons nos classiques Mardi, 30 décembre 2008

En l’occurence le Cluedo, adapté par une collègue pour la découverte de la littérature policière (partenariat CDI / français) : c’est à découvrir sur le site Savoirs CDI.

Dommage que le plateau et les cartes ne soient pas (encore ?) en ligne…

Un autre jeu sur le même site se rapproche de l’enquête, toujours sur le même thème.

Plato 23 est paru Samedi, 6 décembre 2008

Ce magazine gratuit qui couvre l’actualité des jeux de plateau vient de sortir son n°23. Rappelons qu’il est entièrement gratuit, sous forme de pdf téléchargeable moyennant inscription simple.

J’ai remarqué un jeu sur le 2 de Mayo (eh oui, le tableau de Goya) sous forme de wargame simplifié, des jeux de gestion sur le Moyen Age (italien), le siècle d’or (hollandais), la colonisation de l’Inde (comptoirs commerciaux). Quant aux nouveautés, c’est assez délirant (cf. reportage sur le sorties du salon d’Essen dont beaucoup de jeux ayant trait à l’histoire qui reste le support principal de la créativité des concepteurs).

Le pauvre Père Noël va avoir du boulot…

Les droits de l’enfant en 7 familles Vendredi, 28 novembre 2008

Les élèves du CE2 / CM 1de l’école Alphonse Braud à Nantes ont réalisé un beau jeu des 7 familles sur les droits de l’enfant.

Et le meilleur est qu’il est téléchargeable sur leur site !

Bravo à leurs enseignantes : par les temps qui courent, un peu de gratitude pour les collègues, ce n’est pas du luxe dans l’école.

En plus, le projet reprend parfaitement ce que nous défendions en stage sur le jeu des 7 familles : créer des cartes qui ne reprennent pas les nomenclatures habituelles (« le grand père », « la mère » etc.) ou de numéro sur les cartes mais directement les idées dans des noms de familles explicites. Du coup, quand les élèves demandent les cartes, ils prononcent directement les idées principales (« dans la famille ETRE PROTEGE, je voudrais ETRE PROTEGE DU RACISME »).

Sur ce genre de projet pour l’enseignant, on est typiquement dans la pédagogie de projet : ce qui compte est autant voire plus toute la démarche de recherche, fabrication, mise en forme… que le produit fini. Ce type de jeu, apparemment anodin, fait aussi travailler la classification et la conceptualisation.