Expulsion des demandeurs d’asile à Nice le Jeudi 9/12/2010 à 6h
Dès 6 heures du matin, la police expulse les demandeurs d’asile de la maison grise. La quartier est bouclé par de nombreux policiers et les “autorités”ont fait le déplacement de la honte. A cet instant 80 personnes et 40 enfants dont un bébé sont à la rue. L’état a été condamné au tribunal à loger la plupart d’entre elles,et doit assurer aux demandeurs d’asile et aux réfugiés,protégés par les conventions internationales,un accueil digne.
Occupation illégale nous dit- on,et un préfet qui ne respecte pas la loi,cela s’appelle comment ?
Il y avait 16 familles à la Maison Grise. Jeudi soir 7 d’entre elles sont hébergées dans des hôtels par les services de l’Etat qui assurent vouloir héberger toutes les familles avec enfants. Il en reste 9 avec leurs 20 enfants. Ce sont les citoyens de ce département qui, ce soir, les accueillent à la maison. Demain donc, il faudra qu’elles bénéficient du même traitement que les premières.
- il y avait 45 célibataires réfugiés ou en demande d’asile à la Maison Grise. Trois (ou quatre) d’entre eux ont bénéficié d’une solution d’hébergement par les services de l’Etat. Pont final ! Nous en abritons une vingtaine. Source à visiter et vidéo ci dessous a ne pas rater: http://www.adn-nice.org/
09/12/2010 | Mise à jour : 08:07 La police a procédé ce matin à l’expulsion d’une centaine de demandeurs d’asile qui occupaient depuis plus d’un mois un immeuble du centre de Nice appartenant au CHU de la ville.ordonné cette expulsion lundi. L’expulsion de familles venues du Caucase et de demandeurs d’asile isolés africains ou encore afghans a eu lieu dès 6 heures dans le calme, les occupants sortant par petits groupes leurs valises à la main, encadrés par une vingtaine de militants du collectif niçois de soutien aux demandeurs d’asile qui scandaient “Un toit, c’est un droit, le préfet est hors la loi”. Le tribunal d’instance de Nice avait ordonné cette expulsion lundi.
Les droits de l’enfant made in France:
été 2010 expultion des Roms et circulaire d’un autre temps.
De plus le ministère de l’Immigration a mis en place une régionalisation de la demande d’asile : tout demandeur doit transiter par certaines préfectures (une ou deux par région), ce qui concentre les demandes vers ces villes-là. Par exemple pour Rhône-Alpes, ce sont les préfectures de Lyon et de Grenoble qui instruisent les demandes.
Ainsi, depuis la mise en place de ces bornes, un nombre très important de personnes qui arrivent pour demander l’asile restent en situation irrégulière, sans aucun droit, dans l’attente de leur convocation à la préfecture, au terme de laquelle elles peuvent se retrouver embarquées vers un centre de rétention.
Fuyant les dictatures, la misère et parfois les guerres, elles se retrouvent donc ici dans des conditions très précaires ou à la rue, se débrouillant comme elles peuvent pour se nourrir, s’habiller et s’abriter.