CRA de Nîmes: Ils avaient été placés en quarantaine pour cause de Gale et ils ont été privés de leurs droits. Ils sont libres!

 16 janvier: Un premier cas de gale avait été repéré par le médecin du Cra.

 Lundi 07/02: La Cour d’appel confirme la première désision de juge des libertés et de la détention qui avait annulé le placement en rétention de 17 retenus. Ils  avaient été  placés en quarantaine pour cause de Gale.

 Vendredi 11/02/2011:  9 retenues sortes du CRA

Samedi 12/02/2011: Le syndicat de Police Alliance demande la fermeture et la décontamination du CRA.

 

 

 

 

 

CRA Neuf retenus sortent

Parce qu’entre autres ;  »l’administration n’a pas pu fournir un hébergement garantissant l’innocuité totale des locaux du centre de rétention administratif  » ou encore parce qu’elle ,’avait « aucune information sur les cas de gale ou sur les traitements des personnes contaminées » le juge des libertés et de la détention a annulé le placement en rétention de neuf étrangers en situation irrégulière, hier.

Depuis la mi-janvier, des cas de gale auraient été constatés au centre de rétention de Nîmes.
Pour autan, le centre de rétention n’a jamais fermé ses portes. Et la gestion chaotique de cette crise à Nîmes a suscité bien des réactions. Hier, seuls deux retenus nouvellement arrivés étaient au centre de rétention.

Côté policier, le syndicat Alliance a indiqué hier soir «  qu’après  l’apparition de certain symptômes, des collègues du centre de rétention ont consulté leur médecin et sont ce week-end en arrêt maladie »

CR

 

 

  

 Gale au centre de rétention de Nîmes: Un témoin parle!

 

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 Des cas de gale au centre de rétention de Nîmes!

 

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Lundi 07/02/2011

 

 


Édition du mardi 8 février 2011

Les étrangers en quarantaine libérés

Des cris de joie, des poings qui se serrent… Hier, la cour d’appel a rejeté le maintien en rétention de 17 étrangers en situation irrégulière et placés au centre de rétention (Cra) de Nîmes. Ils étaient tous en quarantaine et bloqués dans leur chambre depuis mercredi et jusqu’à samedi. Un premier cas de gale avait été repéré par le médecin du Cra le 16 janvier dernier. Les jours suivants, un policier était contaminé. 
C. R.

Apparemment, selon plusieurs témoins, le protocole qui doit alors être mis en place pour éviter toute propagation a été mal appliqué au centre de rétention. D’autres parlent d’une   « gestion chaotique de cet épisode de gale ». Car selon le rapport du médecin du Cra produit hier par Me Pascale Chabert-Masson, six cas de gale ont été relevés depuis le 11 janvier et 22 personnes présentaient des prurits. S’appuyant sur deux expertises, la préfecture assure qu’aucun cas de gale n’est avéré… tout en plaçant une trentaine de personnes en quarantaine.

Les associations qui soutiennent les retenus ont alors beau jeu de relever les   « contradictions entre les déclarations officielles et les mesures prises » ou encore   « un problème de santé public inquiétant ». Le centre de rétention de Nîmes reste ouvert.. malgré tout.

Samedi, les retenus en quarantaine ont été regroupés dans une partie du centre de rétention pendant que les policiers de la police aux frontières nettoyaient les salles. Une partie des retenus – apparemment leur période de séjour arrivait légalement à terme – a été libérée ce même jour.

Hier devant la cour d’appel, Me Chabert Masson a rappelé que pendant cette quarantaine, les droits des retenus n’avaient pas été respectés. Elle a été entendue. Les retenus sont repartis libres.

 

 

Édition du dimanche 6 février 2011

Gale ou pas, les étrangers du Cra en quarantaine  

 

Il n’y a pas de gale au centre de rétention administrative. » C’est ce qui a été déclaré par le représentant de la préfecture, hier, au tribunal de grande instance de Nîmes. Il a rappelé qu’il s’appuyait sur les rapports de deux experts, dont un dermatologue, qui ont examiné trois retenus et pris des conclusions dans ce sens.

 

Gale ou pas, le Centre de rétention administrative (Cra) a vécu une semaine agitée. Selon une source qui souhaite rester anonyme, un policier aurait été contaminé. Et les retenus ont été placés en quarantaine en milieu de semaine. Les militants des associations ou leurs proches qui voulaient leur rendre visite, comme il est de droit, ont donc trouvé porte close.

 

Contradictions entre déclarations officielles et mesures prises
« Tant mieux s’il n’y a pas de gale. Mais pourquoi, alors, les retenus ont été placés en quarantaine depuis mercredi ? » ,reprend Luisa Benbouzid (CGT). « Et s’il y a bien eu des cas de gale, pourquoi n’a-t-on pas soigné tout le monde ? Comme à Sète, il y a quelque temps. La gale, c’est aussi un problème de santé publique », reprend Patrick Michel. La plupart des militants soulignent les contradictions entre les déclarations officielles et les mesures prises au Cra.
Vendredi, le juge des libertés et de la détention a annulé le placement en rétention de 32 retenus. Le procureur de la République a fait appel. « Pendant cette quarantaine, ces personnes retenues n’ont pu recevoir de visite, voir leur avocat… Ils ont été privés de leurs droits », déclare Me Pascale Chabert- Masson, leur avocate.

 

Hier au centre de rétention, les retenus en colère ont manifesté leur exaspération. La quarantaine a pris fin. Selon des témoins, les chambres ont été désinfectées. La plupart des retenus demanderont demain devant la cour d’appel de Nîmes l’annulation de leur placement en rétention.

 

CATHY ROCHER

 

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