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Mobilisation de l’école Romain Rolland autour du retour et de la régularisation de Monsieur OKTAY


Édition du samedi 18 décembre 2010


La mobilisation ne faiblit pas pour les Oktay

 
RAPPEL Le père d’Ali et d’Ayse, Muslum, a été expulsé le 28 octobre Le préfet Hugues Bousiges   est prévenu ! RESF (Réseau éducation sans frontières) ne lâchera pas la famille Oktay dont le père a été expulsé le 28 octobre dernier pour Istanbul, laissant par là même derrière lui, deux enfants sans papa, Ayse (1 an) et Ali (9 ans), élève de CE2, à l’école Romain Rolland d’Alès.

Arrivé en France début 2001, Muslum Oktay, engagé dans des mouvements de contestation kurde, avait fait moult démarches de demande d’asile politique, toujours restées lettre morte. Recherché par les autorités turques, il a dû fuir son pays pour la France où il n’a depuis, jamais cessé de travailler dans le secteur du bâtiment.

Pour aider la famille Oktay, les élèves des écoles Romain Rolland et Veigalier/Mendajors ont récemment fait des dessins qui illustreront des cartes postales envoyées ensuite au préfet du Gard, lui demandant la régularisation de Muslum Oktay. Car, vous l’aurez compris, ce dernier était sans-papiers.

  
 

 Ales. Expulsion Les parents d’élèves mobilisés à Clavières

 DR
Une pétition circule   actuellement sur le quartier de Clavières à Alès après l’expulsion d’un père de famille turc, le 28 octobre dernier.
Muslum Oktay vit et travaille en France depuis 10 ans où il avait fait plusieurs démarches de demande d’asile politique qui ont toutes été rejetées. Marié et papa de deux enfants dont une petite fille d’un an, il laisse à Alès toute sa famille dont le garçon est scolarisé à Clavières, à l’école Romain-Rolland.
Depuis jeudi, les parents d’élèves de l’école, avec l’appui des enseignants et du Réseau éducation sans frontières (RESF), font signer une pétition pour demander le retour de Muslum Oktay et la régularisation de sa situation.
«   Les parents d’élèves sont mobilisés parce qu’ils compatissent pour le petit qui est scolarisé à l’école», explique une maman. «   L’enfant a énormément progressé depuis la rentrée. Il a une soif d’apprendre incroyable et il est très motivé. Il a pratiquement rattrapé son retard en lecture. C’est un enfant qui n’a aucun problème de comportement et l’expulsion de son papa est lourde à porter pour lui », confirme Angélique, une des enseignantes de l’école.
Malgré tout, RESF garde bon espoir de faire valoir de nouveaux arguments au préfet pour la régularisation de Muslum Oktay. «   Depuis 5 ans que nous existons, c’est la première fois que l’on nous expulse un papa », confie Daniel Angot (RESF). «   Nous avons des arguments qui peuvent être compris par le préfet.»

 

Tribunal de Nîmes ce matin à 11 h

Alhassane DIALLO est passé devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) avec cinq autres “détenus” au CRA.

Le juge a répondu à la demande de l’avocate. Il a décidé d’assigner Alhassane à résidence à son domicile à Nîmes.

Dans le même délibéré, le JLD a prolongé la détention de quinze jours pour trois autres personnes.

En début d’après-midi, le JLD se prononçait sur la situation des deux dernières personnes.

Le cas de l’étudiante chinoise aux Beaux-Arts, Mme ZHAO Zhigian enfermée au CRA, sera examiné par le JLD demain dimanche 26 juillet à 14 h.

Elle aura besoin de notre soutien, soyons présents au palais de justice à ses côtés.

Toujours la pétition pour alhassane

Un étudiant guinéen à l’IUT de Nîmes menacé d’expulsion

Alhassane DIALLO a été arrêté  hier matin à Nîmes par la Police de l’Air et des Frontières.
Alhassane est entré en France avec un passeport et un visa étudiant en 2004. Il commence à Lille une 1ère année de Licence ( L.M.D.) en Sciences de l’Ingénieur. Il valide sans problème son année.
Des problèmes financiers l’obligent à quitter Lille pour venir continuer ses études à Montpellier car il peut être hébergé chez des cousins à Nîmes, et donc dispensé de frais de logement. Il fera les trajets…
De plus, il trouve à Nîmes un contrat  dans un restaurant où il va  pouvoir gagner sa vie et aider sa famille en Guinée en travaillant le soir de 20 h à minuit.
Mais cela pénalise ses études et il redoublera en 2006/2007.
L’année suivante, il ne validera que le premier semestre et sur les conseils de ses professeurs, il se réorientera en IUT où son dossier est accepté sans problème au vu de ses résultats dans certaines matières, prioritaires dans ce nouveau cursus.
En 2008 donc il intègre l’IUT de Nîmes et valide son premier semestre, tout en continuant à travailler le soir.
Il vient de réussir sa première année  d’IUT. Il est admis en deuxième année pour 2009-2010.
Il est l’aîné d’une famille de 7 enfants dont la maman est décédée et le père, âgé, ne travaille plus. Il est donc, de part sa culture, le responsable de la famille à laquelle il envoie régulièrement de l’argent.
Il est bien évident que ce jeune homme a les capacités pour réussir les études qu’il a entrepris et que si son parcours a été quelque peu perturbé par un redoublement et une année à moitié validée, c’est uniquement lié à des difficultés financières et, de fait une obligation de travailler en plus des études ( le métier de la restauration n’étant pas le plus aisé !). Le poids de la responsabilité familiale est aussi à prendre en compte…

