« Vague d’ordures » dans les océans

31 03 2009

Plusieurs tonnes de détritus en tout genre polluent les océans. Ils mettent en danger la santé de zones marines déjà fragilisées.

Une « vague d’ordures » menace la faune marine, le tourisme balnéaire et la pêche, déjà mis à mal par le réchauffement climatique, avertit l’organisation américaine Ocean Conservancy dans un rapport publié mardi 10 mars.

En une seule journée de septembre dernier, près de 400 000 volontaires de 104 pays ont collecté 3 200 tonnes de détritus divers, rappellent les auteurs

Au sommet de cet « instantané des débris marins », figurent des mégots de cigarette, des sacs en plastique, des emballages de nourriture et autres récipients. Onze mille couches-culottes ont en outre été ramassées aux Philippines et près de 20 000 filets de pêche ont été dénombrés sur le littoral britannique.

« Nous ne pouvons tout simplement plus continuer à jeter nos ordures dans l’océan. L’évidence se manifeste chaque jour à travers les dégâts causés à la faune marine, les plages maculées qui découragent les touristes et les écosystèmes marins en état de choc », déplore Vikki Spruill, présidente d’Ocean Conservancy, dans un communiqué.

« En changeant de comportement et de politique, citoyens, entreprises et gouvernements peuvent contribuer à améliorer la santé des océans, essentiels à la vie sur terre », ajoute-t-elle.

Publié le 11/03/2009 sur http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/vague-d-ordures-dans-les-oceans_746000.html



Déchets et citoyenneté : opération « bords de champs »

29 03 2009

Des agriculteurs du Loiret ont nettoyé et récupéré les déchets sur les bords de 100 km de routes communales : que pensez-vous qu’ils ont trouvé, et en quelles quantités ?

Voir le document : bords_de_champs1



Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue

18 03 2009

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes, d’après ce que démontrent des recherches menées à l’Université de Padoue, en Italie.

Jusqu’alors l’impact des pesticides sur les abeilles n’avait été évalué que lors des semailles de maïs et par la contamination du pollen et du nectar. Suite à différentes études, l’Allemagne interdisait l’utilisation de l’insecticide Cruiser après une surmortalité des abeilles observée dans le Bad-Württemberg. En France, ce sont le « Gaucho » et le « Régent », des produits d’enrobage des graines de la firme Bayer, qui furent interdits en 2004 pour leur toxicité sur les insectes butineurs. (…)

Pour le professeur Vincenzo Girolami, « les gouttes d’eau issues du phénomène de « guttation »(1) de plantes provenant de graines de maïs traitées, tuent les abeilles en l’espace de quelques minutes si celles-ci utilisent leur ligule (la langue trompe des abeilles, NDLR) ». Sa collègue chimiste, Andrea Tapparo, a montré, en analysant les gouttes issues de la « transpiration » des feuilles, qu’elles pouvaient contenir des substances utilisées dans le traitement des graines à des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose mortelle pour les abeilles.

Les gouttelettes qui reposent à la surface des feuilles sont parmi les sources d’eau préférées des abeilles, elles risquent ainsi un empoissonnement direct (…)

Élisabeth Leciak

1- En apparence, la guttation ressemble à de la rosée. C’est un phénomène proche de la transpiration que certaines plantes, comme le maïs, mettent en œuvre pour évacuer le surplus de pression racinaire qui peut apparaître au cours de la nuit, notamment dans les sols où le taux d’humidité du sol est important. Il se traduit par une forme de suintement d’eau aux niveaux des stomates (les pores des feuilles), qui se condense pour former des gouttelettes sur les feuilles.

Publié le 05-03-2009 sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634



Classification/évolution : « Espèces d’espèces »

9 03 2009

Destiné à un large public, le documentaire « Espèce d’Espèces » renouvelle notre représentation de l’arbre du vivant et nous fait découvrir que les millions d’espèces qui peuplent la planète, la nôtre comprise, appartiennent toutes à une seule et immense famille. Comment classer les espèces vivantes ? Quel critère utiliser pour les trier ? Le nombre de pattes ? La présence d’ailes, de plumes, de poils, d’écailles ? Pas si simple

A l’occasion du bicentenaire de la naissance du naturaliste Charles Darwin, France 5 propose ce documentaire plein d’humour sur les espèces vivantes. Saynètes et animations en 3D permettent de comprendre avec précision comment sont répertoriées et classées les petites bêtes et belles plantes de la création.

