Category Archives: Alès

Midi Libre: Mercredi 19 Octobre 2011, Le retour de Muslum en France célébré. RESF Gard Alès

 

Une fête a été organisée

La petite famille enfin réunie au goûter à l’école. Photo J.-F. GALLIER 

L’heure était à la fête hier, même si le combat est loin d’être terminé.
Un goûter a été organisé à l’école Romain-Rolland pour célébrer le retour du papa d’Ali, un des élèves.
Muslum, le papa est enfin de retour ! Il y a un an, le père de famille avait été arrêté, incarcéré et expulsé en Turquie laissant sans ressource sa femme et ses deux enfants, Ali, 10 ans et sa petite sœur âgée de 2 ans, à Alès.
Muslum s’est installé en France où il a travaillé pendant dix ans pour fuir les persécutions dont il était victime en tant que Kurde. Hier, pour fêter son retour, même s’il est toujours sans papiers et que le combat continue pour lui, et pour RESF et les parents d’élèves qui le soutiennent, le goûter a permis de souligner l’engagement de tous.
Ali entouré de ces copains ne cachait pas sa joie. « C’est super de retrouver mon père.
Il
m’a beaucoup manqué. Pendant son absence, tout le mondeme demandait des nouvelles.Ça fait chaud au coeur. »
Quant à Muslum, il reste inquiet.« Je n’ai pas encore déposé mon dossier en préfecture. Mais cette fois-ci j’ai bon espoir. Je suis intégré, ma famille également. Je souhaite rester ici, c’est chez moi. »
Un parcours et une histoire à suivre donc.
L. D.

 Signez la pétition; Pour la régularisation des parents d’Ali et Ayse

 

Alès Le père de famille expulsé est de retour en France

LAURE DUCOS 25/10/2011

La petite famille est enfin réunie. En espérant que cela puisse continuer.(Photo J. F. GALLIER)

Muslum Oktay se bat pour que sasituation soit
régularisée, ainsi que celle de sa femme et de ses deux enfants.

Sans cesse à l’affût de tout. Muslum Oktay est actuellement sans-papiers.

Et quand il fait un acte anodin comme rencontrer un journaliste de Midi Libre dans un café un dimanche après-midi désert, il ne peut s’empêcher de regarder autour de lui à chaque instant pour vérifier que la police ne va pas une fois de plus l’arrêter.

La peur au ventre et avec beaucoup de pudeur, il confie ce qu’est sa vie aujourd’hui, en France, la vie d’un homme sans papiers, expulsé il y a un an et de retour en France depuis quelques semaines pour revoir sa famille.

C’est à Alès qu’il a choisi de s’installer et d’élever ses enfants. Sa vie est ici et nulle part ailleurs. Son frère et son cousin habitent la capitale cévenole, ainsi que ses amis et ses collègues. Pourtant il vit dans la clandestinité. D’origine kurde, il a dû quitter la Turquie.

« Mon objectif à l’époque était de partir de Turquie »

« C’était il y a plus de dix ans. Mon objectif à l’époque était de partir de Turquie », confie-t-il avec son accent à demi-voix. En effet, étudiant à l’université il a participé à des manifestations. Ces dernières étant illégales dans son pays d’origine, il est menacé, la police se rend chez lui… Il paie un passeur et arrive en France en transitant par la Bosnie.

Il s’installe alors à Marseille en 2001 où il trouve des emplois. « Je travaillais sur des chantiers. De petits boulots en petits boulots j’ai appris le français. J’ai même été déclaré pendant quelques années. » Pendant ce temps, sa femme accouche. Son petit
Ali, il lui faudra attendre huit ans pour le rencontrer, une fois qu’il a pu obtenir des visas pour sa femme et son fils. « C’est dur de recréer des liens avec son enfant quand on ne l’a pas vu grandir. » Ali rentre au CP dans une école à Alès et petit à petit, père et fils apprennent à s’apprivoiser.