Le 30/09/2008, alors que Alhassane était en possession d’un titre de séjour renouvelable tous les ans depuis le 06/09/2004, les services de la Préfecture lui ont délivré un récépissé de 6 mois au motif qu’il avait doublé deux fois une année universitaire.
A l’issue de ce récépissé, le 12/02/09, Alhassane dépose une nouvelle demande de titre de séjour  en expliquant sa réorientation. Demande appuyée par le Directeur de l’IUT, ainsi que les professeurs et la conseillère d’orientation de la Faculté de Sciences de Montpellier qui lui avaient conseillé l’orientation en IUT.

Le 19 février 2009, Alhassane reçoit une OQTF des services de la Préfecture, l’obligeant à quitter le territoire français dans le délai d’un mois au motif d’une incohérence de parcours scolaire…alors que ce sont ses professeurs qui lui ont conseillé d’aller en IUT.

Le 20 mai 2009, son dossier passe au Tribunal Administratif, qui, dans la quinzaine qui suit, reconduit l’OQTF…

Alhassane est actuellement au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Nîmes depuis hier après midi. Il est toujours aussi calme et courageux.

Alhassane demande de pouvoir faire sa 2ème année d’IUT pour rentrer chez lui avec un diplôme.

Pour l’aider, il est  URGENT de téléphoner, faxer ou envoyer des courriels à la préfecture

Pétition Alhassane

Un autre bébé (9 mois) au Centre de rétention de Nîmes


Il s’agit de la famille GASPARYAN.
Armen, Narinée et le bébé de 9 mois Abraham.
En France depuis un an à Toulouse, viennent d’avoir un refus de recours de demande d’asile.
Dixit : La police est venue à 6h00 du matin le 07/05, ils ont frappé violemment à la porte, le bébé pleurait, c’est l’hôtelier qui a donné la clef pour ouvrir.
Retenus depuis le Jeudi 7 Mai  après midi au CRA de Nîmes.
Le papa signale que le BEBE est malade !

Tout le monde peut alerter tout le monde ( presse, réseau, assoc, CG, élus etc…….)

Les époux GASPARIAN (Haute Garonne): retenus avec le bébé de 9 mois.  Les 5 points de nullité soulevés par l’avocate ont été rejetés par le juge.

Abraham retenu au centre de rétention administratif

La décision est tombée vers 17 H 30.
Il a tenu à préciser que le CRA de Nîmes était un lieu prévu pour recevoir les familles avec des enfants …

Ils ont vingt quatre heures pour faire appel de cette décision ( jusqu’à demain dimanche, même heure)

Ils font appel de l’Obligation de Quitter le Terrotoire Français (OQTF) lundi devant le Tribunal Administratif (TA).(à 14H, semble-t-il, présences très souhaitées)

Rappel :  il y a simultanément deux “procédures” en cours.

* le JLD statue sur la validité juridique de l’arrestation et de la rétention administrative. C’est plutôt l’aspect formel de la procédure. Par exemple, l’avocate (commise d’office à Nîmes) avait mis en avant le fait que le transfert de Toulouse à Nîmes, et sa longueur, (plus de 5 heures), empéchait le plein exercice des droits de la défense de la famille : éloignement de leur avocat habituel, impossibilité d’avoir à Nîmes les pièces de leurs dossiers, absence d’interprète au téléphone pendant ce transfert … C’est un des 5 points de nullité évoqués, que le JLD n’a pas pris en compte.
Rappelons que la justification de la “Rétention Administrative” est de permettre à l’administration d’organiser l’expulsion des personnes (obtenir l’accord du pays de destination, réserver des places en avion, organiser l’escorte, … ). Ce n’est pas “juridiquement” une condamnation à la prison, ces personnes n’étant pas des délinquants.
Nous ne voyons pas en quoi le fait de mettre cette famille en rétention, plutôt que de l’assigner à résidence par exemple, permet à l’administration de mieux faire son office. Cette famille ne va pas disparaître dans la clandestinité, avec un bébé de 9 mois !

* le TA statue sur la validité de l’OQTF émise par un Préfet. C’est plutôt un jugement sur le fond : la préfecture a-t-elle raison de vouloir éloigner ces personnes du territoire ?

La famille peut donc être simultanément en appel au JLD pour sa rétention, et au TA pour son OQTF.

http://www.midilibre.com/articles/2009/05/11/20090511-NIMES-Une-famille-avec-un-bebe-de-neuf-mois-au-CRA.php5


Le petit Abraham retenu au centre de rétention administratif
envoyé par PaulMoffen. – L’info video en direct.