Outil de communication sur l’Agenda 21 scolaire destiné à convaincre les décideurs

27 10 2009

agenda 21

De l’école au campus, tous les établissements scolaires sont appelés à s’engager dans une démarche d’éducation des générations futures au développement durable. Un grand nombre d’établissements se sont déjà lancés dans ces démarches innovantes avec des désignations différentes : éco-écoles, établissements éco-responsables, établissements du développement durable, E3D, Agenda 21 scolaire…

Le Comité 21 et ses partenaires associatifs de l’éducation à l’environnement et au développement durable* ont réalisé un outil de communication, pédagogique et synthétique, pour inciter les décideurs (élus locaux, recteurs, inspecteurs d’académie, chefs d’établissements, enseignants…) destiné à impulser des démarches de développement durable dans les établissements scolaires (Agenda 21 scolaires).

Cet outil démontre l’intérêt des Agenda 21 scolaires et l’efficacité d’un partenariat avec les acteurs associatifs de l’EEDD. Construit sous la forme d’un mode d’emploi pratique (Pourquoi se lancer ? Comment ça marche ? Passez à l’action !), il est illustré de témoignages de décideurs du programme « Établissements du développement durable de Haute-Normandie ».

Les acteurs de terrain qui souhaitent utiliser cet outil, complété par un mode d’emploi, pour convaincre des décideurs de leur territoire peuvent l’adapter avec leurs propres coordonnées. Il suffit de compléter le cadre « Votre contact » de la page 8 puis d’imprimer la plaquette personnalisée. Le fichier personnalisé n’est pas enregistrable, il est réservé à l’impression. Des exemplaires papiers de la plaquette peuvent également être envoyés sur demande, au cas par cas, les frais de port demeurant à la charge du demandeur.

Exemples de questionnaires pour l’état des lieux, pour chacun des terrains d’actions proposés :

* L’alimentation

* L’eau

* L’énergie

* Les déchets

* La santé et la qualité de vie

* La biodiversité

* Les déplacements …

En savoir plus : http://www.comite21.org/nos-actions/education-developpement-durable/agenda-21-scolaires/outils.html



L’éducation, parent pauvre du développement durable ?

27 10 2009

edd

Nos enfants sont-ils bien éduqués aux gestes et valeurs du développement durable ? Le Grenelle de l’environnement n’aurait pas été une réussite en matière d’éducation, reconnaissait en mars 2008 Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat à l’écologie. L’éducation serait-elle le parent pauvre du Grenelle comme de la mobilisation internationale pour changer nos comportements en faveur d’un monde plus vert et solidaire ? Avez-vous entendu parler de la décennie de l’éducation pour le Développement Durable des Nations Unies (2005-2014). On est déjà à mi-parcours…

Certes, les éducateurs n’ont pas attendu la décennie pour se mobiliser. En France, le Collectif pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable, (CFEEDD), créé en 1997, est à l’initiative des Assises nationales de l’éducation à l’environnement vers un développement durable, qui se tiendront à Caen du 27 au 29 octobre prochains. Mais les établissements français sont lents à initier des démarches E3D (Etablissement en Démarche de Développement Durable), qui visent à faire changer en profondeur les comportements et pratiques de l’ensemble de la communauté scolaire. Sur les 67.000 établissements scolaires de France, on ne compterait qu’environ 1.200 initiatives, selon l’Office français de l’éducation à l’environnement en Europe (OF-FEEE)…

Il existe aussi l’Observatoire national de l’éducation à l’environnement. Il hiberne depuis sa création il y a cinq ans (2004) et le Grenelle de l’Environnement ne lui a pas donné les moyens de se développer pour créer un esprit “DD” dans la communauté éducative. Le métier d’éducateur à l’environnement mériterait d’être encouragé et, parmi les nouveaux emplois verts qu’on nous promet, déboucher sur de nombreuses créations d’emploi.