En 2009, les 1res interpellations

Reste une chose, la peur de sortir dans la rue pour se promener. Et puis en 2009 commencent les interpellations, au bar sur des chantiers, dans la rue en
présence de son fils. Il y a un an, il est arrêté et expulsé. « Je n’ai même pas pu tenir au courant ma famille. Ça a été très dur. »

Pendant ce temps, son petit garçon Ali s’occupe de tout. En plus du manque de son père, il traduit tous les documents et les discussions pour sa maman Sultan, il a
peur pour sa petite sœur Ayse, il devient le chef de famille et est confronté à des problèmes d’adulte tout en ayant que 9 ans. Il refuse même de partir en vacances pour éviter de laisser sa mère et sa sœur seules. Ses amis à l’école le soutiennent, demande des nouvelles, sa maîtresse également et une solidarité s’installe autour du petit garçon. Au retour de Muslum il y a quelques semaines, Ali confiait qu’il était soulagé.

Aujourd’hui, Muslum sort très peu, son fils a peur de la police. Même pour aller chercher Ali à l’école il hésite et se cache. « J’ai toujours travaillé depuis dix
ans. J’ai des promesses d’embauche. Je suis intégré, mon fils fait sa scolarité
ici.

Cette situation n’est pas vivable. Nous voulons juste avoir une vie normale. Et notre vie est ici. »

Solidarité

L’histoire de Muslum et de sa famille a déjà mobilisé. Une opération “cartes postales”, des dessins des écoliers amis d’Ali très touchés par cette histoire, déjà l’an dernier. Son dossier pour sa régularisation va être déposé d’ici quelques jours. « Sa famille et sa vie sont ici. Nous demandons à la préfecture de régulariser la situation de Muslum et de sa famille en leur accordant un titre de séjour Vie privée et familiale”, explique Pascale Kerrien de RESF.

L’Entraide protestante de Lasalle vient de leur faire un don pour les aider en cette période de rentrée scolaire et une pétition est à signer en ligne. « Toute cette solidarité, ça me montre que je ne suis pas tout seul et ça me fait chaud au cœur », confie Muslum

Signez pa pétition; Pour la régularisation des parents d’Ali et Ayse

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Édition du samedi 18 décembre 2010

La mobilisation ne faiblit pas pour les Oktay

 

RAPPEL Le père d’Ali et d’Ayse, Muslum, a été expulsé le 28 octobre Le préfet Hugues Bousiges   est prévenu ! RESF (Réseau éducation sans frontières) ne lâchera pas la famille Oktay dont le père a été expulsé le 28 octobre dernier pour Istanbul, laissant par là même derrière lui, deux enfants sans papa, Ayse (1 an) et Ali (9 ans), élève de CE2, à l’école Romain Rolland d’Alès.

Arrivé en France début 2001, Muslum Oktay, engagé dans des mouvements de contestation kurde, avait fait moult démarches de demande d’asile politique, toujours restées lettre morte. Recherché par les autorités turques, il a dû fuir son pays pour la France où il n’a depuis, jamais cessé de travailler dans le secteur du bâtiment.

Pour aider la famille Oktay, les élèves des écoles Romain Rolland et Veigalier/Mendajors ont récemment fait des dessins qui illustreront des cartes postales envoyées ensuite au préfet du Gard, lui demandant la régularisation de Muslum Oktay. Car, vous l’aurez compris, ce dernier était sans-papiers.