« Espèces d’espèces » a remporté le Grand Prix du Festival international Pariscience (8-12 octobre 2008, Paris).

Pour visionner ce documentaire en ligne (en 6 parties, voir au bas de la page de la partie 1) :

Partie 1 => http://www.dailymotion.com/video/x8jo02_especes-despeces-1_tech

Pour mettre en œuvre en classe de C2/C3, de très nombreuses et intéressantes propositions « clé en main » :

http://www.perigord.tm.fr/~ecole-scienc/pages/activite/monde_vivant/Telechargements/SoMod.htm

Dossier spécial Darwin et l’évolution sur le site de « La main à la pâte » :

http://lamap.inrp.fr/?Page_Id=16&Action=2&Element_Id=1192&DomainScienceType_Id=8

Pour nommer les groupes d’animaux avec les élèves : classer les animaux CC 22 10 09



Les îles polynésiennes menacées par les espèces invasives

6 03 2009

La Polynésie compte un grand nombre d’espèces de plantes et d’animaux terrestres endogènes, mais beaucoup ont déjà disparu ou sont menacées par l’introduction d’espèces invasives, soulignent des scientifiques réunis cette semaine à Papeete.

Comme sur les Galapagos décrites au XIXe siècle par Darwin, le morcellement des terres polynésiennes en îles et atolls a entraîné la formation d’espèces distinctes, notamment de mollusques terrestres et d’oiseaux, à partir d’un ancêtre commun.

Avec un peuplement humain vieux de seulement mille ans et une formation géologique récente, la Polynésie et Hawaï constituent « un ensemble de laboratoires pour comprendre comment l’homme a interagi avec son environnement », a affirmé Patrick Kirch, du département anthropologie et biologie intégrative de l’université de Californie à Berkeley, au 11e inter-congrès des sciences du Pacifique.

En examinant le sous-sol de l’île de Mangareva, dans l’archipel des Gambier (est de la Polynésie), qui compte parmi les biotopes les plus pauvres de la région, l’équipe de M. Kirch a découvert un grand nombre de fossiles d’escargots éteints et d’oiseaux aujourd’hui absents de l’île.

Grâce à une couche de charbon de bois qui témoigne de la déforestation par ses premiers habitants, il a pu déterminer que ces espèces se sont éteintes peu après leur arrivée, il y a environ mille ans.

Le même phénomène a été observé sur d’autres îles polynésiennes ainsi qu’en Nouvelle-Zélande, où le moa, un oiseau géant incapable de voler, a été chassé jusqu’au dernier par les Maoris, après leur arrivée depuis la Polynésie il y a 700 à 800 ans.

En Polynésie, « il y a eu trois vagues d’extinction: la première avec l’arrivée des Polynésiens il y a environ mille ans, la deuxième avec l’arrivée des Européens au XVIIe siècle qui ont notamment introduit le rat noir, passager clandestin sur les bateaux, et la troisième actuellement » liée à l’intensification des échanges commerciaux, résume Jean-Yves Meyer, un biologiste employé par le gouvernement de Polynésie française.

« Sur les îles sans rats noirs aux Marquises, on trouve encore des oiseaux endémiques remarquables comme le monarque, la perruche », constate ce chercheur.

Plus récemment, la prolifération sur les hauteurs de Tahiti et d’autres îles montagneuses du miconia (Miconia Calvescens), un arbuste ornemental d’origine brésilienne à la canopée tellement touffue qu’il ne laisse pas passer la lumière, a conduit à la disparition de nombre d’espèces du sous-bois ainsi qu’à l’érosion des sols dont certains sont venus combler les lagons, étouffant le corail.

Après des recherches en collaboration avec des universitaires de Hawaï, où le miconia pullule aussi, l’équipe de M. Meyer a lâché dans la nature un champignon qui détruit les pousses et les feuilles de cette espèce, permettant une reconstitution partielle du sous-bois.

Les essais préalables en laboratoire ont permis d’éviter de remplacer un mal par un autre. Dans les années 1970, un escargot carnivore, introduit pour éradiquer un escargot géant lui même importé pour être consommé, avait ainsi éliminé une cinquantaine d’espèces de gastéropodes endémiques.

Mais en dépit des efforts pour lutter contre certaines espèces invasives, des animaux et des plantes continuent à s’éteindre dans les îles du Pacifique. « Les incendies ou la construction d’un aéroport ont une plus grande chance d’entraîner la disparition d’une espèce endémique sur une petite île de Polynésie qu’ailleurs », constate M. Meyer.

Publié par l’AFP, le 05/03/2009