Il n’empêche, les choses commencent à bouger : dans de nombreux établissements scolaires, des initiatives de sensibilisation des enfants et des jeunes aux éco-gestes, à une meilleure connaissance de la planète, se font jour. Certains établissements scolaires se familiarisent avec les agendas 21. A Paris, par exemple, en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la Ville, les classes des écoles parisiennes peuvent désormais mettre en place leur propre agenda. Pour les accompagner dans leur entreprise, le CRDP de l’académie de Paris met en ligne un nouveau site internet (http://cdrpc.ac-paris.fr/agenda21).

L’enjeu est de taille car l’avenir de nos enfants passe par une éducation tout au long de la vie, et dès le plus jeune âge, à l’environnement et surtout au développement durable.

Article paru en octobre 2009 sur :

http://www.toogezer.com/2009/10/20/l%E2%80%99education-parent-pauvre-du-developpement-durable/



Recyclage des portables : l’embarras du choix

22 10 2009

portables

En quelques mois, les initiatives visant à donner une seconde vie aux téléphones mobiles se sont multipliées. Écologique, social, caritatif et financier : les acteurs rivalisent d’arguments.

Début octobre, une petite start-up française de l’univers du mobile faisait parler d’elle en remportant le Grand Prix Médicis 2009 des micro-entreprises. Elle ne crée pas d’application pour iPhone, n’est pas à l’origine du dernier réseau social tendance et ne propose pas de forfait à des prix imbattables. Non, MonExTel récupère des téléphones d’occasion sur internet… L’idée est simple : financer des associations grâce à votre « ex » téléphone. En quelque clics, le site vous indique le montant du don qui sera reversé puis vous propose de choisir une cause qui vous tient à cœur, avant de vous fournir une étiquette pré-affranchie, synonyme d’envoi gratuit.

Moins d’un portable sur dix recyclé

« Je sortais d’une mission d’un an avec Benoit Varin (l’un des fondateurs) sur le réemploi et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) dans les pays du Sud. Avant d’aller monter un projet à l’étranger, on s’est dit qu’il fallait regarder ce qui se faisait en France. Or, malgré les solutions qui existent déjà, auprès des opérateurs notamment, on a constaté qu’il y a un taux de réemploi très bas », raconte Pierre-Étienne Roinat , président de MonExTel. Et pour cause : seulement 9% des Français recyclent leur ancien portable, selon un sondage TNS Sofres réalisé en 2008 pour l’association française des opérateurs mobiles (AFOM). D’ailleurs, plus d’un sur deux avoue ne pas savoir comment s’y prendre…

« On s’est dit qu’il fallait proposer un moyen facile, gratuit et incitatif », poursuit Pierre-Étienne Roinat. Une méthode baptisée « re-commerce ». « C’est l’e-commerce inversé, nécessaire dans un monde où le réemploi est appelé à devenir systématique. Jusqu’à présent il n’y avait pas d’outil qui permette de se débarrasser d’un produit aussi simplement qu’on le commande sur e-bay », explique-t-il.

Un chèque ou un don

Il en existe maintenant deux. Car, dans la foulée du lancement de MonExTel en septembre, Regenersis , le leader du marché, s’est mis au goût du jour. Seule différence apparente : son site www.fonebak.fr vous laisse le choix : soutenir le Téléthon ou garder l’argent. « L’axe environnemental (voir ci-dessous) à lui seul ne suffit pas pour générer des retours importants. Il faut une dimension caritative ou financière », justifie Jean-Lionel Laccourreye, directeur France du groupe. Lire la suite »



Comment l’industrie de la viande menace le monde

20 10 2009

Fabrice Nicolino, auteur de deux ouvrages sur les biocarburants et les pesticides, revient avec une enquête inédite sur l’industrie de la viande. Son nouveau livre, « Bidoche », dresse un état des lieux des dérives écologiques et sociales de cette industrie planétaire.

De plus en plus de pays consomment de la viande. Comment ces nouvelles pratiques alimentaires modifient-elles le paysage agricole ?

