La Réunion, candidate au Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Il Il était temps !

 

Le Parc National des Hauts, créé en 2007 afin de préserver et valoriser le patrimoine naturel de certains sites de l’île, a proposé la candidature de la Réunion au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Pour pouvoir appartenir à celui-ci, il faut que les sites naturels offrent un « caractère exceptionnel et universel ». A la Réunion, nous sommes gâtés en sites exceptionnels : les trois cirques, leurs pitons, la Plaine des Sables, et le volcan sont uniques. Il est inimaginable qu’ils soient abîmés, négligés.

 

Les cirques de Mafate (Nord Ouest), Cilaos (Sud) et Salazie (Nord-Est) sont uniques, ils sont le résultat de l’activité volcanique de l’île, de son effondrement qui donnera cette forme de trèfle avec au milieu le Piton des Neiges, volcan éteint. De son sommet, toute l’île s’offre à nous jusqu’aux côtes.

Dans les hauteurs des cirques, la végétation endémique a pu être protégée. On trouve ainsi des bois très originaux dans les forêts de bois de couleur, comme le « Poivrier Mal aux dents », le « Bois d’éponge », le « Bois de sable »… Ainsi, le Conservatoire botanique des Mascarins a retrouvé dans Mafate un « Nesogenes orerensis », plante disparue depuis une centaine d’années !

un bout de Mafate

Le Piton de la Fournaise, volcan hyperactif, mérite lui aussi de faire partie du Patrimoine Mondial. Sa plaine des Sables est exceptionnelle, lunatique. Elle vous transporte sur une autre planète, composée de scories, de soufre…

la plaine des sables

La Plaine des Sables

Malheureusement, la Région Réunion souhaite y installer une station géothermique, qui alimenterait un pourcentage dérisoire de la population réunionnaise, dans les 2 %. Ce monstre de ferraille entacherait la beauté et l’unicité du lieu. De la civilisation industrielle dans un paysage désertique. Quel gâchis ! Ce projet semble adopté, mais nous ne savons pas quand les travaux débuteront.

La conséquence de cette lubie de construction a amené le Parc des Hauts à enlever la Plaine des Sables des sites candidats au Patrimoine Mondial. Alors que, autant que la forêt primaire, cette plaine est introuvable ailleurs sur le globe terrestre.

 

L’art de la pêche à Mayotte

Vous ne pourrez pas aller à Mayotte sans voir que l’activité principale de l’île est la pêche, devant l’agriculture et la culture de vanille ou d’ylang-ylang. Elle est le seul moyen de vivre de beaucoup de personnes…mais un pêcheur est pourtant souvent aussi agriculteur.


Ils se déplacent dans des pirogues en bois de badamier ou de manguier. Elles peuvent faire 10 mètres de long. Certaines ont des voiles pour avancer, les autres n’ont que les rames. Aujourd’hui, elles se modernisent : en plastique, elles sont mêmes motorisées. Avec ce matériel plus sûr et plus rapide, les pêcheurs vont de plus en plus loin en mer.

pirogue traditionnelle malgache


Nombreuses techniques de pêche


  • La palangrotte

Les palangres sont les bateaux équipés de kilomètres de lignes pleines d’hameçons que l’on jette à l’eau. ; c’est ainsi que l’on pêche à la Réunion. Mais à Mayotte, la palangrotte se fait la nuit, pour attraper les poissons de fond, avec des lignes ne dépassant pas les 100m. Une pierre est accrochée au bout pour que la ligne reste au fond. Cette forme de pêche est bien adaptée aux récifs mahorais.


  • La pêche profonde

C’est la même technique que la palangrotte, sauf que la ligne descend jusqu’à 400m de fond. A cette profondeur, la pêche est différente ; ils attrapent du vivanneau royal (réputé excellent), superbe poisson rose.


  • La pêche à la traîne

C’est une pêche occasionnelle, quand des bancs de poissons (thons ou dorades) passent près des côtes. Les pêcheurs les repèrent grâce aux oiseaux qui survolent l’eau en quête des bancs de sardines, elles-mêmes pourchassées par les thons…

schéma de pêche à la traîne

  • La pêche aux « djarifas »

C’est la pêche des femmes : à marée basse, elles tendent des « lambas » (filets) sur les embouchures pendant que d’autres rabattent le poisson vers elles. Elles ramènent ainsi une grosse part de la nourriture de leur village.


  • La pêche à pied

Comme partout, il suffit d’aller à pied chercher crustacés, coquillages, et poulpes à marée basse.


  • L’uruva

L’uruva est une plante que les pêcheurs mettent dans les flaques d’eau où sont prisonniers les poissons…la plante secrète de la roténone, substance qui asphyxie les poissons. Cette plante est normalement interdite d’utilisation mais les mahorais s’en servent encore beaucoup.


Vous l’aurez compris, que mangent les mahorais ? Du poisson !

Quelles solutions pour les problèmes d’eau à la Réunion ?

