Une histoire de Nasr Eddin Le Hodja

Nasr Eddin le Hodja est le héros d’innombrables contes populaires depuis des siècles, dans tout l’Orient : en  Asie mineure, en Asie centrale (de l’Arménie à la Mongolie), dans le monde arabe, et dans certains pays d’Europe (Ukraine, Balkans, etc.)

A partir des histoires d’origine, non transcrites, les aventures du Hodja on été enrichies au fil des générations par les conteurs et la tradition populaire.

Vous pouvez le trouver sous forme de roman, d’album pour enfants ou de bandes dessinées.

 

 

 

Nasr Eddin Hodja est un sage à sa manière.

 Il a une réponse à tout. Il fait surgir la vérité de l’absurde, et il a un humour totalement décalé.

Voici une première histoire :

 

Le soleil et la lune (1)

On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à résoudre. Un jour, on lui demande :

- Nasr Eddin, toi qui es versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune.

- La lune, sans aucun doute. Elle éclaire, quand il fait nuit ? alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.

 

Catégorie : Littérature
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Nos enfants nous accuseront

La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

Réalisé par Jean-Paul Jaud

Film français, est sorti le 5 novembre. 

Genre : Documentaire

Durée : 1h 47min. 

Année de production : 2008

Distribué par CTV International

Distribué par CTV International

Catégorie : Cinéma
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Bonjour Daleen

 

En ce moment le temps est médiocre en Savoie. Cela fait déjà 1 semaine que nous n’avons pas eu de soleil et qu’il pleut régulièrement. les arbres n’ont bientôt plus de feuilles. Il commence à faire froid, certains matins il gèle. Par rapport aux autres années il fait tout de même moins froid. En altitude, la neige et déjà tombée et elle est prévue sur tout le département pour le week-end.

 

Nous avons quelques questions à propos de votre mode de vie. Pourquoi mettez vous un pot de lavande devant votre porte ? Chez nous la lavande est plutôt plantée dans les bordures.

 

Quelles sont les religions les plus répandues en Afrique du Sud ?

 

A ce jour les préparatifs de fête de fin d’année commencent. Guirlandes, sapins et cadeaux sont dans tous les magasins.

 

N’hésitez pas si vous avez des questions !

Merci de tous ces renseignements.

Les CAP 2 et le professeur documentaliste

 

Catégorie : Savoie
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Quelques infos d’Afrique du Sud

La pluie tombe surtout au printemps et en été et donc ce sont des saisons de fleurs, légumes et fruits. Dans certaines villes, il y a beaucoup de fleurs, des roses par exemple, surtout en octobre et on trouve aussi de magnifiques fleurs sauvages.

Au Cap, la pluie tombe souvent l’hiver et la végétation est différente de celle trouvée à l’intérieur et dans les régions sèches.

Actuellement la lavande est très en vogue et elle est souvent plantée dans un pot à côté de la porte d’entrée.

 

 

Concernant les repas : le déjeuner est souvent pris sur son lieu de travail sous forme de sandwich et parfois les collègues déjeunent ensemble au restaurant.

Le dimanche, jour de la famille on se réunit autour de la table et on fait un barbecue.

 

Pour Noël, les gens mangent traditionnellement un repas chaud (dinde, jambon etc) mais certains préfèrent maintenant un buffet froid (viandes, salades).

 Tout est organisé de façon méticuleuse.

(Ces informations nous ont été transmises par Daleen que nous remercions vivement.)

Catégorie : Afrique du Sud
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Les visages de la solidarité

Presse, organisateurs, curieux, public souhaitant savoir quelles sont les façons de s’engager, cette page a pour objectif de vous faire découvrir toutes les facettes de la solidarité.

Il existe plusieurs façons de s’engager

 

 

            Acteurs de la solidarité, que vous soyez bénévoles, volontaires ou salariés d’une association, cet espace de parole est le vôtre. Faites découvrir votre expérience, faites partager vos motivations !