Ales. Expulsion Les parents d’élèves mobilisés à Clavières

DR
Une pétition circule   actuellement sur le quartier de Clavières à Alès après l’expulsion d’un père de famille turc, le 28 octobre dernier.
Muslum Oktay vit et travaille en France depuis 10 ans où il avait fait plusieurs démarches de demande d’asile politique qui ont toutes été rejetées. Marié et papa de deux enfants dont une petite fille d’un an, il laisse à Alès toute sa famille dont le garçon est scolarisé à Clavières, à l’école Romain-Rolland.
Depuis jeudi, les parents d’élèves de l’école, avec l’appui des enseignants et du Réseau éducation sans frontières (RESF), font signer une pétition pour demander le retour de Muslum Oktay et la régularisation de sa situation.
«   Les parents d’élèves sont mobilisés parce qu’ils compatissent pour le petit qui est scolarisé à l’école», explique une maman. «   L’enfant a énormément progressé depuis la rentrée. Il a une soif d’apprendre incroyable et il est très motivé. Il a pratiquement rattrapé son retard en lecture. C’est un enfant qui n’a aucun problème de comportement et l’expulsion de son papa est lourde à porter pour lui », confirme Angélique, une des enseignantes de l’école.
Malgré tout, RESF garde bon espoir de faire valoir de nouveaux arguments au préfet pour la régularisation de Muslum Oktay. «   Depuis 5 ans que nous existons, c’est la première fois que l’on nous expulse un papa », confie Daniel Angot (RESF). «   Nous avons des arguments qui peuvent être compris par le préfet.»

 

 

 

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5 Éme Anniversaire Resf Alès avec Muzik’action le Samedi 14 Mai 2011

SAMEDI 14 MAI 2011
Au Centre Culture et Loisirs de Bessèges  à partir de 20H

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Mobilisation de l’école Romain Rolland autour du retour et de la régularisation de Monsieur OKTAY


Édition du samedi 18 décembre 2010


La mobilisation ne faiblit pas pour les Oktay

 
RAPPEL Le père d’Ali et d’Ayse, Muslum, a été expulsé le 28 octobre Le préfet Hugues Bousiges   est prévenu ! RESF (Réseau éducation sans frontières) ne lâchera pas la famille Oktay dont le père a été expulsé le 28 octobre dernier pour Istanbul, laissant par là même derrière lui, deux enfants sans papa, Ayse (1 an) et Ali (9 ans), élève de CE2, à l’école Romain Rolland d’Alès.

Arrivé en France début 2001, Muslum Oktay, engagé dans des mouvements de contestation kurde, avait fait moult démarches de demande d’asile politique, toujours restées lettre morte. Recherché par les autorités turques, il a dû fuir son pays pour la France où il n’a depuis, jamais cessé de travailler dans le secteur du bâtiment.

Pour aider la famille Oktay, les élèves des écoles Romain Rolland et Veigalier/Mendajors ont récemment fait des dessins qui illustreront des cartes postales envoyées ensuite au préfet du Gard, lui demandant la régularisation de Muslum Oktay. Car, vous l’aurez compris, ce dernier était sans-papiers.

  
 

 Ales. Expulsion Les parents d’élèves mobilisés à Clavières

 DR
Une pétition circule   actuellement sur le quartier de Clavières à Alès après l’expulsion d’un père de famille turc, le 28 octobre dernier.
Muslum Oktay vit et travaille en France depuis 10 ans où il avait fait plusieurs démarches de demande d’asile politique qui ont toutes été rejetées. Marié et papa de deux enfants dont une petite fille d’un an, il laisse à Alès toute sa famille dont le garçon est scolarisé à Clavières, à l’école Romain-Rolland.
Depuis jeudi, les parents d’élèves de l’école, avec l’appui des enseignants et du Réseau éducation sans frontières (RESF), font signer une pétition pour demander le retour de Muslum Oktay et la régularisation de sa situation.
«   Les parents d’élèves sont mobilisés parce qu’ils compatissent pour le petit qui est scolarisé à l’école», explique une maman. «   L’enfant a énormément progressé depuis la rentrée. Il a une soif d’apprendre incroyable et il est très motivé. Il a pratiquement rattrapé son retard en lecture. C’est un enfant qui n’a aucun problème de comportement et l’expulsion de son papa est lourde à porter pour lui », confirme Angélique, une des enseignantes de l’école.
Malgré tout, RESF garde bon espoir de faire valoir de nouveaux arguments au préfet pour la régularisation de Muslum Oktay. «   Depuis 5 ans que nous existons, c’est la première fois que l’on nous expulse un papa », confie Daniel Angot (RESF). «   Nous avons des arguments qui peuvent être compris par le préfet.»