Fabrice Nicolino : Manger de la viande est effectivement un acte social majeur, signe de richesse. On en voit l’illustration parfaite en Chine : depuis quinze ans environ, près de 200 millions de Chinois ont vu leur pouvoir d’achat augmenter, et du coup, leur consommation de viande a explosé.

Cette demande croissante est d’ailleurs un mouvement qui sévit à l’échelle planétaire. On évoque la Chine, mais c’est tout aussi vrai en Inde, au Brésil, en Russie, etc. Or, il se trouve que le « rendement énergétique » d’un animal est très mauvais : pour produire un kilo de viande, il faut entre 7 et 10 kg de végétaux. Du coup, le besoin de terres agricoles ne cesse de croître, au point qu’aujourd’hui, 60% de la surface agricole mondiale est entièrement dédiée à l’élevage. Et c’est d’autant plus vrai en Europe, où ce nombre atteint les 70%.

Les terres vont donc manquer ?

De nombreux agronomes s’inquiètent de voir que les terres agricoles sont de plus en plus difficiles à trouver. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ces 50 dernières années, la population mondiale a plus que doublé. Et la surface des terres dédiées à l’agriculture a augmenté d’à peine 10%. Ces terres fertiles sont donc de plus en plus rares. D’ailleurs, l’achat massif de terres des pays du Sud par, entre autres, l’Arabie Saoudite et la Chine est un signal qui ne trompe pas. Et n’oublions pas que nous serons 9 milliards en 2050.

Alors, que va-t-il se passer ?

Il faudra à tout prix cesser d’utiliser nos terres pour nourrir un bétail destiné à être mangé par certains, pour les cultiver dans le but de nourrir directement tous les êtres humains. Nous avons encore le temps d’assurer cette transition, mais plus pour très longtemps. Sans quoi, elle s’imposera à nous, non sans dégâts écologiques et sociaux. Lire la suite »



Les Britanniques cèdent un petit coin de jardin pour sauver les abeilles

5 10 2009

Les Britanniques sont de plus en plus nombreux à œuvrer contre le déclin rapide des abeilles butineuses, un phénomène signalé dans le monde entier, en installant des ruchers dans leurs jardinets en pleine ville.

apiculteurs-londres

Le regain d’intérêt pour la tradition ancestrale de l’apiculture découle d’inquiétudes croissantes en matière de sécurité alimentaire, et traduit une volonté d’agir pour protéger l’environnement.

L’association des apiculteurs britanniques (BBKA), créée en 1874, a enregistré une progression de 10% du nombre de ses membres au cours des douze derniers mois, avec plus de 15.000 adhésions.

Jon Harris, 43 ans, est encore un apiculteur novice. Il s’est lancé dans l’aventure il y a tout juste six mois et sa première récolte cet été s’est avérée plus qu’encourageante.

L’unique ruche installée dans son petit jardin de Brixton (un quartier à la population très dense du sud de Londres) a produit vingt kg de miel « ce qui prouve qu’il y a quelque chose qu’elles aiment dans les alentours », se réjouit-il, enveloppé dans sa tenue de protection blanche tandis que voltigent autour de lui des centaines d’abeilles.

Lorsqu’il retire un cadre d’alvéoles à miel, son visage s’éclaire d’un large sourire de satisfaction: « Ce rayon d’alvéoles est tout simplement fantastique », déclare-t-il en chassant délicatement les quelques abeilles qui virevoltent, encore à leur ouvrage.

Les abeilles n’ont pas besoin de prairies de fleurs sauvages pour trouver du nectar, les haies et autres buissons plantés le long de la voie ferrée qui passe derrière sa maison font parfaitement l’affaire. Et les insectes sont capables de voler jusqu’à 6,5 kilomètres pour trouver leur bonheur.

Profitant d’une abondance de temps libre après son licenciement en mars, le quadragénaire a participé à une journée de formation sur l’apiculture en milieu urbain.

« C’est un de ces passe-temps qui vous font sortir et réaliser quelque chose de naturel, au contraire d’un cours de poterie ou d’un cours de photographie », poursuit-il.

Mais si les abeilles prospèrent dans son jardin, elles sont dans une situation critique au niveau mondial.