Nous l’avons vu dans les articles précédents, la Réunion connaît tous les ans des problèmes préoccupants de sécheresse, de distribution et de répartition d’eau sur l’île, car bien que les pluies soient diluviennes (plus d’1 mètre en 24h) pendant la période cyclonique, elles sont mal réparties. L’Ouest et le Sud ont beaucoup moins de réserves que l’Est humide et pluvieux, car le Piton des Neiges fait barrage à la circulation des nuages.

 

Par exemple, à l’été 2006, le sud de l’île a connu de gros problèmes : la sécheresse avait asséché les nappes phréatiques, et un gros éboulis sur le trajet de l’eau rendait le captage impossible à cause de la présence de passages boueux. Ce sont là des choses qui arrivent tous les ans, il est temps d’y remédier durablement…

 1 - Priorité aux ressources souterraines 

Le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) a choisi des dossiers prioritaires :

  • les forages de Pierrefonds (Sud) : il y existe une nappe phréatique encore inexploitée qui représente une énorme quantité d’eau ! Cela pourrait résoudre durablement tous les problèmes d’eau à Saint-Pierre. Cependant, pomper une trop grande quantité de cette eau lui donnerait une trop forte salinité à cause de la proximité avec l’océan. L’eau s’y mélange parfois.

 

  • Etablir une interconnexion des réseaux. La CLE ( Commission Locale de l’Eau) souhaite rallier des réservoirs à des captages.

 

  • 3 autres chantiers sur la gestion de l’eau dans le Sud sont en cours par les services de l’Etat.

  2 – Les investissements 

Ces chantiers sont estimés à 660 000 € : qui paye ?

150.000 euros sont donnés dans le cadre du contrat de plan Etat-Région et le Conseil Général participe aussi, ce qui ne suffit pas à combler le trou. Les contribuables en seront donc pour leurs frais ! A la Réunion, l’eau coûte 2 fois moins cher qu’en France et un habitant de l’île en consomme 2 fois plus…le tarif de l’eau augmentera donc, mais seulement quand la situation et le service seront améliorés : les coupures sont fréquentes aujourd’hui, les pollutions aussi, et un grand nombre de foyers ne sont pas encore rattachés au tout à l’égout. Patience.

  3 – Le plus grand chantier de tous les temps : le basculement des eaux d’Est en Ouest 

Coût : 700 millions d’euros ! Il consiste à forer 4 captages dans les cirques (2 à Mafate, 2 à Salazie, le cirque le plus pluvieux) et à amener l’eau dans l’Ouest par le forage d’une galerie de 30 km, pour un usage domestique mais aussi agricole (7000 hectares).

Commencé en 1983, le chantier devrait être fini en 2010 (il a déjà 5 ans de retard). Ce chantier faramineux a été décidé après constatation scientifique que les nappes de l’Ouest commencent à atteindre leur limite et qu’avec l’accroissement de la population, ça ne pourra qu’empirer. Ce chantier est donc quasi-vital pour la population de l’île, apportant 60 millions de m3 d’eau en plus, dont 45 réservés seulement à l’irrigation !

 Opérateurs financiers : L’Union Européenne (FEDER-FEOGA) à 55%, le Département de la Réunion à 35%  et l’Etat (FIDOM-Contrat de plan) à 10%.

L’eau dans tous ses états

Dans cet article je m’attacherai à résumer la situation hydraulique de l’île, les risques et les mesures prises pour faire face à l’avenir et l’augmentation de la population réunionnaise. En lien, un document archi-complet sur la »…schémas à l’appui pour ceux qui veulent tout savoir, chiffres et moindres détails.

 

Comme le dit cette Directive, les objectifs du département concernant l’eau sont :

 

  1. La non-détérioration de la qualité de l’eau
  2. Remettre en « bon-état » les milieux aquatiques d’ici à 2015
  3. La réduction, voire la suppression des rejets dangereux dans l’eau

 

 

  • L’état actuel des masses d’eau (càd plans d’eau, eaux souterraines et de surface, et même littoral)

 

On dénombre 42 masses d’eau : 24 rivières (masses d’eau douce superficielles), 3 plans d’eau (superficiels = en surface), 13 masses d’eau côtières (eau de mer), et 2 masses d’eau souterraines (une en bordure du littoral et l’autre sous les roches volcaniques)

On ne connaît pas précisément l’état de l’eau, car les mesures ne sont pas encore fiables…ainsi, on ne peut pas mesurer le taux de pesticides et de métaux lourds, pourtant nocifs, mais on estime que leur présence est concentrée sur le littoral. Presque la moitié des cours d’eau ont des données insuffisantes, faute de points de relevés ou de prélèvements insuffisants. Certains cours sont de très bonne qualité et d’autres sont médiocres : les masses d’eau les plus préservées se situent dans le Sud Est au niveau du volcan.

 carte des cours d’eau réunionnais

  • Usages de l’eau, pour ensuite pouvoir adapter le système hydraulique face à la croissance des besoins : accroissement de la population (eau potable), de l’agriculture, de l’industrie dans les prochaines années.

 analyse des eaux

70 % de la population est concentrée sur la bande cotière de l’Ouest…les besoins en eau ne cessent d’augmenter (270 l / jour /habitant en 2002, une des plus fortes consommations de France), et trop de foyers ne traitent pas les eaux correctement : les installations des maisons ne sont pas conformes pour la grande majorité, les quelques stations d’épuration en mauvais état et insuffisantes, et des eaux usées sont encore rejetées à la mer directement…heureusement, le District s’attelle efficacement à la tâche et la situation ne peut que s’améliorer de ce côté.

