« Les ARRIVANTS » Un film de Claudine Bories et Patrice Chagnard.

Le Mercredi 28 Avril 2010 à 20h,le cinéma « Le Sémaphore » de Nîmes et RESF organisent une soirée exceptionnelle, autour du film « Les ARRIVANTS » de Claudine Bories et Patrice Chagnard.

 Ce film (1h53) décrit le quotidien d’un centre d’accueil de familles demandeuses d’asile. Sans parti pris, sans commentaires, il donnevie à cet enjeu du « Droit d’Asile » dans la France d’aujourd’hui, il met en lumière l’humanité des gens, pour sortir de la logique du chiffre. Des vies broyées par le chaos du monde tentent de se faire reconnaître et accepter. Le film donne à réfléchir, à s’émouvoir et l’envie d’agir.

Participeront au débat : le réalisateur, un responsable de CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile), un avocat spécialiste du Droit des Etrangers, une juriste de la DER (Défense des Etrangers Reconduits) et le public. 
Réservez votre soirée, diffusez l’information (affichette ci-jointe,pdf), une pré-vente est organisée à partir du 22 au cinéma. Dossier de presse: ici »pdf »
 
  
 Ce documentaire a obtenu : le prix « Colombe d’Or » à Leipzig en 2009 et le prix du « Meilleur Film HUMAN RIGHTS » à Varsovie en 2009. (Voir la bande-annonce).

 
 

 France Inter, Nicolas DEMORAND  Le film « Les Arrivants » avec les réalisateurs Claudine Bories et Patrice Chagnard.

Rapports et actualité  le droit d’asile en France,(ci dessous en pdf sur)

 
Le point de vue d’Eolas sur la grève de 2009 à l’OFPRA avec une comme toujours une présentation pédagogique du droit d’asile.

ENTRETIEN
Le Sémaphore et Réseau éducation sans frontières présentent ce soir le film « Les arrivants ». Patrice Chagnard, un des deux réalisateurs, sera présent pour le débat
Quand avez-vous décidé de tourner ce film et pourquoi ?
Un film comme ça, cela représente quatre années de travail. Quand on en a eu l’idée, c’était bien avant le débat sur l’identité nationale. Il y a quatre ans, on pensait déjà que la question des flux migratoires était très importante. Et elle l’est encore plus aujourd’hui.

Pourquoi vous êtes-vous intéressés aux demandeurs d’asile ?
On s’est focalisé sur le droit d’asile car nous avons constaté qu’il y avait une confusion systématiquement entretenue entre les immigrés clandestins, les sans-papiers et les
Recueilli par Cathy ROCHER crocher@midilibre.com

Ce soir au cinéma Le Sémaphore, rue Porte-de-France, à 20 heures. Plein tarif : 5,90 ?


demandeurs d’asile. On mélange tout cela alors qu’il s’agit de statuts juridiques différents. Cette confusion arrange probablement des gens qui veulent créer une suspicion sur tous les étrangers. Alors que le droit d’asile est régulé par la convention de Genève, signée par la France. C’est un cadre juridique très précis.

Quel est le lieu choisi ?
Ce n’est pas un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada). C’est une plateforme d’accueil d’urgence qui reçoit à Paris, tous les jours, des familles qui arrivent épuisées après une odyssée qui a duré parfois plusieurs mois. Certains sont lâchés par les passeurs devant la porte. D’autres ne savent même pas dans quel pays ils sont. Beaucoup de familles ont refusé de témoigner par crainte de représailles.
Cette plateforme est financée par l’Etat qui en a délégué la gestion au centre d’action sociale protestant. Elle offre un hébergement provisoire en attendant que ces demandeurs d’asile soient éligibles en Cada.

Mais vos personnages sont aussi des travailleurs sociaux ?
Tout à fait. Le sujet du film c’est la problématique de l’accueil. Le choc est aussi du côté des travailleurs sociaux. Ils vivent la violence d’avoir à faire un tri, de dire non. Ils sont pris entre ce désir d’aider, la compassion pour ces familles, les valeurs qu’ils cherchent à défendre et puis les règles qu’ils ont le devoir d’appliquer. D’un côté, on dit : les demandeurs d’asile doivent être accueillis le temps d’examiner leur demande et en même temps, l’Etat ne donne pas vraiment tous les moyens d’accueillir.
Du coup, il y a une violence institutionnelle très grande dans ce lieu. Cela révèle les contradictions du système.
Photo Julie ROMANO

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