Voici les passages étudiés en classe, vous les trouverez ici sous titrés en anglais.
Fiche signalétique du film
Titre original : Shoah
Réalisateur : Claude LANZMANN
France – 1974-1985
Durée : 9heures30
* Le film :
Shoah, qui donne directement la parole aux témoins de la terreur nazi, a été récompensé de 13 prix internationaux du Meilleur documentaire, dont un César en 1986, le Prix 1986 du Festival de Rotterdam et 2 Prix BAFTA 1987.
Pas d’images d’archives, mais retour sur les lieux
Des entretiens avec des témoins de l’époque : rescapés, bourreaux, témoins actifs ou pas
* Un témoin : Jan Karski
Entre dans la Résistance polonaise dès 1939 après s’être évadé. Devient agent de liaison entre la Résistance et le gvt polonais en exil, ainsi qu’interlocuteur auprès des Alliés
En 1942, il parvient à pénétrer dans un camp de concentration et d’extermination et il se rend dans le Ghetto de Varsovie : les responsables juifs lui demandent d’ informer le plus grand nombre de dirigeants politiques et de personnalités juives à travers le monde de l’horreur que sont en train de vivre les Juifs et les convaincre d’agir au plus vite.
Pour affiner vos connaissances du processus de colonisation, de contestation , de décolonisation et d’émancipation des territoires et des peuples du Maghreb, voici 3 chronologies réalisées par le Monde diplomatique dans le cadre d’un numéro spécial consacré au Maghreb colonial : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/86/
Je pense que cela vous servira à éviter les confusions entre les mouvements d’émancipation et le processus de décolonisation , à identifier les différents leaders et les différents mouvements
Algérie : Ab el Kader / Messali HAdj ( Etoile Nord Africaine – PPA – MTLD )/ Ferhat Abbas ( ’Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA), et Manifeste du peuple algérien – UDMA) / FLN / Ben Bella / Boumédiène
Maroc : Abd El Krim / Sultan Mohamed = Mohamed V / Istiqlal
Mais le 11 Novembre 2009 restera sans doute une date dans les mémoires. D’abord, parce qu’il n’ya plus de “poilu”, ancien combattant puis par la présence de la chancelière allemande
Voici l’article du monde daté du11-11-2009
Le 11-Novembre ne sera plus ce qu’il était. La commémoration de l’armistice de 1918, conçue depuis près d’un siècle comme une fête de la victoire française et de la défaite allemande, devient en 2009, pour la première fois de l’Histoire, une fête franco-allemande.
La chancelière Angela Merkel, réélue en septembre, a accepté l’invitation du président Nicolas Sarkozy d’être à ses côtés sous l’Arc de triomphe, mercredi à Paris, pour ranimer la flamme du soldat inconnu de la Grande Guerre et donner un discours.
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L’audace de la chancelière et du président a pris tout le monde de court. “C’est un geste à vous couper le souffle” : Werner Hoyer, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes du nouveau gouvernement de coalition allemand, venu à Paris pour commémorer la chute du mur de Berlin, le 9 novembre, s’avoue abasourdi par ce symbole, qui marque un pas de plus vers la réconciliation franco-allemande. “C’est un signe que nous avons construit une confiance et une amitié si solides qu’elles peuvent supporter toutes les divergences d’opinion”, affirme ce membre du Parti libéral (FDP).
Jamais un chancelier allemand n’avait participé à la cérémonie du 11-Novembre, symbole de la capitulation de son pays puis des humiliations du traité de Versailles qui servirent d’engrais, quinze ans plus tard, à l’avènement du national-socialisme.
On se souvient de la silhouette massive d’Helmut Kohl tenant la main à François Mitterrand à l’ossuaire de Douaumont, en 1984 – mais c’était en septembre, pour commémorer la bataille de Verdun.
