Des vers tellement verts

30 04 2009

Objectifs pédagogiques : Les êtres vivants dans leur environnement

  • L’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu.

  • Places et rôles des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux alimentaires.

  • L’évolution d’un environnement géré par l’Homme.

Ils fertilisent, labourent… et règlent le climat.

Que ferait-on sans les vers de terre ? “Lorsqu’on parle de biodiversité, on parle rarement de ces bestioles, souligne Denis Loyer, directeur adjoint des opérations techniques à l’Agence française de développement (AFD), et pourtant, elles ont un rôle essentiel dans la production de nourriture.” Les vers de terre sont en effet un seul long tube digestif qui transforme les déchets organiques (comme les résidus de culture) en un puissant fertilisant. C’est le principe du compostage !

Arrêter le labour

Si les pesticides peuvent nuire à ces discrètes créatures, leur pire ennemi est le labour de la terre. Les vers sont les victimes des tracteurs, des charrues et des oiseaux et la microvie des sols est tuée par les rayons UV. “La différence est énorme : là où la terre est labourée, on trouve jusqu’à 50 kg de vers par hectare contre 2 à 4 tonnes où l’on ne laboure pas”, souligne Denis Loyer. Après plus d’un demi-siècle d’agriculture intensive, beaucoup de sols sont aujour­d’hui biologiquement morts, avec un maigre 1% de matière organique.

Pour prévenir les inondations

Les engrais chimiques sont alors utilisés pour alimenter les plantes, mais ils ne reconstituent pas le capital de fertilité des sols. De plus, les vers labourent la terre en profondeur, creusant des galeries qui permettent à l’eau de pluie d’y pénétrer au lieu de s’écouler. C’est aussi bien une garantie contre les inondations qu’un moyen de ne pas gaspiller d’eau là où il n’y en a pas. “Cette agriculture sans labour, ou agroécologie, s’impose comme l’une des solutions d’avenir pour nourrir le monde, selon Denis Loyer. La superficie cultivée ainsi augmente de 15% par an.”

Lutter contre le réchauffement climatique

C’est une bonne nouvelle… Et pas seulement pour les vers ! En effet, dans les cercles très sérieux des experts du climat, on regarde de plus en plus vers les sols pour lutter contre le réchauffement. “La matière organique, c’est du carbone. Or, l’agroécologie permet d’accroître la matière organique dans les sols, entraînant la retenue d’environ trois tonnes de CO2 par ha et par an de l’atmosphère”, souligne Denis Loyer. Pour mémoire, une voiture émet environ trois tonnes de CO2 par an. Comme les arbres qui emprisonnent du carbone pendant leur croissance, les sols stockent du CO2 au fur et à mesure qu’ils s’enrichissent en matière organique. C’est pourquoi certains experts estiment que le développement de l’agroécologie pourrait permettre une baisse du carbone dans l’atmosphère aussi importante que si l’on enrayait la déforestation.

Paru le 22 04 09 sur : http://www.metrofrance.com/planete/des-vers-tellement-verts/midv!y8e413Hrjxzs/



Le ragondin et la bernache figurent parmi les dix espèces exotiques les plus envahissantes en Europe

30 04 2009

Objectif pédagogique : mettre en évidence l’importance de l’action de l’Homme sur l’environnement, les inconvénients éventuels, et la difficulté à faire marche arrière.

le ragondin

Le ragondin, l’omble de fontaine et la bernache du Canada ont peu en commun, si ce n’est de figurer au top 10 des espèces exotiques envahissantes les plus nuisibles d’Europe, selon une étude publiée lundi 20 avril dans le magazine de l’Ecological Society of America. Depuis 2005, 10 922 espèces envahissantes ont été répertoriées par le projet européen Daisie (Deliverling Alien Invasive Species Inventories for Europe).

l’omble

La globalisation des échanges a permis avec les années à des milliers de nouvelles espèces de plantes, d’animaux et d’insectes de s’installer durablement dans le paysage européen. La modification du territoire et les changements climatiques accélèrent aujourd’hui leur propagation. Ces espèces perturbent le cours normal des écosystèmes, engendrant des coûts considérables, tant économiques qu’écologiques.

la bernache

Pour évaluer ce coût, une équipe de chercheurs européens a tenté de quantifier l’impact de ces espèces sur les « services rendus par les écosystèmes » aux êtres humains. Ces services incluent, par exemple, la pollinisation, la régulation du climat et la filtration des eaux. « La présence, et souvent la domination d’espèces non indigènes, peuvent perturber le fonctionnement des écosystèmes, explique la directrice de la recherche, Montserrat Vilà. Ces changements peuvent être irréversibles et, au final, causer autant de torts que le changement climatique ou la pollution. » C’est en évaluant ces pertes que les chercheurs ont établi une liste d’espèces envahissantes les plus nuisibles.

