Ci-dessous une affiche d’RESF30 en PDF pour format A3:
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Nous projetterons le film documentaire de Nicolas FERRAN
« Les amoureux au ban public »
Un débat suivra la projection, avec des membres de l’Association des « Amoureux du ban public » et des associations co-organisatrices : la FASTI, la LDH et la CIMADE.
Réservez votre soirée, venez nombreux !!
Etat français condamné par CEDH pour la rétention de jeunes migrants accompagnés de leurs parents
Au moment où le super ministre des expulsions, cerbère zélé de « l’identité nationale », se réjouit, quitte à manipuler les chiffres, d’un bilan qui brise un peu plus de vies et déchire toujours davantage de familles et d’enfants, la rencontre nationale du Réseau Education Sans Frontières qui vient d’avoir lieu à Amiens les 14 et 15 janvier a mis en évidence une autre réalité : la solidarité quotidienne des écoles, des collèges et des lycées, celle des villes et des quartiers avec des migrants confrontés à des situations de précarité extrêmes, l’exigence du respect des droits pour tous.
Trois militants du RESF30 ont participé avec plus de 200 militants venus d’une cinquantaine de départements de France et des DOM-COM se sont réunis pour faire le point de la politique actuelle de l’immigration.
- Ils ont dressé le bilan des résistances citoyennes, souvent victorieuses, face à la politique répressive des préfectures, à la multiplication des mesures d’enfermement et aux tentatives de reconduite forcées à la frontière.
- Ils ont décidé perspectives d’action et campagnes pour les mois qui viennent.
- Ils ont adopté une « Adresse aux citoyens et aux candidats aux élections présidentielle et législative 2012« . Ce texte énonce un certain nombre d’exigences immédiates et réclame une refonte de la législation, y compris des législations d’exception qui pénalisent particulièrement les migrants des territoires d’Outre-mer.
Vous la trouverez ci-dessous
Cette rencontre réussie a montré que l’espoir d’une véritable politique alternative en matière d’immigration était partagé, non seulement par des parents d’élèves ou des enseignants, mais par de nombreux citoyens représentant de larges couches de la société française.
Les allocutions de bienvenue
Adresse du Réseau Education Sans Frontières aux citoyens, aux candidats à la présidentielle et aux législatives de 2012
Madame Sandra SALKANOVIC et ses enfants Doriana, Stéfano, Joseph, Philippo, Jimmy et Kévin, gravement persécutés pour des raisons ethniques, ont dû fuir le Monténégro. Ils sont arrivés en France en février 2010.
Malgré les menaces qui pèsent sur eux, leur demande d’asile a été refusée.
Doriana, jeune majeure, aide sa mère à s’occuper des enfants et prend des cours de français. Stéfano et Joseph sont scolarisés aux collèges Diderot et Daudet, Jimmy et Philippo à l’école élémentaire des Prés saint Jean et Kévin à l’école maternelle des Prés Saint Jean à Alès.
Nous, parents d’élèves, enseignants et citoyens, refusons l’idée que des personnes en danger dans leur pays soient contraintes d’y retourner.
Nous demandons que soit délivré à la famille Salkanovic un titre de séjour « vie privée familiale » à titre humanitaire afin que les enfants puissent continuer à grandir en France sans subir d’autres traumatismes.
Signez la pétition; Pour la régularisation des parents d’Ali et Ayse
Midi Libre SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2011
Muslum et sa famille sont en attente d’une régularisation.
Une initiative collective, mais surtout un acte symbolique.
Aujourd’hui à partir de 16 h devant le tribunal d’Alès, un parrainage citoyen se déroulera à l’occasion du prochain Cercle de silence en soutien à la demande de régularisation de la famille Oktay.
Une famille kurde installée à Alès depuis plusieurs années. Chacun peut ainsi venir les soutenir.
« La meilleure protection pour cette famille, c’est la protection collective, explique Pascale Kerrien de Réseau éducation sans frontières(RESF).