L’agriculture, de la canne à sucre pour plus de la moitié, utilise énormément d’eau des masses d’eau superficielles et en utilisera encore plus avec sont développement.

Les élevages dégagent trop d’azote et les produits phytosanitaires présents dans l’eau dépassent les taux autorisés.

En ce qui concerne l’industrie, il paraîtrait que son impact est moindre sur la qualité de l’eau bien qu’elle rejette beaucoup de déchets

Le tourisme étant le moteur de l’île, il est nécessaire d’avoir une bonne qualité des eaux de baignade et des fonds marins en on état (barrière de corail), ce qui est impossible si l’on rejette des déchets dans cette eau. Les pêcheurs pratiquant la surpêche mettent également l’équilibre en danger.

 

L’eau permet de produire 30 % de l’électricité de l’île : il est important de garder cette source d’énergie.

 

 

  • Estimer les évolutions de l’état de l’eau en 2015, pour savoir quels points d’eau n’atteindront pas le « bon état écologique » ( = risque NABE : Non Atteinte du Bon Etat)

 Estimations de l’état des eaux en 2015

D’ici à 2015, beaucoup de facteurs engendreront une pression sur la qualité de ces masses d’eau : accroissement de la population et tout ce qu’elle implique, une croissance du tourisme, de l’agriculture, de l’industrie et de l’hydroélectricité sont aussi à prévoir…heureusement la politique actuelle va dans le bon sens : le Parc National des Hauts vient d’être créé, ainsi que deux réserves naturelles ; des directives mettent en place des projets : créer et mettre aux normes les stations d’épuration car
la Réunion est en retard, préserver certains débits d’eau, et aménager des « passes à poissons » pour aider leur passage dans les rivières, difficiles en ce moment (montaison et dévalaison des poissons)

 

 

  • Déterminer pour quelles masses d’eau l’investissement sera très conséquent pour atteindre le « bon état ».

 

Le risque que les masses d’eau soient en mauvais état en 2015 est élevé. Une faible partie des cours d’eau superficiels semblent tenir bon. Si l’on sait déjà quelles masses d’eau seront le plus touchées, un doute persiste pour la moitié d’entre elles. Le risque est cependant plus élevé sur la masse d’eau alluviale (littoral). Les investissements porteront sur une grande partie des masses d’eau. Celle-ci, pourtant, est vendue au prix le plus bas français : 1,33 € le m³.

Les investissements portent sur plusieurs secteurs : l’usage domestique (traitement des eaux usées, eaux de pluie), l’usage agricole (le plus gros investissement : le chantier de basculement des eaux d’Est en Ouest, pour l’irrigation), et l’usage industriel (dépollution des rejets, pris en charge par les industries elles-mêmes)

Coût à l’année : 118 millions d’euros

 

 

investissements partagés

Rendez-vous en 2015 pour un nouvel état des lieux !

Civilisons l’île Maurice !

 Continuons sur le chemin du développement de l’île Maurice (suite de l’article « les débuts de l’île Maurice).  

A partir du 17ème siècle, des navires d’approvisionnement commencèrent à arriver sur l’île. Mais ce n’est qu’en 1636 que les Hollandais s’y établirent réellement. Pourtant, ils abandonnèrent les lieux en 1658 pour y revenir, puis à nouveau la quitter, définitivement cette fois, vers 1710…et la laisser à l’abandon.

 

Pourquoi changeaient-ils toujours d’avis ?

A cause des conditions de vie difficiles, ils retournèrent dans leur pays : l’isolement, les cyclones, les rats et les singes, sont autant de difficultés qu’ils n’ont pas voulu (ou pas pu) surmonter. Cependant, durant leurs quelques années de présence, ils implantèrent la canne à sucre et introduisirent le cerf de Java. Il reste des cerfs aujourd’hui encore sur l’île, dans des parcs surtout, et il est même présent sur l’emblème de Maurice.

 

Cerf de Java et ses biches

 

Reprenons l’Histoire :

 

Le 20 septembre 1715, l’île est reprise par les français, et rebaptisée « Isle de France » (pas très original) par Guillaume Dufresne D’Arsel, capitaine du Chasseur, navire de Saint Malo…comme sa voisine
la Réunion, voilà Maurice aux mains de
la Compagnie des Indes Orientales. Jean-Baptiste Garnier du Fougerais (encore un nom bien français !) s’installa sur l’île en emmenant avec lui 16 habitants de
la Réunion.

Ce fut Le Toullec qui y « régna » jusqu’en 1722 ; aujourd’hui, des rues et des écoles portent son nom, même à
la Réunion ; puis ce fut Denyon, 1er Gouverneur français.

