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Même à l’ESEN Mercredi, 14 septembre 2011

 

L’ESEN est l’école des boss de l’Education Nationale (chefs d’établissement, inspecteurs et autres cadres). Eh bien, même dans cet établissement très sérieux, on se met au serious games, avec une petite sélection de ressources (classiques mais efficaces).

J’attends avec impatience le jeu sérieux pour gérer un collège…

Jeux et pédagogie : du sérieux à Créteil Lundi, 4 juillet 2011

On était passés à côté, mais l’équipe de Julien LLanas a ouvert un blog sur les expériences de jeu sérieux en classe. Comme le bandeau l’indique, c’est dans / grâce à l’académie de Créteil.

Vous y trouverez des compte-rendus et  surtout une liste impressionnante de jeux sérieux pour vos classes, dont le principal intérêt est de ne pas se contenter de liens secs mais commentés et argumentés.

Introduction au serious game Mardi, 10 mai 2011

C’est le titre d’un petit mais dense ouvrage co-signé de Julian Alvarez, auteur d’une thèse pionnière sur le sujet, et de Damien Djaouti que j’avais eu le plaisir de rencontrer lors de la journée à l’ENS Lyon. Profitant d’un peu de relâche et de soleil, je l’ai enfin extrait de ma PAL (pile à lire) pour m’y plonger.

L’ouvrage balaye l’ampleur incroyable des jeux vidéos disponibles, tout en montrant que la définition couramment admise (un jeu qui fait apprendre) n’est pas si évidente. Des copies d’écran de bonne qualité permettent de visualiser les jeux décrits. L’histoire du jeu avec une intention autre que celle du pur fun montre que ce dernier est beaucoup plus ancien que la notion elle-même (qui naît grosso modo dans les années 2000).

J’y ai aussi découvert l’existence de l’Institute of Play, synergie US entre éducation et jeu (une sorte d’INRP – euh… IFE aux dernières nouvelles – entièrement dédié au jeu pédagogique).

La dernière partie compile des entretiens (dont celui de votre serviteur) qui permettent de jauger la diversité des dynamiques en cours et des points de vues variés.

Introduction au serious game, J. Alvarez, D. Djaouti, Questions Théoriques, 2010, 227 p. , 12,50 €

Le serious game c’est facile, c’est pas cher (enfin ça dépend) et ça peut rapporter gros (enfin ça dépend à qui) ! (2) Dimanche, 5 décembre 2010

De son côté Stéphane de Buttet analyse pour le Monde.fr les atouts du jeu sérieux en formation et les raisons de son rapide essor ces dernières années (mais davantage dans le monde anglo saxon qu’en France).

En (très) résumé si le serious game connait un tel engouement c’est d’abord pour les raisons suivantes :

La technologie est mûre et bon marché.

le matériel informatique s’est largement démocratisé tout en gagnant en puissance

Des outils souples et rapides sont à la disposition des créateurs de jeux vidéos

La généralisation du haut débit permet le déploiement des jeux en ligne ou du téléchargement.

Suffisamment d’utilisateurs maîtrisent l’outil informatique

la suite (très intéressante) est à lire ici

Voir aussi les billets de Yasmine Kasbi (sérious games et réseaux sociaux) et d’Olivier Lombard (un environnement favorable au développement des S.G.).

Des jeux pour mieux comprendre Dimanche, 28 novembre 2010

C’est le titre d’un article du Courrier International (du 18/11/2010) décrivant surtout les expériences anglo-saxonnes dans le domaine du jeu sérieux. Avec des conclusions enthousiasmantes si j’étais éditeur de jeu vidéo.

Et c’est bien dommage parce que le arguments avancés sont bien ceux des jeux de simulation, vidéo ou pas, sérieux ou pas. Mais bon…

L’Académie de Créteil passe à la vitesse supérieure Mercredi, 24 novembre 2010

Certes, la vidéo qui présente l’EduGameLab se limite aux déclarations d’intention, mais que de progrès dans les discours officiels en 20 ans…

On saluera au passage Julien Llanas qui a joué un rôle de pionnier dans ce domaine !

Les jeux sérieux à l’Académie Mercredi, 6 octobre 2010

… à l’Académie de Créteil qui propose une sélection de serious games classés selon les domaines d’enseignement.

C’est à découvrir ICI pour trouver votre bonheur.

Discover Babylon : un serious game mésopotamien Dimanche, 29 août 2010

Image de prévisualisation YouTubeEn ces temps de rentrée et de début de programme de 6ème,  l’orient ancien est dans toutes nos têtes. C’est l’occasion de présenter le jeu américain Discover Babylon. Produit par la Fédération des Scientifiques Américains, l’Université de Californie, la Cuneiform Digital Library Initiative et plusieurs autres institutions prestigieuses, ce jeu sérieux ne manque pas d’intérêt. Plongé d’abord dans la peau d’un scientifique du musée de Baltimore vous devrez d’abord réunir un certain nombre d’informations et d’objets concernant les civilisations mésopotamiennes. Dans un deuxième temps, immergé dans l’orient ancien et incarnant un jeune scribe, vous devrez résoudre un certains nombre de problèmes et d’énigmes afin de collecter des informations et de progresser dans le jeu.