L’utilisation, la reproduction ou la diffusion partielle ou totale des photographies et/ou témoignages de ce site est autorisée à la condition expresse de mentionner précisément la source (”Visages de la solidarité”, www.lasemaine.org), d’adresser un justificatif de la publication à : Coordination de la Semaine de la solidarité internationale, c/o CRID 14 Passage Dubail 75010 Paris.

La publication dans une revue, ouvrage ou service payant quelle qu’en soit la nature et quel qu’en soit le support est subordonnée à l’accord écrit préalable de la coordination de la Semaine.

Les informations contenues sur ce site sont des témoignages libres. Elles n’engagent que leurs auteurs.

Une élève de 3:Personnellement ça me donne envie de les aider

Catégorie : Actualités
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Deux exemples d’animations en Savoie

Voilà deux animations proposées cette semaine. D’autres sont à découvrir…

 

« Vitrine sur un monde Solidaire »
du 15/11/2008 au 24/11/2008 - CHAMBÉRY (73) Centre villes
Thème(s) : Autre,  
Public : Tout public
Résumé :
Exposition « Vitrine sur un monde Solidaire ». Une vingtaine de commerçants chambériens exposeront dans leurs vitrines des photos proposées par les associations du réseau et représentant différents visages de la Solidarité Internationale.

 

Organisé par Réseau Chamberien de Solidarité Internationale
Secours Catholique délégation de Savoie - 73000 - CHAMBÉRY
Membres du collectif : ACAT :Abolition de la torture AFPS : Association France Palestine Solidarité Aides et Action : Pour une éducation pour tous Amnesty Internationale : pour les Droits de l’Homme Artisans du Monde : promotion et vente de produits du commerce équitable CCFD : Pour une terre solidaire, soutien des partenaires au Sud et à l’Est et sensibilisation ici Communes Solidaires : Promotion des droits économiques, sociaux et culturels dans le monde Hydraulique Sans Frontières : pour le développement spécialisé dans l’eau potable, l’irrigation, l’hydroélectricité et la sensibilisation sur la question de l’eau ici et dans le monde. La Semilla : Amitié et solidarité franco-mexicaine. Ligue des Droits de l’Homme : promotion de la citoyenneté, des droits et libertés collectifs ou individuels. Maison de la Jeunesse et de la Culture (MJC) de Chambéry et le Théâtre d’Improvisation Chambérien (TICS) Secours Catholique : Urgence et développement ici et ailleurs et sensibilisation Terre des Hommes : Promotion des droits humains, sociaux et culturels dans le monde. Tierra del Fuego : pour la promotion de la culture des indiens Mapuches Ville de Chambéry
Tél. : 04 79 60 54 00 -
E-mail :
ssichambery@gmail.com - Web : http://ssichambery.blogspot.com
En collaboration avec : Les commerçants du centre cille de Chambéry

 

 

L’info pas bêtes “l’incroyable épopée de l’eau du Robinet”
du 15/11/2008 au 24/11/2008 - CHAMBÉRY (73) Laveries Automatiques
Thème(s) : Environnement / écologie,  
Public : Tout public
Résumé :
Exposition gratuite sur l’assainissement de l’eau et son impact sur l’environnement dans les laveries automatiques de Chambéry

 

Organisé par Réseau Chamberien de Solidarité Internationale
Secours Catholique délégation de Savoie - 73000 - CHAMBÉRY
Membres du collectif : ACAT :Abolition de la torture AFPS : Association France Palestine Solidarité Aides et Action : Pour une éducation pour tous Amnesty Internationale : pour les Droits de l’Homme Artisans du Monde : promotion et vente de produits du commerce équitable CCFD : Pour une terre solidaire, soutien des partenaires au Sud et à l’Est et sensibilisation ici Communes Solidaires : Promotion des droits économiques, sociaux et culturels dans le monde Hydraulique Sans Frontières : pour le développement spécialisé dans l’eau potable, l’irrigation, l’hydroélectricité et la sensibilisation sur la question de l’eau ici et dans le monde. La Semilla : Amitié et solidarité franco-mexicaine. Ligue des Droits de l’Homme : promotion de la citoyenneté, des droits et libertés collectifs ou individuels. Maison de la Jeunesse et de la Culture (MJC) de Chambéry et le Théâtre d’Improvisation Chambérien (TICS) Secours Catholique : Urgence et développement ici et ailleurs et sensibilisation Terre des Hommes : Promotion des droits humains, sociaux et culturels dans le monde. Tierra del Fuego : pour la promotion de la culture des indiens Mapuches Ville de Chambéry
 