 

Il n’est toujours pas facile à ce moment de vivre sur cette île, mais ils survivent grâce à la pêche, abondante, et à la chasse.

 

Un sacré personnage fera connaître ensuite à l’île un essor extraordinaire : Mahé de Labourdonnais, dont les rues et écoles à son nom sont encore plus nombreuses… (gouverneur de 1735 à 1747). Durant cette période, il :

-         établit la discipline

-         lutte contre la famine en faisant planter du riz, du blé, et du manioc pour les esclaves.

-         fait venir du monde : ouvriers, paysans et domestiques, afin de « construire » cette île.

-         fait de Port Louis LE port de l’île. (Ouest)

 

La plupart des personnes arrivant sur l’île, ouvriers et esclaves, sont indiens, venant de la côte Malabar de l’Inde. C’est pourquoi aujourd’hui nous les appelons « malbars » à
la Réunion et à Maurice. Ils sont la majorité du peuple mauricien, c’est pourquoi l’île est maintenant pleine de temples indiens et ressemble à une petite Inde.

 

temple indien

Passons les passages d’administration de Maurice aux mains de différents nobles personnages. 

Nous nous retrouvons à l’époque impériale, en 1803 : le personnage qui est intéressé par l’île est Charles Decäen, un anglais…pour les anglais, l’Isle de France est très bien située pour leurs voies de commerce. Qu’à cela ne tienne ! Il va décider de prendre l’île par une bataille navale !

Le 13 et 14 août 1810, la bataille eut lieu, et ce fut l’UNIQUE combat naval remporté par les français, durant l’époque Napoléonnienne…oui, les Français ne se laissèrent pas faire.

 

L’île est donc toujours aux mains de

la France. Mais, devenant un point stratégique sur les voies maritimes commerciales, pour combien de temps encore ?

L’aventure de l’eau à la Réunion : sa répartition inégale

 

Mise en situation :

L’île de
la Réunion a un climat tropical humide, caractérisé par deux saisons qui rendent importante la gestion de l’eau : l’hiver austral (saison sèche, aucune pluie), et l’été austral (saison chaude ou “saison des pluies”).
La Réunion détient tous les records mondiaux de pluie calculés jusqu’à une période de 15 jours !

De plus, l’île profite de l’anticyclone de Ste Hélène (quasi-permanent de l’Atlantique Sud), des Alizées (Est-Sud Est), et de
la Zone de Convergence Inter-Tropicale (où convergent les Alizées des deux hémisphères).

Tout ceci donne à
la Réunion un climat très particulier, compliqué encore par les grandes différences d’altitudes de l’île : en quelques dizaines de kilomètres, l’on passe de 0 à 3070m, au Piton des Neiges. Celui-ci bloque les nuages et crée deux zones distinctes :

-         La côte au vent (Est), d’où les nuages et précipitations arrivent par les Alizées toute l’année.

-         La côte sous le vent (Ouest), protégée des Alizées par le relief du milieu de l’île. Les pluies y sont plus rares.

 

► La brise joue aussi un rôle important sur la formation des nuages et donc la répartition des pluies :

-         la brise de Terre, la nuit (des Hauts vers le littoral)

-         la brise de Mer, le jour (venant de l’océan)

 

La différence flagrante est donc la dissymétrie Est/Ouest, il peut tomber des mètres d’eau dans l’Est sans qu’une seule goutte ne tombe dans l’Ouest…Par exemple, à Takamaka (Sud), la moyenne est de 7m par an ; sur les pentes du volcan elle atteint 10m par an. Au contraire, à St Gilles les Bains (N.O), il ne pleut en moyenne que 525 mm par an. C’est la station balnéaire de l’île. Durant la saison chaude, il pleut tout de même 700mm d’eau rien qu’en février, ce qui est, en comparaison, plus qu’un an de pluie à Paris ! 

cascade de Bassin Bleu, St gilles les hauts

Cette eau quasi-permanente à l’Est permet d’accueillir cinq stations hydrauliques qui alimentent en électricité 30% de la population de l’île, grâce au débit des chutes d’eau et des nombreuses cascades. On compte 250 points de captage d’eau superficielle ou souterraine pour la consommation en eau potable, pour l’irrigation, l’agriculture et l’industrie.

Le reste de l’électricité est produit surtout grâce à la bagasse (pailles de canne à sucre), mais aussi par le charbon et le fioul, importés pour compléter les besoins en électricité. L’utilisation du bois et de l’énergie solaire est limitée dans les Hauts. Le solaire est très utilisé pour le chauffage de l’eau, mais pas beaucoup pour la production d’électricité…

 

Fonctionnement d’une usine hydraulique à
la Réunion
 

La vitesse de l’eau de la cascade (400 km/h) fait tourner un alternateur qui transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. Idéalement, l’usine est située près du barrage pour ne pas avoir à acheminer l’eau, mais il arrive qu’elle soit plus loin, et cela nécessite le transport de l’eau dans des canaux de dérivation, ou dans des galeries creusées dans la montagne. A
la Réunion, la mise en place d’une centrale est compliquée par les reliefs difficiles. Les canaux construits sont de vraies prouesses techniques.

