
Tromelin, les Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa.
Ces 5 îles entrées l’année dernière dans les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) apportent à la France un atout majeur dans le domaine maritime : 700 000 km2 de ZEE (Zone Economique Exclusive) en plus ! Alors que les terres mêmes des îles ne représentent que 38 km de terre…
Cette proportion d’océan immense justifie donc les contrôles rigoureux de la pêche dans la zone.
Autre intérêt de la France dans ces îles : la science.
La faune y est endémique (cela signifie que les espèces sont originaires de cet endroit et vivent seulement là) et d’une grande biodiversité ! A l’heure où beaucoup d’espèces sont menacées d’extinction, il faut essayer de sauvegarder ces espèces rares d’oiseaux, de poissons, de tortues…ces îles ont besoin d’une bonne protection, surtout en mer, car dans le canal du Mozambique passent aussi les pétroliers qui vont du Moyen Orient à l’Europe et aux Etats-Unis.
Les îles ne sont habitées que par des scientifiques, des militaires et des météorologues. Chaque année, différentes missions sont organisées pour mieux les connaître, par les Universités, le Museum d’Histoire Naturelle, Kelonia (observatoire des tortues marines) ou encore l’Ifremer. Elles sont classées réserves naturelles depuis 1975, c’est-à-dire qu’on n’a le droit ni de pêcher, ni de nager, ni de plonger.
Elles ont chacune leur intérêt :
- pour étudier l’évolution des cyclones, c’est sur Tromelin qu’il faut aller car elle est bien située.
- Europa est le lieu de ponte des tortues marines le plus important.


Projet grandiose
Vous l’aurez compris, on ne fait pas n’importe quoi avec ces lieux surprotégés et essentiels à l’environnement ! Beaucoup aimeraient y aller cependant. Un projet voit le jour actuellement : développer l’écotourisme sur certaines îles pour faire jouer les Robinson aux touristes ! Ce projet sérieux a un but : montrer qu’il existe des endroits exceptionnels et exemplaires en Outre Mer, soucieux de protéger l’environnement et de contrer le tourisme qui dénature les endroits fragiles avec des hôtels et des activités inadaptées, destructrices pour l’environnement.
L’objectif à terme est d’y instaurer une pêche raisonnable et un certain tourisme. Cela s’appelle le développement durable ! Espérons que le projet sera vraiment exemplaire, le monde en a bien besoin.
+ + + Gros plan sur l’atoll d’Aldabra, Seychelles
Cet atoll est composé de 42 îlots coralliens ! C’est un endroit préservé des hommes, où vit la plus importante population de tortues géantes, d’oiseaux frégates et de Râles d’Aldabra (oiseaux marins). On y trouve aussi des reptiles préhistoriques, comme s’ils avaient oublié d’évoluer dans ce coin perdu ! Les seuls mammifères de l’atoll sont les chauves-souris végétariennes. Elles se nourrissent de fruits et de nectar. Bien sûr, il y a aussi des coraux, des poissons, des éponges, des dauphins et des requins-marteaux.
Alors que la Réunion postule au Patrimoine Mondial de l’Unesco, l’atoll d’Aldabra en fait déjà partie depuis 1982.
Dans le cadre de la journée de la Biodiversité qui s’est déroulée en mai 08, des photos sont exposées jusqu’en novembre à la ménagerie du Jardin des Plantes, au Muséum d’Histoire Naturelle.
Allez vous renseigner sur le site de la fondation à www.aldabrafoundation.org
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