Tél. : 04 79 60 54 00 -
E-mail :
ssichambery@gmail.com - Web : http://ssichambery.blogspot.com
En collaboration avec : Hydraulique Sans Frontières

 

J’ai découvert la semaine internationale grâce à son site.

 

Une élève de 3ième.

Catégorie : Actualités
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Qu’est-ce que la solidarité internationale ?

En ce début de 21ème siècle, deux constats s’imposent

 Les pauvretés (économiques mais aussi sociales, culturelles…) s’accroissent de par le monde. Plus de 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, 100 millions d’enfants vivent dans les rues, la moitié de l’humanité vit avec moins de 2 dollars par jour. Dans le même temps, les richesses ont été multipliées par 8 au cours des 40 dernières années. Le chiffre d’affaires combiné des 200 sociétés transnationales les plus importantes représente plus que les économies cumulées de 180 pays du globe. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes entre pays et à l’intérieur de chaque pays, y compris dans les Etats du Nord.

 La mondialisation accroît l’interdépendance, entre les hommes, les Etats, les économies. Les choix politiques et économiques ont des conséquences sociales et environnementales à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale.

La solidarité internationale, c’est prendre en compte la réalité de ces inégalités, en comprendre les causes et agir pour les combattre. Tous les acteurs de la société peuvent s’y engager : pouvoirs publics, collectivités territoriales, entreprises, médias, organisations syndicales, associations… Chaque citoyen est concerné.

 

Ce texte présente la vision et les valeurs de la solidarité internationale portées par les acteurs locaux et les membres nationaux du Comité de pilotage de la Semaine

 

Organiser une action

En France, tous les jours, des bénévoles, des salariés, s’impliquent dans des projets de solidarité internationale. Des citoyens tentent de comprendre le monde et, par des gestes concrets (en achetant ou voyageant solidaire, en épargnant éthique, en interpellant les décideurs…), de promouvoir des relations Nord-Sud plus justes et plus équitables.

Mais avez vous entendu parler de ces bénévoles, ces salariés, ces citoyens au 20 heures ? La solidarité internationale est souvent absente des médias nationaux. Peu de télévisions, de radios ou de journaux nationaux la relaient.

C’est pour valoriser ces engagements, dans leur diversité, que la Semaine à été créée. Pour DIRE à voix haute la solidarité internationale et offrir à ses acteurs, une semaine par an, un espace-temps pour faire connaître au grand public leur vision de la solidarité et de la citoyenneté internationales, les actions menées à l’année sur ce sujet, et proposer des pistes d’actions concrètes à la portée de tous.

Et ça marche ! Les acteurs de la solidarité internationale sont de plus en plus nombreux à s’investir dans la Semaine : 5500 animations locales se sont déroulées en 2007 dans 92 départements français.

Contacts en région

Partout en France, des milliers d’associations, collectivités, écoles et autres acteurs organisent chaque année des animations pendant la Semaine. Parmi elles, plusieurs se regroupent en collectif pour organiser conjointement tout un programme d’actions dans leur ville, leur agglomération ou leur département : ce sont les “pôles référents”.

D’autres structures, régionales ou départementales, coordonnent l’ensemble des actions sur leur territoire en faisant de l’accompagnement des organisateurs, de la communication, de la formation… Ce sont les Coordinateurs en Région pour l’Animation de la Semaine.