 

Les turbines entraînent des alternateurs qui produisent le courant. Ceux-ci sont comme des énormes dynamos de vélo. Un transformateur élève la tension pour ne pas avoir de pertes d’énergie.

Après avoir fait tourné la turbine, l’eau repart dans un canal et retrouve la rivière en contrebas. A
la Réunion, c’est l’usine de
la Rivière de l’Est la plus importante, avec une production de 380 GWh.

 

 

 

Complications de la situation :

 

-         Les pluies sont inégales sur le territoire : Il y a 10 fois moins d’eau dans l’Ouest. On ne peut donc pas produire d’électricité hydraulique, mais le problème est  surtout la sécheresse chronique, durant 6 mois tous les ans.

-         Le sous-sol est jeune et très perméable, ce qui fait que l’eau s’infiltre très profondément et devient irrécupérable. De plus, les ressources en eau en altitude sont maigres.

-         Sur le littoral, les eaux souterraines subissent un phénomène de salinisation, par l’eau de mer. 

-         Le stockage d’eau est difficile à cause des reliefs accidentés, et il faudrait rendre la réserve d’eau étanche artificiellement, ce qui coûterait très cher.

-         Les besoins en eau augmentent.

 

 

Face à ces inégalités Est/Ouest en ressources d’eau potable, le plus grand et coûteux chantier de basculement des eaux d’Est en Ouest a commencé en 1983…il n’est toujours pas terminé.

schéma du basculement des eaux

Les débuts de l’île Maurice

la côte mauricienne, sable blanc et filaos

Maurice, cette île des plus paradisiaques, a aussi une Histoire, en dehors de ses superbes plages, que nous ne connaissons pas forcément…la voici. 

Tout comme sa voisine l’île de
la Réunion, Maurice est née d’un volcan sous-marin qui fit surface, il y a plusieurs millions d’années. Il est éteint aujourd’hui, heureusement, ce qui permit à la vie et aux populations de s’installer…

L’île est plate, parsemée en diagonale, d’Est en Ouest, de monts accidentés s’élevant d’un coup du sol. Altitude maximale : 800 mètres, rien à voir donc avec les 3000 mètres du Piton des Neiges de
la Réunion.

Elle est connue pour ses immenses plages de sable fin et blanc, son eau transparente, et pour son récif corallien présent quasi tout autour de l’île, en faisant un des plus grands lagons sur Terre, un paradis pour les plongeurs. Elle est entourée d’îlots (île aux Bénitiers, île Plate, île Ronde, île au Cerfs…) où l’on accède en bateau pour y plonger.

Le climat est tropical, c’est-à-dire qu’il y a deux saisons majeures : l’été de novembre à avril où il fait chaud et humide (c’est la période cyclonique), et « l’hiver » austral où il fait un peu moins chaud et où il ne pleut pas.

 

 

Grand Baie, côte prisée de Maurice et bateaux de pêcheurs

Chiffres:

1845 km² de surface ; 10 000 km de l’Europe, mais seulement 150 km de
la Réunion ( le billet d’avion Réunion/Maurice est le plus cher du monde pour le prix par rapport à la distance…250€ en moyenne). La température moyenne est de 23°C en bord de mer, 19°C en montagne.

 

 

De l’Histoire….

Cette île était déserte, comme toutes les îles, appartenant seulement aux oiseaux, jusqu’à ce qu’un explorateur la découvre : les arabes la connaissaient déjà au 9ème siècle mais elle ne les intéressait pas. Ils l’appelaient Dina Arobi.

Au 16ème, par contre, le portugais Diégo Diaz la découvre. Ça y est, les européens la connaissent eux aussi. Toujours pas d’intérêt.

Vient l’année 1598, où un bateau hollandais, malmené par une tempête, arrive jusque là. Les commandants de ce bateau, Van Neck et Van Warwyck, ainsi que l’équipage décriront cette île comme le Paradis. Elle fut nommée Maurice en référence au personnage Maurice de Nassau.

 

Le Dodo

La découverte principale sur l’île Maurice fut ce gros oiseau pataud que l’on appelle Dodo. ( « volg vogel » en hollandais, signifiant oiseau dégoûtant ! Et « dodoarsen » en latin, ou « dronte », en français.)

En effet, cet oiseau complètement inoffensif n’était pas très beau : grand (comme un cygne), avec une grosse tête, des petites plumes grises en guise d’ailes, quasi-absentes, des grosse pattes. Comme oiseau tropical, il y a  mieux…malheureusement, ce gros « zoizo », qui n’avait pas de prédateurs sur l’île et qui ne savait donc pas fuir ou se défendre, a été chassé en masse par les hollandais et exterminé. Il n’existe plus de dodo depuis ce temps. Dommage…Nous retrouvons ce dodo aujourd’hui sur les bouteilles de la bière Bourbon, réunionnaise…mais le dodo est bel et bien mauricien.

