A la découverte de… la cour d’assises
UNE LIAISON MORTELLE
Les classes de TMS, TMC, 1 BP S, accompagnées de leurs professeurs, ont assisté à un procès, mardi 24 février 2009 à la Cour d’Assises de Nancy, afin de découvrir le milieu judiciaire.
NANCY. « Oh…. C’est impressionnant, mais cela ne ressemble pas à ce que l’on peut voir dans les séries américaines… », telle est la première impression des élèves à leur arrivée.
La salle du tribunal est grande, mais il y a peu de places « assises », d’autant plus que d’autres classes s’étaient jointes au public.
Les bâtiments, situés Place Carrière, sont typiques du 18ème siècle et la salle est ornée de boiseries sculptées et de lustres.
A la sonnerie, le public s’est levé et le greffier a annoncé « la Cour… ». sont entrés, la Présidente de la Cour d’Assises de Meurthe-et-Moselle, Sylvie Kerner-Menay, décontractée mais stricte une fois l’audience commencée, accompagnée du reste de la cour :
- L’avocat général, Maître Monique Serel (elle représente l’Etat et propose une peine)
- les 9 jurés
Les avocats des parties civiles et de la défense étaient déjà présents.
Une fois la cour installée, la prévenue entra, entourée de deux gendarmes, et se plaça dans le box des accusés.
Marguerite Serrure est accusée d’homicide volontaire sur son mari, Philippe Serrure, mort le 16 février 2006. Elle l’a tué d’une balle entre les deux yeux avec une carabine 22 long rifle. Le drame s’est déroulé suite à une dispute liée à l’infidélité de son conjoint. Il avait une liaison avec une mineure de 14 ans.
Le procès a débuté lundi 23 février et s’est achevé le jeudi 26.
Le premier jour a vu défiler à la barre l’enquêteur, la balistique, le médecin légiste et des gendarmes.
La matinée du deuxième jour, en présence des élèves, l’enquêtrice de personnalité, un psychiatre, un psychologue ont apporté leur analyse. Ils ont retracé la vie de Mme Serrure et sa famille et ont mis en évidence les problèmes conjugaux et familiaux du couple.
L’après-midi, la mère de la prévenue a été entendue en vertu du pouvoir discrétionnaire. Son témoignage était difficilement audible.
Puis est venue la barre la maîtresse, peu loquace et enfin la marraine de Monsieur Serrure.
Lors du dernier contact téléphonique avec Mme Serrure, la conversation s’est terminée par ces mots « je te dirai Marraine, et tu seras étonnée… ».
Son témoignage semblait en désaccord avec ses différentes dépositions, surtout par rapport à l’interprétation de cette citation.
A chaque témoignage, la prévenue revenait sur l’idée qu’elle aimait son mari et qu’elle n’avait pas voulu le tuer.
La partie civile plaide la préméditation, mais l’avocat général écarte l’homicide volontaire et demande une peine de 15 à 18 ans de prison. Le verdict sera de 16 ans de réclusion.
La vie d’une femme a été gâchée, suite à la liaison que son mari a eu avec une enfant.
Une question demeure : Mme Serrure avait-elle vraiment visé l’escalier ?