Mais c’est un véritable engagement. » La marraine ou le parrain s’engage à soutenir la famille en cas de besoin, à participer aux mobilisations éventuelles organisées par ceux qui ont constitué, avec la famille, le dossier de demande de régularisation (RESF, Cimade…) et à être présent dans la mesure du possible, en cas de procédure devant le tribunal administratif de Nîmes, ou à défaut, à soutenir la famille, particulièrement en ces pénibles circonstances, par toutes sortes d’attentions (visites…).
Muslum Oktay a quitté la Turquie pour fuir les persécutions dont il était victime. Il vit et travaille en France.
Une vie souhaitée en France
En 2008, il est rejoint par son épouse, Sultan et son fils Ali qu’il voit pour la première fois. Scolarisé, le petit Ali est aujourd’hui en CM1 à l’école Romain-Rolland qui apporte beaucoup de soutien à la famille.
Il joue comme les autres enfants, s’occupe de sa petite soeur Ayse, mais s’inquiète du sort qui leur sera réservé si jamais ils étaient arrêtés.
Muslum, lui, a déjà été arrêté et expulsé avant de revenir en France rejoindre sa famille.
Leur dossier, demandant le réexamen de leur situation pour leur accorder un titre de séjour “Vie privée et familiale”, sera déposé en préfecture dans les prochains jours. Alors chaque soutiensupplémentaire est une chance de plus dans la régularisation.
LAURE DUCOS
Signez la pétition; Pour la régularisation des parents d’Ali et Ayse
Midi Libre : LUNDI 19 DÉCEMBRE 2011
L’action a bien fonctionné
Cinquante parrains et marraines pour la famille Oktay toujours sans-papiers, qui habite depuis des années Alès. Avant le dépôt de dossier en préfecture, une nouvelle action a eu lieu samedi devant le tribunal : un parrainage collectif.
Muslum, le père de famille et son épouse Sultan ont été très touchés par ces 50 engagements et soutiens.« C’est un beau cadeau de Noël. »
Pendant ce temps, leurs enfants, Ali et Ayse profitaient des animations de Noël de la ville. Du côté de RESF, c’est un très bon début.
La petite famille enfin réunie au goûter à l’école. Photo J.-F. GALLIER
L’heure était à la fête hier, même si le combat est loin d’être terminé.
Un goûter a été organisé à l’école Romain-Rolland pour célébrer le retour du papa d’Ali, un des élèves.
Muslum, le papa est enfin de retour ! Il y a un an, le père de famille avait été arrêté, incarcéré et expulsé en Turquie laissant sans ressource sa femme et ses deux enfants, Ali, 10 ans et sa petite sœur âgée de 2 ans, à Alès.
Muslum s’est installé en France où il a travaillé pendant dix ans pour fuir les persécutions dont il était victime en tant que Kurde. Hier, pour fêter son retour, même s’il est toujours sans papiers et que le combat continue pour lui, et pour RESF et les parents d’élèves qui le soutiennent, le goûter a permis de souligner l’engagement de tous.
Ali entouré de ces copains ne cachait pas sa joie. « C’est super de retrouver mon père.
Il m’a beaucoup manqué. Pendant son absence, tout le mondeme demandait des nouvelles.Ça fait chaud au coeur. »
Quant à Muslum, il reste inquiet.« Je n’ai pas encore déposé mon dossier en préfecture. Mais cette fois-ci j’ai bon espoir. Je suis intégré, ma famille également. Je souhaite rester ici, c’est chez moi. »
Un parcours et une histoire à suivre donc.
L. D.
Signez la pétition; Pour la régularisation des parents d’Ali et Ayse
A l’initiative du Réseau Education Sans Frontière d’Alès, de la section alésienne de La Ligue des Droits de l’Homme et de l’antenne locale de la CIMADE, un parrainage citoyen se déroulera à l’occasion du prochain Cercle de Silence, en soutien à la demande de régularisation de la famille OKTAY, famille turque installée à Alès depuis plusieurs années.
