Sciences et maîtrise de la langue au cycle 3

21 05 2012

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  • le fil conducteur de la formation donnée par Claude Chat :   form sci ML C3


La forêt que plébiscitent les citadins doit rester sauvage… mais pas trop

15 05 2012

Cet article aide à relever le défi EDD pour le cycle 3 intitulé « Comment la forêt rend des services à l’homme ? »

Publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 09.05.2012

Quels visiteurs fréquentent la forêt, et qu’en attendent-ils ? Pour l’Office national des forêts (ONF), qui compte profiter de la Fête de la nature, organisée dans toute la France du 9 au 13 mai, pour valoriser son savoir-faire, la question n’a rien d’anecdotique.

Gestionnaire de 120000 km2 de forêts publiques dont 44000 km2 en France métropolitaine, cet organisme a pour mission, outre la production de bois et la protection de la biodiversité, d’assurer l’accueil du public. Autrement dit de répondre à la « demande sociale » de la population française, qui vit à près de 80% en milieu urbain.

Pour mieux comprendre les liens que ces citadins entretiennent avec la forêt, l’ONF a dirigé, de 2003 à 2008, un vaste travail de recherche sur les pratiques et représentations de cet espace naturel. Etablie sur la base d’un questionnaire mené auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatives de la société française, puis complétée par des entretiens individuels et des groupes de discussion thématique, cette enquête nationale permet aujourd’hui de préciser les réactions et les demandes des citoyens vis-à-vis de la forêt. Lesquelles ne sont pas dénuées d’ambiguïtés. Voire de contradictions.

« POUR LE CALME, LA TRANQUILLITÉ, LE SILENCE »

Premier constat : la proximité apparaît comme le facteur le plus déterminant de la fréquentation. « Environ 22% de ceux qui habitent à moins d’un quart d’heure de la forêt et 34% de ceux qui y vont à pied déclarent y être allés au moins une fois par semaine, contre 15% en moyenne dans l’ensemble de la population. A contrario, 55% de ceux qui habitent à plus d’une heure de la forêt n’y sont jamais allés pendant l’année, contre 29% en moyenne », note Anne-Marie Granet, responsable de l’accueil du public à la direction de l’environnement et des risques naturels de l’ONF.

Peu présentes également dans ces espaces boisés, les personnes âgées ou à faible revenu. Bien souvent, ce sont les mêmes qui ne possèdent pas de voiture, les inégalités d’accès à la forêt recoupant ainsi les autres inégalités sociales. Ce qui n’empêche pas cette activité de loisir, précise Mme Granet, « de rester populaire et répandue pour les deux tiers des Français qui sont à moins d’une demi-heure d’une forêt accessible ».

« Silence, air pur, nature… » L’immense majorité (96%) d’entre eux affirment s’y adonner « pour le calme, la tranquillité, le silence », « pour respirer l’air pur, s’oxygéner » et « pour le contact avec la nature », 91% ajoutant vouloir y « partager un moment agréable avec la famille ou les amis ».

L’occupation plébiscitée reste la promenade : en couple, avec les enfants ou le chien, mais plus rarement seul. A l’issue de cette enquête, deux types de représentations se détachent nettement : la forêt comme espace d’évasion hors la ville, et comme espace de sociabilité et de partage.

Mais de quelle forêt au juste s’agit-il ? Sauvage ou aménagée ? « Les gens qui viennent en forêt recherchent la nature, mais plus encore une « naturalité perçue ». Ils veulent se sentir loin de la ville sans en être vraiment éloignés. Ils espèrent ne voir aucune trace d’artificialisation humaine sans pour autant avoir le sentiment d’un espace abandonné… Pas facile, dans ce contexte, de toujours les satisfaire ! », détaille Mme Granet.

Soigneusement conservé par les forestiers pour promouvoir la biodiversité, un arbre mort donnera au public l’impression d’une forêt mal entretenue. Les ordures traînant par terre sont pour lui la première cause d’insatisfaction, mais il ne veut pas pour autant entendre parler de poubelles.

LE VISITEUR EN ATTENTE D’UNE FORÊT SAUVAGE

Bref, le visiteur urbain est en attente d’une forêt d’aspect sauvage, susceptible de lui procurer un sentiment de liberté, mais sans les inconvénients d’un véritable milieu naturel, non investi par l’homme. Ce qui implique, selon les termes de Benoît Boutefeu, « les conditions d’une mise en scène réussie ».