 

RESF d’Alès organise une soirée Samedi 27 février.

RESF d’Alès organise une soirée Samedi 27 février 2010 à partir de 19h
A la Maison pour Tous de St Christol lèz Alès

Buvette et restauration sur place (ce qui finance la soirée et le réseau)
Musique : Christy’s (Jazz BossaNova Swing), Bossanovamente, Les Insomniak’s (Blues, Rock), Akwe (bonheur acoustique)
Expo photos : « Au fil des semaines auprès des sans-papiers » de Carole Achache

Article Midi Libre : http://www.midilibre.com/articles/2010/02/21/VILLAGES-Le-Reseau-education-sans-frontiere-prepare-sa-fete-1120260.php5

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Journée nationale des cercles de silence Mardi 26 mai 2009

A la veille des élections européennes, les cercles de silence organisent
une journée nationale exceptionnelle le mardi 26 mai 2009 : ils auront
lieu le même jour dans une centaine de villes de France. A cette
occasion, les candidats aux élections européennes seront interrogés sur
leur position quant aux questions concernant les sans-papiers et plus
généralement les politiques de l’immigration en France et en Europe.

Les cercles de silence, initiés à Toulouse fin 2007, rassemblent
aujourd’hui chaque mois près de 10 000 citoyens, dans plus de 120 villes
en France. Depuis plus d’un an, ce mouvement citoyen interpelle la
société française sur le traitement inhumain infligé en son nom aux
migrants privés de papiers.

Il dénonce, en silence, l’enfermement systématique et l’expulsion
chiffrée des étrangers sans titre de séjour, et les pas successifs qui
banalisent d’importantes atteintes aux Droits de l’Homme. Même sans
papiers, l’étranger ne doit pas être traité comme un délinquant. Et
derrière les quotas d’expulsion (28 000 expulsions programmées en 2010),
c’est la vie d’hommes, de femmes, de familles et d’enfants qui se brise.

Ce mouvement est non-violent : mais il considère que la situation que
vivent les étrangers en France et en Europe est extrêmement grave. Il en
appelle à la conscience de ceux qui font les lois, de ceux qui les
appliquent et de ceux au nom de qui elles sont faites, pour une
politique plus respectueuse de la dignité des étrangers.

Les cercles de silence regroupent des citoyens qui défendent les
« sans-papiers ». Ils sont soutenus par de nombreuses organisations
nationales, laïques et religieuses, ainsi que par de nombreux réseaux et
associations locales impliqués dans l’accueil des étrangers en France.

À Nîmes : Mardi 26 mai 2009, de 18h à 19h sur la Place de la Maison Carrée.

À Alès : Mardi 26 mai 2009, de 18h à 19h devant le parvis du Cratère.

Tract :

cercle-de-silence_2_

Vendredi aux Acardes d’Alès : Douce France suivi de Père Noël au balcon

Deux films, le documentaire « Douce France » et la fiction « Père Noël au balcon », réalisés par les élèves de l’option audiovisuelle du lycée Jean-Baptiste Dumas, seront projetés ce vendredi 15 mai à 21h, au cinéma les Arcades.

Ce travail réalisé en majeure partie à Alès parle de « l’identité nationale » et de la politique migratoire.

Un débat sur les questions de l’identité et de ses déclinaisons politiques s’en suivra.
Il sera animé par Yaëlle Lavallée et Gérard Génarez, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Baptiste Dumas, ainsi que par des militants associatifs.

La recette de la soirée sera entièrement reversée aux associations organisatrices.

Tarifs :
adultes 4 €
lycéens 2 €

(ci joint l’affiche des films « Douce France » et « Père Noël au balcon » . Merci de l’imprimer et de la diffuser)

douce-france.pdf

Alès, premier cercle du silence

Samedi 21 Février 2009, de 16 H à 17 H, Place du théatre à Alès, vous êtes invités pour le premier cercle du silence à Alès.