 

Un merle de Maurice pas farouche

L’île, ensuite, suivra le chemin de la civilisation, voyant débarquer hommes et femmes de plusieurs pays, développant des cultures, des règles, des ports, des villes, grignotant peu à peu la forêt primaire. Cela fera l’objet d’un prochain article !

Cérémonie tamoule : la marche sur le feu

Les Tamouls sont les indiens de la Réunion, issus de la région du Tamil Nadu (Sud de l’Inde), arrivés sur l’île comme les malgaches et les chinois par l’esclavage, et sont comme eux libres aujourd’hui de célébrer leur culte
Avant 1848 (abolition de l’esclavage), ces rituels étaient interdits, jugés hérétiques, comme le Maloya, musique traditionnelle créole, ou comme le moringue, art martial créole, proche de la capoeira.
Les temples tamouls sont nombreux à la Réunion, surtout à St André et à St Pierre, et l’on peut assister à certaines périodes à la cérémonie de la marche sur le feu (de novembre à février, en juillet-août).
La cérémonie est pleine de significations anciennes, honorant la déesse indienne « Pandiallee », qui marcha sur le feu pour prouver sa fidélité…

Les préparatifs de la marche sur le feu commencent bien avant celle-ci : Les tamouls se purifient durant 18 jours de carême et de jeûne ; ils assistent à des récits de leur mythologie pour bien s’imprégner de leur acte de purification.

Le jour de la cérémonie, tôt le matin, les organisateurs lancent le feu sur un rectangle d’environ 18m² avec du filaos (bois résineux de l’Ouest qui brûle bien), qui va durer 12 heures. Autour du brasier, les fidèles font des offrandes d’encens, de fleurs et de fruits, surtout de noix de coco aux pieds de la déesse « Pandialé » (en créole), célébrant ainsi son mariage avec le guerrier Aldunin.

L’après-midi, un cortège important de fidèles défile dans les rues proches du temple, jetant des fleurs de toutes les couleurs, des confettis, de la poudre colorée, et suivant un char construit pour l’occasion, fait de fleurs et représentant la déesse sous une coupole. Eux-mêmes sont habillés en jaune. Les tambours ne cessent de battre.

Arrivé au temple, le cortège se répartit autour du brasier et les prêtres de la cérémonie entourent les braises de pétales de flamboyants, de lilas, d’œillets… Ils font plusieurs rituels, qui durent un certain temps, où tambours et chants continuent de plus belle.
Ensuite seulement vient la marche sur le feu. Le prêtre passe en premier, calmement. Il bénit ensuite chaque fidèle qui passera, un à un ou par deux sur ce tapis gris de braises brûlantes, avec des cris de douleur parfois, les mains sur la tête, ou impassibles. La tapis de feu se termine toujours par une rigole creusée dans la terre et remplie « d’lait », eau laiteuse qui apaise les brûlures.

La cérémonie se finit par une marche autour du brasier, femmes, hommes et enfants, en dansant au son des tambours qui ont accompagné toute la cérémonie.
La majorité des tamouls font le carême, mais beaucoup regardent seulement la cérémonie sans marcher sur le feu.

Même si marcher sur les braises est douloureux, ce n’est pas réellement dangereux, car le charbon ne transmet pas bien la chaleur, et le contact des pieds au sol est très court…il est ainsi possible de passer sur ce tapis de feu sans pour autant avoir les pieds brûlés !

Voici, en complément, un texte de A. Le Court daté de 1880 sur cette cérémonie :

« Voici le jour de l’épreuve. Des Indiens enchaînés les uns aux autres, vont tout à l’heure, sur la désignation du grand prêtre, traverser au pas de course un brasier où cuirait sans rémission l’hippopotame le plus formidablement cuirassé. Vous êtes haletant de terreur à l’aspect de ces fanatiques qui, en s’exposant ainsi aux flammes, ne font pas autre chose que se soumettre volontairement au jugement de Dieu. Gardez votre pitié et vos craintes pour d’autres; ils n’ont rien à redouter du feu, ces martyrs qui, avant de braver, le subtil élément, prennent la précaution de s’enduire le calcanéum de terre glaise ou de bouse de vache. Ils sont tout disposés à être brûlés, pourvu qu’ils ne le soient pas. Suivez-les cependant, ils ne marchent par sur ce bûcher, ils volent, ils ne le foulent pas, ils l’effleurent avec une agilité de gazelle. Et le comble de l’exploit alors, c’est de réussir, en courant sur les bûches ardentes à couper le cou à un cabri dont la chair est ensuite très libéralement distribuée aux assistants, sauf indemnité ultérieure, ce que ne négligent jamais les Indiens.
Traverser cette fournaise sans y laisser un pied, sinon les deux, n’est-ce pas le pendant de cette autre épreuve, autrement délicate, qui consistait pour entrer au paradis de Mahomet, à passer le pont d’Alsirat, mince comme le tranchant d’un rasoir ? Et cette immolation d’un cabri, ne tiendrait-elle pas, à certain degré des Lupercales, où de jeunes garçons, nus jusqu’à la ceinture, parcouraient les rues armés de fouets faits de peau des chèvres sacrifiées, et dont ils frappaient tous ceux qu’ils rencontraient ? Le feu, on le sait, joue un très grand rôle dans la liturgie indoue : De là le culte d’Agni, l’un des huit vaçous, qui préside au feu sous toutes les formes, au feu céleste, au feu terrestre, au feu qui féconde, réchauffe et purifie, comme celui qui brûle, dessèche et tue. Cette double propriété du feu le fait considérer comme le Fra égyptien. Agni est le grand purificateur, Pacava comme on l’appelle sur les bords du Gange. Ne semble-t’il pas que c’est du nom de ce Dieu que viennent les mots latins, ignis (feu) et agnus (agneau), symboles sacrés du sacrifice ? »