Cet ingénieur forestier-géographe, auteur de La Forêt mise en scène, Attente des publics et scénarios de gestion (L’Harmattan 2009), a en effet choisi d’approcher la question par la métaphore du théâtre. Une idée originale et fructueuse qui lui permet d’appréhender la forêt comme scène et décor, les visiteurs comme spectateurs, l’Etat et les collectivités comme directeurs… Et les exploitants forestiers comme metteurs en scène. Celui-ci, précise M. Boutefeu, a pour devoir « de composer avec les différents acteurs », mais aussi de « ravir les spectateurs ».

Une mission qui ne coule pas toujours de source pour l’agent forestier, souvent plus enclin, « en tant que garant de l’intégrité du patrimoine boisé, à considérer la fréquentation du public comme un phénomène subi, une menace potentielle pour les écosystèmes, plutôt que comme une chance ou une valeur ajoutée pour la forêt ».



Les bûcherons modifient la gestion des forêts pour préserver les oiseaux

15 05 2012

Publié sur http://www.lemonde.fr/planete/ le 11.05.2012

Cet article aide à relever le défi EDD pour le cycle 3 intitulé « Comment la forêt rend des services à l’homme ? »

L’Office national des forêts va adapter ses pratiques sylvicoles pour ne pas perturber les mœurs des oiseaux nicheurs.

Tout de vert vêtu, Bruno Fauvel gratte doucement le tronc du hêtre, et tous nos regards convergent vers le trou bien rond qu’il présente à une quinzaine de mètres de hauteur : une loge de pic noir. « S’il était à l’intérieur, il aurait déjà passé la tête pour voir si ce n’était pas une martre ou un chat forestier qui tentait de monter », explique l’homme à l’uniforme vert, typique des agents de l’Office national des forêts (ONF). Après avoir marqué pendant vingt-cinq ans les arbres pour la coupe dans la forêt d’Orient (Aube), au cœur de Champagne-Ardenne, cet ornithologue dans l’âme est désormais chargé d’étudier les mœurs des espèces aviaires dans le cadre du programme national « Oiseaux des bois ».

L’objectif ? Protéger les oiseaux vivant dans cette forêt de plaine, sans affecter sa rentabilité économique. Pour cela, les agents de l’ONF doivent être en mesure de préserver les milieux favorables à la nidification, conserver les arbres portant les nids, réduire les dérangements qu’entraînent les travaux d’exploitation. Une équation plus difficile à résoudre qu’il n’y paraît, pour laquelle l’ONF et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ont uni pendant cinq ans leurs compétences autour de trois grandes forêts domaniales : la forêt de Moulière (Vienne), la forêt d’Orléans (Loiret) et la forêt d’Orient (Aube).

Dans ces laboratoires d’observation représentatifs de la forêt de feuillus occidentale, la collecte des données vient tout juste de s’achever. Elle devrait donner lieu, « d’ici à l’été », affirme l’ONF, à des prescriptions d’exploitation jugées compatibles avec la conservation de l’avifaune patrimoniale.

INVENTAIRE DES CHANTS

Le projet « Oiseaux des bois » s’est intéressé à onze espèces protégées et appartenant à trois groupes : les oiseaux de clairières, les rapaces et les pics. Dans la forêt d’Orient, massif de près de 10 000 hectares composé principalement de chênes, de charmes, d’aulnes et de frênes, les recherches se sont concentrées sur deux espèces de rapaces (milan noir et buse variable) et trois espèces de pics (pic épeiche, pic noir et pic cendré).

La première étape de ce long inventaire a consisté à écouter les chants et les cris spécifiques à chaque espèce. « Les pics se repèrent assez facilement dès le mois de mars par leurs tambourinages et leurs cris. Pendant un mois, les oiseaux marquent leur territoire », précise M. Fauvel.

Avec un peu d’entraînement, une oreille avertie comme la sienne distingue les espèces sans trop de difficulté. Vient ensuite la recherche des nids. Puis, si possible, le suivi de quelques oiseaux par radiopistage. Équipés de petits radio-émetteurs, des pics mars ont été suivis pendant plusieurs mois, ce qui a permis d’affiner la connaissance du petit volatile.

La sylviculture impose de prévoir que la forêt se régénère. Dominée par le chêne et gérée en futaie régulière, la forêt d’Orient est divisée en parcelles de 10 à 20 hectares, chacune correspondant à une classe d’âge. Soit, pour les chênes, une succession de stades allant du semis (temps zéro) au stade de la vieille futaie (150 à 200 ans).

Or les oiseaux ont leurs préférences : l’engoulevent, qui niche au sol, optera pour les semis, les pics pour les futaies respectables. De même le pic noir choisira-t-il un hêtre au tronc droit sans branches basses pour se prémunir des prédateurs, quand les rapaces préféreront des chênes noueux et tortueux.