Le travail en collectif permet de créer de nouveaux liens et garantit une meilleure efficacité dans la réalisation des actions notamment en matière de programmation (complémentarité des thèmes, etc.) et de communication (mise à disposition d’une équipe salariée, de contacts, d’outils d’information, etc.). N’hésitez donc pas à contacter/rejoindre les structures listées ci-dessous.

Si vous menez un travail de coordination locale, merci de nous le signaler pour figurer dans la liste ci-dessous : magali.audion@lasemaine.org ou 01 44 72 89 78.

 

 

http://www.lasemaine.org/spip.php?rubrique4

 

 

 

c’est une très bonne initiative !                                                                                                    Une élève de 3e !

Catégorie : Actualités
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Le lac - Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

 

Comment charmer une fille ? Inspirez-vous de ce texte car le temps passe si vite…

Pauline - Amandine - Anaïs

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

” Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

” Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

” Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

” Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! “

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Catégorie : Poèmes
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Ce que change la nouvelle réglementation bio

Article très intéressant trouvé sur le net comparant l’ancienne et la nouvelle réglementation.

http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=199044&pid=5937067

 

 

 

 

 

Petite Dissection du Règlement Bio Européen

Le 27 juillet 2007, la Communauté européenne publiait le Règlement CE 834/2007 relatif à la production et à l’étiquetage des produits biologiques. Il s’agissait de remettre à plat la réglementation communautaire antérieure propre à ce type de production sans insecticide ou pesticide de synthèse (1). Beaucoup de choses ont été dites à propos de ce règlement, dont un certain nombre de semi-vérités ou d’approximations. Je reviendrai donc sur quelques points qui ont parfois été un peu vite commentés : I) la fin des labels nationaux, II) la multiplication des logos, III) l’étiquetage bio, et IV) les OGM dans le bio.

Le Règlement ne constitue pas à lui seul, toutefois, l’ensemble de la Réglementation Bio européenne. Il ne fait « que » poser un cadre dont le contenu doit être complété. De nombreux aspects de la législation doivent encore être organisés. C’est à la Commission que revient cette tache. J’énumérerai donc à la fin de ce billet (V) l’ensemble des points restant en suspens et sur lesquels la Commission se penchera.

Très controversées, les premières moutures du Règlement CE 834/2007 ont laissé la place à une version finalement peu révolutionnaire. Bien qu’il soit loin de faire l’unanimité, ce texte confirme globalement les principes de la réglementation antérieure : interdiction des produits chimiques de synthèse, des traitements ionisants, et de l’utilisation d’OGM.

Applicable au 1er janvier 2009, le règlement se borne à tracer les grandes lignes du sujet et laisse à la Commission le soin de décider de ses modalités pratiques d’application (voir ci-dessous). Toutefois, certaines de ces dispositions bien que générales marquent une rupture avec la législation antérieure :

  • suppression des réglementations Bio nationales au profit d’une réglementation européenne harmonisée. Les Etats membres ne peuvent adopter de réglementation plus stricte sur les points régis par la réglementation européenne. Les « labels bio privés » plus stricts sont - par contre - autorisés (art. 34) ;
  • mais possibilité d’adopter des règles de production exceptionnelles pour adapter les normes bio aux « conditions climatiques ou géographiques locales, aux pratiques d’élevage particulières et aux différents stades de développement » (point 21, art. 22) ;
  • règles d’étiquetage modifiées (logo européen obligatoire, référence à la nature bio des ingrédients facilitée dans l’étiquetage etc.) (art. 23 à 26) ;
  • affirmation de l’interdiction de l’utilisation des OGM mais autorisation de ne pas étiqueter la présence fortuite ou inévitable d’OGM s’ils ne représentent pas plus de 0,9% de chaque ingrédient ou du produit fini  (art. 9) ;
  • actualisation des mécanismes de contrôles et d’importation des produits bio (art. 27 à 29 ; 31 à 33) ;

I. Fin des labels bio nationaux : harmonisation de la réglementation ?

On a beaucoup dit que le règlement interdit aux Etats membres de conserver ou d’adopter des règles nationales de production biologique plus strictes que la réglementation communautaire. Ce n’est pas tout à fait faux. Mais c’est seulement partiellement vrai.