Les « zoizo » réunionnais : Exceptionnels mais menacés

       Il y a longtemps, la Réunion, grâce à son humidité, sa température, sa grande pluviométrie, son aérologie, était un paradis pour les animaux. Une biosphère exceptionnelle et endémique (= qui existe exclusivement à la Réunion) s’est mise en place : les éléments venus peupler cette île proviennent des cyclones et des courants marins portant troncs d’arbres et autres éléments végétaux. Ainsi, sont venus les graines qui se disséminent dans l’air, certains végétaux et insectes des terres alentours, pas de mammifères (comment seraient-ils venus sur l’île ?) ni de prédateurs, et beaucoup d’oiseaux.

Puis l’homme est arrivé, perturbateur, prédateur (massacre des populations de dodos par exemple), mangeur d’espace (villes tentaculaires), il a bouleversé en très peu de temps l’équilibre écologique de la Réunion. Il ne reste pas grand-chose de ce paradis là où l’homme a pu s’installer, sur le littoral. Heureusement, les reliefs très accidentés de l’intérieur de l’île protègent certaines espèces, qui sont classées espèces protégées, en voie d’extinction.



Ce que dit la loi :


« Sont interdits en tout temps sur tout le territoire du département de La Réunion, la destruction et l’enlèvement des œufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation des oiseaux d’espèces non domestiques suivantes ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat :


Albatros à bec jaune

Petit Puffin de Baillon

Puffin du Pacifique

Pétrel noir

Pétrel de Barau

Pétrel océanite

Pétrel géant antarctique

Pétrel géant subantarctique Fouquet

Fouquet

Fouquet

Taille vent

Paille en queue


 


Je m’intéresse ici au Pétrel de Barau, espèce endémique dont le nombre d’individus ne cesse de baisser, qui vit très mal la « cohabitation » avec l’homme. On estime qu’il en reste 3000 couples, 12 000 individus en tout. Il n’en existe qu’à la Réunion.

Pétrel de Barau


Son nom ?


Il vient de celui qui a découvert cette espèce, en 1963. Il s’appelait Armand Barau. En scientifique : Pterodroma baraui…on le nomme plus communément fouquet, taille-vent. C’est un oiseau de mer, ses pattes sont donc palmées. Son plumage est gris-bleuté dessus, blanc dessous.


Son habitat ?


Comme les pingouins, il vit en colonies, dans l’Océan Indien, et ne revient sur terre que pour mettre au monde ses petits. Cela se passe pendant l’été austral, à partir d’octobre.

Il niche dans des terriers formés par les aspérités du relief. On les trouve seulement sur les remparts uniques du Grand Benare (plus de 1000 m de dénivelé !) et du Piton des Neiges, les deux plus grands sommets de l’île, se faisant face. Ces remparts ont été formés suite à l’effondrement de la chambre magmatique du Piton des Neiges. Ce milieu est hostile, et seuls les Pétrels de Barau y vivent : faible végétation (dite « altimontaine », faite de branles blancs, verts, et petits tamarins des hauts), soleil frappant sur les parois, humidité de l’air (car ils se trouvent entre 2800 et 3 000 m d’altitude) et grande variation des températures.

Une femelle ne met au monde qu’un seul petit par an. Une fois en âge de voler, plusieurs mois après, en avril, ils s’envolent pour regagner la mer. C’est là que l’homme pose problème…

Pétrel tombé au sol


1. Problème majeur

Les jeunes pétrels sont attirés par les éclairages publics des stades, des villes, et surtout par celles, très nombreuses, du littoral Ouest. Ils chutent alors au sol. Ils ne sont pas faits pour s’envoler depuis un terrain plat et sont très handicapés au sol : ils ne peuvent pas marcher, ils rampent avec leur bec.


2. Conséquences

Il est alors impossible pour eux de reprendre leur envol. Ils sont à la merci des chats, chiens, ou même des hommes. Même si ces derniers les laissent tranquilles, ils n’ont pas beaucoup d’endurance et de graisse et ne survivent pas longtemps seuls. Beaucoup meurent ainsi, et cela suffit à diminuer dangereusement le nombre de Pétrels de Barau, jusqu’à un seuil critique.



