CAMPBON – Des milliers de cadavres d’abeilles devant des ruches en sous-activité : Julien Orain, apiculteur de Loire-Atlantique, ne décolère pas devant la nouvelle vague de surmortalité qui frappe ses insectes.

L’apiculteur Julien Orain rassemble des abeilles mortes dans
son exploitation à Campbon(Loire-Atlantique), le 9 juin 2009
« Depuis 15 jours, vers la fin des semis de maïs, un tiers de mes butineuses ont été touchées », explique avec écœurement le jeune apiculteur qui a alerté la direction des services vétérinaires et porté plainte le 6 juin pour empoisonnement.
Propriétaire d’une soixantaine de ruches aux alentours de Campbon, il estime ses pertes à près de 300.000 abeilles, mais difficile pour lui de compter véritablement car nul ne sait combien de cadavres jonchent les champs alentours.
Alors que la pluie joue à cache-cache avec le soleil dans les champs, il s’efforce de retirer au fur et à mesure les milliers de cadavres d’abeilles devant ses ruches pour éviter l’odeur du pourrissement des corps.
« En ce moment, les journées rallongent, les ruches devraient être en plein développement », explique l’apiculteur qui pratique cette activité depuis 14 ans et a développé un cheptel jeune et performant.
Mais devant certaines ruches, au lieu des allers-retours incessants des abeilles, certaines se traînent, d’autres se font refouler par leurs congénères à l’entrée de la ruche. « Et à l’intérieur, au lieu de s’affairer, les abeilles sont hagardes », commente l’apiculteur. Lire la suite »