En réalité, le règlement permet tout à fait aux Etats membres d’appliquer sur leur territoire des règles plus strictes en ce qui concerne la production biologique (article 34)… « à condition que ces règles soient également applicables à la production non biologique » ( !).

Il y a effectivement fort peu de chance que de telles règles soient adoptées. Ainsi, c’est indirectement que le règlement interdit aux Etats membres d’appliquer sur leur territoire des réglementations bio plus strictes, et qu’il sonne le glas des diverses réglementations nationales.

Il faut toutefois préciser que les Etats conservent un domaine d’intervention résiduel et temporaire. Le réglement prévoit que dans les cas où des modalités de production bio ne seraient pas prévues au niveau communautaire pour certains types d’espèces ou de plantes aquatiques et microalgues, les Etats membres peuvent garder/adopter des règles nationales (art.42). Dans ces cas, les règles communautaires d’étiquetage et de contrôle s’appliquent. Ces règles de production nationale auront cependant vocation à disparaitre. Elles ne sont autorisées qu’en attendant une éventuelle réglementation communautaire sur le sujet.

Le Réglement simplifie-t-il le paysage réglementaire ?


Je n’en suis pas certaine. Les « labels privés » restant autorisés, on pourrait tout à fait assister au remplacement des réglementations nationales uniques par de multiples règlements et chartes privés (sans compter les éventuelles modalités de production nationales “temporaires” ci-dessus). Sans remettre aucunement en cause la légitimité de ces réglementations privées plus strictes, bien au contraire, on se doute que, s’il survient, cet éparpillement ne permettra pas au consommateur de mieux se repérer dans l’offre de produits bio et d’acheter en connaissance de cause.

On peut donc redouter l’effet inverse de l’effet désiré.

II. Des tas de logos

La juxtaposition probable des réglementations européennes et privées ne sera pas rendue plus claire grâce aux indications qui figureront sur les produits.

Trois types de logos vont en effet pouvoir être utilisés simultanément :

  • Le nouveau règlement impose l’utilisation du logo européen (art. 24, et 25,1) lorsque le terme « biologique » est utilisé pour la présentation du produit.
  • Le règlement permet également l’utilisation des logos nationaux, qui survivent à la disparition des réglementations spécifiques qu’ils désignaient jusqu’alors. Mais ils ne pourront être apposés que concomitamment au logo européen. L’utilisation du logo « AB » ne signifiera plus que le produit a été élaboré conformément aux normes bio françaises mais conformément aux normes européennes. Son usage permettra vraisemblablement de rassurer le consommateur - qui est habitué au logo national - et de le préparer en douceur à son abandon.
  • Le règlement permet enfin l’utilisation de logos privés (art. 25,2).

Or, un logo ça va, trois…

On rappellera avec amusement que les autorités européennes se préoccupent depuis un moment de la rationalisation et de la  simplification des systèmes d’étiquetage. Elles souhaitent renforcer la compréhension que peuvent en avoir les consommateurs. Force est de constater qu’en ce qui concerne les produits bio, l’objectif pourrait être manqué !

III. Un étiquetage assoupli

Le terme « Biologique ». Le règlement fixe la liste des termes signifiant « biologique » dans les langues de l’union, et pouvant être utilisés pour indiquer au consommateur qu’il se trouve en présence de produits conforme aux spécifications de la réglementation bio communautaire. Personnellement, c’est le terme Finnois qui me plait le plus (« luonnonmukainen »).

·         Les produits étiquetés

Produits non transformés. Il s’agit des pommes, des poires, et des…etc. Les termes signifiant « biologique » peuvent être utilisés pour l’étiquetage et la publicité des produits non transformés s’ils sont en conformité avec le règlement.