PÉRIODE DE REPRODUCTION

Ces détails à première vue anecdotiques sont essentiels pour préserver cette faune aux moeurs particulières. D’autant que les travaux forestiers peuvent apporter des nuisances non négligeables, notamment durant la période de reproduction. « Il n’y a pas si longtemps, l’exploitation se concentrait sur l’automne et l’hiver. Aujourd’hui, elle s’étale sur l’année », précise Jean Dissard, de l’ONF.

« Les pics sont surtout perturbés par la disparition de leurs habitats de prédilection – vieux arbres et arbres morts -, tandis que les rapaces sont avant tout sensibles aux dérangements liés à l’exploitation forestière », résume Thierry Tournebize, directeur adjoint du parc naturel régional de la forêt d’Orient, associé au projet.

« Le milan noir privilégie, pour faire son nid, les lisières de forêt. La buse est plus forestière, et recherche des arbres à gros tronc un peu partout dans le massif, détaille Christophe Hervé, chargé de mission à la LPO. En période de coupe, il faut donc laisser, pour le milan, des arbres sur les bordures, et, pour la buse, de vieux boisements, en veillant à ne pas rajeunir trop brutalement les massifs. » Autant de préceptes que l’ONF va maintenant s’efforcer d’intégrer à ses protocoles de gestion.



Les services rendus par la forêt

20 04 2012

Cet article aide à relever le défi EDD pour le cycle 3 intitulé « Comment la forêt rend des services à l’homme ? »

LES FORÊTS, RÉSERVE DE VIE

Les forêts sont biologiquement plus diverses que tout autre écosystème terrestre. Elles couvrent environ 31% de la surface de la Terre, soit près de 4 milliards d’hectares, et contiennent plus du deux tiers des espèces vivantes terrestres. Les forêts tropicales qui ne constituent que 6% des terres émergées, possèdent plus de la moitié de la biodiversité terrestre. Étant la plus vaste forêt tropicale humide au monde, la forêt amazonienne détient une importante biodiversité. Le bassin amazonien à lui seul abrite un quart des espèces terrestres.

La vie humaine est intrinsèquement liée à la biodiversité. Si nous pouvons modifier notre relation à la nature, nous ne pourrons en modifier notre dépendance. L’homme se sert des services que nous rend la nature et nous leur devons tout en termes d’existence.

Selon la FAO, plus de 1,6 milliards d’individus dépendent des forêts comme source de revenus. La biodiversité forestière est la base de plus de 5000 produits commerciaux : lin, coton, huiles aromatiques, huiles essentielles, miel, résines, champignons, caoutchouc, produits pharmaceutiques… Nous connaissons bien ces produits générés par les forêts. Ces services d’approvisionnement représentent à nos yeux une valeur marchande. Par contre, de nombreux services fournis par les forêts ne sont pas reconnus ou sous-estimés dans notre économie de marché, alors qu’ils sont indispensables, c’est par exemple le cas des services de régulation ou culturel (voir ci-après).

Or, chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent (principalement dans la zone tropicale) notamment parce que le marché actuel ne parvient pas à reconnaitre les services rendus par les forêts. Afin de mettre fin à leur destruction, il faut connaître et comprendre l’intégralité des services qu’elles nous rendent.

LES SERVICES DE RÉGULATION DE LA FORÊT

Les services de régulation fournis par les forêts sont les bénéfices obtenus par les processus écosystémiques. Lire la suite »



Dépendance à l’eau de notre vie quotidienne

16 03 2012

EAU VIRTUELLE : KÉSAKO ?

Nous consommons des milliards de litres d’eau sans nous en apercevoir. Grâce au concept de « l’eau virtuelle », des chercheurs dévoilent la quantité d’eau utilisée lors de la fabrication des produits de notre quotidien.

Un petit noir avalé au coin d’un comptoir. Et nous voilà empruntant 125 ml d’eau aux ressources naturelles de la planète. Une broutille, croit-on. Sauf que ce café a, en réalité, nécessité 140 litres du liquide transparent avant d’atterrir au fond de notre tasse. La découverte, signée Tony Allan, scientifique environnemental britannique, remonte à une vingtaine d’années. Ce concept – baptisé « eau virtuelle » – a révolutionné la vision que l’on peut avoir des cycles de production et de consommation des biens courants. Il ne s’agit plus de mesurer sa consommation d’eau au rythme de ses douches et de ses boissons quotidiennes, mais bien de prendre en compte désormais l’arrosage des vergers d’où proviennent nos fruits, l’eau consommée par des vaches promises à devenir steaks ou encore celle intégrée dans la chaîne de production de notre dernière voiture. En bref, l’eau invisible, cachée derrière le produit.

