Et encore une trouvaille sur le site de la Cité des Sciences, une !
9 cas pour un monde neuf n’est pas à proprement parler un jeu, plutôt un QCM commenté. Mais la mise en oeuvre est tout à fait ludique et l’idée de départ très intéressante. Il s’agit d’une activité de sensibilisation aux questions environnementales. Le joueur est projeté dans le futur et se voit proposer neuf cas pour lesquels il doit faire un choix en privilégiant bien sûr les économies d’énergie et les modes de vie les moins agressifs pour la planète. Comment habiter, se déplacer, faire la cuisine, se laver ou communiquer tout en préservant au maximum les ressources de la planète ? Ces questions (sans oublier celle du nombre d’enfants par famille) permettent d’aborder la question centrale des choix individuels face au destin collectif de l’humanité.
L’intérêt réside en particulier dans le fait que les choix sont empruntés à la science fiction tout en posant des problèmes d’environnement tout à fait identifiable. Pour me laver j’ai choisi quant à moi la combinaison lavante qui me permet de prendre mon bain et bénéficiant de massages sans cesser de taper sur mon clavier pour finir ce billet. Mais j’ai beaucoup hésité avec la mégabaignoire du jardibain (qui m’aurait fait perdre beaucoup de points pour son côté peu économe en eau).
L’autre intérêt est que le choix fait, le joueur peut accéder à un écran de commentaires qui expliquent les implications environnementales de chacun des choix. L’exploitation pédagogique du jeu est donc immédiate.
Enfin, cerise sur le gâteau, les graphismes sont de qualité, ce qui ne gâche rien.
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Poursuivons notre tour d’horizon des jeux utilisables dans le cadre de l’éducation au développement durable. Voici un jeu tout simple produit par l’ADEME. Planète précieuse fonctionne un peu sur le même mode que Eco-Ego. Le joueur incarne un jeune collégien qui se prépare à partir au collège. Il devra choisir entre les gestes qui préservent la planète et … les autres ! L’intérêt de ce petit jeu réside autant dans les choix que l’élève doit faire (par équipe de deux les débats seront sans doute intéressants) que dans le bilan dressé par le jeu : en fin de partie, le parcours du joueur est analysé et les choix (ou les oublis) commentés. Rapide à jouer et très instructif, ce jeu est efficace. Il fera sans doute le bonheur d’élèves de sixième ou de cinquième. Du bon jeu pédagogique ou je ne m’y connais pas !
Ne cherchez pas la contrepèterie : il n’y en a pas ! Eco-ego est effectivement un joli petit jeu japonais, au graphisme soigné et très différent de ce que nous sommes le plus souvent habitués à voir : des graphismes minimalistes où choses et humains sont le plus souvent taillés à coup de serpe et présentent un aspect lisse comme un lavabo. Eco ego au contraire est poétique et très frais.
Le but du jeu est de sensibiliser aux gestes du quotidiens qui peuvent diminuer l’impact écologique de l’individu. Il ne s’agit cependant pas de vivre comme un mormon : l’espèce de musaraigne blanche qui nous sert d’avatar à l’écran peut regarder la télé, jouer à la play et se déplacer en voiture. Mais évidemment, on l’a compris, ce n’est pas terrible pour l’environnement. Le joueur doit donc gérer ses choix au mieux car s’il vit comme un sagouin (je peux en témoigner j’ai poussé le vice jusqu’à faire adopter le mode de vie américain à mon Petshop) non seulement c’est la cata écologique (la banquise fond à vue d’oeil, la rivière s’assèche et les mouches se mettent à tourner autour des déchets qu’on n’a évidemment pas eu le courage de mettre dans les différentes poubelles en vue du recyclage), mais les commandes disparaissent et il devient impossible de faire marche arrière. Notre petit tamagochi n’a plus qu’à tourner en rond devant sa télé en regardant un rocker diabolique martyriser une flying V de chez Gibson. Et puis, ce qui devait arriver arrive : l’arbre tutélaire qui nous sert d’appartement finit par perdre ses feuilles, puis s’effondre sur nos pauvres têtes ! Ne nous reste alors plus que nos yeux pour pleurer : ah si j’avais su !
Bon, on rigole comme ça, mais en fait c’est pas fait pour être drôle et c’est plutôt bien fait. A la fin du jeu un tableau récapitulatif, hélas en anglais (le Japonais est aussi disponible mais je pratique assez peu), permet de réfléchir aux choix faits dans les différents domaines (recyclage, transports, air conditionné etc.).
Au total, je pense que des élèves de sixième pourraient tirer profit de ce petit jeu, et pourquoi pas dans le cadre d’une activité bilangue en lien avec le professeur d’anglais ?
BII, développement durable, lutte contre l’ennui à l’école, interdisciplinarité et pratique des langues étrangères, tout ça dans la même séance, c’est quasiment miraculeux. On dit merci qui ?
Eco-Ego est disponible sur de très nombreux blogs. Le site d’origine est ici

Nettement plus sommaire que Global Conflicts, le petit jeu en flash proposé par le Conseil de Gestion du bassin versant de la Yamaska, (qui, d’après le site internet, serait l’affluent le plus pollué du Saint Laurent) n’en est pas moins tout à fait utilisable en classe. Très rapide, ce petit jeu propose à de jeunes enfants d’identifier les sources possibles de pollution dans diverses zones (agricoles, industrielles, touristiques ou résidentielles). Un très court panneau d’explication permet de poser les informations essentielles concernant ces diverses sources de pollution. Cette courte et ludique activité peut très bien servir de point de départ à une étude sur le thème du développement durable dont on sait toute l’importance dans les prochains programmes de cinquième.
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