Parmi elles, le ragondin figure en tête du palmarès. En plus d’endommager les récoltes, les berges et les digues, ce rongeur détruit les nids d’oiseaux aquatiques et transmet la leptospirose, une maladie bactérienne. En Italie, entre 1995 et 2000, malgré un plan de 3 millions d’euros, les dégâts causés par l’animal aux berges et à l’agriculture se chiffrent à 11 millions d’euros. Du côté des espèces envahissantes aquatiques, l’écrevisse rouge de Louisiane, la moule zébrée et l’omble de fontaine sont également pointés du doigt.

RÉCOLTES PERDUES

Au total, l’équipe a répertorié plus de mille espèces envahissantes présentes sur le territoire européen qui causent des dommages écologiques et économiques. Pour autant, l’Union européenne (UE) n’a pas encore arrêté de stratégie pour stopper leur prolifération.

« Démontrer que ces espèces envahissantes ont un coût est une façon de faire réagir, explique Montserrat Vilà. Elles ont un impact réel dans plusieurs domaines économiques comme l’agriculture, la foresterie et la pêche, et ce, sans compter la perte de biodiversité. » Les espèces envahissantes coûtent à la Grande-Bretagne annuellement 150 millions d’euros pour lutter contre 30 sortes d’herbes exotiques et 3,8 milliards d’euros en récoltes annuelles perdues. Selon les chercheurs, les espèces envahissantes coûtent déjà 12 milliards d’euros par an à l’UE.

Paru le 22.04.09 sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/22/le-ragondin-et-la-bernache-figurent-parmi-les-dix-especes-exotiques-les-plus-envahissantes-en-europe_1183875_3244.html



Lutte anti-nitrates: y’a comme un Ic

26 04 2009

Les années se succèdent et rien ne semble changer sur le front de la lutte contre les nitrates (sans parler des pesticides) qui polluent les rivières bretonnes et nourrissent les algues vertes. Dernier épisode en date: la fermeture du captage des eaux de l’Ic près de Binic (Côtes d’Armor) qui alimentait jusqu’à présent 10 000 habitants.

Cette fermeture vient s’ajouter à plusieurs autres abandons de prises d’eau dans le département ces dernières années pour des dépassements chroniques de la norme autorisée de 50mg/l, conséquence des rejets dans les sols des élevages intensifs. Pour l’Ic, les taux ne sont jamais descendus en dessous de la norme depuis 25 ans. Eau et Rivières, qui organisait une manifestation ce week-end à Binic, a dénoncé “une gabegie financière et environnementale”. Lire la suite »



Ma vie sans carbone : petits films autour du réchauffement climatique

3 04 2009

Le journaliste Antoine Sachs sillonne les routes de France pour traiter de sujets autour du réchauffement climatique. Sa contrainte : son périple ne doit avoir aucun impact sur l’environnement. Ses outils : une caméra, un vélo électrique, une tente.

(1): l’éolien, c’est pas du vent

(2): l’énergie solaire près de chez vous

(3): les aventures de la poubelle jaune

À télécharger ou à visionner en ligne : http://www.liberation.fr/terre/0601769-ma-vie-sans-carbone-3-les-aventures-de-la-poubelle-jaune



Les énergivores : Programmes courts d’éducation à la maîtrise de l’énergie

2 04 2009

5 petits films d’animation produits par le Scéren-CRDP de Franche-Comté, à voir en ligne, ou à télécharger gratuitement :

  • Après la chandelle et la lampe à pétrole, l’ampoule à incandescence a fait son temps. Place aux ampoules basse consommation.

  • Le plaisir de déguster des fruits et légumes en dehors de leurs saisons locales, cache des modes de transports lourds de conséquences.

  • Aspirateur bouché, frigo givré, cumulus entartré… Savez-vous que l’entretien des appareils ménagers joue beaucoup sur leur consommation?

  • Télévision, hifi, imprimante… tous ces appareils consomment souvent plus pendant leurs périodes de veille que d’utilisation.

  • Petits trajets : la voiture n’est pas la seule solution. Nos vélos, rollers et trottinettes sont tous prêts à reprendre du service.

http://www.energivores.tv/