Découvrir à quel point nos économies, notre vie quotidienne sont dépendantes de cet or bleu : eau-virtuelle

Publié le 2-07-2010 sur http://www.terraeco.net/Eau-virtuelle-kesako,11235.html



L’eau douce : fiches et actions pédagogiques

13 03 2012

Pour que l’eau vive

Dossiers (PDF)

• Le bassin versant ou le principe de l’entonnoir • Le cycle de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau au naturel (fiche pédagogique générale) • L’incroyable voyage de l’eau (7 à 11 ans) • La crue, une catastrophe naturelle ? (12 à 15 ans) • De l’inégalité à la solidarité (à partir de 16 ans)

Témoignages

• Classes « Pédag’eau » • Il était une fois la Reyssouze • La Maison Régionale de l’Eau

Interviews

• Guy Pustelnik, biologiste • Jean-Marie Fritsch, hydrologue

L’eau : vie et santé

Dossiers (PDF)

• L’eau et les êtres vivants • L’eau et la santé

Actions pédagogiques

• Sur la piste de l’eau et du vivant (fiche pédagogique générale) • L’eau dans toute sa diversité (7 à 11 ans) • Au fil de l’eau (12 à 15 ans) • Eau potable, objectif santé (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau c’est la vie • La vie et l’eau au fil du Sausseron • La protection des nappes phréatiques est-elle possible ?

Interviews

• Michel Lamy, professeur d’écologie • Philippe Hartemann, professeur de médecine

Du bon usage de l’eau

Dossiers (PDF)

• Les enjeux de la gestion de l’eau

Actions pédagogiques

• Sur la piste des usages de l’eau (fiche pédagogique générale) • L’eau que nous buvons (7 à 11 ans) • Au service de l’eau (12 à 15 ans) • De l’eau pour demain (à partir de 16 ans)

Témoignages

• L’eau et la vie en Méditerranée • L’eau de la source à la table? • Les eaux en Aquitaine

Interviews

• Maître Descrozailles, maire • Thierry Ruf, agronome

http://www.fnh.org/francais/doc/en_ligne/eau/intro.htm

 



Observer les différentes manifestations de la vie en faisant des élevages

6 03 2012

Contenu de la formation pour les 3 cycles

  • Pourquoi des élevages en classe ?
  • Les attentes des programmes

              ◦ Connaissances, capacités, attitudes

              ◦ Démarches

  • Des élevages faciles à réussir

              ◦ Qu’est-ce qu’un élevage ?

              ◦ Quel animal choisir ?

              ◦ Que faire des animaux en fin d’élevage ?

  • La règlementation
  • Les liens avec les autres disciplines
  • Des ressources

Télécharger le document : Observer manifest vie élevages



L’eau : de la terre au verre

2 03 2012

En lien avec la proposition de travail Comment l’action de l’homme joue un rôle sur les êtres vivants des bords de la Marne et du cours d’eau

Les sociétés humaines ont, vis-à-vis de l’eau, trois exigences majeures : la qualité, la quantité et la préservation des milieux aquatiques. Ce dossier donne des exemples de recherche pour mesurer et réduire l’impact des activités humaines sur la pollution des eaux. Trois secteurs d’activités sont abordés : l’agriculture, les industries agroalimentaires et les eaux usées. De la nature jusqu’à nos verres et assiettes, puis au-delà de notre évier, retraçons le parcours de l’eau potable.

Télécharger le dossier d’Inra Magazine n°20, mars 2012 (PDF)



Gérer le manque d’eau en agriculture

2 03 2012

D’après les derniers scénarios climatiques, les sécheresses seront plus fréquentes à l’avenir. L’Inra mène donc de nombreuses recherches visant à offrir aux agriculteurs les moyens de gérer ce risque. À court terme, il s’agit d’anticiper au mieux l’épisode de sécheresse, d’en caractériser l’ampleur et d’optimiser les systèmes de cultures existants. À plus long terme, ces derniers devront être repensés pour conjuguer résistance au manque d’eau et compétitivité. L’Inra s’investit également au-delà de la question agricole. En effet, l’Institut participe aux efforts de l’ensemble des acteurs concernés par une meilleure gestion territoriale de l’eau entre ses différents usages.

Télécharger le dossier d’Inra Magazine n°18, septembre 2011 (PDF)



La biodiversité forestière – Le trésor vivant de la planète

1 03 2012


Pour l’information (la formation) des maîtres.

En rapport avec les propositions de travail

« Comment la forêt rend des services à l’homme »

« Trouver et décrire 5 êtres vivants de la forêt francilienne, et leurs relations »

Livret de 50 pages réalisé pour la journée internationale de la diversité biologique du 22 mai 2011

www.cbd.int/idb/doc/2011/idb-2011-booklet-fr.pdf