Les Français toujours plus nombreux à consommer bio en 2009

26 02 2010

Les_Francais_toujours_plus_nombreux_a_consomme.jpgphoto AFP

En dépit de la crise, les Français ont été plus nombreux l’année dernière à consommer bio et comptent maintenir le cap dans les mois à venir, selon le baromètre 2009 de l’Agence Bio, publié jeudi.

Ils étaient 46% en 2009 à manger au moins une fois par mois un produit issu de l’agriculture biologique, contre 44% en 2008 et 42% en 2007, relève ce sondage réalisé chaque année pour l’Agence Bio, groupement d’intérêt public pour la promotion de l’agriculture biologique.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochains mois, 25% des consommateurs-acheteurs ayant l’intention d’augmenter leur consommation et 71% de la maintenir, selon cette enquête.

Les Français sont aussi plus nombreux à vouloir consommer bio en dehors de leur domicile. Ils sont 45% à souhaiter des plats bio au restaurant, contre 42% en 2008 et 43% en 2007.

Sur leur lieu de travail, 41% souhaitent des produits bio à la cantine, contre 38% en 2008. Les distributeurs automatiques devraient également proposer des produits bio pour 37% des actifs, contre 32% en 2008.

Le nombre des enfants à bénéficier de repas bio dans les cantines scolaires est aussi plus important: un tiers d’entre eux y ont goûté en 2009, contre 24% l’année précédente.

Une grande majorité des parents (75%) souhaite que leurs enfants puissent y avoir accès. En moyenne, les parents déclarent être prêts à payer 7% de plus pour un repas à la cantine scolaire avec des produits bio.

De manière générale pour un Français sur quatre, il est normal de payer plus cher la production bio. Et ils se disent prêts à payer en moyenne 11% de plus. Selon de récentes enquêtes publiées dans la presse, les produits bio sont en fait de 50 à 70% plus onéreux.

Les fruits et légumes bio sont les produits les plus consommés (80%) devant les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), les produits d’épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).

Cette enquête CSA a été menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1.015 personnes représentatives de la population française.

Article de l’AFP publié le 04.02.2010 dans http://www.lavoixdunord.fr/

PROPOSITION PÉDAGOGIQUE

Outre un travail en mathématiques sur les pourcentages et les représentations de ceux-ci (courbes, tableaux, abaques, camemberts…), voici une entrée dans l’EDD par le pôle « consommation ».

Suite à la lecture de ce texte, des questions se poseront :

- Qu’est-ce que manger bio ?

- A quoi cela sert -il ?

- Pourquoi de plus en plus de personnes s’y intéressent ?

- Pourquoi les produits bio sont-ils plus chers ?

Les élèves tenteront d’y répondre individuellement et par écrit, puis exposeront leurs idées à la classe.

De cet échange naîtra quelques hypothèses, qu’il s’agira ensuite de vérifier en menant différentes investigations, tant en sciences qu’en géographie. Par exemple :

Point de vue environnemental

Le fonctionnement du vivant

- Les conditions de développement des végétaux

Les êtres vivants dans leur environnement

- Places et rôles des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux alimentaires.

  • des animaux vivant au dépend de végétaux (escargots, chenilles, pucerons…)
  • des animaux consommant les précédents (hérissons, oiseaux, coccinelles…)
  • des végétaux qui les éloignent (le romarin et le thym contre les pucerons…)

L’eau : une ressource

- Le trajet de l’eau dans la nature ;

- Le maintien de sa qualité pour ses utilisations.

Point de vue économique

Produire en France : l’agriculture (mettre en valeur les notions de ressources, de pollution, de risques et de prévention)

- Aménager en grandes surfaces agricoles permettant la mécanisation

- Disposer de grandes quantités d’eau

- Produire en grande quantité (utiliser des produits le permettant)

- Répondre à la demande des consommateurs

- Vivre de son travail

Point de vue social

être consommateur et citoyen

- Se nourrir correctement et selon ses moyens financiers

- Trouver facilement les produits recherchés

- Se préoccuper de l’avenir

Au terme de ce travail, on peut viser une conclusion de ce type.

Manger « bio », c’est consommer des aliments qui n’ont pas mis en danger les équilibres naturels lors de leur production, ce qui permettra de continuer cette production encore très longtemps.

Pour cela, l’agriculteur n’emploie pas de substances risquant de :

  • donner des maladies aux hommes ;

  • mettre en danger une ou plusieurs espèces végétales ou animales ;

  • se retrouver dans l’eau des nappes phréatiques, des cours d’eau, et donc du robinet…

Il utilise des solutions offertes par la nature :

  • des plantes ou des animaux pour protéger les cultures ;

  • des variétés ou des races peu exigeantes et bien adaptées à leur milieu ;

  • des techniques pour économiser l’eau…

En agriculture biologique, on se contente d’une production moins importante. C’est pourquoi l’agriculteur devra vendre ses produits plus chers pour bien vivre de son travail.

Si la demande des consommateurs est de plus en plus importante pour les produits « bio », de plus en plus d’agriculteurs pourront choisir cette façon de produire.



La biodiversité est plus qu’un catalogue d’espèces

25 02 2010

biodiv

2010 est l’Année de la Biodiversité. Devenu commun, ce mot biodiversité recouvre cependant un concept complexe. Robert Barbault, directeur du Département Écologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) explique ce qu’il y a au-delà de ce terme et comment on peut appréhender l’état actuel de cette biodiversité.

Futura-Sciences : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la biodiversité ?