Plus tard, Jacques Chirac avait tenté sa chance de prendre une part des grands symboles de la réconciliation franco-allemande en invitant le chancelier Gerhard Schröder à fêter avec lui le 11 novembre 1998. Trop tôt : le nouvel élu, soucieux de s’affranchir de la tutelle morale de la France, avait préféré décliner.
Maintenant, le temps est venu. Le dernier poilu est mort. Et Angela Merkel, 55 ans, représente une nouvelle génération, née après la deuxième guerre mondiale. Une page se tourne. L’Allemagne et la France envisagent, à l’initiative de M. Sarkozy, la mise en place d’un ministère commun qui pourrait voir le jour en janvier 2010 sous une forme à définir. Le secrétaire d’Etat allemand aux affaires européennes y travaille conjointement avec son homologue français, Pierre Lellouche.
“C’est une proposition très courageuse et un honneur pour nous, dit M. Hoyer. Il s’agit de ne pas s’arrêter au pur symbole et d’en faire quelque chose de fonctionnel. Différentes possibilités peuvent être envisagées. On peut imaginer qu’un ministre se rende régulièrement au conseil des ministres de l’autre pays pour y présenter un sujet spécifique.”
L’Allemagne et la France sauront-elles s’inventer une fête commune ? Le problème est de trouver la date. “Nous avons déjà beaucoup de dates à célébrer, nous sommes réservés à l’idée d’en avoir une autre”, prévient M. Hoyer. Le 9 novembre ? En commémorant à Paris l’immense bouleversement géopolitique créé par la fin du Mur, la France a voulu rattraper le rendez-vous qu’elle aurait manqué, alors représentée par François Mitterrand. Celui-ci s’était rendu en Allemagne de l’Est. Le président français reprochait au chancelier de ne pas reconnaître l’intangibilité des frontières de 1945. “Après la guerre, il était normal que la réunification déclenche un réflexe de méfiance, analyse M. Hoyer. Ce réflexe a vite été surmonté.”
Communauté de destin
Mais l’Allemagne elle-même a soigneusement évité de faire une fête nationale de ce jour du 9 novembre, trop lourd de mémoire. Avant la chute du mur de Berlin, ce fut celui, en 1918, du début de la guerre civile entre spartakistes et républicains, après la proclamation parallèle de deux Républiques : un désordre qui accélère l’armistice et précipite le diktat de Versailles. Ce fut celui, en 1923, du putsch avorté de Hitler à Munich. Celui, en 1938, de la Nuit de cristal et des pogroms antijuifs.
La France se garde pour elle le 14 juillet et l’Allemagne le 3 octobre, hommage à sa réunification de 1990. Une fois qu’Angela Merkel aura ranimé la flamme du soldat inconnu, il n’est pas exclu que le 11 novembre devienne pour les deux pays le symbole d’une communauté de destin et de mémoire. De ce tournant de l’Histoire qui acte le suicide de l’Europe et prépare ce pour quoi l’Union européenne s’est construite : rendre à jamais impossible, à l’intérieur de ses frontières, la guerre, la Shoah, la violation des droits fondamentaux. A ce petit hic près : depuis la fin des temps, en Allemagne, le 11 novembre marque aussi, à 11 h 11 précises, le début du carnaval.
Depuis 2 semaines, France 2 diffuse un documentaire constitué d’images d’archives inédites et colorisées sur la seconde Guerre Mondiale. Vous êtes cordialement invité à le suivre. Toutefois si vous n’aviez pas l’occasion de le voir, un site internet http://programmes.france2.fr/apocalypse-seconde-guerre-mondiale/
propose un certain nombre d’images, une chronologie, des dossiers thématiques sur les causes profondes de la guerre, la marche à la guerre, le conflit, les conditions de vie, la Résitance, la déportation et la Shoah, le règlement de la guerre ( Procès de Nuremberg et de Tokyo par exemple).
Vous y trouverez des fiches explicatives , des plans et c’est aussi un grand site d’archives photographiques mais attention certaines d’entre elles peuvent être choquantes.