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Ce blog aura 7 ans en septembre 2018, depuis il a reçu en moyenne
12 visites par jour.

 

 

RimbModifieraud est mort le 10 novembre 1891 à Marseille, il y a 120 ans cette année et ses poésies continuent de nous ravir et nous inspirer.

Ce blog ouvert en 2010 pour le festival Jean Aicard de poésie vivante est reconduit pour 2011/2012. Il est agrémenté de nouveaux textes, images et liens pour le rendre plus… vivant. Vous aussi pouvez y contribuer en cliquant comments en haut de chaque article pour lire les commentaires des autres et ajouter le vôtre. Votre adresse ne sera pas publiée et votre commentaire n’apparaîtra qu’ après avoir été validé. Il peut naturellement être retiré à votre demande (par mail à l’école, voir page « parents » ou simplement en commentaire).

Important : à partir du 1er mai 2013, les commentaires sont fermés pour les articles ayant plus de 100 jours. Mais vous pouvez en laisser  sur le dernier blog…

Les liens proposés sont aussi vérifiés avant d’être publiés. Vous pouvez cliquer dessus en toute confiance. Merci de m’avertir si toutefois l’hébergeur en supprimait.

 Merci à tous ceux qui participent. Ce lieu d’échanges est l’un des plus civilisés que je connaisse. Près de 500 commentaires et seulement 8 adultes ont écrit. Bravo les enfants !

Notre école a un site internet, venez le visiter si vous avez un moment en cliquant notre logo.

Certains articles ou propos peuvent surprendre ou sembler farfelus. Ne vous y trompez pas, ça réclame beaucoup de travail.
Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. Alphonse Allais
Nous sommes donc très sérieux.

Préférez-vous retenir les bons ou les mauvais souvenirs ?

Un bien beau palmarès…

 

Notre slam est en bas de la page « wisdom ».

L’histoire de notre affiche pour le festival est à la page « Notre affiche pour le festival ».

Les deux étaient présents à l’exposition « poèmes illustrés ».

Notre blog est ici.

Et cliquez l’image pour aller sur notre nouveau blog 2013 !

 

 



Nous ne savons qui remercier pour avoir ainsi orné la façade de l’office du tourisme.

Peut-être le service culturel ? C’est en tout cas un grand honneur et les peintres du CTM qui ont travaillé cette nuit à la lumière des projecteurs sont incontestablement de grands artistes.


2.4) Je trouve des indices avant d’accorder ma confiance aux informations et propositions que la machine me fournit.
(extrait de la partie 2 du B2i école : adopter une attitude responsable)




Une artiste nous a envoyé ses voeux.

Nous les retransmettons et les modifions ici avec son autorisation.

Van Gogh nous incite à regarder dehors la nuit étoilée.

C’est l’hiver qu’elle est la plus belle.

Regardez donc, vers 21h00…

 

Vous verrez ceci :

Il ne reste plus qu’à tendre des chaînes d’or d’étoile à étoile pour lire une histoire dans le ciel.

Saurez-vous dire le nom des constellations ? (la réponse est cachée quelque part sur le blog)

 

Et celui des étoiles principales ?Les bonnes réponses en commentaires recevront des cadeaux virtuels (j’en ai encore !).

 


 



Les poètes de sept ans

Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S’en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d’éminences,
L’âme de son enfant livrée aux répugnances.

Tout le jour il suait d’obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d’âcres hypocrisies.
Dans l’ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
A l’aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s’ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit…

 

pour l’entendre, cliquer ici —>poetes de 7 ans

manuscrit original



par Willis, d'après Carjat

— Ah ! quel beau matin que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s’éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux…
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher…
On entrait !… Puis alors les souhaits… en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise.