Robert Barbault : La définition de la biodiversité est maintenant devenue classique. Elle rejoint ce qui était au départ appelée diversité biologique. C’est l’ensemble des êtres vivants avec leur diversité, y compris génétique, et leurs relations. On peut dire que c’est le tissu vivant du phénomène que l’on appelle la vie.

Ce tissu inclut aussi l’être humain et les centaines de microbes qui vivent dans son tube digestif. En fait, l’homme et ce qui a fait sa civilisation, à savoir l’agriculture avec toutes ses variétés de plantes cultivées et d’animaux élevés, sont partie intégrante de la biodiversité.

La biodiversité est bien plus qu’un catalogue d’espèces. Avec un tel catalogue, on ne voit pas l’essentiel, à savoir la vie qui est partout : elle interagit avec notre atmosphère, le climat, les paysages, ce que nous mangeons, le pétrole et le charbon que nous consommons. Tout ceci repose sur le vivant et sa diversité.

FS : Pensez-vous que cet aspect de la biodiversité, les interactions, soit bien perçu par les citoyens ?

Robert Barbault : C’est le paradoxe actuel de la biodiversité. On en parle beaucoup mais on ne se rend pas compte de ce que c’est réellement, à quel point nous sommes imbriqués dedans.

Les fonctions de la biodiversité utiles aux activités humaines, comme l’épuration des eaux, la décomposition des déchets ou encore la pollinisation des cultures, commencent ainsi à être reconnues et mises en valeur.

Au final, la biodiversité, c’est le passage du concept de l’homme et la nature à celui de l’homme dans la nature à tous égards, pour le meilleur comme pour le pire. Après tout, les maladies font elles aussi partie de la biodiversité. Lire la suite »



Vidéo : le climat change, les oiseaux aussi

25 02 2010

oiseau

Réchauffement, surexploitation des ressources, la planète accuse le coup de l’impact humain. Les oiseaux aussi. Certains s’adaptent, changent le trajet de leur migration ou la date de leur ponte, d’autres meurent. Frédéric Jiguet, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, conte l’histoire de leur évolution en son et en images.

Publié le jeudi 25 février 2010 sur http://www.terra-economica.info/Le-climat-change-les-oiseaux-aussi,8779



Symbioses, le magazine belge francophone de l’éducation à l’environnement

22 02 2010

symbioses

Comment concevoir une activité sur le thème de l’eau avec les élèves ? Quels sont les organismes qui peuvent accompagner un projet sur les déchets ? Qui pourrait partager son expérience pédagogique en matière d’alimentation ? Comment faire des math, des sciences, de la géo ou du français tout en agissant pour l’environnement ? Existe-t-il des outils pédagogiques sur le thème de la mobilité ?

Depuis 1989, le magazine Symbioses explore l’éducation à l’environnement, sous forme de dossiers thématiques, par exemple : Ces métiers qui portent l’éducation à l’environnement, Éduquer à l’Environnement en maternelle, Changements climatiques, Éduquer à l’Environnement dans le primaire, La forêt, Changements de comportements, Environnement urbain, Malades de l’environnement…

L’objectif de ce trimestriel est d’offrir aux enseignants, animateurs, conseillers en environnement et parents des ressources pédagogiques pouvant concrètement les aider à construire des projets éducatifs tous publics autour d’une thématique d’éducation à l’environnement.

Consultez et téléchargez les dossiers : http://www.symbioses.be/



Qu’est ce que la biodiversité ?

16 02 2010

« Le maintient de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable » (journal officiel du 12 avril 2009)

La biodiversité recule, c’est un fait avéré. Le rythme actuel d’extinction des espèces serait de cent à mille fois supérieur à ce qu’il a été au cours des temps géologiques. Destruction des habitats naturels, pollutions, ou encore réchauffement climatique sont autant de menaces sur la biodiversité, avec autant de perturbation des écosystèmes et de leurs services rendus à l’homme.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Qu’est ce que la biodiversité ?

Voici développées les problématiques principales liées à la biodiversité, en s’appuyant sur les résultats de l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005.

Tous les développements  sur

http://itinerairesdecitoyennete.org/journees/developpement_durable/index.php?page=biodiversite



Chambres d’hôtes pour insectes

7 02 2010

hotel insectes

Abri pour abeilles et guêpes solitaires.

Réalisation : Société d’Horticulture de Touraine

Cet article vient en complément de la proposition pédagogique faite sur http://www.ia94.ac-creteil.fr/sciences/edd/edd_pistes_peda.htm intitulée « Des fleurs vont être plantées le long des routes de France pour les abeilles ».

Profitez de la période hivernale, lorsque les travaux sont réduits au jardin, pour concevoir vous-même, très facilement et à partir uniquement de matériaux de récupération, un (ou des) hôtel(s) à insectes que vous placerez dans des endroits abrités des grosses intempéries.

En créant ainsi un environnement favorisant l’équilibre entre un nombre varié d’espèces végétales et un nombre varié d’espèces animales, vous encouragerez la biodiversité dans votre jardin.

Ces espèces animales amies nous aident à lutter contre les organismes nuisibles. Il peut s’agir d’oiseaux, de reptiles, de batraciens, de mammifères, d’insectes, qui se nourrissent ou qui parasitent les ennemis de nos cultures. Il faut donc chercher à les attirer car ils nous apportent une aide précieuse. Les principales espèces utiles sont les suivantes : l’araignée, la belette, le carabe doré, la coccinelle, la chauve-souris, la couleuvre, le crapaud, la chrysope, la guêpe parasite, la grenouille, le hérisson, le lézard, la musaraigne, l’oiseau, le rapace, la punaise, la syrphe.

Voir différents modèles d’abris et les conseils pour les fabriquer

Article publié sur www.plantes-et-jardins.com le 07/01/2010