Quelque 10.000 professionnels de l’apiculture d’une centaine de pays et 500 chercheurs sont réunis du 15 au 20 septembre au sommet mondial Apimondia 2009 à Montpellier (sud de la France), afin d’élucider le mystère du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles (CCD).

Ce syndrome, qui peut décimer 90% d’une colonie, a été répertorié dans une partie de l’Amérique du nord, en Europe mais aussi en Asie.

« Le déclin est patent », indique Chris Deaves, l’un des responsables de l’association des apiculteurs britanniques. « L’hiver dernier au Royaume-Uni, nous avons perdu environ 21% » de la population d’abeilles, et « l’hiver précédent entre 25 et 30% ».

Les experts d’Apimondia ont cité en particulier pesticides, virus et agriculture intensive pour expliquer ce déclin.

« L’intérêt pour l’apiculture progresse très, très rapidement. Peut-être à cause du sentiment que tout le monde doit faire quelque chose pour que la planète soit un meilleur endroit où vivre », avance M. Deaves. Et d’expliquer : en ville, « vous ne pouvez pas avoir de vaches ou de moutons, mais vous pouvez avoir des abeilles ».

Sans oublier la délicieuse récompense faite maison. Le miel de Jon Harris a « un parfum d’eucalyptus, très mentholé, lorsqu’il sort des alvéoles. Il disparaît un peu par la suite. Mais c’est probablement le meilleur miel que j’ai jamais goûté ».

AFP, le 23 septembre 2009



Le frelon asiatique repéré pour la première fois en Ile-de-France

5 10 2009

frelon-asiatique

Un nid de frelons asiatiques, redoutable prédateurs des abeilles, a été découvert pour la première fois en Ile-de-France, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), a annoncé lundi l’Union nationale de l’apiculture (UNAF).

Le nid, d’une hauteur de 60 cm et d’une largeur de 50 cm, a été trouvé dans le jardin d’un particulier, précise l’UNAF dans un communiqué.

« Ce frelon de couleur noire, originaire du sud-est asiatique, est un terrible prédateur pour les abeilles. Il peut en décimer quelque milliers d’une ou plusieurs ruches en quelques jours« , rappelle l’association, « inquiète pour l’apiculture française « particulièrement touchée » mais également pour les productions fruitières, la pollinisation et la population« .

En 2008 et 2009, de nombreuses personnes ont été victimes de piqûres, certaines ayant entraîné un séjour à l’hôpital et même la mort, selon l’Union de l’apiculture.

L’UNAF « exige » des pouvoirs publics français qu’ils engagent des mesures immédiates, au plan régional et national, afin de limiter l’invasion du frelon « Vespa velutina » et les destructions dramatiques qu’il cause.

Avant d’être détecté en Ile-de-France, l’insecte était arrivé en 2005 en Gironde « vraisemblablement d’une manière accidentelle par la zone de fret de Bruges près de Bordeaux, dans une cargaison de poteries chinoises« , a rappelé l’UNAF.

Le frelon asiatique, reconnu espèce invasive par l’Union européenne, s’est ensuite développé dans d’autres régions: Aquitaine, Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Poitou Charente, Limousin, Auvergne et Région Centre.

AFP, le 28/09/2009

Suite à la lecture de ce texte, on pourra mener des travaux dans plusieurs points des programmes de cycle 3 :

  • En sciences : les équilibres dans un écosystème (chaines et réseaux alimentaires)
  • En géographie : les échanges commerciaux et les transports mondialisés
  • En instruction civique et morale : la responsabilité de l’Homme sur son environnement

Pour aller plus loin en classe : élever par exemple des phasmes du Vietnam, en s’engageant à ne pas les lâcher dans le milieu environnant au terme de l’observation (ne garder que la quantité d’animaux souhaitée, supprimer les pontes surnuméraires en jetant régulièrement  le fond de cage à la poubelle afin de ne pas être envahi, transmettre l’excédent des naissances à une autre classe qui s’engagera à son tour …)