Produits transformés (2). Il s’agit de toute sorte de produits allant de la confiture, à la purée en flocon en passant par les raviolis…Les termes signifiant « biologique » peuvent être utilisés dans la dénomination de vente (c’est le nom générique du produit, comme par exemple « beurre ») si au moins 95% de ses ingrédients (3) sont biologiques. Ainsi un fromage frais grec bien connu au bon lait de brebis contenant 90 % d’ingrédients bio ne pourra prendre la dénomination de « Fromage βιολογικό » (art.23.4).

Si le produit transformé a pour ingrédient principal un produit de la chasse (gibier) ou de la pêche, et que ses autres ingrédients sont bio, le terme « biologique » pourra être employé dans la liste des ingrédients et sur la présentation du produit, dans le même champ visuel que la dénomination de vente (art. 23.4, c)

  • Comparaison avec l’ancienne législation

Contrairement à ce que l’on a beaucoup écrit, l’exigence d’un certain pourcentage d’ingrédients bio dans l’aliment autorisant à faire état de ce mode de production ne passe pas de 70 à 95%.

L’ancien règlement (art. 5) prévoyait le dispositif suivant :

  • à partir de 95% d’ingrédients bio, un produit pouvait utiliser le terme « biologique » ou équivalent dans sa dénomination de vente (« beurre biologique »). (art. 5.3)
  • lorsqu’un produit contenait entre 70% et 95% d’ingrédients bio, et si les x % d’ingrédients conventionnels restants n’étaient pas disponibles en bio, il était possible d’apposer la mention selon laquelle « «X % des ingrédients d’origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique». (art. 5.5 bis)
  • En dessous de 70% d’ingrédients bio, il n’était pas possible de faire référence à la bio dans l’étiquetage  ou la publicité du produit.

Le nouveau règlement permet à présent d’indiquer la présence de tout ingrédient biologique entrant dans la composition du produit dans la liste des ingrédients, sans limite inférieure de pourcentage. Il ne sera toutefois plus possible d’utiliser la mention selon laquelle le produit contient x% d’ingrédients bio. Le règlement réserve l’usage du logo Bio aux produits ayant 95% d’ingrédients bio (art. 25).

Lorsqu’un gâteau au sésame contiendra ne serait-ce que 2% de bio (disons le sésame) :

*la liste des ingrédients indiquera que ce sésame est bio mais

*le paquet de gâteau ne pourra PAS arborer le logo communautaire.

Toutefois le règlement ne s’oppose pas à l’indication dans la publicité de la présence de l’ingrédient bio mentionné dans l’étiquetage. Ainsi la publicité pour notre paquet de gâteaux pourra parfaitement attirer l’attention du consommateur sur la présence de sésame bio dans la composition du produit.

·         Loyauté de la publicité

Interdiction de tromper. Conformément aux habitudes communautaires, le règlement interdit toute publicité (ou pratiques d’étiquetage, usages de termes ou de marques) qui pourraient induire le consommateur en erreur en lui faisant croire qu’un produit non conforme au règlement est un produit bio (art.23).

Cette précision vise bien sur les produits du type « Bio, de Danone ».

Elle vise également les publicités qui pourraient insinuer que le produit est globalement/entièrement bio alors que seuls quelques ingrédients le sont. Ainsi il ne sera pas possible, on s’en doute et en théorie, de distiller l’idée selon laquelle notre gâteau au sésame serait dans son ensemble bio alors que 2% seulement de ses ingrédients le seraient.

Conclusion

On passe d’un système dans lequel il était interdit de mentionner l’origine bio d’ingrédients si le produit en contenait moins de 70%, à un système ou tout ingrédient bio peut être mentionné dans la liste des ingrédients et faire l’objet d’une publicité spécifique. Il ne semble donc pas que le nouveau système d’étiquetage soit plus strict que l’ancien. Au contraire, le Bio pourra s’afficher plus facilement.

IV. Des OGM bio ?

·         Interdiction d’utilisation des OGM.