Bien que de conception déjà ancienne (le fonctionnement se rapproche des premières versions d’Egypte, l’énigme de la tombe royale ou de Versailles), ce jeu propose un assez bon équilibre entre l’aspect ludique et le volet didactique. Les épreuves sont variées et restent accessibles (on n’est pas coincé 15 jours par une énigme impossible comme dans certains autres jeux que je ne nommerais pas). On progresse donc assez vite ce qui permet de ne pas se lasser trop rapidement.  En revanche les déplacements sont parfois inutilement fastidieux. J’avoue cependant y avoir passé quelques heures, poussé par l’envie de franchir les différents niveaux … Il m’en reste d’ailleurs encore pas mal et j’y retourne de ce pas !

S’il parait difficile de l’utiliser dans le cadre de la classe, ce jeu pourrait être un bon outil complémentaire pour les élèves de sixième s’il n’était intégralement en anglais, ce qui est bien dommage.

Le site du jeu

2025 ex machina Jeudi, 18 février 2010

Un titre comme ça, ça en jette, non ?

Il s’agit d’un jeu sérieux en ligne, proposé dans le cadre de « internet sans crainte », pour sensibiliser les djeunes à ce qui peut être publié ou pas sur les réseaux sociaux. Quel est le gameplay (mazette, quel vocabulaire !) ? Un djeune (joué par vous, quelle chance !) doit gérer son profil de réseau social en ligne, sur lequel arrive des photos publiées par d’autres, des demandes de mises en relation d’ « amis » dont vous avez vaguement entendu parler et des commentaires. Le but ? Eviter qu’une photo compromettante pour son avenir professionnel ne soit publiée (en réalité, un court-métrage amateur qui met en scène l’assassinat fictif d’un chat, euh… l’animal qui rend allergique, pas la discussion en ligne). Le joueur doit accepter ou pas ce qu’on lui propose et une barre d’évaluation mesure son activité et sa prudence (s’il ne fait rien, l’activité sera nulle mais la prudence forte; inversement, s’il accepte tout, l’activité sera forte et la prudence faible, l’idéal étant d’atteindre une activité ET une prudence fortes).

Après une partie, je dois avouer être moyennement convaincu :

- les graphismes sont sophistiqués, mais on a du mal à s’identifier à qui que ce soit, vu que tous les personnages sont réduits à l’état de silhouettes. C’était trop cher des acteurs ?

- le principe du voyage dans le passé pour effacer ses traces est quand même moyennement réaliste…

- on n’a pas le sentiment d’avoir prise sur grand chose quand on gère son profil sur le réseau social : ça se limite à « accepter » ou « refuser » (et quand on accepte, à sélectionner le niveau d’inimité avec soi-même). On sait d’emblée que si on accepte tout, la prudence va chuter, alors que si on n’accepte rien, c’est l’activité qui va être nulle.

- le logiciel réseau social est fictif. Je comprends que les concepteurs n’aient pas pu simuler Facebook, mais c’est quand même dommage de ne pas simuler cet outil … car c’est bien lui qui est en cause, non ?

- le personnage simulé craint surtout pour sa carrière professionnelle. Je me trompe où l’enjeu de la conservation des données personnelles est bien plus important que cela ?

Pour résumer, il me semble qu’on a ici un des travers du « jeu sérieux » (déjà évoqué par Julian Alvarez dans sa thèse) : un excès d’habillage (scénaristique, graphique…) pour aboutir à des conseils de bon sens.

On attend ce que va donner l’épisode 2…

PS : j’en profite pour signaler l’excellent dossier du Okapi 876 de septembre 2009 qui, en quelques pages, décrit précisément les pièges actuels d’internet pour nos djeunes… en 6 pages bien aérées ! Pas interactif, pas multimédia, pas financé par l’UE mais très efficace…

Libé et les serious games Vendredi, 25 décembre 2009

Entre le réveillon et le chapon du midi, il me reste quelques minutes pour vous souhaiter, au nom du réseau Ludus, un très joyeux noël et nos meilleurs voeux ludiques ET pédagogiques pour 2010 ainsi que pour dire deux mots d’un sympathique cadeau de noël offert par le quotidien Libération dans son édition des 24 et 25 décembre : une quasi pleine page sur les jeux sérieux.

Bruno Icher, le spécialiste maison,  s’y informe aux meilleures sources puisqu’il cite la thèse de Julian Alvarez et offre un tableau rapide mais complet et juste de l’évolution des serious games ces dernières années. Il y rappelle aussi la place faite au développement de jeux sérieux dans le volet numérique du plan gouvernemental de relance de l’économie.

C’est à lire en ligne ici.

Du coup, un bonheur n’arrivant jamais seul, au cours de ma recherche dans les archives de Libé, je suis tombé sur la liste des articles sur les sérious games depuis 2006. Bon, c’est vrai, j’aurais pu y penser plus tôt !  En tous, cas voila une petite plongée dans l’histoire du » jeu vidéo à message » (oui, c’est plus long et moins américain que serious game… Le concours pour trouver un nouveau nom continue !) qui ne manque pas d’intérêt.

C’est à explorer ici