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Même à l’ESEN Mercredi, 14 septembre 2011

 

L’ESEN est l’école des boss de l’Education Nationale (chefs d’établissement, inspecteurs et autres cadres). Eh bien, même dans cet établissement très sérieux, on se met au serious games, avec une petite sélection de ressources (classiques mais efficaces).

J’attends avec impatience le jeu sérieux pour gérer un collège…

Le serious game c’est facile, c’est pas cher (enfin ça dépend) et ça peut rapporter gros (enfin ça dépend à qui) ! (2) Dimanche, 5 décembre 2010

De son côté Stéphane de Buttet analyse pour le Monde.fr les atouts du jeu sérieux en formation et les raisons de son rapide essor ces dernières années (mais davantage dans le monde anglo saxon qu’en France).

En (très) résumé si le serious game connait un tel engouement c’est d’abord pour les raisons suivantes :

La technologie est mûre et bon marché.

le matériel informatique s’est largement démocratisé tout en gagnant en puissance

Des outils souples et rapides sont à la disposition des créateurs de jeux vidéos

La généralisation du haut débit permet le déploiement des jeux en ligne ou du téléchargement.

Suffisamment d’utilisateurs maîtrisent l’outil informatique

la suite (très intéressante) est à lire ici

Voir aussi les billets de Yasmine Kasbi (sérious games et réseaux sociaux) et d’Olivier Lombard (un environnement favorable au développement des S.G.).

Le serious game c’est facile, c’est pas cher (enfin ça dépend) et ça peut rapporter gros (enfin ça dépend à qui) ! (1) Dimanche, 5 décembre 2010

On l’a souvent dit ici, si les jeux sérieux ont autant le vent en poupe actuellement dans l’éducation, c’est en partie parce que le secteur est porteur d’enjeux financiers importants. On lira pour s’en convaincre l’article de blog intitulé Le marché des serious games (nicolasfrot.net). On en retire l’idée que le serious game, c’est rentable, c’est efficace et c’est attrayant. Vu le nombre de grandes entreprises qui se sont lancées dans l’aventure, on le croit sans peine. Même l’Oréal a son jeu sérieux !

Raison de plus pour que l’école ne passe pas à côté de ce qui s’annonce comme une évolution de fond. Et pour qu’elle permette aux élèves de garder un esprit le plus ouvert et distancié possible face à des productions de plus en plus séduisantes mais dont les objectifs sont parfois tout sauf désintéressés. Le jeu sérieux – comme l’a montré Julian Alvarez – est aussi une nouvelle forme de publicité qui pourrait bien se montrer particulièrement invasive.

Discover Babylon : un serious game mésopotamien Dimanche, 29 août 2010

Image de prévisualisation YouTubeEn ces temps de rentrée et de début de programme de 6ème,  l’orient ancien est dans toutes nos têtes. C’est l’occasion de présenter le jeu américain Discover Babylon. Produit par la Fédération des Scientifiques Américains, l’Université de Californie, la Cuneiform Digital Library Initiative et plusieurs autres institutions prestigieuses, ce jeu sérieux ne manque pas d’intérêt. Plongé d’abord dans la peau d’un scientifique du musée de Baltimore vous devrez d’abord réunir un certain nombre d’informations et d’objets concernant les civilisations mésopotamiennes. Dans un deuxième temps, immergé dans l’orient ancien et incarnant un jeune scribe, vous devrez résoudre un certains nombre de problèmes et d’énigmes afin de collecter des informations et de progresser dans le jeu.

Bien que de conception déjà ancienne (le fonctionnement se rapproche des premières versions d’Egypte, l’énigme de la tombe royale ou de Versailles), ce jeu propose un assez bon équilibre entre l’aspect ludique et le volet didactique. Les épreuves sont variées et restent accessibles (on n’est pas coincé 15 jours par une énigme impossible comme dans certains autres jeux que je ne nommerais pas). On progresse donc assez vite ce qui permet de ne pas se lasser trop rapidement.  En revanche les déplacements sont parfois inutilement fastidieux. J’avoue cependant y avoir passé quelques heures, poussé par l’envie de franchir les différents niveaux … Il m’en reste d’ailleurs encore pas mal et j’y retourne de ce pas !

S’il parait difficile de l’utiliser dans le cadre de la classe, ce jeu pourrait être un bon outil complémentaire pour les élèves de sixième s’il n’était intégralement en anglais, ce qui est bien dommage.

Le site du jeu

Libé et les serious games Vendredi, 25 décembre 2009

Entre le réveillon et le chapon du midi, il me reste quelques minutes pour vous souhaiter, au nom du réseau Ludus, un très joyeux noël et nos meilleurs voeux ludiques ET pédagogiques pour 2010 ainsi que pour dire deux mots d’un sympathique cadeau de noël offert par le quotidien Libération dans son édition des 24 et 25 décembre : une quasi pleine page sur les jeux sérieux.

Bruno Icher, le spécialiste maison,  s’y informe aux meilleures sources puisqu’il cite la thèse de Julian Alvarez et offre un tableau rapide mais complet et juste de l’évolution des serious games ces dernières années. Il y rappelle aussi la place faite au développement de jeux sérieux dans le volet numérique du plan gouvernemental de relance de l’économie.

C’est à lire en ligne ici.

Du coup, un bonheur n’arrivant jamais seul, au cours de ma recherche dans les archives de Libé, je suis tombé sur la liste des articles sur les sérious games depuis 2006. Bon, c’est vrai, j’aurais pu y penser plus tôt !  En tous, cas voila une petite plongée dans l’histoire du » jeu vidéo à message » (oui, c’est plus long et moins américain que serious game… Le concours pour trouver un nouveau nom continue !) qui ne manque pas d’intérêt.

C’est à explorer ici