Le règlement pose clairement le principe de l’incompatibilité du mode de production biologique et des OGM : l’utilisation d’OGM et de produits obtenus à partir d’OGM est interdite en production biologique (art.9). Ainsi les semences OGM sont interdites dans l’agriculture bio, les produits contenants des OGM sont interdits dans l’agriculture bio et les produits manufacturés ne peuvent se prévaloir du label bio s’ils contiennent des OGM.

En imaginant que des semences OGM soient cultivées sans insecticides ni pesticides de synthèse, selon les méthodes de production biologiques, elles ne pourraient se prévaloir du label.

De même, des récoltes biologiques mélangées avec des récoltes OGM ne pourraient être vendues sous le sigle bio. Elles seraient déclassées et devraient être vendues comme des récoltes conventionnelles (4). Dans ce cas, un étiquetage spécifique mentionnerait la présence d’OGM dans les produits.

·         Tolérance et étiquetage. 

Cependant, concernant « l’étiquetage OGM », le régime des produits bio a été aligné sur celui des produits conventionnels.

Réglementation générale d’étiquetage OGM. Le Règlement 1829/2003 exclut de l’obligation d’étiquetage OGM les « denrées alimentaires renfermant un matériel contenant des OGM, consistant en de tels organismes ou produit à partir de tels organismes dans une proportion n’excédant pas 0,9 % de chaque ingrédient, à condition que cette présence soit fortuite ou techniquement inévitable » (article 12.2).

Ne sont donc pas soumis à l’obligation de mentionner la présence d’OGM, lorsque cette présence est involontaire, les aliments contenant globalement jusqu’à 0,9% d’OGM et ceux dont chaque ingrédient pris individuellement contient jusqu’à ce seuil.

Si un aliment contient un ingrédient qui a été contaminé fortuitement à 50% par des OGM qui ne représente que 0,5% de sa masse totale, l’étiquetage de l’aliment devra mentionner la présence des OGM dans cet ingrédient.

Le seuil de 0,9% s’applique donc ingrédient par ingrédient, indépendamment de sa proportion dans le produit fini.

Réglementation appliquée au bio. Ainsi dans certains cas et dans une certaine mesure, des produits bio pourront ne pas mentionner la présence d’OGM dans leur composition. Tout dépend donc de la raison et du pourcentage de contamination.

S’il contient plus de 0,9% d’OGM, un produit « bio » sera déclassé, peu importe comment la contamination sera survenue. L’étiquetage devra mentionner la présence des OGM dans le produit.

Si la présence d’OGM dans un produit bio est volontaire, résulte d’une négligence, ou était évitable, le produit ne pourra se prévaloir du label bio. Peu importe le pourcentage d’OGM qu’il contient : il sera déclassé, même s’il comprend 0,9% ou moins de 0,9% d’OGM.

Si la présence d’OGM provient d’une contamination fortuite (non volontaire) ou techniquement inévitable, le produit ne serait déclassé que dans le cas ou la contamination OGM dépasserait 0,9%.

Le tout peut être ainsi récapitulé :

% d’OGM dans le Bio

Mode de contamination

Conséquence

> 0,9%

Tous modes

Déclassement des produits Bio en produits conventionnels.
Mention de la présence d’OGM sur l’étiquetage.

≤ 0,9%

Volontaire, par négligence ou techniquement évitable

Déclassement des produits Bio en produits conventionnels.

Mention de la présence d’OGM sur l’étiquetage.

≤ 0,9%

Fortuite ou techniquement inévitable

Les produits peuvent rester étiquetés « Bio » selon le Règlement Communautaire.

Pas de mention de la présence d’OGM sur l’étiquetage.

Possibilité pour le producteur d’être exclu d’un « label Bio privé » plus restrictif.

Juridiquement, le seuil de 0,9% n’est pas un plafond jusqu’auquel les OGM sont autorisés dans le bio. C’est un seuil partir duquel on considère qu’une contamination accidentelle (fortuite ou inévitable) doit faire l’objet d’un signalement, et donc d’un étiquetage spécifique.