JO et boycott : une histoire ancienne
Actualité, Ecouter, Lire, Voir, Visiter, Histoire, Première, Terminale 0 commentaire »Les Jeux défigurés Berlin 1936
Malgré les atteintes majeures aux principes fondamentaux de l’Olympisme, les tentatives de boycott ne parviendront jamais à perturber la tenue des Jeux à Berlin. A l’approche de leur ouverture, le consensus de pérénnisation fonctionne à plein et pousse :
Les dignitaires du CIO et « gardiens du Temple » à verser dans la compromission et la servilité face au régine nazi ;
- Les athlètes à user des concepts de neutralité et d’apolitisme pour conserver les prérogatives du terrain et de la confrontation sportive ;
- Les pouvoirs politiques des démocraties à sombrer dans une allégeance peu glorieuse, afin de préserver des objectifs diplomatiques d’apaisement et de stabilisation.
Jamais l’idéal olympique, antidote à la discrimination raciale, ne saura réfréner les enjeux nationalistes exacerbés, ni retarder la préparation guerrière sous-jacente des régimes totalitaires.
Août 1936. Les nazis ont ravalé les façades, fait disparaître toute trace d’antisémitisme et préparé avec faste et apparat « leur » olympiade. La trêve et son illusion de paix rassurent pour un temps les acteurs présents à Berlin; bien qu’à tout moment, les parades militaires et les oriflammes ne cessent de faire peser une tension aussi oppressante que prémonitoire…
Pourtant, l’inexorable escalade vers l’explosion mondiale ne peut faire oublier que pendant deux semaines, les 3 959 athlètes de 49 nations s’affrontent dans le respect des règles de l’Olympe. Cette lutte fraternelle donnera lieu à des performances sportives exceptionnelles, mais générera aussi de fausses légendes qu’il convient de corriger.
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Un autre article sur les JO de Berlin en 1936 à lire sur le lien suivant :
http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&ModuleId=284
Boycott des Jeux olympiques de Moscou par des pays occidentaux
Texte rédigé par l’équipe de Perspective Monde -
Une autre controverse politique éclabousse le mouvement olympique alors qu’une cinquantaine de pays refusent d’envoyer leurs athlètes à Moscou pour protester contre l’intervention militaire de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) en Afghanistan, en décembre 1979. Après la tuerie de Munich, en 1972, et la décision des pays africains de boycotter les Jeux de Montréal, en 1976, la présentation des olympiques est à nouveau obscurcie par une polémique à caractère politique. Au début de 1980, le président américain Jimmy Carter demande au Comité olympique de son pays de ne pas envoyer d’athlètes aux Jeux d’été de Moscou afin de protester contre l’intervention militaire de l’URSS en Afghanistan. Le Comité approuve le président par une forte majorité au mois d’avril. Une cinquantaine de pays se joindront aux Américains et décideront, eux aussi, de ne pas envoyer de délégation à Moscou (Japon, République fédérale d’Allemagne, Canada, etc.). Lorsque les Jeux débutent, le 19 juillet, seulement 81 pays sont au rendez-vous. Quatre ans plus tard, l’URSS rendra la pareille aux États-Unis en refusant de participer aux Jeux d’été de 1984, à Los Angeles. Le geste sera imité par une quinzaine d’autres pays, la plupart du bloc de l’Est. L’amélioration du climat politique permettra aux Jeux de Séoul, tenus en 1988, de réunir les grandes nations du monde. |
Jimmy Carter



Voici une animation qui reprend ce qui a été vu en cours, appelé vol d’oies sauvages
Pudong , à l’est de Shanghaï


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