C’est en 2000 que Muslum, qui a fui les persécutions dont sont victimes les Kurdes en Turquie, est arrivé en France pour y vivre et y travailler.
En 2008, il est rejoint par sa femme, Sultan, et leur fils, Ali, aujourd’hui scolarisé en classe de CM1 à l’école Romain Rolland de Clavières.
En 2009, la famille s’est agrandie avec l’arrivée d’une petite sœur Ayse, née à Alès et âgée aujourd’hui de deux ans.
En Octobre 2010, Muslum a été arrêté et expulsé vers la Turquie, laissant Sultan, Ali et Ayse seuls et sans ressources.
Aujourd’hui Muslum est revenu à Alès et a retrouvé sa femme et ses deux enfants mais il est toujours en situation irrégulière.
Enseignants et parents d’élèves de l’école Romain Rolland apportent leur soutien à la famille et souhaitent que Muslum puisse rester vivre en France auprès de Sultan, Ali et Ayse.
Un dossier va être déposé, dans les jours qui viennent, à la Préfecture du Gard pour demander le réexamen et la régularisation de la situation de Monsieur OKTAY et de sa famille en leur accordant un titre de séjour « Vie Privée et Familiale ».
Cette cérémonie de parrainage de ce samedi 17 décembre est un acte symbolique, ouvert à tous, concrétisant l’engagement des associations et des marraines et parrains, des habitants d’Alès et des environs, en faveur d’une famille sans papiers, leur reconnaissant ainsi le titre de citoyens à part entière de la République et du département du Gard.
Le parrainage renoue avec l’esprit de 1793 lorsque deux citoyens en parrainaient un troisième, l’accueillant au sein de la nation française, affirmant ainsi que l’on peut
être citoyen d’un pays sans en avoir la nationalité.
Réseau Education Sans Frontières d’Alès,
13 décembre 2011
A Lire aussi: Alès Le père de famille expulsé est de retour en France

La maman et ses enfants ont passé lanuit sous des cartons. (© D.R)
La scène a choqué les riverains de la rue Dagobert à Nîmes dans le quartier Montcalm. En quête d’un logement, unemère de famille tchétchène et ses quatre enfants, âgés de 4 à 12 ans, ont passéla nuit de jeudi à vendredi dans la rue. La maman s’est présentée vers 19heures devant les portes des locaux du Samu social rue Dagobert pour demanderun hébergement. « Il n’y avait plus de place d’urgence, déclare Thierry
Laurent, directeur de cabinet à la préfecture.
Et pour le moment, nous ne sommes pasdans le plan grand froid, nous n’avons donc pas de lits supplémentaires. »
À la préfecture, on assure que la famille faisait l’objet d’une obligation de
quitter le territoire. Ce qui est apparemment contesté.
La maman et ses enfants sont donc restésà la porte. Ils ont rassemblé des cartons et allumé un feu pour se réchauffer dans la rue. Le feu a été éteint par des riverains craignant pour la vie des enfants. La police municipale est intervenue mais apparemment aucune solution acceptable n’a pu être trouvée dans la nuit. Un voisin a apporté des couvertures. Au petit matin, la famille était toujours sur place, blottie sous
des cartons. Elle a été momentanément prise en charge depuis.
Un hébergement inconditionnel (sur internet pas à Nîmes)
Les CHUS accueillent les personnes les plus vulnérables de façon « inconditionnelle »,
c’est-à-dire sans discriminations, sans sélection des publics accueillis, et notamment sans condition de régularité de séjour.
Dans une déclaration à la presse, Benoist Apparu secrétaire d’ Etat au Logement annonce qu’une circulaire « hiver » serait envoyée »en fin de semaine » à toutes les préfectures pour rappeller le principe de l’accueil inconditionnel » dans les centres d’hébergement d’urgence.