Arthur RIMBAUD, extrait des « Etrennes des orphelins »

En cherchant un peu vous pourrez trouver le texte dit par Jean Topart sur le site de Wheatoncollege…

Allez voir notre calendrier de l’avent 2011, une lettre par jour à partir du 28 novembre…

Les étrennes
J’ai cinq ans, c’est la Noël, le jour de l’an est proche. Les rues sont joyeuses, illuminées par le
flamboiement des boutiques. On me tient par la main ; qui donc ? Je ne sais pas ; ma mère,
sans doute ; et je me fais traîner, lourd ; je marche en regardant derrière moi, sous les vitrines,
des amoncellements de joujoux multicolores papillotant dans la lumière. Je voudrais tout, on
ne me donne rien, et je pleure.
– Le jour de l’an approche. Ton papa, bien sûr, t’apportera un jouet.
Il est arrivé enfin, le jour des étrennes. Je suis sur le lit de maman. Mon père entre, tenant à la
main un paquet…Les cadeaux ! Je les revois très bien, les cadeaux. C’était deux petits cubes
assez semblables, d’un blanc grisâtre, jaspé de bleu, – une pièce de savon de ménage pour ma
mère, une boîte pour moi, d’où sortait un diable. Cadeaux de pauvre. Ma mère, en maniant
l’objet qui lui était offert, prit un air si malheureux que ma boîte carrée, très pareille au savon
bleuâtre, ne me fit aucune joie.
Pourquoi pleurait-elle ?…Ah ! oui, je sais ! Il y a, dans les magasins, des cadeaux bien plus
jolis, si jolis, avec de belles couleurs. Ça, c’est un cadeau pour travailler. C’est un cadeau
triste. Mon diable ne m’amuse pas.
Jean Aicard
L’Ame d’un enfant, 1898

(texte trouvé sur le site des amis de Jean Aicard) très émouvant aussi mais ça n’est pas beaucoup plus gai. Peut-être que c’est mieux d’être enfant en 2012.



 

En juin 1870, Arthur Rimbaud envoie cette lettre à Jean Aicard, espérant en retour un exemplaire des rébellions.dîner de poètes

Cette version du poème est peut-être moins connue que celle de septembre (seuls quelques mots diffèrent).

Nous le soumettons au blog pour le 21ème anniversaire de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant).

Un petit aperçu historique de la France du XIXème siècle.

effares   <—cliquer ici pour entendre notre version audio

Dans le tableau ci-contre de Fantin-Latour (1872 exposé au musée d’Orsay), saurez-vous reconnaître Paul  Verlaine, Arthur Rimbaud et Jean Aicard ?

Question destinée aux adultes avertis : Le pot de fleurs représente un personnage absent. De qui s’agit-il et pourquoi n’est-il pas venu ?

 

A  Monsieur Jean Aicard

 

Les Effarés

 

Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s’allume,
Leurs culs en rond,

 

A genoux, cinq petits, – misère !
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond…

 

Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise, et qui l’enfourne
Dans un trou clair .


Ils écoutent le bon Pain cuire.
Le boulanger au gras sourire
Chante un vieil air.

 

 

Ils sont blottis, pas un ne bouge
Au souffle du soupirail rouge
Chaud comme un sein.

 

Quand, pour quelque medianoche,
Plein de dorures de brioche
On sort le pain.

 

Quand, sous les poutres enfumées
Chantent les croûtes parfumées
Et les grillons ;

 

Quand ce trou chaud souffle la vie ;
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,

 

Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres petits plein de givre,
Qu’ils sont là, tous,

 

Collant leur petits museaux roses
Au treillage, et disant des choses,
Entre les trous,

 

Des chuchotements de prière ;
Repliés vers cette lumière
Du ciel rouvert

 

Si fort, qu’ils crèvent leur culotte
Et que leur lange blanc tremblotte
Au vent d’hiver.

 

 

Juin 1870 – Arthur Rimbaud

5 bis Quai de la Madeleine, Charleville,
(Ardennes)

Un ex. des Rébellions, s’il plait à l’auteur.

AR

 

 

source : mag4.net

dit par Louis VELLE : <—cliquer ici



Une poésie proposée par Antony      cliquez ici pour nous entendre

Rimbaud en parle à Verlaine dans Eclipse Totale de Agnieszka Holland en 1995

voix de Tara Römer

L’homme blessé, de Gustave Courbet, 1844 (musée d’Orsay)

Question :

Courbet a-t-il peint ce tableau pour illustrer le dormeur du val ?

La première bonne réponse en commentaire gagne un superbe cadeau virtuel.

manuscrit de 1870

 Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur RIMBAUD (1854-1891)

Voyez la page « vidéos préférées » pour retrouver les liens avec San Severino, Sapho et d’autres…

Avec toutes ces interprétations, pas de doute, la poésie est encore bien vivante, un siècle et demi plus tard.photo de Carjat