Les actions


La SEOR, Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion, est la seule à se préoccuper de leur sort. Depuis 3 ans, elle organise une campagne de sauvetage en avril, au moment de l’envol, afin de récupérer le plus possible de jeunes Pétrels tombés au sol, pour les aider à repartir en direction de l’océan. En 1999, 605 oiseaux ont été récupérés, dont 550 ont réussi à repartir.

La SEOR a besoin de la coopération des réunionnais, car ce sont eux qui peuvent signaler la présence d’un Pétrel de Barau dans leur jardin ou leur quartier. (appeler au 0262 20 02 19 si vous en trouvez un).

Pétrel de Barau dans son élément

Pour de plus grands renseignements, allez surfer sur leur site : http://www.seor.fr


Cette espèce endémique est une espèce parmi d’autres à la Réunion, toutes aussi exceptionnelles et menacées d’extinction. Je vous en parlerai dans un prochain article. Ils ont de plus de très belles couleurs vives car ils n’ont pas besoin de se cacher des prédateurs, inexistants à la Réunion, mis à part les chats introduits par l’homme.

Dans la famille des animaux marins, je demande…les Echinodermes !

 

Continuons notre tour d’horizon des habitants des lagons tropicaux avec les étoiles de mer, oursins, concombres et autres : les échinodermes. Cela veut dire qu’ils sont normalement couverts d’épines (mais ce n’est pas le cas de tous les animaux de cette famille).

 

Caractéristique : la symétrie par 5 ! = à partir d’un point central poussent cinq branches.

 

  1. Les Etoiles de mer (astéries)

 

Ce sont elles qui représentent le mieux cette symétrie car elles ont 5 bras en étoile, avec au bout de chacun un œil, rouge. Les bras ne sont pas obligatoirement 5, mais peuvent être un multiple de 5 : certaines étoiles de mer ont 20 bras, comme l’Acanthaster Planci, mangeuse de corail, appelée « couronne d’épines ».

Ces étoiles se nourrissent de coquillages : elles se fixent dessus et tirent en posant leur ventouses centrales. Dès que le coquillage s’entrouvre, elles jettent littéralement leur estomac à l’intérieur et digère très vite grâce à ses sucs gastriques, car l’étoile de mer n’a pas de dents. Elles mangent des proies semi liquides à moitié digérées à l’extérieur.

Elles peuvent également se faire repousser un bras coupé, ou même le corps entier à partir d’un seul bras ! C’est pourquoi on ne peut se débarrasser de certaines espèces envahissantes en les coupant car ce serait pire…

 Protoreaster lincki, étoile géométrique   Etoile Fromia monilis   étoile de mer, symétrie par 5

 

  1.  Les Ophiures

Etoiles de mer toujours, mais différentes, car leurs bras sont maigres et composés de disques aplatis, comme des vertèbres qui bougent. Elles sont aussi appelées « étoiles serpent ». Elles ont des dents, contrairement aux premières, et ne lancent pas leur estomac, car elles se nourrissent de plancton, pas de coquillages, à quelquefois 6000 mètres de profondeur ! Elles sont plutôt noires et sortent la nuit. Discrètes !

 ophiure à épines   ophiure de 30 cm !

 

  1. Les Oursins

Tout le monde sait qu’il ne vaut mieux pas marcher dessus ! Ils sont faits de plaques calcaires, entourant l’animal, agrémentées d’aiguilles acérées et cassantes, organisées par la même symétrie de 5 que les étoiles de mer. On ne le voit pas, mais l’oursin a un pied et des pédicellaires (petites pincettes servant à se nettoyer ou à attraper de petites proies).

Certains oursins ne sont pas ronds, mais ovales et aplatis : ce sont les « dollars des sables » et on en trouve beaucoup aux embouchures des rivières, même à Mayotte.

L’Oursin Diadème, très répandu, a des piquants très longs, noirs et fins. Par contre, les Oursins Crayons ont des gros piquants usés.

 oursin diadème  oursin crayon

 

  1. Les Concombres de mer (holothuries)

Bien que leur forme soit très différente des étoiles, ils ont les mêmes pieds, régis par la symétrie de 5 ! Ces véritables filtres vivent dans le sable et ne bougent pas beaucoup. Leur squelette : des « baguettes » calcaires dans la peau, invisibles, comme des côtes !

Etonnant : Les concombres peuvent cracher leur estomac sur un prédateur pour se protéger. Un autre estomac repoussera tout seul à l’intérieur !

Reproduction : Pour se reproduire, certains se divisent en 2 tous seuls, et hop un deuxième concombre et né ! C’est tellement plus simple !

 

concombre de mer

  1. Les Lys de mer (crinoïdes)

Ceux-ci sont sûrement inconnus de beaucoup. Le lys a 5 bras en forme de calice, hérissés complètement de dents, comme celles d’un peigne. On en trouve à 4000 mètres de profondeur. Ils se nourrissent de plancton. Dans les eaux peu profondes, l’animal est mobile, et s’accroche grâce à une couronne de crochets !

A Mayotte, ils ont des bras ressemblant à des plumes, et ont des couleurs vives.

 

crinoïde jaune